Mme Solange Chaput-Rolland
(1919-2001)

née le 14 mai 1901
décédé le 31 octobre  2001



 

(1919-2001)
L'ex-sénatrice et écrivaine Solange Chaput-Rolland est décédé  jeudi le 31 octobre,
à l'âge de 82 ans.
Sa citation:
« Mon regret, c'est d'avoir parfois claqué des portes,
d'avoir dit des choses un peu dures...
mais je vais dire comme Édith Piaf, je ne regrette rien. »
- Solange Chaput-Rolland

Biographie
Solange Chaput

Née à Montréal le 14 mai 1919, Solange Chaput est la fille unique et la cadette , fille d'Émile Chaput, industriel, et de Rosalie Loranger, d'une famille de cinq enfants. Ses parents étant à l'aise, elle fréquente les bonnes écoles : le couvent d'Outremont, la Sorbonne et l'Institut catholique de Paris. À l'âge de 22 ans, elle épouse André Rolland, fils du président de la célèbre papetière Rolland.

Attirée très tôt par la littérature et, presque naturellement, par l'écriture, à peine âgée de 25 ans elle publie, à compte d'auteur, un premier essai, Fumées (1944). Qui lui vaudra, écrit-elle, 775 lecteurs …

C'est à cette époque qu'elle amorce sa carrière de communicatrice : d'abord commentatrice à la radio, elle passe ensuite à la télévision de Radio-Canada, où elle coanime l'émission Rêves et Réalités. En 1955, elle fonde un mensuel, Points de vue, qu'elle dirigera pendant six ans. Épisodiquement, elle collabore à Cité libre et contribuera à la rédaction de l'ouvrage collectif La Grève de l'amiante.

Critique littéraire pour plusieurs journaux et revues du Québec, elle a fondé et dirigé un journal mensuel, Points de vue, de septembre 1955 à octobre 1961 et a écrit de nombreux ouvrages dont: Chers ennemis (1963); Mon pays, Québec ou le Canada? (1966); Québec Année Zéro; Une ou deux sociétés justes (1989); De l'unité à la réalité (1981); le Mystère Québec (1984); Et tournons la page... (1989) et le Tourment et l'apaisement (1990), Léon Dion, hier et demain (1991); Chère sénateur (1992); Les Élus et les Déçus (1996).

En 1961, elle est chargée par le Conseil des arts du Québec de visiter le Canada anglais pour parler du Québec. Ce voyage donnera lieu à une correspondance avec une Anglo-Montréalaise, Gwethalyn Graham, qui sera publiée en 1963 ( Chers ennemis). En 1965, grâce à une bourse de la Commission du centenaire, elle effectue une seconde tournée du Canada, d'où sortira un troisième ouvrage, Mon pays, Québec ou le Canada? (1966), qui lui vaudra d'être nommée
«Femme de l'année » par la Presse canadienne en 1967.

À partir de septembre 1967, elle anime l'émission Fémina à Radio-Canada. En novembre, elle assiste aux États généraux du Canada français, dont l'assemblée votera en faveur de la souveraineté du Québec; en février elle est déléguée par le premier ministre Daniel Johnson à la Conférence fédérale-provinciale sur la Constitution à Ottawa. L'année suivante, en 1969, elle assiste à la Conférence constitutionnelle canadienne et est déléguée à la Commission économique et sociale de l'ONU qui se tient à New York à l'automne.


Poursuivant sa carrière de commentatrice à la radio - éditorialiste au réseau Télémédia, animatrice d'émissions d'affaires publiques à Télé-Métropole - elle suit de près l'actualité politique. L'affaire Watergate, qu'elle commentera presque au jour le jour, lui inspire le titre de son prochain ouvrage, Watergate, Regards 1973. En 1974, elle fonde le prix Judith-Jasmin qui couronne le meilleur écrit politique dans les médias. La même année, elle est présidente du Cercle des femmes journalistes et membre de la Commission de la Capitale Nationale. Récipiendaire en 1975 de l'Ordre du Canada, elle devient membre du Conseil des arts du Canada en 1977. Et de septembre 1977 à février 1979, elle est membre de la commission de l'unité canadienne(Pepin-Robarts)

Sur l'invitation de Claude Ryan, elle se fait élire députée à l'Assemblée nationale le 20 novembre 1979, mais elle sera malheureusement défaite aux élections générales d'avril 1981. Entre-temps, elle militera pour le Non lors de la campagne référendaire de 1980 au Québec. `

De 1982 à 1986, elle connaît un succès remarquable comme coscénariste du téléroman Monsieur le Ministre. En 1983, elle devient la première Québécoise à recevoir un doctorat honorifique en droit de l'université Queen's. En 1985, le gouvernement péquiste, dont elle combat les idées, lui remet l'Ordre national du Québec. Et en 1987, elle reçoit le prix Alcan pour son exceptionnelle carrière en communication.

Sénatrice dans la division des Mille-Isles du 28 septembre 1988 au 14 mai 1994. Appuie le Parti progressiste-conservateur.


À l'âge où d'autres pensent à la retraite, elle reprend du service. Le 26 septembre 1988, elle est nommée au Sénat dans la division des Mille-Isles, où elle sera très active, notamment au sein des comités, jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge limite de 75 ans. Elle appuie le Parti progressiste-conservateu.  Enfin, en 1994, elle se voit remettre le prix Armand-Marquiset,
qui souligne sa contribution au mieux-être des aînés du Québec.

Après son départ du Sénat, elle trouve encore l'énergie de publier trois romans et une traduction. Véritable femme-orchestre, elle aura tout au long de sa vie mis ses talents de communicatrice et d'écrivaine au service de ses deux grandes passions, son pays le Canada et sa patrie le Québec.

Décédée à Sainte-Marguerite-Estérel le 31 octobre 2001 à l'âge de 82 ans et 5 mois. Inhumée dans le cimetière de Saint-Sauveur des Monts.

Elle avait épousé à Montréal, le 15 mars 1941, André Rolland, industriel, fils de Jean Rolland, président des Papiers Rolland, et de Juliette Bordeleau.

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