Serge Bélair
Né le 4 octobre 1940, Serge Bélair
il s'est éteinte le 28 septembre 2010


   Serge Bélair n'est plus
Patrick Delisle-Crevier / Agence QMI - 2010-09-29

L'animateur et annonceur Serge Bélair est décédé. Il s'est éteint mardi après-midi à l'hôpital Charles-Lemoyne, à Longueuil, ont confirmé plusieurs sources.
M. Bélair, qui était atteint d'un cancer de l'œsophage depuis plusieurs mois, allait célébrer son 70e anniversaire dans quelques jours. Les nombreux traitements de chimiothérapie n'auront pas suffi à vaincre ce cancer, qui se classe parmi les plus virulents.

L’émission spéciale du Banquier soulignant les 50 ans de TVA a retenu l’attention de 2 036 000 nostalgiques, dimanche soir, quelques jours avant son décès.

Pionnier de la télévision
Serge Bélair était un grand communicateur et, si la télévision lui a fait de l'œil pendant plusieurs années, c'est derrière le micro d'un petit studio de radio qu'il a fait ses premiers pas. Serge Bélair n'avait alors que 15 ans. C'était à la station CFDA à Victoriaville en 1955.
C'est d'ailleurs en remportant un concours oratoire organisé à l'époque par le Club Optimiste Laurentien que Serge Bélair s'est ouvert la porte des studios. Le premier prix de ce concours consistait à remplacer un animateur régulier dans un poste en province. Finalement, l'animateur n'a jamais repris son poste, et Serge Bélair a assuré la relève.
Quatre années plus tard, il est arrivé à Montréal, et c'est dans le studio de CJMS qu'il a fait ses preuves. Il y est resté pendant deux ans, jusqu'à ce qu'une nouvelle station de télévision ayant pour nom Télé-Métropole lui propose un poste devant les caméras. Il avait impressionné tout le monde en passant une audition dans laquelle il avait récité un texte au complet après l'avoir lu une seule fois, sans même se tromper d'une virgule.
M. Bélair a été la première voix de Télé-Métropole. Il a été l'annonceur du gala d'inauguration de la station d'Alexandre de Sève. C'était le 19 février 1961.
Serge Bélair a fait les beaux jours de Télé-Métropole pendant plusieurs années à la barre de différentes émissions, dont Croisière, qu'il coanimait avec Denyse St-Pierre.
Du petit au grand écran
Au fil des années, on lui a confié l'animation de plusieurs jeux télévisés, dont Cherchez le magot (dans les années 1960), Qui dit vrai? (dans les années 70) et L'union fait la farce (1976-78).
Il a aussi été le premier animateur du magazine artistique Bon dimanche en 1968-69, et a animé pendant quatre ans, en compagnie de la vedette américaine Jerry Lewis, le populaire téléthon de la fête du Travail qui se tenait à Las Vegas.
Passionné par tout ce qui touchait les arts, Serge Bélair s'est même permis une petite escapade au cinéma en jouant dans deux films, soit Bingo, de Jean-Claude Lord, en 1974, et Ça peut pas être l'hiver, on n'a même pas eu d'été, aux côtés de Céline Lomez, Jacques Galipeau et Charlotte Boisjoli, sous la direction de Louise Carré, en 1980.
Un retour à la radio
Mais c'est dans un studio de radio que M. Bélair se sentait le plus à son aise. Il a été animateur à CJMS de 1959 à 1961 et, après plusieurs années à la télévision, celui-ci est revenu à ses premières amours en 1974 en tant que morning man de la station pendant plus 10 ans.
Il a effectué un retour derrière le micro de la défunte station CKVL au début des années 90. Il animait alors l'émission Vedettes en direct en compagnie de sa bonne amie Danielle Ouimet.
Il était en semi-retraite lorsque sa voix a résonné pour la dernière fois sur les ondes, en 2004. Il était alors l'un des animateurs vedettes de la station Radio Nostalgie. Il n'y est resté que quelques semaines.
«La façon de faire de la radio avait bien changé, et je me sentais de moins en moins à l'aise dans ce milieu que j'ai pourtant tant aimé. Aujourd'hui, à 40 ans, on parle déjà de toi comme d'une antiquité, alors imaginez à mon âge», avait-il dit à l'époque.
Une retraite paisible
Au cours des dernières années de sa vie, Serge Bélair a profité de sa retraite pour jouer au golf, combler sa nature curieuse en lisant tout ce qui lui tombait sous la main, et nourrir le grand mélomane en lui en s'évadant sur les airs des plus grands opéras italiens.
Après avoir vendu sa grande maison, il y a quelques années, il s'est installé dans un condo, où il a passé de précieux moments en famille en compagnie de sa conjointe, Alice, de ses quatre enfants et de ses petits-enfants.
Homme de radio, Serge Bélair n’avait que 15 ans lorsqu’il a entrepris sa carrière à CFDA à Victoriaville. Il restera très identifié à la station CJMS, dont il a longtemps été le «morning man», de même qu’à CKVL, où il coanimé Vedettes en direct avec Danielle Ouimet et Érick Rémy.
M. Bélair a été durant plusieurs années la voix des publicités de Brault et Martineau, «là où la qualité n’est pas un obstacle aux bas prix.»


Ce qu’il a animé à la télévision
 
 
1961
TVA
Croisière (avec Denyse St-Pierre et Margot Lefebvre)
 
Années 60
TVA
Cherchez le magot
Jeu
1968-1969
TVA
Bon dimanche
Magazine culturel
Années 70
TVA
Qui dit vrai
Jeu
1976-1978
TVA
L’union fait la farce
Jeu


Ce qu’il a animé à la radio

1955
CFDA (Victoriaville)
 
1959-1961
CJMS
 
1974-1984
CJMS
(morning man)
1990-1993
CKVL
Vedettes en direct (avec Danielle Ouimet)
???-1999
CKVL
 
2004
Radio Nostalgie

Ses rôles au cinéma
 
1974
Bingo
Jean-Claude Lord
1980
Ça peut pas être l’hiver, on n’a même pas eu d’été

Crédits et liens
 
Littérature
RÉMY, Edward et VÉZINA, Marie-Odile, « Têtes d’affiche », Éditions du Printemps, 1983, pages 388-389.

AM 1570 - Retour de Serge Bélair

La station qui a obtenu le feu vert du CRTC mercredi dernier pour émettre au 1570 AM entrera en ondes dès cet automne avec l'arrivée d'un grand nom : Serge Bélair.
C'est un retour en radio remarqué pour Serge Béair qui était absent depuis plus de quatres ans des ondes du Québec. Il faut rappeller que la "Radio Nostalgie" s'adressera principalement au 50 ans et plus. Serge Bélair a expliqué sa hâte de retourner en ondes, surtout à cette nouvelle station. "Participer à la mise sur pied d'un tel projet, c'est très emballant".
C'est Gilles Lajoie qui a contacté Serge Bélair pour un projet d'émission de type magazine. Le principal intéressé, Serge Bélair trouve cette idée d'émission très intéressant. Il compte aussi y inclure un volet artistique dans celle-ci. Cette émission serait probablement diffusée en avant-midi les semaines et traiterait des sujets qui touchent les 50 ans et plus. La station diffusera à partir de l'automne à Laval pour offrir une programmation qui rejoindra le public cible agrémenter de musique des années 40 à 70.


C’est avec infiniment de tristesse que nous avons appris le décès de l’animateur Serge Bélair, un pilier de la communication au Québec. Et qui a été le premier annonceur au gala d’ouverture de Télé-Métropole, le canal 10, l’ancêtre du réseau TVA.
 
UN SEUL MÉTIER, ANNONCEUR

Né le 4 octobre 1940, Serge Bélair a eu cette particularité de n’avoir jamais fait autre chose dans la vie, à part d’être annonceur ou animateur pour la radio et la télévision. Pour la simple raison qu’il fit ses débuts à la radio à l’âge aussi précoce que 15 ans, à l’antenne de la station CFDA à Victoriaville. C’était en 1955. Comment en est-il arrivé à entrer dans ce monde fermé par la grande porte et aussi jeune?

Tout simplement parce qu’il avait gagné un concours d’art oratoire organisé par le Club Optimiste Laurentien. Et le grand prix consistait à remplacer un animateur dans un poste de province. Et Bélair s’est trouvé à prendre le relais d’un animateur qui partait en vacances… et qui n’est jamais revenu. Sa carrière n’a depuis jamais connu de répit. Cinq ans plus tard, il arrive à Montréal et est embauché à CJMS. Il y demeurera jusqu’en 1961, date de son entrée à Télé-Métropole. 
 

AUDITION LÉGENDAIRE
 

À son arrivée à la station de la rue Alexandre-De Sèves, Bélair a du se soumettre à une audition. Qui restera à jamais gravée dans les mémoires. On lui a alors remis un petit texte qu’il a pris le temps de parcourir. Puis il a dit qu’il était prêt pour la caméra. Et il a débité son texte par cœur, avec une aisance stupéfiante. À la première station de télévision privée au Québec, il sera, avec Réal Giguère,  l’un des deux grands animateurs de la maison. Il a tout fait : affaires publiques, variétés, quiz, réclames publicitaires, etc.

On se souviendra qu’il a été l’un des animateurs de la populaire émission Bon Dimanche. C’était un homme de grande culture et qui a du souffrir du mépris des snobs de Radio-Canada, qui déconsidéraient la gang du canal 10. Car Bélair pouvait en remontrer, en termes de connaissances générales. C’était de surcroît un grand mélomane. Il aura été treize ans avec Télé-Métropole, puis retournera à CJMS comme morning man. Une de ses grandes qualités aura été sa ponctualité proverbiale.

On se souviendra qu'il a été, en compagnie de Danielle Ouimet, à la barre de « Vedettes en direct », à CKVL. Une émission de fin d'avant-midi qui était consacrée à l'actualité artistique et qui était à la première place dans les cotes d'écoutes. La fermeture de la station verdunoise portera un dur coup à Bélair, qui aimait bien l'esprit d'équipe qui y régnait. On lui connaît un seul retard en un peu plus d’un demi-siècle de carrière. En parallèle, il gérera sa propre boîte de production commerciale. Dans les dernières années, il occupera l’antenne de Radio nostalgie, pour un certain temps. Homme affable, il laissera à tous le souvenir d’un grand du micro.
 

Déclaration de la ministre Christine St-Pierre

Décès de monsieur Serge Bélair

Québec, le 29 septembre 2010 ? En réaction au décès de monsieur Serge Bélair, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, madame Christine St-Pierre, a exprimé sa profonde tristesse devant la disparition d’un animateur, annonceur et communicateur aux multiples talents.

« Serge Bélair a fortement contribué à l’essor de la radio et de la télévision au Québec. Sa diction impeccable, son timbre de voix chaleureux et sa capacité à réciter sans faute des textes complexes lui ont valu le surnom de l’homme à la voix d’or. Mais celui que ses amis et son public pleurent aujourd’hui est l’homme au cœur d’or, ce Serge Bélair, jovial, humain et plein d’entrain dont la gentillesse était communicative. Sa présence rassurante nous manquera beaucoup, et je tiens à offrir, au nom du peuple québécois, mes plus sincères condoléances à la famille et aux amis de monsieur Serge .

 
Serge Bélair, né le 4 octobre 1940  surnom:Rhéal Vallières et mort à Longueuil, le 28 septembre 2010 est un animateur de radio et de télévision québécois. Il figure parmi les pionniers de la station de télévision Télé-Métropole et il a été un animateur-vedette à la radio CJMS, à Montréal[1].
À l'âge de seulement 15 ans, Bélair anime ses premières émissions de radio à CFDA, une station de Victoriaville, après avoir remporté un concours d'art oratoire du Club optimiste Laurentien. Le prix consistait à remplacer un animateur en vacances[2]. À ses débuts, par précaution, il se fait désigner comme étant « Réal Vallières » (nom d'emprunt).
Au cours des années suivantes, il travaille successivement sur les ondes radiophoniques de CHRD (Drummondville), CHNC (New Carlisle), CHEF (Granby), et CJSO (Sorel)[2]. Il est ensuite engagé à la station montréalaise CJMS en 1959, où il passe deux années[3].
Au début de l'année 1961, une nouvelle carrière s'ouvre pour le jeune homme de 20 ans. Le 19 février 1961, il anime le gala d'ouverture de Télé-Métropole, la première station de télévision privée francophone à Montréal. Bélair passe 13 ans au Canal 10 comme on l'appelait à l'époque, où il anime des jeux télévisés comme Cherchez le magot dans les années 1960, Qui dit vrai? dans les années 1970 et L'Union fait la farce (1976-1978), après le magazine Bon dimanche en 1968-1969[3].
Bélair quitte la télévision en 1974 pour retourner à CJMS, où il anime l'émission matinale de l'antenne montréalaise du réseau Radiomutuel jusqu'en 1985. Il anime aussi l’émission Vedettes en direct à CKVL pendant les années 1990 avec son amie Danielle Ouimet[3],[4].
Bélair a été associé dans une agence de voyages, il a exploité une entreprise de production de messages publicitaires[4], ses services d'annonceur ont été retenus pendant 25 ans par la chaîne de magasins de meubles Brault et Martineau, dont le slogan « là où la qualité n’est pas un obstacle aux bas prix » est entré dans la culture populaire[3].
Serge Bélair a participé, à quatre reprises, au téléthon de la Fête du Travail de Jerry Lewis, à Las Vegas, pour venir en aide aux victimes de la dystrophie musculaire[3].
Il a également fait une apparition aux côtés de Danielle Ouimet dans le film Valérie (1968) de Denis Héroux[1] en plus d'obtenir des rôles de soutien dans Bingo (1974) de Jean-Claude Lord et Ça peut pas être l’hiver, on n’a même pas eu d’été (1980) de Louise Carré, mettant en vedette Céline Lomez, Jacques Galipeau et Charlotte Boisjoli[3].
Amaigri, il fait une dernière apparition publique lors de l'enregistrement d'une émission du Banquier, le 30 juin 2010[5]. Cette émission télévisée spéciale, pour marquer le 50e anniversaire du réseau TVA, est diffusée le dimanche qui précède son décès[6]. Il meurt le 28 septembre 2010 d'un cancer de l'oesophage, quelques jours avant de célébrer ses 70 ans[1].

L’émission spéciale du Banquier soulignant les 50 ans de TVA a retenu l’attention de 2 036 000 nostalgiques, dimanche soir.
Plusieurs grands noms du réseau y ont fait office de Beautés, notamment Jean-Pierre Coallier, Pierre Marcotte, Janette Bertrand, Pierre Lalonde et Serge Bélair. Les fidèles de l’émission ont eu droit à de vieux extraits du «canal 10», notamment du concours des Elvis aux Tannants, mais c’est le concurrent, Normand Daoust, le fan numéro 1 un de Télé-Métropole, qui a volé le show, toujours allumé et enthousiaste.
* «Il est décédé à 4h23, dans les bras de son épouse Alice, en compagnie de sa fille Nathalie», a confié à Rue Frontenac Yvan L’Écuyer, un ami du défunt.
Triste ironie, tout de même, pour cet homme qui a gagné sa vie avec sa voix. Celui qui aurait eu 70 ans en octobre aura fait sa dernière apparition à la télé ce week-end au Banquier, dans le cadre d’une émission spéciale présentée à l’occasion des 50 ans de TVA.
Rue Frontenac avait déjà fait état, plus tôt en septembre, des problèmes de santé de cette légende des médias. M. Bélair subissait déjà des traitements de chimiothérapie.
«Il traînait ça depuis juin 2009 et était hospitalisé depuis juin 2010. Je parlais régulièrement à sa femme, raconte M. L’Écuyer, qui a connu Serge Bélair en 1979 grâce à leur passion commune, le golf. Serge ne voulait voir personne à l’hôpital sauf sa famille très proche et ne souhaitait pas non plus qu’on souligne son décès», a-t-il indiqué.
 
Selon les vœux de l’ancienne vedette de TVA, aucunes funérailles ne sont organisées et il ne sera pas exposé. Son ami Yvan L’Écuyer évoque une simple liturgie de la parole dans l’intimité. «Il ne voulait déranger personne, il est fidèle à ce qu’il a toujours été. Le Serge que je connais, mon ami, ne voulait pas attirer l’attention sur lui», a-t-il précisé.
Serge Bélair a commencé sa carrière dans les médias en 1955 à Victoriaville, à CFDA, avant de devenir un pilier de CJMS et d’œuvrer à TVA pendant 13 ans. Il aura participé à Cherchez le magot, Bon dimanche, Qui dit vrai? et L’union fait la farce. On l’a aussi vu dans le film culte Valérie, avec Danielle Ouimet, avec qui il avait déjà animé Vedettes en direct à CKVL. En 2003, il avait effectué un bref retour en ondes à Radio Nostalgie.
Sa prestation au Banquier vue ce week-end avait été enregistrée avant que Serge Bélair ne soit trop malade. «Quand je l’ai vu en fin de semaine au Banquier, amaigri, j’avoue que j’étais soulagé que le participant choisisse rapidement la valise numéro 17. J’étais content qu’il n’ait pas à rester debout trop longtemps», a dit M. L’Écuyer.
 
Atteint d'un cancer de l'oesophage depuis un certain nombre d'années, M. Bélair avait pris soin de ne pas ébruiter sa maladie.
«Il a beaucoup souffert, admet le chroniqueur à la circulation Denis Niquette, l'un des meilleurs amis de l'animateur. Il ne parlait de rien. Serge était comme ça.»
Serge Bélair aurait célébré son 70e anniversaire de naissance lundi. Il était marié à Alice, de qui il a beaucoup parlé aux auditeurs à l'époque où il travaillait à la radio. Il avait une fille, Nathalie, et il a été présent dans la vie des quatre enfants d'Alice.
Absent des ondes depuis plusieurs années, il est réapparu dans le salon des téléspectateurs dimanche soir dernier, lors de l'émission spéciale du Banquier célébrant le 50e anniversaire de TVA.
«Il était tellement content d'aller là, témoigne Denis Niquette. Il était déjà malade à ce moment-là (l'émission a été enregistrée le 30 juin). C'était comme s'il venait de rajeunir de 20 ans. Ça lui a fait un bien énorme.»
«Il avait perdu beaucoup de poids, mais il avait un moral d'acier», ajoute un autre de ses amis, Michel Beaudry.
L'animatrice Julie Snyder garde un souvenir mémorable de sa visite sur le plateau.
«Je ne me doutais pas du tout que ce serait la dernière fois que je le voyais, confie-t-elle. Il était super beau, pas l'air malade du tout. (...) Il était drôle, il avait du plaisir, et il avait du fun avec les autres artistes.»
C'est d'ailleurs sa valise que le concurrent du Banquier a choisie au début du jeu. «Il a dit au concurrent: «Je suis pour qu'il y ait un musée TVA». (...) J'espère aussi qu'il y aura un musée TVA. S'il y en a un, un jour, j'espère qu'il y aura une salle Serge Bélair», souhaite l'animatrice.

Intelligent, intègre

Michel Beaudry a vu Serge Bélair pour la dernière fois en mai dernier.
«C'était un homme extrêmement intelligent, doté d'une mémoire phénoménale. Il faisait les nouvelles à Télé-Métropole avant que les téléprompteurs existent. Il fixait toujours la caméra ; il imprimait les nouvelles dans sa tête. C'était un grand érudit qui pouvait parler de n'importe quoi.»
Denis Niquette a connu Serge Bélair en 1973, à l'époque où il était l'une des têtes d'affiche de CJMS.
«Serge, c'était plus qu'un frère. On est sept chez nous, mais Serge était plus qu'un frère, répète-t-il, ému.
«Il a toujours aidé les autres et souvent, les gens ne le savent même pas. (...) Il m'a dit 500 000 fois qu'il est décédé le jour où CKVL a fermé ses portes, en 1999.»
Comme beaucoup d'artistes, Serge Bélair a vécu des hauts et des bas dans sa carrière.
«J'ai traversé plusieurs moments pénibles et j'en souhaite d'autres, confiait-il au Journal en 1982. C'est le sel de la vie que d'être placé devant des erreurs. Personnellement, ça me stimule, ça me sert. On a toujours la faculté de choisir ses erreurs.».
Connu comme étant quelqu'un de très discret, qui ne souhaitait jamais être célébré, Serge Bélair aura droit à des funérailles au caractère très privé, avec seulement une dizaine de proches. Ceux qui le désirent pourront faire un don à la Société canadienne du cancer.
 

Serge avec Yvan Lécuyer

 

RETOUR INDEX:

  Vedettes  //   Accueil
 

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez sur le logo:

annuaire
 
 
 

Hit-Parade