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Serge Bélair
n'est plus
Patrick Delisle-Crevier
/ Agence QMI - 2010-09-29
L'animateur et annonceur
Serge Bélair est décédé. Il s'est éteint
mardi après-midi à l'hôpital Charles-Lemoyne, à
Longueuil, ont confirmé plusieurs sources.
M. Bélair, qui était
atteint d'un cancer de l'œsophage depuis plusieurs mois, allait célébrer
son 70e anniversaire dans quelques jours. Les nombreux traitements de chimiothérapie
n'auront pas suffi à vaincre ce cancer, qui se classe parmi les
plus virulents.
L’émission spéciale du Banquier soulignant les 50 ans de TVA a retenu l’attention de 2 036 000 nostalgiques, dimanche soir, quelques jours avant son décès.
Pionnier de la télévision
Serge Bélair était
un grand communicateur et, si la télévision lui a fait de
l'œil pendant plusieurs années, c'est derrière le micro d'un
petit studio de radio qu'il a fait ses premiers pas. Serge Bélair
n'avait alors que 15 ans. C'était à la station CFDA à
Victoriaville en 1955.
C'est d'ailleurs en remportant
un concours oratoire organisé à l'époque par le Club
Optimiste Laurentien que Serge Bélair s'est ouvert la porte des
studios. Le premier prix de ce concours consistait à remplacer un
animateur régulier dans un poste en province. Finalement, l'animateur
n'a jamais repris son poste, et Serge Bélair a assuré la
relève.
Quatre années plus
tard, il est arrivé à Montréal, et c'est dans le studio
de CJMS qu'il a fait ses preuves. Il y est resté pendant deux ans,
jusqu'à ce qu'une nouvelle station de télévision ayant
pour nom Télé-Métropole lui propose un poste devant
les caméras. Il avait impressionné tout le monde en passant
une audition dans laquelle il avait récité un texte au complet
après l'avoir lu une seule fois, sans même se tromper d'une
virgule.
M. Bélair a été
la première voix de Télé-Métropole. Il a été
l'annonceur du gala d'inauguration de la station d'Alexandre de Sève.
C'était le 19 février 1961.
Serge Bélair a fait
les beaux jours de Télé-Métropole pendant plusieurs
années à la barre de différentes émissions,
dont Croisière, qu'il coanimait avec Denyse St-Pierre.
Du petit au grand écran
Au fil des années,
on lui a confié l'animation de plusieurs jeux télévisés,
dont Cherchez le magot (dans les années 1960), Qui dit vrai? (dans
les années 70) et L'union fait la farce (1976-78).
Il a aussi été
le premier animateur du magazine artistique Bon dimanche en 1968-69, et
a animé pendant quatre ans, en compagnie de la vedette américaine
Jerry Lewis, le populaire téléthon de la fête du Travail
qui se tenait à Las Vegas.
Passionné par tout
ce qui touchait les arts, Serge Bélair s'est même permis une
petite escapade au cinéma en jouant dans deux films, soit Bingo,
de Jean-Claude Lord, en 1974, et Ça peut pas être l'hiver,
on n'a même pas eu d'été, aux côtés de
Céline Lomez, Jacques Galipeau et Charlotte Boisjoli, sous la direction
de Louise Carré, en 1980.
Un retour à la radio
Mais c'est dans un studio
de radio que M. Bélair se sentait le plus à son aise. Il
a été animateur à CJMS de 1959 à 1961 et, après
plusieurs années à la télévision, celui-ci
est revenu à ses premières amours en 1974 en tant que morning
man de la station pendant plus 10 ans.
Il a effectué un
retour derrière le micro de la défunte station CKVL au début
des années 90. Il animait alors l'émission Vedettes en direct
en compagnie de sa bonne amie Danielle Ouimet.
Il était en semi-retraite
lorsque sa voix a résonné pour la dernière fois sur
les ondes, en 2004. Il était alors l'un des animateurs vedettes
de la station Radio Nostalgie. Il n'y est resté que quelques semaines.
«La façon
de faire de la radio avait bien changé, et je me sentais de moins
en moins à l'aise dans ce milieu que j'ai pourtant tant aimé.
Aujourd'hui, à 40 ans, on parle déjà de toi comme
d'une antiquité, alors imaginez à mon âge», avait-il
dit à l'époque.
Une retraite paisible
Au cours des dernières
années de sa vie, Serge Bélair a profité de sa retraite
pour jouer au golf, combler sa nature curieuse en lisant tout ce qui lui
tombait sous la main, et nourrir le grand mélomane en lui en s'évadant
sur les airs des plus grands opéras italiens.
Après avoir vendu
sa grande maison, il y a quelques années, il s'est installé
dans un condo, où il a passé de précieux moments en
famille en compagnie de sa conjointe, Alice, de ses quatre enfants et de
ses petits-enfants.
Homme de radio, Serge Bélair
n’avait que 15 ans lorsqu’il a entrepris sa carrière à CFDA
à Victoriaville. Il restera très identifié à
la station CJMS, dont il a longtemps été le «morning
man», de même qu’à CKVL, où il coanimé
Vedettes en direct avec Danielle Ouimet et Érick Rémy.
M. Bélair a été
durant plusieurs années la voix des publicités de Brault
et Martineau, «là où la qualité n’est pas un
obstacle aux bas prix.»
Ce qu’il a animé
à la télévision
1961
TVA
Croisière (avec
Denyse St-Pierre et Margot Lefebvre)
Années 60
TVA
Cherchez le magot
Jeu
1968-1969
TVA
Bon dimanche
Magazine culturel
Années 70
TVA
Qui dit vrai
Jeu
1976-1978
TVA
L’union fait la farce
Jeu
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Ce qu’il a animé à la radio
1955
CFDA (Victoriaville)
1959-1961
CJMS
1974-1984
CJMS
(morning man)
1990-1993
CKVL
Vedettes en direct (avec
Danielle Ouimet)
???-1999
CKVL
2004
Radio Nostalgie
Ses rôles au cinéma
1974
Bingo
Jean-Claude Lord
1980
Ça peut pas être
l’hiver, on n’a même pas eu d’été
Crédits et liens
Littérature
RÉMY, Edward et
VÉZINA, Marie-Odile, « Têtes d’affiche », Éditions
du Printemps, 1983, pages 388-389.
AM 1570 - Retour de Serge
Bélair
La station qui a obtenu
le feu vert du CRTC mercredi dernier pour émettre au 1570 AM entrera
en ondes dès cet automne avec l'arrivée d'un grand nom :
Serge Bélair.
C'est un retour en radio
remarqué pour Serge Béair qui était absent depuis
plus de quatres ans des ondes du Québec. Il faut rappeller que la
"Radio Nostalgie" s'adressera principalement au 50 ans et plus. Serge Bélair
a expliqué sa hâte de retourner en ondes, surtout à
cette nouvelle station. "Participer à la mise sur pied d'un tel
projet, c'est très emballant".
C'est Gilles Lajoie qui
a contacté Serge Bélair pour un projet d'émission
de type magazine. Le principal intéressé, Serge Bélair
trouve cette idée d'émission très intéressant.
Il compte aussi y inclure un volet artistique dans celle-ci. Cette émission
serait probablement diffusée en avant-midi les semaines et traiterait
des sujets qui touchent les 50 ans et plus. La station diffusera à
partir de l'automne à Laval pour offrir une programmation qui rejoindra
le public cible agrémenter de musique des années 40 à
70.
C’est avec infiniment de
tristesse que nous avons appris le décès de l’animateur Serge
Bélair, un pilier de la communication au Québec. Et qui a
été le premier annonceur au gala d’ouverture de Télé-Métropole,
le canal 10, l’ancêtre du réseau TVA.
UN SEUL MÉTIER,
ANNONCEUR
Né le 4 octobre 1940, Serge Bélair a eu cette particularité de n’avoir jamais fait autre chose dans la vie, à part d’être annonceur ou animateur pour la radio et la télévision. Pour la simple raison qu’il fit ses débuts à la radio à l’âge aussi précoce que 15 ans, à l’antenne de la station CFDA à Victoriaville. C’était en 1955. Comment en est-il arrivé à entrer dans ce monde fermé par la grande porte et aussi jeune?
Tout simplement parce qu’il
avait gagné un concours d’art oratoire organisé par le Club
Optimiste Laurentien. Et le grand prix consistait à remplacer un
animateur dans un poste de province. Et Bélair s’est trouvé
à prendre le relais d’un animateur qui partait en vacances… et qui
n’est jamais revenu. Sa carrière n’a depuis jamais connu de répit.
Cinq ans plus tard, il arrive à Montréal et est embauché
à CJMS. Il y demeurera jusqu’en 1961, date de son entrée
à Télé-Métropole.
AUDITION LÉGENDAIRE
À son arrivée à la station de la rue Alexandre-De Sèves, Bélair a du se soumettre à une audition. Qui restera à jamais gravée dans les mémoires. On lui a alors remis un petit texte qu’il a pris le temps de parcourir. Puis il a dit qu’il était prêt pour la caméra. Et il a débité son texte par cœur, avec une aisance stupéfiante. À la première station de télévision privée au Québec, il sera, avec Réal Giguère, l’un des deux grands animateurs de la maison. Il a tout fait : affaires publiques, variétés, quiz, réclames publicitaires, etc.
On se souviendra qu’il a été l’un des animateurs de la populaire émission Bon Dimanche. C’était un homme de grande culture et qui a du souffrir du mépris des snobs de Radio-Canada, qui déconsidéraient la gang du canal 10. Car Bélair pouvait en remontrer, en termes de connaissances générales. C’était de surcroît un grand mélomane. Il aura été treize ans avec Télé-Métropole, puis retournera à CJMS comme morning man. Une de ses grandes qualités aura été sa ponctualité proverbiale.
On se souviendra qu'il a
été, en compagnie de Danielle Ouimet, à la barre de
« Vedettes en direct », à CKVL. Une émission
de fin d'avant-midi qui était consacrée à l'actualité
artistique et qui était à la première place dans les
cotes d'écoutes. La fermeture de la station verdunoise portera un
dur coup à Bélair, qui aimait bien l'esprit d'équipe
qui y régnait. On lui connaît un seul retard en un peu plus
d’un demi-siècle de carrière. En parallèle, il gérera
sa propre boîte de production commerciale. Dans les dernières
années, il occupera l’antenne de Radio nostalgie, pour un certain
temps. Homme affable, il laissera à tous le souvenir d’un grand
du micro.
Déclaration de la ministre Christine St-Pierre
Décès de monsieur Serge Bélair
Québec, le 29 septembre 2010 ? En réaction au décès de monsieur Serge Bélair, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, madame Christine St-Pierre, a exprimé sa profonde tristesse devant la disparition d’un animateur, annonceur et communicateur aux multiples talents.
« Serge Bélair a fortement contribué à l’essor de la radio et de la télévision au Québec. Sa diction impeccable, son timbre de voix chaleureux et sa capacité à réciter sans faute des textes complexes lui ont valu le surnom de l’homme à la voix d’or. Mais celui que ses amis et son public pleurent aujourd’hui est l’homme au cœur d’or, ce Serge Bélair, jovial, humain et plein d’entrain dont la gentillesse était communicative. Sa présence rassurante nous manquera beaucoup, et je tiens à offrir, au nom du peuple québécois, mes plus sincères condoléances à la famille et aux amis de monsieur Serge .
Serge Bélair, né
le 4 octobre 1940 surnom:Rhéal Vallières et mort à
Longueuil, le 28 septembre 2010 est un animateur de radio et de télévision
québécois. Il figure parmi les pionniers de la station de
télévision Télé-Métropole et il a été
un animateur-vedette à la radio CJMS, à Montréal[1].
À l'âge de
seulement 15 ans, Bélair anime ses premières émissions
de radio à CFDA, une station de Victoriaville, après avoir
remporté un concours d'art oratoire du Club optimiste Laurentien.
Le prix consistait à remplacer un animateur en vacances[2]. À
ses débuts, par précaution, il se fait désigner comme
étant « Réal Vallières » (nom d'emprunt).
Au cours des années
suivantes, il travaille successivement sur les ondes radiophoniques de
CHRD (Drummondville), CHNC (New Carlisle), CHEF (Granby), et CJSO (Sorel)[2].
Il est ensuite engagé à la station montréalaise CJMS
en 1959, où il passe deux années[3].
Au début de l'année
1961, une nouvelle carrière s'ouvre pour le jeune homme de 20 ans.
Le 19 février 1961, il anime le gala d'ouverture de Télé-Métropole,
la première station de télévision privée francophone
à Montréal. Bélair passe 13 ans au Canal 10 comme
on l'appelait à l'époque, où il anime des jeux télévisés
comme Cherchez le magot dans les années 1960, Qui dit vrai? dans
les années 1970 et L'Union fait la farce (1976-1978), après
le magazine Bon dimanche en 1968-1969[3].
Bélair quitte la
télévision en 1974 pour retourner à CJMS, où
il anime l'émission matinale de l'antenne montréalaise du
réseau Radiomutuel jusqu'en 1985. Il anime aussi l’émission
Vedettes en direct à CKVL pendant les années 1990 avec son
amie Danielle Ouimet[3],[4].
Bélair a été
associé dans une agence de voyages, il a exploité une entreprise
de production de messages publicitaires[4], ses services d'annonceur ont
été retenus pendant 25 ans par la chaîne de magasins
de meubles Brault et Martineau, dont le slogan « là où
la qualité n’est pas un obstacle aux bas prix » est entré
dans la culture populaire[3].
Serge Bélair a participé,
à quatre reprises, au téléthon de la Fête du
Travail de Jerry Lewis, à Las Vegas, pour venir en aide aux victimes
de la dystrophie musculaire[3].
Il a également fait
une apparition aux côtés de Danielle Ouimet dans le film Valérie
(1968) de Denis Héroux[1] en plus d'obtenir des rôles de soutien
dans Bingo (1974) de Jean-Claude Lord et Ça peut pas être
l’hiver, on n’a même pas eu d’été (1980) de Louise
Carré, mettant en vedette Céline Lomez, Jacques Galipeau
et Charlotte Boisjoli[3].
Amaigri, il fait une dernière
apparition publique lors de l'enregistrement d'une émission du Banquier,
le 30 juin 2010[5]. Cette émission télévisée
spéciale, pour marquer le 50e anniversaire du réseau TVA,
est diffusée le dimanche qui précède son décès[6].
Il meurt le 28 septembre 2010 d'un cancer de l'oesophage, quelques jours
avant de célébrer ses 70 ans[1].
L’émission spéciale
du Banquier soulignant les 50 ans de TVA a retenu l’attention de 2 036
000 nostalgiques, dimanche soir.
Plusieurs grands noms du
réseau y ont fait office de Beautés, notamment Jean-Pierre
Coallier, Pierre Marcotte, Janette Bertrand, Pierre Lalonde et Serge Bélair.
Les fidèles de l’émission ont eu droit à de vieux
extraits du «canal 10», notamment du concours des Elvis aux
Tannants, mais c’est le concurrent, Normand Daoust, le fan numéro
1 un de Télé-Métropole, qui a volé le show,
toujours allumé et enthousiaste.
* «Il est décédé
à 4h23, dans les bras de son épouse Alice, en compagnie de
sa fille Nathalie», a confié à Rue Frontenac Yvan L’Écuyer,
un ami du défunt.
Triste ironie, tout de
même, pour cet homme qui a gagné sa vie avec sa voix. Celui
qui aurait eu 70 ans en octobre aura fait sa dernière apparition
à la télé ce week-end au Banquier, dans le cadre d’une
émission spéciale présentée à l’occasion
des 50 ans de TVA.
Rue Frontenac avait déjà
fait état, plus tôt en septembre, des problèmes de
santé de cette légende des médias. M. Bélair
subissait déjà des traitements de chimiothérapie.
«Il traînait
ça depuis juin 2009 et était hospitalisé depuis juin 2010.
Je parlais régulièrement à sa femme, raconte M. L’Écuyer,
qui a connu Serge Bélair en 1979 grâce à leur passion
commune, le golf. Serge ne voulait voir personne à l’hôpital
sauf sa famille très proche et ne souhaitait pas non plus qu’on
souligne son décès», a-t-il indiqué.
Selon les vœux de l’ancienne
vedette de TVA, aucunes funérailles ne sont organisées et
il ne sera pas exposé. Son ami Yvan L’Écuyer évoque
une simple liturgie de la parole dans l’intimité. «Il ne voulait
déranger personne, il est fidèle à ce qu’il a toujours
été. Le Serge que je connais, mon ami, ne voulait pas attirer
l’attention sur lui», a-t-il précisé.
Serge Bélair a commencé
sa carrière dans les médias en 1955 à Victoriaville,
à CFDA, avant de devenir un pilier de CJMS et d’œuvrer à
TVA pendant 13 ans. Il aura participé à Cherchez le magot,
Bon dimanche, Qui dit vrai? et L’union fait la farce. On l’a aussi vu dans
le film culte Valérie, avec Danielle Ouimet, avec qui il avait déjà
animé Vedettes en direct à CKVL. En 2003, il avait effectué
un bref retour en ondes à Radio Nostalgie.
Sa prestation au Banquier
vue ce week-end avait été enregistrée avant que Serge
Bélair ne soit trop malade. «Quand je l’ai vu en fin de semaine
au Banquier, amaigri, j’avoue que j’étais soulagé que le
participant choisisse rapidement la valise numéro 17. J’étais
content qu’il n’ait pas à rester debout trop longtemps», a
dit M. L’Écuyer.
Atteint d'un cancer de
l'oesophage depuis un certain nombre d'années, M. Bélair
avait pris soin de ne pas ébruiter sa maladie.
«Il a beaucoup souffert,
admet le chroniqueur à la circulation Denis Niquette, l'un des meilleurs
amis de l'animateur. Il ne parlait de rien. Serge était comme ça.»
Serge Bélair aurait
célébré son 70e anniversaire de naissance lundi. Il
était marié à Alice, de qui il a beaucoup parlé
aux auditeurs à l'époque où il travaillait à
la radio. Il avait une fille, Nathalie, et il a été présent
dans la vie des quatre enfants d'Alice.
Absent des ondes depuis
plusieurs années, il est réapparu dans le salon des téléspectateurs
dimanche soir dernier, lors de l'émission spéciale du Banquier
célébrant le 50e anniversaire de TVA.
«Il était
tellement content d'aller là, témoigne Denis Niquette. Il
était déjà malade à ce moment-là (l'émission
a été enregistrée le 30 juin). C'était comme
s'il venait de rajeunir de 20 ans. Ça lui a fait un bien énorme.»
«Il avait perdu beaucoup
de poids, mais il avait un moral d'acier», ajoute un autre de ses
amis, Michel Beaudry.
L'animatrice Julie Snyder
garde un souvenir mémorable de sa visite sur le plateau.
«Je ne me doutais
pas du tout que ce serait la dernière fois que je le voyais, confie-t-elle.
Il était super beau, pas l'air malade du tout. (...) Il était
drôle, il avait du plaisir, et il avait du fun avec les autres artistes.»
C'est d'ailleurs sa valise
que le concurrent du Banquier a choisie au début du jeu. «Il
a dit au concurrent: «Je suis pour qu'il y ait un musée TVA».
(...) J'espère aussi qu'il y aura un musée TVA. S'il y en
a un, un jour, j'espère qu'il y aura une salle Serge Bélair»,
souhaite l'animatrice.
Intelligent, intègre
Michel Beaudry a vu Serge
Bélair pour la dernière fois en mai dernier.
«C'était un
homme extrêmement intelligent, doté d'une mémoire phénoménale.
Il faisait les nouvelles à Télé-Métropole avant
que les téléprompteurs existent. Il fixait toujours la caméra
; il imprimait les nouvelles dans sa tête. C'était un grand
érudit qui pouvait parler de n'importe quoi.»
Denis Niquette a connu
Serge Bélair en 1973, à l'époque où il était
l'une des têtes d'affiche de CJMS.
«Serge, c'était
plus qu'un frère. On est sept chez nous, mais Serge était
plus qu'un frère, répète-t-il, ému.
«Il a toujours aidé
les autres et souvent, les gens ne le savent même pas. (...) Il m'a
dit 500 000 fois qu'il est décédé le jour où
CKVL a fermé ses portes, en 1999.»
Comme beaucoup d'artistes,
Serge Bélair a vécu des hauts et des bas dans sa carrière.
«J'ai traversé
plusieurs moments pénibles et j'en souhaite d'autres, confiait-il
au Journal en 1982. C'est le sel de la vie que d'être placé
devant des erreurs. Personnellement, ça me stimule, ça me
sert. On a toujours la faculté de choisir ses erreurs.».
Connu comme étant
quelqu'un de très discret, qui ne souhaitait jamais être célébré,
Serge Bélair aura droit à des funérailles au caractère
très privé, avec seulement une dizaine de proches. Ceux qui
le désirent pourront faire un don à la Société
canadienne du cancer.
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