‘‘Décès de Paul Cormier; M. Pointu "

le 7 juin 2006
né le 10 mai 1922


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MONTREAL (PC) - Paul Cormier, le célèbre violoneux connu sous le nom de Monsieur Pointu, est décédé au cours de la nuit (de mardi à mercredi le 6 au 7 juin 2006), selon Michel Trudeau, de la firme de communications Primacom. 
Il s'est éteint à 3h50, à sa résidence de Blainville, au nord de Montréal, à la suite d'un cancer. Il était entouré de son épouse et de ses quatre enfants. 

Il était âgé de 84 ans. 
Né dans une famille de musiciens itinérants, Paul Cormier venait de réaliser son dernier rêve en mettant sur pied, il y a quelques années, un concours à l'intention de la relève en chansons et en musique qu'il avait appelé "Les Découvertes de Monsieur Pointu". Le concours était organisé dans le cadre du Salon des Générations. 

M. Trudeau a souligné qu'il y a deux semaines, la ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, Carole Théberge, s'était rendue à son domicile lui remettre la médaille de l'Assemblée nationale. C'est à cette occasion qu'il a revêtu pour la dernière fois son célèbre costume blanc et son chapeau melon. 
Ses funérailles seront célébrées le mardi 13 juin prochain. 

La carrière de Paul Cormier a sans contredit été marquée par son association avec Gilbert Bécaud. En 1970, le chanteur français, qui préparait une tournée au Québec, cherchait un violoneux pour accompagner une nouvelle chanson. 
Après avoir auditionné plusieurs musiciens son choix s'est porté sur Paul Cormier. Les deux hommes ont alors créé le personnage de Monsieur Pointu facilement reconnaissable sur scène avec son chapeau melon, son chandail à col roulé et une fleur à la boutonnière de son veston. 
Les deux hommes effectueront des tournées ensemble pendant pratiquement toutes les années 1970. 
Entre ses tournées avec Gilbert Bécaud, Monsieur Pointu s'est produit au Québec et a enregistré plusieurs microsillons. 

Biographie:

Violoneux québécois né aux Escoumins, sur la Côte Nord, le 10 mai 1922. Né dans une famille de musiciens itinérants, il s'initia au violon à 9 ans sur un instrument fabriqué par son père. À 12 ans, il jouait à des danses dans les localités de la rive nord. Après son service militaire au cours de la Deuxième Guerre mondiale, Cormier se produisit à la station radiophonique CBJ à Chicoutimi, puis se fixa à Montréal, jouant dans des hôtels et des cabarets et lors de danses populaires. En 1950, il gagna un concours de violoneux dans l'Est du Québec. Il travailla comme mécanicien de 1954 à 1960 puis revint à sa carrière, jouant durant plusieurs années dans la région de Montréal. 

Le nom et la silhouette du célèbre violoneux ont fait le tour de la planète depuis 1970. Mais si on remonte un peu plus loin, on constate que le musicien qui a donné naissance à ce personnage est actif sur la scène musicale depuis au moins le double de ce temps. Adolescent, il fait déjà danser la famille et la parenté lors de noces et autres soirées familiales au milieu des années trente, avec le violon que lui a fabriqué son père. Par la suite, tout en occupant différents métiers, apprend la guitare et chante les chansons à la mode qu’il entend à la radio, sur les ondes de stations lointaines. C’est ainsi que le bluegrass et la musique hillbilly viennent s’ajouter aux airs folkloriques qu’il a appris au contact des autres musiciens de son entourage.

À 17 ans, Paul Cormier se retrouve parmi les invités de l’émission musicale numéro un à Québec: Les Montagnards Laurentiens. Il y participe fréquemment jusqu’à ce qu’on le convoque pour servir dans l’armée canadienne, en 1942. Démobilisé à la fin de la guerre, il s’installe dans la région de Chicoutimi où demeurent maintenant ses parents et travaille à la fonderie d’Arvida. Toujours aussi passionné de musique, il perfectionne son jeu, participe comme principal invité à une émission intitulée L’Écho des chantiers à la station CBJ de Radio-Canada à Chicoutimi et forme bientôt un duo avec son frère Aurèle. Paul ne délaisse pas le violon pour autant et se mérite le titre de Champion violoneux des quatre comtés (Lac Saint-Jean, Chicoutimi, Charlevoix et Saguenay) en 1950.
De retour à Québec, il emporte le premier prix d’un concours d’amateurs tenu au Colisée de Québec ainsi que la grande finale qui se tient un peu plus tard à Montréal. Les frères Cormier se produisent sur les scènes des théâtres et dans les clubs de nuit de ces villes et présentent un répertoire qui consiste surtout en musique country américaine. Le duo de guitaristes-chanteurs prend fin en 1955 lorsque Aurèle se joint à un groupe se produisant en Abitibi.

Paul de son côté s’oriente définitivement vers une carrière instrumentale. Ajoutant de nouvelles cordes à son bagage musical, il apprend la contrebasse. Cet instrument est très en demande dans la seconde moitié des années cinquante et lui permet d’accompagner plusieurs artistes comme Roger Miron, Léo Benoit. Passant avec une grande facilité de cet instrument au violon ou à la guitare, il se joint aux tournées des plus grandes vedettes du western canadien: Marcel Martel, Paul Brunelle et Willie Lamothe en tête, lors de périples à la grandeur du Québec, des Maritimes et de la Nouvelle Angleterre. Il séjourne d’ailleurs un certain temps aux Etats-Unis de 1965 à 1967, période au cours de laquelle il se joint au groupe Joe Mayo and His Ramblers. Revenu au Québec au moment de l’Expo 67, Paul Cormier se produit avec son propre ensemble pendant trois ans à l’Hôtel Lafayette, coin Christophe-Colomb et Maisonneuve, à Montréal.

Un tournant majeur attend le musicien au mois de mai 1970. Gilbert Bécaud, qui prépare une tournée au Québec, est à la cherche d’un violoneux pour accompagner une nouvelle chanson qu’il veut intituler "La vente aux enchères". Le chanteur auditionne alors plusieurs instrumentistes mais il recherche précisément quelqu’un qui ait de la facilité pour l’improvisation tout en lui donnant la réplique sur le plan vocal. Son choix se porte sur Paul Cormier et les deux hommes entreprennent aussitôt de créer un personnage facilement reconnaissable que l’on identifie dès son entrée en scène. C’est ainsi que naît Monsieur Pointu: chapeau melon, chandail à col roulé et une immense fleur à la boutonnière de son veston. Il accompagnera le Monsieur 100 000 volts du music-hall français pendant plusieurs tournées, dont deux tournées mondiales qui les mèneront sur les cinq continents, entre 1970 et 1978.

Entre ses tournées avec Gilbert Bécaud, Monsieur Pointu se produit au Québec et enregistre six microsillons. Le premier album, produit par l’équipe de Bécaud (Productions du Rideau Rouge), révèle un instrumentiste de haut calibre et un compositeur inspiré: "Reel pizzicato", "Le crépuscule". Le musicien y chante aussi quelques chansons de sa composition comme "Le vrai bonheur" ou la coquine "Viens dans les bois" ainsi que la romance "L’un dans l’autre on est heureux" que lui confient Maurice Vidalin et Jacques Datin. Monsieur Pointu y improvise aussi ce titre inclassable qu’on pourrait aujourd’hui associer à une sorte de rap primitif "Ote tes raquettes & embarque dans mon char", sans oublier une version instrumentale de "La vente aux enchères".

À partir de 1973, ses fans ne tardent pas à remarquer que Monsieur Pointu se présente sous deux formes différentes, selon les circonstances. Le personnage de scène qu’on retrouve pendant la chanson en duo avec Bécaud arbore chapeau et costume noirs, tandis que le musicien qui se produit en salle, avec ses propres musiciens, est vêtu de blanc. Avec le microsillon "Reel de l’oiseau moqueur", paru cette année-là, Monsieur Pointu s’impose comme l’interprète de référence de ce reel au Québec. Tout l’album, où les airs anciens alternent avec de nouvelles compositions du célèbre violoneux, s’avère d’ailleurs un classique de la musique traditionnelle dansante. La face B du microsillon est entièrement consacrée à une "Danse carrée en trois parties" incluant sa propre "Danse carrée Pointu", callée par l’incomparable Pierre Daigneault.

L’année suivante, Monsieur Pointu est l’objet d’un film d’animation de l’O.N.F. qui remporte des premiers prix lors de nombreux Festivals de films d’animation (Londres, Genève, San Antonio, Bilbao). Il anime aussi, au cours de la saison 1974, une série télévisée Monsieur Pointu S.V.P. sur les ondes de Télé-Métropole. Le film Monsieur Pointu se voit aussi diffusé en 1975 lors de la soirée de remise des Oscars où il est encore une fois en nomination.
S’il se joint à cinq reprises aux tournées de Gilbert Bécaud, Monsieur Pointu accompagne aussi d’autres artistes, lors de sessions d’enregistrement en studio, dont Claude Dubois. 

En 1978-79, Cormier anima une série de 39 émissions folkloriques à Télé-Métropole, « Monsieur Pointu s'il vous plaît ». Après une attaque cardiaque en 1982, il se consacra surtout à la peinture et présenta plusieurs expositions. En 1988, il effectua une dernière tournée avec Bécaud, dont un mois à l'Olympia. Parmi ses enregistrements, notons les microsillons Monsieur Pointu (1971), Le Reel de l'oiseau moqueur (1973, S'il vous plaît... et Monsieur Pointu (1978). Il a composé plus de 30 pièces musicales (valses, reels, gigues, breakdowns, two steps, etc.).

On retrouve aussi son violon sur l’inoubliable succès de Raôul Duguay "La bittt à tibi" et il assure la première partie de la tournée inter-provinciale de Ginette Reno en 1976.
À l’ère du DC, Monsieur Pointu reprend les chemins du studio d’enregistrement pour deux albums intitulés "Le folklore et ses légendes", en compagnie de l’accordéoniste Denis Côté, en 1994 et 1996. La redécouverte des bandes d’un album méconnu, enregistré en 1978, est l’occasion d’une réédition intégrale, vingt ans après la date prévue, sous le titre "Monsieur Pointu en rappel" avec l’ajout de quelques nouvelles pièces instrumentales.
Tout en se produisant avec ses musiciens réguliers, le violoneux continue de répondre aux nombreuses invitations des artistes qui ont recours à ses services. En 1997, il se rend participer à un nouvel enregistrement de Gilbert Bécaud, à Enghien-les-Bains, en France, et tous les deux se retrouvent sur la scène du nouvel Olympia, à Paris, pour la réouverture officielle de la salle du Boulevard des Capucines, en novembre 1997. Plus récemment, Monsieur Pointu était l’invité d’Isabelle Boulay lors de son nouveau spectacle dans la métropole et participait à une prestation d’Éric Lapointe au Spectrum de Montréal en 1999.


La ministre de la Famille, des Aînés, et de la Condition féminine Carole Théberge a décerné la Médaille de l’Assemblée nationale, à Paul Cormier, M. Pointu qui a parcouru le monde en faisant connaître la culture québécoise. Les lauréates de son concours ont également assisté à la cérémonie tenue à Blainville samedi dernier. (Photo : Martin Alarie ) 
M.Pointu reçoit la Médaille de l’Assemblée nationale

La ministre Carole Théberge est venue elle-même remettre la Médaille de l’Assemblée nationale, à M. Pointu, Paul Cormier, pour sa contribution à la diffusion internationale de la musique québécoise, sa générosité et son engagement dans la collectivité québécoise notamment auprès des jeunes. 

Son état de santé ne permet plus à Paul Cormier de se déplacer, mais il a revêtu le costume de M. Pointu pour l’occasion. «Il est toujours surpris des reconnaissances qu’on lui décerne et de sa popularité. C’est un être généreux et humble, que tout le monde voulait côtoyer. Son dernier rêve d’instituer le concours, pour la relève québécoise réalisé depuis maintenant deux ans sera poursuivi, ce sera son héritage!», a commenté son agent Robert Doyon. 
Le concours de M. Pointu a récemment permis la distribution d’un disque rassemblant les six gagnants du Québec. Ce concours se déroule dans toutes les régions du Québec lors de la tenue du Salon des générations. Les jeunes lauréats ont d’ailleurs assisté à la cérémonie de remise samedi dernier à Blainville, Gabrielle Delorme de Saint-Eustache, Carla Bengivengo de Blainville, Marie Michelle Lalonde , Mélanie Normand de Gatineau, Gabrielle Chouinard Paré et Manuel Castilloux, sont reconnaissants envers M. Pointu. 
«Je ne suis qu’un violoneux», disait celui qui a accompagné à travers le monde Gilbert Bécaud, qui a travaillé avec Isabelle Boulé et Éric Lapointe. En plus de la musique, Paul Cormier est un peintre accompli, ses œuvres sont recherchées. M. Pointu avait assumé il y a quelques années la présidence d’honneur du symposium Artistes aux pinceaux de Blainville-Art. Ce citoyen exceptionnel de Blainville, a une fois de plus, suscité l’admiration du public en recevant à son domicile, après avoir célébré son 84e anniversaire le 10 mai dernier, la Médaille de l’Assemblée nationale.


M. Pointu, un violon qui chante

Un hommage présenté sur TV5
Afin de souligner la vie exceptionnelle de ce violoneux légendaire, TV5 présentera le touchant documentaire Monsieur Pointu, un violon qui chante.
Paul Cormier, mieux connu sous le pseudonyme de Monsieur Pointu est devenu, grâce à Gilbert Bécaud, un musicien renommé dans plusieurs pays du monde et une légende au Québec. Il a enregistré 9 albums, composé 50 pièces musicales, et a su réaliser ses rêves en voyageant, en vivant de sa musique, en peignant et en semant la joie partout sur son passage.
En hommage à un homme et à une carrière extraordinaires, TV5 propose de voir ou revoir ce film sur cet artiste qui a parcouru le monde avec son violon et qui n'a jamais cessé d'être libre et attachant. 
À l'aide de documents d'archives, de prestations musicales et de témoignages de Laurence Jalbert, Mario Pelchat, Patrick Normand et plusieurs autres, Monsieur Pointu est raconté depuis sa naissance. 

Mardi 14 février 2006 - Spectacle "Coup de coeur" 
Hommage à Jacques Brel
Le spectacle "M. Pointu chante Brel" fut apprécié de tous par les gueugnonnais.
Poésies et chansons de Brel ont été mis en scène admirablement bien par M. Pointu et son musicien. En effet, au travers d'une histoire surprenante, M. Pointu narre sa rencontre avec le grand Jacques Brel. Celui-ci vient régulièrement s'asseoir sur le banc pour écrire ses poèmes. Ce banc, où vit M. Pointu depuis qu'il n'est plus le grand clown qu'il a été. Ces deux hommes se lient d'amitié et le clown se souvient même du premier poème qu'il a lu et il en fait part au public. Ce premier poème qui définissait bien les qalités littéraires de ce jeune homme. En effet, le clown nous chante également nombreuses de ses oeuvres, celles qui parlent de femmes, d'amour et d'amourettes, de son pays ("ce plat pays") mais aussi de pays plus lointains... Le clown est là, l'écoute, le conseille et le public aussi est là, il écoute, applaudit, chante, se laisse porter à travers le smimiques de ce clown qui ne manque de faire quelques apartés à la fois humoristiques, mais aussi tristes... Un spectale qui rend un bel hommage au grand Jacques et qui a conquis le public.

"ANNIVERSAIRES DE NAISSANCE POUR MAI"
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