"Vedette de Septembre‘‘

‘‘Michel Rivard"
(le 27 septembre 1951)

(mise à jour le 23 aout 2015)
 
 



Michel Rivard, né le 27 septembre 1951 à Pointe-Saint-Charles, Montréal, est un auteur-compositeur-interprète et créateur québécois.

Ses parents écoutent beaucoup de musique et possèdent une grande sensibilité artistique. Son père est le populaire comédien Robert Rivard. Michel grandit dans Villeray (quartier qu’il a beaucoup chanté), puis Montréal-Nord et Boucherville.

C’est à titre de comédien dans des publicités et des séries télévisées qu’il entame sa carrière. Au début des années 1970, il devient membre des troupes La Quenouille Bleue et Théâtre Sainfoin, avec lesquelles il fait du théâtre et de la musique. Avec des membres de ces troupes, il forme en 1973 le groupe Beau Dommage, au sein duquel il chante, joue de la guitare et compose des chansons (dont la célèbre « Complainte du phoque en Alaska »).
Membre fondateur du groupe Beau Dommage, il est l'auteur-compositeur, entre autres, de la chanson La complainte du phoque en Alaska créée avec le groupe en 1974.

L’aventure est intense, mais de courte durée. En cinq ans, le groupe connaît une immense popularité (son premier disque fracasse des records de ventes), lance quatre albums et fait de nombreuses tournées. Michel Rivard trouve malgré tout le temps d’enregistrer son premier album solo, Méfiez-vous du grand amour (1977). En 1978, essoufflé par le rythme des tournées et des enregistrements, Beau Dommage se dissout. Le groupe se reformera à trois reprises : en 1984 et 1992 pour quelques spectacles, puis en 1994 pour un album et une tournée.
Il mène une carrière solo depuis 1977. Il est juge dans l'émission Star Académie, édition 2012. Michel Rivard prépare actuellement un nouveau projet d'enregistrement à paraître à l'automne 2013 et dont les ébauches sont publiées pour écoute sur son site Internet officiel.

La carrière solo de Michel Rivard prend alors son envol. En 30 ans, il enregistre 11 albums (dont deux devant public)

Son répertoire marque la chanson québécoise comme peu de ses pairs. En 1992, le magazine Voir le déclare plus grand auteur-compositeur-interprète de sa génération. Monologuiste hors pair, il est aussi connu pour ses spectacles pleins d’humour. Il compose également pour d’autres artistes : Gerry Boulet, Pauline Julien, Maxime Le Forestier, Marie-Michèle Desrosiers, Johanne Blouin, Offenbach, Marie-Élaine Thibert et Isabelle Boulay.

Il signe quelques musiques de film ou des chansons pour Le Soleil se lève en retard (1976), Jacques et Novembre (1985), Les matins infidèles (1989), Bach et bottine (1986), Marie s’en va-t-en ville (1987) et Histoires d’hiver (1998).

Parallèlement à ses activités musicales, il poursuit un peu dans le jeu. Il est membre de l’équipe des Rouges dès les débuts de la Ligue nationale d’improvisation. Il tient aussi quelques rôles au grand écran et sur les planches, notamment dans Pourquoi M. Zolock s’intéressait-il tant à la bande dessinée (1982), Ma femme s’appelle reviens (1982) et Je t’aime, clé en main (1984), et, plus récemment, dans Art (1997) et Les Variations énigmatiques (2001). Il touche même à la comédie musicale en 2003 en tenant le rôle de l’aviateur dans Le Petit Prince, adaptée du célèbre roman de Saint-Exupéry.

À l’automne 2004, pour souligner ses 30 ans de carrière, l’ADISQ lui remet un Félix hommage. Il lance la même année un coffret rétrospectif.

En 2007, il coanimait le concert Le bonheur en chansons, qui alliait musique et poésie. Il joue également un petit rôle dans L’Âge des ténèbres de Denys Arcand.
 
S'il est surtout réputé pour sa contribution au corpus de la chanson québécoise, tant pour ses oeuvres en solo, sa révélation comme auteur-compositeur interprète au sein du groupe Beau Dommage et ses diverses collaborations avec d'autres sommités du showbusiness, Michel Rivard mérite aussi le qualificatif d'artiste multidisciplinaire. Plusieurs ont souvenance de ses prouesses au sein de la LNI (ligue nationale d'impro théâtrale), comme animateur devant les caméras de TV5 (Studio TV5), de Radio-Canada (galas de l'ADISQ) ou encore au grand écran à titre de comédien (Monsieur Zolock, Le dernier glacier, Mon amie Max). Plus récemment, on le retrouvait sur scène avec des orchestres symphoniques, un choeur de 400 voix ou en professeur à Star Académie.

Digne fils du comédien Robert Rivard, pour qui il composera plus tard un touchant hommage ("Tu peux dormir"), le jeune Michel fut initié très tôt à la musique et à l'art dramatique. Déjà à la fin des années soixante, il faisait ses débuts de comédien dans le téléroman Rue des pignons. Quelques expériences musico-théâtrales dont celle de la Quenouille Bleue, issue de rencontres estudiantines survenues à l'Université du Québec à Montréal, conduiront quelques années plus tard à la formation du groupe Beau Dommage où il s'illustre comme auteur compositeur chanteur et guitariste.

En 1977, après une tournée du groupe en France et avant même la fin des activités de la bande, il se décide à taquiner la muse en solitaire, fort de sa notoriété nationale. Son premier album "Méfiez-vous du grand amour", dont la chanson titre va devenir le premier d'une longue série de succès personnels, est un disque à saveur country rock tout à fait en continuité avec le style de son ancien groupe. L'année suivante, il se rend en Europe où il se mesure, sur leur propre terrain, à plusieurs chantres français dont Maxime Leforestier avec lequel il se reconnaîtra quelques affinités et élaborera une collaboration de longue haleine.

À son retour au Québec, il forme un groupe du nom de Flybin Band qui l'accompagne sur scène et en studio pour sa deuxième production discographique en solo qu'il intitule "De Longueuil à Berlin". Très à l'aise sur scène, Michel Rivard allie l'humour à la chanson et fait preuve de qualités évidentes de maître de cérémonie. Parallèlement, il participe activement aux débuts de la Ligue nationale d'improvisation, une approche inédite et très sportive de création théâtrale.

Ses talents de comédien sont aussi requis par le cinéma au début des années 80 alors qu'il tourne, entre autres, dans Pourquoi l'étrange monsieur Zolock s'intéressait-il tant à la bande dessinée? et compose pour plusieurs productions cinématographiques dont Le dernier glacier où il joue lui-même en plus d'interpréter sa chanson "Schefferville, le dernier train". Il scénarise et écrit les dialogues du film Le monde a besoin de magie (1980).

Alors que certains des ex-Beau-Dommage connaissent de belles carrières musicales sous leur propre nom, Michel réussit presque à faire oublier le musicien en lui jusqu'au moment où se produit une première reformation du groupe, le temps de deux spectacles, à Québec et à Montréal, en 1984: des retrouvailles fort appréciées des anciens et nouveaux fans.

Après ces quelques années de réalisations dans différentes disciplines, son retour à la chanson comme activité principale est marqué par plusieurs albums en solo qui, à peine gravés, deviennent des références pour la nouvelle chanson québécoise: "Un trou dans les nuages" (1987) est, à lui seul un disque monumental qui allie arrangements pop et textes tantôt touchants, tantôt humoristiques ou loufoques. "Le goût de l'eau et autres chansons naïves" (1992) est l'album d'un artiste qui ne cherche aucunement à s'identifier à quelque mode éphémère et qui confirme une fois de plus son talent de poète en pleine maturité.


Malgré ses nombreux spectacles à travers tout le Québec et en Europe, Michel Rivard multiplie les collaborations sur scène ou en studio et prête souvent sa plume à d'autres répertoires. On lui doit notamment "Je voudrais voir la mer" (Sylvie Tremblay), "Toujours vivant" (Gerry Boulet), "Martin de la chasse-galerie" (La Bottine Souriante) et plusieurs chansons pour le groupe Offenbach.

Un nouveau rôle au cinéma dans Mon amie Max de Michel Brault précède la seconde résurrection de Beau Dommage en 1994. Celle-ci donnera lieu à une tournée du Québec, un album-studio de nouvelles chansons et un album en spectacle qui lui font revivre ses vingt ans et le succès de groupe. Aussitôt cette parenthèse complétée, Michel se remet à la tournée (avec le spectacle Chansons lousses et cordes sensibles) et à la composition. En 1997, il devient le premier auteur-compositeur-interprète à accepter pour une deuxième fois (il l'avait déjà fait en 1994) d'être parrain du Festival en chanson de Petite-Vallée. L'année suivante, il met en marché un nouvel album de chansons originales intitulé "Maudit bonheur" qui obtient, une fois de plus, la faveur du grand public. La tournée du même nom tient la route pour les deux dernières années du siècle et même au-delà.

Au début des années 2000, l'artiste entreprend une nouvelle tournée en formation réduite, soit en formule trio avec le bassiste Mario Légaré et le multiinstrumentiste Francis Covan, deux complices de longue date. Pratiquant toujours une douce ironie à l'endroit de lui-même et d'un métier qu'il adore, il intitule son nouveau périple: Assis. Cette tournée s'échelonne sur quelques années, de 2002 à 2004, période au cours de laquelle il présente pendant deux saisons Studio TV5, sur les ondes de cette télé francophone internationale. Cette émission hebdomadaire renferme des moments privilégiés où Rivard l'animateur reçoit, déride et à l'occasion faire le boeuf avec ses amis musiciens et les interprètes invités, souvent en duo, à même les répertoires de chacun.

En 2003, il s'attaque à une autre forme de spectacle, la comédie musicale, et se glisse dans la peau de l'aviateur dans l'adaptation à la scène du Petit Prince de Saint-Exupéry, rôle qu'avait tenu Daniel Lavoie quelque temps auparavant au Casino de Paris et pour les besoins de l'album paru l'année précédente. Cette parenthèse ne l'empêche nullement de poursuivre ses projets d'écriture et, parmi les nouvelles collaborations de Michel, soulignons la chanson "La guitare de Jérémie" qu'il compose avec Patrick Norman. Ce dernier et de nombreux autres qu'il aura eu l'occasion de côtoyer à son Studio seront ses invités à l'occasion de la série de concerts Les chaises musicales, qu'il anime tout au long des FrancoFolies de Montréal, du 25 juillet au 2 août 2003.


Une sélection d'enregistrements illustrant ses récentes années sur la route paraît en novembre 2004, quelques jours à peine après que l'ADISQ lui eut attribué le Félix Hommage, lors de son 26e Gala. On y retrouve des interprétations «en spectacle intime...» selon la présentation de "Bonsoir... mon nom est toujours Michel Rivard et voici mon album quadruple", un clin d'oeil à son double microsillon paru il y a près de 20 ans. Ce coffret de quatre DC regroupe près de 60 interprétations dépouillées et rajeunies de chansons qui ont émaillé ses 30 ans de carrière, depuis les années Beau Dommage (dont une version italienne du "Phoque en Alaska", devenu "La foca"), ses différentes cuvées personnelles et des titres qu'il avait confiés à d'autres interprètes. Le quatrième DC de ce disque-événement est consacré aux duos enregistrés lors de sa semaine FrancoFolle, en compagnie de Marc Déry, Martin Léon, Mélanie Auclair, Michel Faubert, Dumas, Marie-Christine Trottier, Catherine Durand, Mara Tremblay, Patrick Norman, Lynda Thalie et Ariane Moffatt. Sans doute soucieux d'épargner un trop grand investissement à ses fans moins fortunés, Michel et sa maison de disques proposent également une sélection allégée de 16 titres intitulée "Simple". Une initiative louable qui, en ces années de transition de l'industrie musicale, permettra à un plus grand nombre de personnes de déguster ces petites perles de notre histoire musicale!

Nouvellement nommé chevalier de l'Ordre national du Québec, Michel Rivard participe à la septième édition du Festival Montréal en Lumière, en février 2006. Il retourne bientôt en studio pour préparer un nouvel album de chansons inédites qui est (coïncidence?) son 7e en 30 ans. L'auteur-compositeur-interprète se produit entre temps en compagnie de l'Orchestre symphonique de Montréal dans le cadre de ses Week-ends pop, en octobre 2006. L'expérience est reprise avec les orchestres de Sherbrooke et de Québec, dans leurs villes respectives, le mois suivant. Le disque "Confiance" est finalement lancé le 28 novembre, plus de huit ans après "Maudit bonheur".

Dans cette nouvelle livrée, le sacripan se fait plus introspectif que jamais et propose ce qu'on devine des chansons d'hiver, qui semblent destinées à une soirée au coin du feu de foyer. La douceur diaphane, teintée de nostalgie, se révèle aussi présente dans les deux courtes pièces instrumentales "Cet hiver là" et "Chimère d'avril" que dans certaines chansons comme "Les chemins de gravelle", dédiée à la mémoire Robert Gravel son mentor en impro, "Photo dans ma tête" ou l'évocation de "Robinoude", souvenir d'un précieux vélo de jeunesse.

Après s'être fait entendre à la soirée de fermeture du Spectrum, mythique salle montréalaise des dernières décennies du XXe siècle et dont il fut le plus fidèle performur, le 5 août 2007, il participe au projet "Douze hommes rapaillés chantent Gaston Miron" de Gilles Bélanger dédié à l'oeuvre du poète. Michel y interprète "La mémorable" et récidivera sur le second volume avec la troublante "Oh secourez-moi!". Parallèlement, il collabore à l'album "Fous les canards" de Bori avec qui il écrit en duo "Toute ta lettre".

Les chansons se son répertoire sont à nouveau l'objet d'un concert symphonique présenté à quelques reprises dont l'un dans le cadre des FrancoFolies de Montréal en juillet 2008. L'album "Rivière... et autres chansons symphoniques", enregistré au Schulich School of Music de l'Université McGill, suit, l'automne suivant. Celui qui s'était présenté pour le Parti Rhinocéros en 1980 s'implique à un autre niveau, plus sérieux à ce qu'il nous semble, dans la campagne électorale fédérale de 2008 en apparaissant dans le clip vidéo Culture en péril dénonçant la politique de coupures du gouvernement Harper à l'égard du domaine culturel. Le clip satirique qui inclut un quiproquo autour du fuck en Alaska devient instantanément le sujet de l'heure dans les chaumières, et notamment sur les réseaux du web.

Contre tout attente, l'auteur-compositeur est recruté comme professeur invité à l'édition 2009 de Star Académie à qui il reconnaît, après avoir vivement critiqué la formule, le mérite d'apporter auprès des jeunes générations une nouvelle visibilité aux classiques de la chanson québécoise. Son propre répertoire est au centre de l'événement Rivard et le Grand Choeur, regroupant 400 choristes, qui est présenté dans le cadre de la Semaine internationale de la chanson, au Grand Théâtre de Québec en juillet 2010, puis repris à Saguenay et à Montréal.

Entre temps, à l'instar de son confrère Daniel Bélanger qui met les "Belles-soeurs" de Michel Tremblay en chansons, il est choisi pour composer les chansons de la version scénique des romans d'Arlette Cousture. L'album "Les Filles de Caleb", coréalisé par Rivard et Louis-Jean Cormier, est lancé à l'automne 2010 et révèle les noms des interprètes de l'opéra-folk qui prendront place sur scène à partir d'avril 2011.


Après 22 ans de vie commune, Michel Rivard et Marie-Christine Trottier ont décidé de mettre un trait sur leur relation amoureuse.

D’un commun accord, le chanteur et l’animatrice de la chaîne Espace Musique ont décidé de passer à autre chose. «Je le confirme, on n’est plus ensemble depuis janvier déjà», a confié la principale intéressée au magazine Échos-Vedettes.

Malgré cette séparation, la situation serait au beau fixe, si bien que le duo restera en contact. «Michel et moi, on demeure très, très proches et en très, très bons termes. C’est une séparation, oui, mais on reste quand même liés», a aussi laissé savior Marie-Christine Trottier.

De plus, toujours selon elle, les choses ne pourraient s’être mieux déroulées. «C’est vraiment une rupture harmonieuse, ce que je souhaite à tous les couples qui se séparent».

Rappelons que les deux personnalités artistiques québécoises se sont rencontrées en 1988, alors que Marie-Christine Trottier recevait Michel Rivard en entrevue.

Durant son union, le couple a mis au monde deux filles – Adèle et Joséphine – aujourd’hui âgées respectivement de 18 et 16 ans.

Les deux anciens tourtereaux ont également uni leur talent pour écrire une chanson intitulée 16 ans déjà. On retrouve cette pièce sur l’album Confiance sorti en 2006. Elle a été offerte à leurs deux filles.



19 aout 2012
Cinq de nos plus brillants artistes ont su bien profiter de la force de frappe vocale du Grand Choeur de plus de 400 choristes, sur la scène du Grand Théâtre de
Québec, pour offrir un traitement royal à plusieurs de leurs plus grands succès lors du spectacle du 10e anniversaire de Chanson internationale.

« Quel cadeau incroyable! », s’est exclamé un Michel Rivard, manifestement ému de s’exécuter devant ce mur choral.
« Jamais je n’aurais imaginé un jour que je jouerais de l’harmonica avec 400 choristes », a pour sa part lancé Richard Séguin avant de porter l’instrument à sa bouche pour lancer
L’ange vagabond.
Chacun son tour, au cours des dix dernières années, Rivard, Séguin, Daniel Lavoie, Paul Piché et Laurence Jalbert ont chanté avec le Grand Choeur lors de la Semaine
internationale de la chanson.


Première décennie
Pour souligner sa première décennie d’existence, Chanson internationale a eu la bonne idée de tous les réunir sur scène le temps de deux représentations, vendredi et hier, et de
réarranger finement leurs chansons, histoire de les adapter aux 400 voix.
Le Grand Choeur a d’abord donné le ton en rendant hommage à Gilles Vigneault, Jean Ferrat et Jean-Pierre Ferland dans un pot-pourri qui a précédé l’arrivée sur scène le passage
à tour de rôle des invités. La magie n’a pas tardé à opérer. Pas seulement entre le choeur et les artistes, mais aussi entre les artistes et un public ravi et généreux de ses ovations.
Ainsi, après une superbe et très sentie livraison de Au nom de la raison, un spectateur a touché Laurence Jalbert droit au coeur en lui hurlant un tonitruant « Bonne fête! ». Le reste
de l’assistance s’est levé d’un bond pour ovationner celle qui fêtait ses 53 ans.
Gracieuse et un brin cabotine pendant Tomber, la Gaspésienne a ensuite cédé le plancher à Paul Piché, qui a démontré qu’un choeur aussi imposant pouvait servir à un titre aussi
enjoué que Y’a pas grand chose dans le ciel à soir.
Très élégant, Daniel Lavoie y est allé d’une majestueuse Je voudrais voir New York. D’abord solennel sur Rivière, Rivard a mis de l’humour en balançant la légende Martin de la
chasse galerie.

Émotion et intimité
La soirée a été riche en moments forts, qu’on pense à cette touchante Encore et encore, où on pouvait sentir l’émotion qui gagnait Laurence Jalbert ou à la finale de L’ange
vagabond, qui a démontré qu’un si gigantesque choeur pouvait quand même convenir à une certaine intimité.
Ce n’est qu’après plus de deux heures de spectacle que les cinq invités ont occupé la scène simultanément. L’attente en a valu la peine alors que le Qui sait de Daniel Lavoie a fait
mouche. Mon Joe a gagné en délicatesse alors que le party a pris quand ont défilé les Jeter un sort, Aux portes du matin et Le blues de la métropole.
Ceux qui ont raté leur chance de voir ce spectacle pourront se reprendre à la condition de se taper un peu d’asphalte puisque deux représentations sont prévues les 29 et 30
septembre à la Place des Arts, à Montréal.


3 novembre 2012

La soirée fût riche en émotions samedi soir à l'Astral. Michel Rivard a profité de la supplémentaire de son plus récent spectacle, dans le cadre du 26ème Coup de cœur francophone, pour «libérer l'âme» du Spectrum, démolit il y a cinq ans, passant du même coup le titre de «temple de la musique» à l'Astral.

Seul artiste à avoir joué plus de 100 fois dans ce lieu mythique de Montréal, l'auteur-compositeur-interprète Michel Rivard est celui qui a joué les dernières notes dans la salle avant qu'elle ne soit détruite, en août 2007. C'est lors de cette soirée qu'il avait emprisonné «les odeurs, les applaudissements et les cris de la foule» dans un pot en verre qu'il a ouvert hier soir, geste qui symbolisait un ultime hommage.

«Le Spectrum a été un temple de la musique à Montréal, qui avait une âme absolument incroyable, a-t-il rappelé. Je tiens à souligner son apport à la vie culturelle montréalaise et à nos souvenirs collectifs.»

Michel Rivard a passé le flambeau à l'Astral. «Je trouve que ce petit Astral mérite de recevoir l'âme du Spectrum,» a-t-il précisé, avant d'ouvrir son petit pot.

Des lumières ayant éclairé la défunte salle avaient été installées de chaque côté de la scène, parure particulière qui rendait le moment encore plus nostalgique. Le public déjà conquis par les rythmes pop folk et la sensibilité du chanteur a savouré ce moment dans le silence.


Nouveautés et antiquités

Michel Rivard a couvert allègrement 40 ans de chansons, dans une atmosphère feutrée et une mise en scène sans artifices, ponctuant son répertoire d'histoires drôles et touchantes, devant un public complice.

L'auteur-compositeur-interprète a entamé cette soirée parfaite, qui s'est déroulée en deux temps, «une partie de nouveautés, une partie d'antiquités», avec la pièce-titre de son album «Confiance», sorti en 2006.

L'artiste, qui a eu 61 ans cette année, a ensuite enfilé «La lune d'automne», et deux pièces de l'opéra folk qu'il a monté, Les filles de Caleb. L'auteure de l'œuvre, Arlette Cousture, était présente dans la salle pour entendre «Elle a dit nous deux» et «Ma belle brume». Le membre fondateur du groupe Beau Dommage s'est également offert des pièces qu'il a écrites pour Maxime Landry («Paulo») et Éric Lapointe («Avalanche»).

Raconteur captivant, créateur d'images, d'émotions et de réflexions, Michel Rivard est revenu après la pause pour enchaîner avec ses «antiquités». «Méfiez-vous du grand amour», «Schefferville», «Un trou dans les nuages», «Rive-sud» et «La guitare de Jérémie» étaient au programme.

La complicité est encore évidente entre le chanteur et son Flybin Band, composé de Rick Haworth (guitares), Mario Légaré (basse) et Sylvain Clavette (batterie) qui sont fidèles à l'artiste depuis une trentaine d'années. Deux choristes féminines apportaient «un souffle de jeunesse» à l'ensemble, Stéphanie Boulay et Lana Carbonneau.

Pour terminer cette soirée grise de novembre dans le réconfort, Michel Rivard a conclu sur les notes rappelant les belles années de Beau Dommage, avec les pièces «Ginette» et «La complainte du phoque en Alaska».

La 26ème édition du Coup de cœur francophone se déroule jusqu'au 11 novembre.


Discographie

1977 : Méfiez-vous du grand amour
1979 : De Longueuil à Berlin
1983 : Sauvage
1985 : Bonsoir, mon nom est Michel Rivard et voici mon album double
1987 : Un trou dans les nuages
1989 : Michel Rivard
1992 : Le goût de l'eau... et autres chansons naïves
1998 : Maudit Bonheur
2004 : Bonsoir... mon nom est toujours Michel Rivard et voici mon album quadruple
2004 : Simple
2006 : Confiance
2008 : Rivière...et autres chansons symphoniques
2012: A ce jour...compilations de ces huit albums


Positions politiques

En 1980, il se présenta dans la même circonscription que Pierre Elliott Trudeau pour le Parti Rhinocéros.
Le 18 septembre 2008, dans le cadre de l'élection fédérale canadienne de 2008, il apparaît dans une vidéo humoristique mise en ligne sur YouTube et critiquant une mesure gouvernementale visant à ne pas subventionner des œuvres artistiques jugées dommageables pour l'image du Canada. La vidéo met également en scène les acteurs Stéphane Rousseau et Benoît Brière et frôle le demi-million de visionnements par les internautes en une semaine.
Lors de la grève étudiante de 2012, il donne son appui aux étudiants dans leur mouvement contre la
hausse des frais de scolarité avec la mise en ligne d'une vidéo sur YouTube.


Honneurs

2006: chevalier de l'Ordre national du Québec

Prix Félix décerné par l'ADISQ
1988 Grands Prix du disque de la Chanson Française de l'Académie Charles-Cros.

1980 - Recrue de l'année de la Ligue nationale d'improvisation
1981 - Étoile de la saison de la Ligue nationale d'improvisation
1982 - Champion compteur de la Ligue nationale d'improvisation
1985 - Prix Rapsat-Lelièvre
1985 - Prix du public de la Ligue nationale d'improvisation
1985 - Médaille Jacques-Blanchet
1985 - Champion compteur de la Ligue nationale d'improvisation
1986 - Champion compteur de la Ligue nationale d'improvisation
1995 - Champion compteur de la Ligue nationale d'improvisation




Carolanne D’Astous Paquet,  Bruno Pelletier, Stéphanie Lapointe, Daniel Boucher, Luce Dufault, Yves Soutière, Marie Michelle Desrosiers,  Yves Lambert,  Catherine Sénard


14/04/2011

Le Québec s’est trouvé un nouvel Ovila. Il a pour nom Daniel Boucher, criant de vérité dans l’opéra folk Les Filles de Caleb, avec son Émilie, Luce Dufault, tout aussi touchante. L’opéra folk, paroles et musique de Michel Rivard d’après le livret signé par Micheline Lanctôt, est un pari totalement réussi. On y croit.

Il y a tant de belles voix dans ce spectacle que les Québécois ont eu raison d’adopter cet opéra folk avant même de le voir. Déjà, plus de 40000 billets vendus. Paul Dupont Hébert et Jacques Ouimette les producteurs sont habités par ce projet d’adapter Les Filles de Caleb depuis sept ans.
Le pari était énorme... et d’au moins 5 M$.

Michel Rivard et ses six musiciens sur scène, de grands complices de carrière de l’auteur-compositeur, sont un élément clé de la mise en scène absolument intelligente signée Yvon Bilodeau.

Au fait, Yvon Bilodeau a su nous ouvrir un véritable livre d’histoire. Avec lui, on tourne les pages. Chaque tableau a sa pertinence, on aime qu’Émilie raconte son histoire à sa fille Blanche et sa petite fille Élise.

Il faut dire bravo aux 34 chansons écrites et composées par Michel Rivard en un an et demi.

La comédie musicale LES FILLES DE CALEB, mettant en vedette dix chanteurs et six musiciens dont Daniel Boucher, Luce Dufault et Bruno Pelletier, continue sa grande tournée à travers le Québec. La troupe s’arrêtera au Centre national des arts d’Ottawa du 6 au 9 juillet et ensuite au Grand Théâtre de Québec dès le 13 juillet pour une série de dix représentations. À ce jour, plus de 50 000 billets ont trouvé preneurs pour LES FILLES DE CALEB, œuvre musicale de Micheline Lanctôt (livret), de Michel Rivard (paroles et musique) et Yvon Bilodeau (mise en scène), inspirée des populaires romans de Arlette Cousture.

2 avril 2012
Entre l'idée — a priori discutable — d'adapter l'œuvre d'Arlette Cousture à la scène et ce que vivront quelque 30 000 spectateurs à partir du 13 avril (au Saint-Denis) et dans les mois suivants (à travers le Québec), ce sont les chansons de Michel Rivard qui auront fait le pont. Retraversons.
Quand Paul Dupont-Hébert a annoncé que son Tamdem.mu allait produire, commettre, oser Les Filles de Caleb en «opéra folk» — il y a un an, presque jour pour jour —, les bras m'en sont tombés si violemment qu'ils ont roulé dans le caniveau, et il a fallu les laver avant de les rattacher à mon corps défendant. Luce Dufault allait faire l'Émilie, Daniel Boucher, l'Ovila, Micheline Lanctôt signerait le livret adapté des trois tomes de la saga d'Arlette Cousture. Et Michel Rivard serait le Rodgers-Hammerstein rural de service: paroles et musiques à lui tout seul. La belle affaire. Dans quelle galère le trop convaincant Dupont-Hébert avait-il entraîné tout ce beau monde?

«Moi aussi, au début, j'ai dit: un opéra quoi?» Boucher rigole au bout du fil. «Et puis, les premières chansons de Michel sont arrivées et on était en voiture.» Même écho de Luce à son bout de fil: «Opéra folk, qu'est-ce que ça veut dire? On a tous eu la même réaction. On s'est juste accrochés à Michel. Si c'est lui qui fait la musique, OK, on embarque.» Confiance, confiance: Michel Rivard ne s'engage pas à la légère. C'est un réfléchi, un appliqué, un artisan, un gars supérieurement intelligent, et il connaît son folk jusqu'au bout des doigts de Gillian Welch.

«Je n'ai pas partagé ce doute-là», déclare le grand Flybin, adossé plein soleil à la vitrine du Placard, avenue du Mont-Royal. «J'ai pas dit oui tout de suite, mais j'ai tout de suite vu la possibilité. Mon univers country-folk pour évoquer cette histoire-là, rendre des émotions complexes avec des mots simples, oui, ça se pouvait. J'avais déjà rêvé d'un "musical" où juste un petit banjo pourrait faire autant d'effet qu'un orchestre et un paquet de synthés. Avec Caleb, j'ai saisi l'occasion de le démontrer. C'est après, quand j'ai vu l'échéancier, que j'ai paniqué.»

Création sous pression


Ainsi va le théâtre musical, façon locale: on bloque les dates, on réserve les salles, et on se demande après ce qu'on va y faire. «On fonctionne à l'envers de Broadway, ajoute Rivard. Là-bas, ils ont une idée, ils la développent. Le librettiste, le compositeur travaillent pendant un an, deux ans, le show est écrit, monté, et après, ils vont chercher des interprètes. Ici, ils te disent: la première a lieu telle date [le 13 avril au Saint-Denis, en l'occurrence], il nous faut x tounes. J'ai donc écrit 34 chansons, paroles et musiques, en un an et huit mois. Je n'ai jamais écrit autant en si peu de temps.» Luce compatit: «C'est fou, la pression. Il n'a pas dû passer de belles Fêtes. Ma dernière chanson, je l'ai reçue il y a quoi, trois semaines? Elles sont arrivées comme ça, une à la fois, en démos chantés par Michel ou par sa fille Adèle. On les recevait toutes, même celles qui n'étaient pas destinées à notre personnage. Et chaque fois je n'en revenais pas, c'était exactement ça. La bonne intention, l'émotion juste, la langue de chaque personnage. Il n'a jamais eu le souffle coupé, Michel. C'est fou.» Le Michel en question sourit quand je lui relaie les bons mots de Luce. «Je n'ai eu aucun retour.»

Il s'empresse cependant de relativiser. «C'est quand même un "deadline" complètement malade. Il y a eu des nuits où je me réveillais totalement angoissé: j'en étais rendu à me demander comment je pourrais lâcher ce projet-là d'une manière brillante. Je te jure, je me faisais des listes d'excuses, d'échappatoires plausibles. Et puis je finissais par récupérer un peu de sommeil, et le travail reprenait.» En octobre dernier, un album d'extraits paraissait: une quinzaine de titres. Du Rivard de haut niveau, avons-nous tous écrit. C'était rassurant: la maison de Caleb avait une fondation, tenait debout. Opéra folk, ça n'était plus une formule de mise en marché. On y touchait. Les chansons avaient consistance humaine.

«Le livret de Micheline était déjà bien bon; le danger était que les tounes ne servent à rien, explique Boucher. Qu'elles viennent juste ajouter de l'"entertainment". Au contraire, les tounes de Michel aident à comprendre les motivations de chacun, de l'intérieur.» Luce précise: «Ce n'est jamais: là je vous l'ai dit, là je vais vous le chanter. Quand vient la chanson, il n'y a pas de redite. Émilie continue son cheminement émotif. Au point où je n'ai pas l'impression de chanter. Je ne sais même pas combien de chansons je chante, c'est fou. C'est complètement naturel.»

La grange de Neil Young

C'est l'approche souhaitée à tous les niveaux, comprend-on. Le metteur en scène Yvon Bilodeau a privilégié «un retour à l'essence du théâtre», la bonne vieille manière Shakespeare. «Une couronne, une chandelle, et tu comprends que le roi est dans sa chambre...» L'ancien de l'aventure Bori est homme de chansons, et il n'imaginait pas autre chose que Rivard et ses musiciens sur scène, en fer à cheval autour des protagonistes, dans un lieu unique: la grange. «J'avais en tête la photo au dos de la pochette du Harvest de Neil Young, avec tous les musiciens dans une grange.» Michel renchérit: «Y a pas de chaise qui va sortir du sol. Mais il va y avoir nous autres. Je ne devais pas être là: mon mandat, c'était de créer les chansons, de les arranger avec Louis-Jean Cormier. C'est les gars de mon band qui m'ont demandé de jouer, Rick [Haworth], Mario [Légaré], Sylvain [Clavette]. Déjà, ils s'étaient portés volontaires pour les six mois, avec Claude Fradette et Tommy Gauthier: pour eux autres, ça allait de soi que j'embarque. Dans la salle, j'aurais été quatre fois plus stressé, à regarder jouer à ma place un super guitariste à qui j'aurais appris mon picking...»

Ce sont d'abord eux que j'irai voir au Saint-Denis. Michel, ses musiciens, ses interprètes. C'est, de loin, la voie d'accès la moins minée par les comparaisons. Pour qui, comme moi, s'est tenu loin des Filles de Caleb, dans le texte comme à l'écran, ça compte. En plus, ça rassure tout le monde. Luce, proverbialement mortifiée de trac, souffle un peu: «Avec Michel, il peut arriver n'importe quoi, la musique va respirer en même temps que nous autres.»

Cet hiver, c’est avec grand plaisir que Michel Rivard reprend, pour une 2e édition consécutive, son rôle de professeur de création artistique à l’Académie.



10 aout 2013

(Québec) Plusieurs membres du groupe beauceron Noir Silence ont perdu des amis et des confrères musiciens dans la tragédie de Lac-Mégantic. «On se sent très impliqués, c'est comme si on le vivait nous autres même», lance le chanteur Jean-François Dubé. «Tu ne peux pas rester là à regarder ça et ne pas agir.»

Très rapidement, les musiciens ont pris le téléphone pour organiser un spectacle-bénéfice pour aider les gens touchés par le drame, particulièrement les enfants. Ils monteront sur scène avec Kaïn, The Lost Fingers et Michel Rivard, entre autres. Les billets pour le spectacle, qui aura lieu le 15 août au Cégep de Saint-Georges, sont présentement en vente sur billetech.com.

En entrevue au Soleil, ils étaient très heureux d'annoncer qu'ils avaient déjà dépassé leur objectif de 20 000 $. Les profits du spectacle seront remis au Centre d'action bénévole du Granit.

Dans notre vidéo, les gars de Noir Silence parlent de la tragédie, mais également du spectacle qu'ils donnent mercredi à place D'Youville et de leurs souvenirs du Festival d'été.


Beau Dommage est un groupe de musiciens et chanteurs québécois formé en 1973, composé de Pierre Bertrand (chant, basse, guitare), Marie Michèle Desrosiers (chant, claviers), Réal Desrosiers (batterie), Michel Hinton (piano, claviers, accordéon), Pierre Huet (parolier), Robert Léger (piano, claviers, basse, flute) et Michel Rivard (chant, guitare).

Le groupe sort en 1974 l’album Beau Dommage qui remporte un grand succès. Il sort en 1975 Où est passée la noce ? et en 1977 Un autre jour arrive en ville et Passagers. Le groupe se dissout en 1978 et se reforme en 1994 pour deux années. Par la suite on les retrouve lors d'occasions spéciales.

2013
Michel et Marie-Christine: rupture harmonieuse

Vingt-deux ans, c’est la durée de la relation qu’ont vécue Michel Rivard et Marie-Christine Trottier. Le couple s’était rencontré en 1988 lorsque Marie-Christine avait interviewé le chanteur. Parents de deux filles, Adèle, 18 ans, et Joséphine, 16 ans, les deux se sont laissés en très bons termes, affirmant au magazine Échos Vedettes qu’il s’agissait d’une rupture harmonieuse.

Il est maintenant en couple avec Catherine Durand.

Michel Rivard est en deuil de sa mère.

Toutes nos condoléances à Michel Rivard, sa famille, ses proches et amis. Michel Rivard vit un deuil immense puisque sa mère, Denise Rivard, est décédée le 31 octobre dernier à l’âge de 82 ans… La dame était malade depuis plusieurs années et est décédée dans son sommeil.


‘‘ ANNIVERSAIRES DE NAISSANCE POUR Septembre"
de vos vedettes favorites, sportifs(ves) et politiques

 

 

Retour Index:
Vedettes   //  Accueil

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?

Cliquez ici:
 
 
 

 


 
 



 
 
 
 
 

Hit-Parade