Gaston L'Heureux (né à Québec le 14 mai 1943 - mort le 9 janvier 2011 (à 67 ans) à Montréal.


    Gaston L'Heureux (né à Québec le 14 mai 1943 - mort le 9 janvier 2011 (à 67 ans) à Montréal) est un journaliste québécois, tôt devenu un animateur de télévision fort connu, qui fut aussi quelques fois acteur.
C'est dans la ville de Québec que Gaston L'Heureux naît en 1943. Son père (veuf remarié) à 72 ans, sa mère 26 ans.
Il commence à travailler avant d'avoir parachevé ses études, décrochant (en 1962) son premier emploi au journal Le Soleil à l'âge de 19 ans. Dans les années 1960, il anime une émission hebdomadaire en provenance de la ville de Québec, « émission qui laissait entrevoir un play-boy plein de verve ».
Avis de recherche (1982-1985) fut « son plus grand succès » d'animation.
Sa dernière série d'émissions régulières à la télévision, Josée, Gaston et cie, qu’il coanimait avec Josée Lavigueur à TVA, remonte à 2002.


En 2007, un accident de voiture, lui impose dorénavant la retraite et le confinement au fauteuil roulant.
Il souffre aussi, par ailleurs, d'une condition de diabétique et, depuis l'automne 1997, il est porte-parole de Diabète Québec.
Il meurt le 9 janvier 2011, à l'âge de 67 ans.

L'animateur et comédien Gaston L'Heureux est décédé samedi soir à la suite d'une hospitalisation à l'Hôpital Sacré-Coeur.
Un accident d'auto l'avait rendu paraplégique en 2007. Gaston L'Heureux était confiné à un fauteuil roulant depuis trois ans. L'homme de 67 ans s'était associé à plusieurs organismes, notamment Rouler vers demain, Diabète Québec et l'Association des handicapés du Québec.
Gaston L'Heureux a connu une grande popularité dans les années 1970 alors qu'il faisait partie de plusieurs émissions populaires telles que Les Coqueluches et Avis de recherche.
 

Après avoir fait carrière dans le monde des arts et des communications durant plus de 45 ans, l'animateur Gaston L'Heureux s'est éteint le week-end dernier à l'âge de 67 ans. Proches et collègues se sont succédé dimanche pour saluer l'homme reconnu pour son sens de l'humour et sa grande culture.

On ignore pour l'instant ce qui a emporté l'homme qui a été à la barre d'émissions telles Avis de recherche, Les coqueluches et Au masculin. L'animateur est mort à l'hôpital Sacré-Coeur, à Montréal, dans la nuit de samedi à dimanche après une brève hospitalisation.
Il a été actif jusqu'à la toute fin, notamment comme président de la Fondation des artistes.
«C'était un homme d'une grande culture; je garde un souvenir impérissable de nos discussions, a raconté à La Presse le directeur général de l'Union des artistes (UDA), François Ferland. Il était toujours au courant de ce qu'il se passait dans l'actualité. C'était un homme qui était passionné du Québec et qui était grandement préoccupé par la situation des artistes.»

M. Ferland a rencontré Gaston L'Heureux lorsqu'il siégeait au conseil d'administration de l'UDA. «Nous nous sommes tout de suite liés d'amitié, se souvient François Ferland. Je vais me rappeler nos fous rires. C'était un bon vivant, il aimait la bonne bouffe, boire un bon verre de vin.»


Carrière bien remplie

Né en 1943 à Québec, M. L'Heureux a fait son entrée dans le monde des communications au journal Le Soleil au début des années 60.

Il a connu son heure de gloire dans les années 80 à la barre de l'émission Avis de recherche, à Radio-Canada, populaire émission où on explorait le passé d'invités vedettes à partir d'une photo de classe. Dans les années 70, il a coanimé Les coqueluches avec Guy Boucher.

Il a également animé le jeu-questionnaire Une paire d'as ainsi que les émissions L'Heure G, La puce à l'oreille et Millefeuilles. À travers les années, il s'est impliqué auprès des organismes Mira et Diabète Québec.

Sa dernière participation régulière à une émission de télévision remonte en 2001 alors qu'il coanimait Josée, Gaston et cie avec Josée Lavigeur sur les ondes de TVA.

«Il a été comme un père. Il était toujours là pour me rassurer, me protéger. Il ne me disait jamais quoi faire sauf si je lui demandais un conseil», a raconté l'animatrice à La Presse Canadienne.

Louise Deschâtelets, qui a co-animé une émission de radio sur les ondes de CJMS de 1985 à 1993 se souviendra avant tout des qualités humaines et du sens d'autodérision de M. L'Heureux.

«Il avait une facilité à composer avec l'existence: il n'était jamais gris, il était tout le temps coloré, tout le temps en forme même si sa santé n'était pas toujours des plus florissantes. C'était quelqu'un qui, durant longtemps, ne le savait pas, mais il souffrait de diabète et subissait des baisses d'énergie assez importantes. Malgré cela, il a toujours été gai, blagueur et même audacieux.»



 
 

Gaston L'Heureux, porte-parole
Gaston L’Heureux, porte-parole de Diabète Québec, a été victime d’un grave accident sur la route
le 3 mars 2007. Gaston, nous sommes avec toi et tes proches de tout cœur et te souhaitons un prompt rétablissement.
L’équipe de Diabète Québec

Rencontrer une personnalité est souvent en soi un paradoxe. On l'a vu évoluer devant les caméras. On s'est fait une opinion sur son caractère, sa vie, ses sentiments. Mais au fond, comme le dit si bien Gaston L'Heureux lui-même, on juge les gens à travers un prisme, bien entendu déformant.

Le temps passé en sa compagnie a fait apparaître un tout autre personnage, un personnage rarement vu du public. Un être quelquefois torturé, timide, plein de doutes, mais qui a su, peut-être grâce aSu diabète, trouver un équilibre, une sérénité et une nouvelle joie de vivre. Il est porte-parole de Diabète Québec depuis l'automne 1997, et il sait très bien transmettre cette joie de vivre.

Qui n'a pas connu Gaston L'Heureux comme animateur à la télé, depuis ses débuts alors qu'encore inconnu de tous, il animait dans les années 60 une émission hebdomadaire en provenance de Québec, émission qui laissait entrevoir un play-boy plein de verve. Puis, petit à petit, il est devenu l'enfant chéri avec des émissions comme Les Coqueluches ou encore Avis de recherche. Et depuis sept ans, alors qu'il se savait atteint du diabète, il anime une émission qui est l'antithèse de tout bon régime pour diabétique, l'émission Vins et fromages. Mais comme le dit Gaston L'Heureux, « J'aime faire à manger pour les amis, j'aime un bon plat, un bon verre de vin. Le tout est dans la mesure, dans le genre de plat qu'on prépare. Si je dépasse la limite permise, je me priverai ensuite. Mais qu'on ne me parle pas d'arrêter tout. On n'est pas obligé de devenir un ascète. »

Le diagnostic

Il y a huit ans, il apprenait qu'il avait le diabète. Peut-être était-ce inévitable, l'hérédité jouait contre lui. Son père avait épousé en secondes noces sa mère. Il avait 72 ans et était diabétique; sa mère en avait 26. Son demi-frère était atteint et sa mère aussi à la fin de sa vie.

Durant les premières années, Gaston n'avait pas pris au sérieux son diabète. Il prenait bien du Diabeta, mais il ne suivait aucun régime sérieux. On avait beau lui dire qu'il fallait changer, que les conséquences pouvaient être graves, il ne voulait rien écouter. « Il y avait un médecin de mes amis, des Îles-de-la-Madeleine, qui avait essayé de me faire peur. Mais je l'avais envoyé promener », dit-il.

Les complications

Le diabète allait cependant lui jouer quelques mauvais tours. Il avait été de toute sa vie une personne assez renfermée sur elle-même malgré son image publique. Mais durant ces dernières années, il sentait des changements d'humeur profonds. Certains de ses amis en étaient arrivés à croire qu'il était en train de faire une dépression. « J'avais des amis, avoue Gaston, qui prenaient du lithium pour leurs états maniaco-dépressifs. Ils me disaient : Je suis comme toi. Tu devrais en prendre aussi. Moi qui n'avais jamais pris de lithium de ma vie. Les gens trouvaient que j'avais une façon négative de voir les choses. Un manque de rigueur des fois, avec des soubresauts caractériels. Quelqu'un qui pourrait avoir des problèmes de comportement. C'est ça le problème du diabète.»

Petit à petit, il perdait de l'intérêt dans tout ce qu'il faisait. Tout devenait difficile à faire : « On a tendance à être susceptible, moins endurant. Ma compagne pourrait le dire, j'ai été au bord de la détresse physique. Me lever le matin et ne pas être capable de trouver une chose objective. Je trouvais toujours un argument pour trouver que tout était « plate ». Ça a duré trois ans avant que j'en arrive à ce point limite. À ce moment-là je vivais des moments difficiles au plan professionnel, un désintérêt pour la carrière, un divorce, des difficultés financières, une nouvelle vie amoureuse. »

On avait beau lui dire de mieux se soigner, d'aller à l'hôpital rencontrer des spécialistes, les choses devaient aboutir à une crise: « Il y a trois ans j'ai fait une hyperglycémie. Ma glycémie était montée à près de 30 mmol/L. Encore un peu plus et j'étais dans le coma. Je ne faisais presque pas de tests. Je me sentais très mal. Je ne marchais presque pas. Je me traînais. Je n'avais presque pas d'énergie. À l'hôpital, je suis tombé sur une excellente endocrinologue. Tout de suite on m'a mis à l'insuline. Le lendemain, je rentrais à la clinique de jour. »

Cet événement a été un tournant dans sa façon de vivre son diabète.
« Il y a très peu de gens qui peuvent l'expliquer émotionnellement et scientifiquement. C'est au moment où un médecin s'est assis avec moi et m'a expliqué pendant près de 6 heures à quoi il fallait m'attendre, que j'en ai vraiment pris conscience. Sur le coup, j'ai pleuré. J'en parle et ça m'émeut encore. On pense tous qu'on est invulnérable. Tu te poses des questions sur ta raison d'être. L'importance de certaines choses par rapport à d'autres. Tu apprends à te rapprocher des tiens. Tu recherches de la sérénité dans ton travail. Tu apprends à gérer ton stress. »

Ce qui lui a fait sans doute le plus de bien, c'est de se retrouver avec d'autres personnes qui vivaient les mêmes problèmes, les mêmes émotions. De partager des joies, des tristesses, c'était une renaissance à la vie. « Cela a pris un an pour me rétablir. Il y avait l'euphorie du début, parce qu'avec l'insuline, on retrouve de l'énergie. Mais après ça tu oublies que tu dois avoir une surveillance constante. Tu penses que ça marche tout seul, que c'est magique. Mais il ne faut jamais oublier son lecteur de glycémie. Il faut enfin être comme un Sisyphe heureux, toujours condamné à remonter sa pierre. Mais heureux quand il arrive au sommet pour voir le paysage. »

L'acceptation de la maladie

Même avec toute la bonne volonté du monde, l'acceptation de la maladie est parfois difficile. Tout n'est pas comme avant, elle a eu le temps de miner la santé. « Tu as aussi d'autres problèmes, des problèmes d'ordre sexuel. Tu as des problèmes d'érection. Ensuite, tu as des cicatrices qui ne guérissent pas. C'est une attaque à tout ton système. J'ai beaucoup lu là-dessus. C'est l'acceptation qui est le plus difficile. C'est vraiment quand j'ai commencé l'insuline que j'en ai pris conscience. Ça a été l'acceptation. Quand on a un infarctus, on va sur le billard et on se fait opérer, point. Mais avec le diabète, pour moi, c'est toujours un ennemi. C'est comme si j'avais toujours derrière moi quelque chose qui me guette, qui me surveille et qui peut m'attaquer quand je m'y attends le moins. Donc il faut que je sois aguerri, que je compose avec, que j'essaie de déjouer, de me protéger. Mais l'attitude psychologique devant cette maladie est plus importante que n'importe quoi d'autre. »

« Tu prends conscience que tu as le choix de vivre plus longtemps ou de tout laisser tomber. J'ai choisi de vivre le mieux possible. Un de mes amis m'a dit que les plus belles années de production, c'est entre 50 et 65 ans. Je vais le prendre au mot. »

De l'aide, il en a eu. Il a un meilleur contrôle sur son diabète. Des consultations en clinique à l'hôpital Notre-Dame lui ont permis de retrouver une sexualité qui avait été rendue difficile quelque temps auparavant. Il s'estime chanceux de se retrouver durant une période où tous les espoirs sont permis : « Les moyens, on les connaît maintenant. Fort heureusement, la recherche nous permet d'espérer encore plus. Des implants qui arriveront, d'autres médicaments qui sont expérimentés et qui nous permettront d'arriver à la guérison. Je nous trouve chanceux quand je pense comment les gens vivaient avant qu'on ait trouvé des médicaments contre la maladie. On se faisait amputer, on devenait aveugle. Ce que j'en ai retiré de cette aventure, c'est la fragilité de la vie. L'auteur Gilles Archambault parlait, lui, du jour où, vieux, il perdrait ses sens. C'est un peu à ce moment-là que je me suis dit qu'il fallait essayer de vivre sa vie le plus confortablement possible, avec sa médication. Cette prise de conscience a été vraiment miraculeuse. Comprendre mon corps. Relativiser les choses. Avoir une espèce de dosimètre d'humeur. »

Devenir porte-parole de Diabète Québec
Gaston L’Heureux, porte-parole de Diabète Québec, a été victime d’un grave accident sur la route
le 3 mars 2007. Gaston, nous sommes avec toi et tes proches de tout cœur et te souhaitons un prompt rétablissement.
L’équipe de Diabète Québec
 

Ce n'est pas la première fois que Gaston L'Heureux accepte de défendre une cause, mais c'est la première fois qu'il y est aussi intimement associé. Qu'est-ce qui l'a donc poussé à accepter l'offre de Diabète Québec? Raymond Bouchard, qui est porte-parole depuis plusieurs années auprès de Diabète Québec, lui avait demandé de l'aider parce qu'il a un horaire très chargé. Gaston L'Heureux s'était souvenu alors des professionnels qui l'avaient aidé et des gens qu'il avait rencontrés lors des cours. Il croit que c'est un devoir de pouvoir aider les autres, comme d'autres l'ont fait pour lui. Il avoue ne pas être fort sur les mondanités. Par contre, il serait heureux de pouvoir participer à des conférences et de partager avec les gens les fruits de la recherche et les expériences de chacun.

L'avenir, il le voit avec beaucoup d'optimisme. « Quelquefois je triche, mais normalement je suis très rigoureux. Ce qui m'embête le plus, c'est le lecteur de glycémie. Des fois, je deviens tanné. J'ai les doigts sensibles. Mais on ne peut pas ajuster ses doses au pif. J'ai rencontré des gens qui avaient subi des épreuves tellement plus épouvantables, que je me demande comment j'aurais réagi. Lucien Bouchard est un bon exemple. Il faut être réaliste. Il me reste des tas de choses à voir et je veux les voir, j'ai le goût de voyager, de lire, d'être heureux. »

GASTON L'HEUREUX REPREND LES ONDES

MONTRÉAL, le 2 sept. /CNW Telbec/ - L'animateur bien connu Gaston L'Heureux reprend le micro sur les ondes de Radio Ville-Marie (CIRA-FM) à compter du 7 septembre à la barre de l'émission Des gens comme les autres.  Une émission touchante qui abordera la vie et l'environnement des personnes qui vivent avec un ou des handicaps. Ce mercredi 1erseptembre, la station dévoilait sa riche programmation dans une atmosphère de fête et de retrouvailles sous le thème : « Un automne… tout en couleur! »

La programmation sera en ondes à compter du 7 septembre et réservera de belles surprises. On y retrouvera une grande place à la culture, ce qui fait de CIRA-FM l'une des radios les plus culturelles du Québec.  La musique qui compte 50% de la programmation présente un répertoire musical sans égal. La station aborde aussi les grandes questions de fond sur les plans social, humanitaire et spirituel. Une dizaine de nouvelles émissions seront au programme.  Une place de choix est réservée aux livres, au cinéma, au théâtre, à l'histoire et au monde des arts en général.  La programmation comptera pas moins de cinq émissions littéraires. 

Les habitués de la station y retrouveront les François Beauregard, Claude Béland, Normand Cazelais, Evelyne Charuest, Armand Dubois, Benoît Lacroix, Jean-François Lisée, Madeleine Lemaire, Pascal Normand, Judith Ouimet, Thierry Pauchant, Marie-Josée Tardif, Daniel Turp et bien d'autres.  De nouvelles émissions toucheront la musique, les communautés culturelles, l'alimentation, le livre, les enjeux sociaux. Notons que  Le Conservatoire de Musique de Montréal réalisera une magnifique émission en compagnie de Jean Marchand et que la Fondation Les Impatients, avec leur créativité inépuisable, présenteront des rencontres exceptionnelles animées par Jean-Marie Bioteau.  

C'est la 16e rentrée pour ce média spécialisé qui ne cesse de grandir et de s'affirmer.  Avec ses 200 professionnels, ses 5 fréquences et ses 506 000 auditeurs/semaine, le réseau a le vent dans les voiles en son 15e anniversaire.  Il y a de quoi réjouir Jean-Guy Roy, directeur général : « Notre média offre un contenu unique, qui touche la vie et le cœur des gens. Nous abordons des sujets pertinents et nous offrons une programmation culturelle exceptionnelle. »  La station diffuse aux fréquences suivantes: 91,3 FM (Montréal), 100,3 FM (Sherbrooke), 89,9 FM (Trois-Rivières), 89,3 FM (Victoriaville), 104,1 (Rimouski) et à travers le monde au www.radiovm.com   Radio Ville-Marie, tout un monde à découvrir!

"Carrière"

Animateur de télévision

 1967-1969 : à la télévision éducative (à TVEQ)
 1971-1973 : Au masculin (variétés)
 1973-1974 : Le joint (à CBVT, ville de Québec, Affaires publiques)
 1974 : Téléthon de Noël (à CKTM)
 1974-1978 : Les Coqueluches (à la SRC, Montréal, avec Guy Boucher, variétés)
 1977-1978 : Visages (à Radio-Québec, Montréal, documentaire)
 1978-1979 : Portraits (à Radio-Québec, Montréal, documentaire)
 1978 : Les mystères de l’homme (à Radio-Québec, Montréal, chronique)
 1979 : La puce à l'oreille (à Radio-Québec, Montréal, jeu)
 1982-1985 : Avis de recherche (à la SRC, Montréal, variétés talk-show)
 1983 : Québec magazine (à CBVT, ville de Québec, avec Marie Savane, magazine socio-culturel)
 1983 : Bonjour le monde (à TVA, Montréal)
 1986 : Gala Métrostar (à TVA, Montréal)
 1986-1987 : L’Heureux retour (à TQS, Montréal)
 1987-1988 : C'est quoi ton signe ? (à TQS, Montréal)
1990-1991 : L'Heure G. (à las SRC, Montréal, talk-show)
 1987-1988 : Cinq pour un (à Radio-Québec, jeu)
 1988-1989 : Journal intime (à TVA, Montréal, variétés)
 1989-1990 : Une paire d’as (à la SRC, Montréal, avec Ghyslain Tremblay, jeu))
 1991-1993 : Gala Excellence La Presse (à la SRC, Montréal)
 1992-1993 : Millefeuilles (à la SRC, Montréal, émission littéraire)
 1993-1996 : Vins et fromages (à TVA, Montréal, gastronomie)
 1994 : Croque-Monsieur (à TQS, Montréal, chronique, variétés)
 1999 : Le combat des Chefs (Canal Vie, Montréal, cuisine)
 2002 : Josée, Gaston et Cie (à TVA, Montréal, magazine santé)

Radio

 1985 : Morning Man (à CIEL FM, Montréal)

Acteur

 1982-1985 : Vaut mieux en rire (Jacques Payette et Jean Bissonnette, réalisateurs)
 1990-1991 : La Misère des riches (Richard Martin, réalisateur)
 2003 : 100% bio (Claude Fortin, réalisateur)

Bibliographie

Gaston L'Heureux, malgré lui ou 30 ans de télévision au Québec (entretiens, recueillis par Pierre Salducci), éditions Stanké, Montréal, Québec, 1996
 



 

Les funérailles de Gaston L'Heureux célébrées à son image, dans la bonne humeur
Gaston L'Heureux alors qu'il participait à la présentation du Gala Artis 2009.

Photothèque La Presse
 
Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

La cérémonie qui a eu lieu samedi pour honorer la mémoire de Gaston L'Heureux était à l'image de l'animateur: chaleureuse et pleine de tendresse. Mais elle s'est d'abord et avant tout déroulée sous le signe de la bonne humeur, comme le défunt l'aurait souhaité.

Même endeuillées, les quelque 200 personnes qui se sont rassemblées au Complexe funéraire Mont-Royal en cette glaciale matinée de janvier en ont ri un bon coup. Car si les témoignages qui se sont succédé au cours de cette cérémonie étaient sans contredit extrêmement touchants, ils ont tous été livrés avec beaucoup d'humour.

Conformément aux souhaits de M. L'Heureux, il s'agissait d'une cérémonie non confessionnelle réunissant les membres de sa famille, ses amis et les gens du milieu artistique avec qui il a travaillé.

«Il voulait une cérémonie intime entre amis. Pour ce qui est des amis, c'est number one, mais pour ce qui est de l'intimité, il y a une petite faiblesse dans le forfait», a lancé son ami et collègue, le comédien Louis-Georges Girard, qui était le maître de cérémonie.

Soif de vivre

Tour à tour, les amis et les «compagnons de chaise» de Gaston L'Heureux ont évoqué le côté charmeur de l'homme ainsi que sa grande soif de vivre.

L'animatrice Pénélope McQuade, qui a été victime d'un accident de la route près de l'endroit où la même chose était arrivée à Gaston L'Heureux quelques années plus tôt, a pris la parole afin de témoigner de l'impact qu'avait eu ce dernier sur son processus de guérison.

Du champagne à l'hôpital

«Il est arrivé à l'hôpital Sacré-Coeur avec une bouteille de champagne et il m'a dit que c'était maintenant que le party commençait», a-t-elle lancé avant de dire en riant que Gaston L'Heureux, qui avait été traité au même établissement auparavant, avait «fait craquer tellement de coeurs d'infirmières».

Après le tour de chant de Marie-Denise Pelletier, qui a interprété L'amitié, le fils de Gaston L'Heureux a pris la parole. La voix étreinte par l'émotion, Pierre L'Heureux a raconté que trois jours avant le décès de son père, il avait été faussement informé de la mort de ce dernier. Il se trouvait alors à Cuba.

«Soulagé, j'ai pris une bonne brosse ce soir-là, a-t-il dit. Mais c'est drôle, parce que nous avons passé la soirée à parler de la mort, de mon père et de ce qui arriverait.»
«...lui qui s'est si souvent amusé à feindre sa propre mort»

«À ce moment-là, Gaston était hospitalisé. C'est une histoire qu'il aurait bien aimé entendre, lui qui s'est si souvent amusé à feindre sa propre mort. J'aimerais bien croire que Gaston m'a joué un dernier tour avant de partir.»

Les organisateurs de la célébration ont d'ailleurs rappelé à quel point Gaston L'Heureux était capable d'autodérision en projetant un extrait de l'émission Taquinons la planète animée par les Bleu Poudre dans laquelle l'animateur avait simulé sa propre mort, en 1992.

Généreux

Au cours des dernières années de sa vie, Gaston L'Heureux s'est beaucoup impliqué auprès des personnes handicapées du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. Plusieurs chaises roulantes étaient d'ailleurs alignées dans l'allée de la salle du complexe funéraire. Un mot revenait d'ailleurs sur toutes les lèvres des personnes présentes à la célébration: générosité.

Il était également porte-parole de Diabète Québec, une maladie dont il était atteint, en plus de donner de son temps à la Fondation Mira et a participé au Défi sportif. C'est là qu'il retrouvait celui qui le considère comme un deuxième père, le comédien Jean-Marie Lapointe. «Je l'ai revu là dans sa nouvelle vie, mais Gaston restait Gaston malgré la perte de ses jambes. Il était un ambassadeur extraordinaire pour les personnes handicapées, un modèle de résilience.»

«On aurait pu l'appeler Gaston Généreux, a résumé Louise Portal. C'est un métier où on peut être égocentrique et lui ne l'a jamais été.» La comédienne, qui a perdu sa soeur - la comédienne Pauline Lapointe - en août, avait les larmes aux yeux en évoquant la semaine «merveilleuse» qu'elle avait passée à coanimer l'émission L'Heure G avec M. L'Heureux.

Gaston L'Heureux est décédé le 9 janvier des suites d'un accident vasculaire cérébral à l'âge de 67 ans. Il a animé de multiples émissions de télévision, dont Les Coqueluches et Avis de recherche
 
Une cérémonie à la mémoire du comédien et animateur Gaston L'Heureux a eu lieu samedi au complexe funéraire Mont-Royal. Environ 300 personnes, dont de nombreux artistes et politiciens, étaient présentes pour rendre hommage au défunt.
La cérémonie n'était pas accessible aux médias et au public. Les proches du célèbre animateur avaient demandé à ce que l'hommage se déroule dans l'intimité. Plusieurs témoignages ont été recueillis à l'extérieur des lieux.
Winston McQuade, ami de longue date, a témoigné du vide que laissera la mort de l'animateur. « Gaston a toujours été de cette race de gens qui allait toujours un peu plus loin que les autres et qui, à travers sa carrière généreuse, riante et joyeuse, mais très sérieuse sur le plan intellectuel, a été un phare dans le milieu des médias électroniques. »
Son fils, Pierre L'Heureux, s'est dit profondément touché par l'hommage rendu à son père.
C'était un homme plein de folies [...] qui a marqué son époque. Son plus bel héritage, c'est son humanisme profond, son amour des autres.

— Pierre L'Heureux
La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a côtoyé M. L'Heureux sur les plateaux de télévision avant de faire le saut en politique. Elle se rappelle comment il a su être là dans les moments difficiles.
« Il y a une chose fondamentale pour moi : quand j'ai eu beaucoup de problèmes dans ma vie, Gaston a été très près de moi, il m'a beaucoup conseillée et soutenue. Je crois qu'il m'a donné beaucoup de courage pour être en mesure de continuer ma route », a-t-elle dit.
C'est un homme qui a toujours su entrer en contact avec les gens, de belle façon. C'était un homme formidable.

— La ministre de la Culture, Christine St-Pierre
L'ancien président de l'Union des artistes (UDA) et député de Borduas à l'Assemblée nationale, Pierre Curzi, a relevé, parlant de la cérémonie, « ce fabuleux sens de l'amitié de toutes ces personnes très diverses, très diversifiées qui aimaient Gaston ». Il a ajouté « et Gaston, quand on l'a connu, immédiatement on tombait en amour, et ce qu'on avait cet après-midi, c'était une cérémonie d'amour de Gaston L'Heureux ».
Je vais retenir sa détermination à donner à la vie un sens réel.

— Pierre Curzi
Pour sa part, Raymond Legault, l'actuel président de l'UDA où Gaston L'Heureux a longtemps milité, a rappelé qu'il « avait le don d'établir un bon contact avec les gens qu'il interviewait ».

Par Marie-Andrée Chalifour, Mis à jour le: 9 janvier 2011

Selon RDI l'animateur Gaston l'Heureux né à Québec en 1943 sera décédé. Celui qui en 1970 animait l'émission "Au Masculin"

Je pense que tout le Québec a le sentiment de perdre un ami et quelqu'un qui a porté toutes nos valeurs et qui l'a fait avec une liberté et une joie extraordinaire. Il portait bien son nom, Gaston L'Heureux. Il y avait quelque chose d'heureux dans le fait de le fréquenter.  Ça a été vrai pour tous les téléspectateurs, pour les auditeurs, et c'était vrai dans la vie aussi.
— Pierre Curzi

L'ancien premier ministre Bernard Landry, qui a côtoyé Gaston L'Heureux à plusieurs occasions, a indiqué qu'il était un admirateur de René Lévesque. « Et René Lévesque disait “Être informé, c'est être libre”, alors Gaston recherchait la liberté par l'information, et il l'a fait d'une façon magnifique », a-t-il dit.
Il a par ailleurs mis en évidence le courage dont il a fait preuve après son accident. « Il s'est révélé encore aussi un homme extraordinaire dans les contacts personnels, dans les rencontres auxquelles on a eu le bonheur de participer, et comme philanthrope aussi », a-t-il précisé.
Le premier ministre Jean Charest a lui aussi tenu à saluer Gaston L'Heureux. « Par son immense talent, sa générosité légendaire et son humour bien à lui, Gaston L'Heureux aura su faire vivre bien des moments magiques aux Québécoises et aux Québécois. Ce grand épicurien savait mordre dans la vie et surtout avait sa façon propre de transmettre ce plaisir par l'entremise d'une profession qu'il a exercée avec brio », a déclaré M. Charest.
 
Ce qu’on connaît moins de Gaston L’Heureux c’est son implication sociale. En 1998 durant la crise du verglas, il a travaillé fort pour organiser la Tournée du réconfort qui a permis de remettre 2,5 millions de dollars aux banques alimentaires venant en aide aux sinistrés des régions de la Montérégie et du Centre-du-Québec, durement touchées. Il fut également porte-parole de la Fondation Mira et de Diabète Québec, maladie dont il était atteint, ainsi que Président de la Fondation des artistes.
Il était en fauteuil roulant depuis 2007 à la suite d’un accident automobile. Ne se laissant pas abattre par ce coup du sort, il s’est associé à la campagne Rouler vers demain afin d’aider les personnes qui, comme lui, sont atteintes de traumatismes de la moelle épinière. Il s’est aussi impliqué pour le Centre Lucie Bruneau, l’Association des handicapés du Québec et Kéroul, nous rappelle Radio-Canada.


Adieu Gaston

 

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