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Andrée Lachapelle est au théâtre, à la télévision et au cinéma québécois ce que le soleil et l'eau sont aux fleurs : un atout vital et important pour leur épanouissement, en l'occurrence celui de la culture québécoise.
Sa mère perd son mari alors qu'elle est enceinte de son cinquième enfant. Elle élèvera seule ses cinq enfants pendant quelques années, puis se remariera avec le cousin germain de son défunt mari. De cette union naîtront deux autres enfants, dont la petite dernière, Andrée, le 13 novembre 1931. Ses parents ont alors 45 ans.
Durant sa jeunesse, Andrée est entourée de ses frères et sœurs qui font du théâtre amateur dans leurs moments de loisir. Dès qu'elle sait parler, ceux-ci lui font réciter des textes. Plus tard, ils lui feront dire des poèmes lors des entractes. L'ambiance à la maison et son milieu familial font en sorte qu'elle se découvre très jeune un goût marqué pour le théâtre.
Dès l'âge de six ans elle entreprend des cours de diction. Tout au long de ses études, elle se passionnera pour le français et aura le souci constant de s'exprimer avec clarté. À l'école, on la choisit souvent pour jouer les rôles de Vierge Marie, d'ange, de sainte ou de petit Jésus. Élève docile et ricaneuse, elle se classe toujours parmi les premières de sa classe. À 14 ans, elle s'inscrit au Studio 15 animé par Gérard Vleminckx. Trop jeune pour tenir des rôles, elle y est acceptée comme élève.
Elle fréquentera l'Institut pédagogique où elle obtiendra son diplôme d'institutrice. Elle enseigne deux ans à la maternelle et six mois à la première année à l'École du doux parler français, après quoi elle se consacre uniquement au théâtre.
Andrée Lachapelle montera sur les planches avec la troupe Trait d'union aux côtés d'Henri Norbert, et plus tard avec les Compagnons de Saint-Laurent dirigés par Aario Marist.
Le Festival de Montréal de l'été 1952 donne lieu à une rencontre déterminante dans la vie d'Andrée Lachapelle. Elle fait la connaissance de Robert Gadouas, comédien professionnel reconnu pour sa sensibilité, son sens inné du théâtre, l'intensité de son jeu et ses dons de lecteur et de diseur. L'avènement de la télévision à l'automne 1952 conduit la comédienne à jouer dans une adaptation personnelle de Robert Gadouas d'une pièce noire de Jean Anouilh : L'Hermine. Robert Gadouas y interprète le rôle de l'amoureux, Frantz, tandis qu'Andrée Lachapelle joue celui de l'amoureuse, Monime. C'est le début de leur relation.
Sa relation de couple avec Robert Gadouas durera 10 ans; Andrée donnera naissance à quatre enfants : Patrice, Catherine, Anne (morte à la naissance) et Nathalie.
En
1963, le couple se sépare. Robert Gadouas se donnera la mort en
1969. Voici ce qu'Andrée Lachapelle a à dire à ce
sujet :
[...]
Le métier d'acteur peut s'avérer très cruel pour ceux
qui, trop sensibles, en font leur unique raison de vivre. Robert Gadouas
faisait partie de cette lignée. C'était un être plein
de fantaisies et de rêves, au point que cela le rendait très
vulnérable, car ses rêves et fantaisies étaient trop
débordants pour entrer dans l'espace quand même limité
du milieu théâtral. L'intolérance à l'égard
de certains artistes, même les plus doués, trouve malheureusement
sa place dans ce milieu et c'est dans un silence complice que leurs faiblesses
sont souvent pointées du doigt. [...] Avant sa disparition fracassante,
Robert n'avait presque plus d'engagements. Pour des raisons que j'ignore
toujours, le milieu théâtral le boudait comme s'il ne se souvenait
plus de lui. [...] Ce fut une épreuve douloureuse qui m'a ouvert
les yeux. À compter de ce moment, j'ai décidé que,
pour le reste de ma vie, je ne me laisserai jamais détruire par
ce métier, que j'aime par-dessus tout; au contraire, j'ai voulu
faire tout ce qui était en mon pouvoir pour qu'il demeure ma principale
source d'enrichissement personnel et de joie de vivre.
Le 29 mai 1971, elle se marie avec le comédien Dominique Briand. Sa relation avec lui remontait à 1967 et durera 10 ans. C'est sur l'insistance du comédien qu'Andrée Lachapelle obtient le rôle de Blanche Dubois dans la pièce Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams. Cette pièce, montée à Paris, remportera un vif succès en France.
Boursière du Conseil des Arts, elle entreprend, seule, un long voyage qui la mène en Russie, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Hongrie, en Autriche, à Paris et à New York. Elle assistera à des cours d'art dramatique afin de connaître les diverses méthodes d'enseignement qu'on utilise dans les écoles d'art dramatique. Cette expérience s'avérera très utile puisqu'en 1998 elle deviendra professeure de lecture à l'École nationale de théâtre, à Montréal.
À son retour au pays, Andrée Lachapelle est à la croisée des chemins. Ses enfants volent de leurs propres ailes : Nathalie aspire à la danse et deviendra comédienne tout comme sa mère, Catherine est musicienne et Patrice exerce le métier de capitaine de navire. Et rien ne va plus entre elle et Dominique Briand. Divergeant d'opinions sur leurs carrières respectives, ils se séparent, mais demeurent de bons amis.
En 1978, Andrée Lachapelle aura une brève relation avec Daniel Desjardins, technicien à la Place des Arts.
Depuis cinq ans environ, elle partage sa vie avec le cinéaste et comédien André Melançon. Ils agissent comme porte-parole du Carrefour familial Hochelaga, organisme communautaire au service des familles.
Tout
au long de sa carrière, Andrée Lachapelle a fait sa marque
au théâtre. Elle a joué dans nombre de pièces,
dont :
L'Ours
et la Demande en mariage de Tchekhov, Studio 15
Crime
et Châtiment, mise en scène d'Aario Marist, avec la troupe
des Compagnons de Saint-Laurent
Ces
dames aux chapeaux verts, mise en scène d'Henri Norbert, avec la
troupe Trait d'union
Adorable
Julia de Somerset Maugham, mise en scène de Loïc Le Gouriadec
(1960)
Des
enfants de cœur de François Campaux, mise en scène de Loïc
Le Gouriadec, Théâtre du Rideau vert (1964)
La
Locandiera de Goldoni, mise en scène de Gilles Groulx, Nouvelle
Compagnie théâtrale (1965)
Les
Beaux Dimanches de Marcel Dubé, Comédie canadienne (1965)
Au
retour des oies blanches de Marcel Dubé, mise en scène de
Gilles Groulx, Comédie canadienne
Huis
clos, mise en scène de Paul Blouin, Théâtre du Rideau
vert (1967)
Le
Cheval évanoui de Françoise Sagan, mise en scène de
François Cartier, Théâtre du Rideau vert (1968)
La
Dame de chez Maxim's de Georges Feydeau, mise en scène de Guy Hoffmann,
Théâtre du Rideau vert (1970)
Feu
la mère de Madame, mise en scène d'André Cailloux,
Théâtre du Rideau vert (1971)
Le
Canard à l'orange de William Douglas Home, mise en scène
de Guy Hoffmann, Théâtre du Rideau vert (1971)
Les
Troyennes, Nouvelle Compagnie théâtrale (1971)
Une
maison de poupée d'Ibsen, Nouvelle Compagnie théâtrale
(1973)
Un
tramway nommé Désir de Tennessee Williams, Paris (1975)
Candida
de George Bernard Shaw, mise en scène d'Hubert Noël, Théâtre
du Rideau vert (1978)
La
Parisienne d'Henri Becque, mise en scène de Jean-Louis Roux, Théâtre
du Nouveau Monde (1978)
La
Saga des poules mouillées de Jovette Marchessault, mise en scène
de Michelle Rossignol, Théâtre du Nouveau Monde (1981)
Anaïs
dans la queue de la comète de Jovette Marchessault, mise en scène
de Michèle Magny, Théâtre de Quat'Sous (1985)
Les
Paravents de Jean Genet, mise en scène d'André Brassard,
Théâtre du Nouveau Monde (1987)
La
Cerisaie de Tchekhov, mise en scène de Guillermo de Andrea, Théâtre
du Rideau vert et Théâtre du Trident (1988)
Les
Dernières Fougères de Michel d'Astous, mise en scène
d'André Brassard, Théâtre du Rideau vert (1989)
Lettres
d'amour d'A.R. Gurney, mise en scène de Michèle Magny, Théâtre
du Rideau vert (1991)
Après
la chute d'Arthur Miller, mise en scène d'Yves Desgagnés,
Compagnie Jean-Duceppe (1994)
Soudain
l'été dernier de Tennessee Williams, mise en scène
de René Richard Cyr, Compagnie Jean-Duceppe (1995)
Le
Passage de l'Indiana de Normand Chaurette, mise en scène de Denis
Marleau, Théâtre UBU/CNA (1996)
Titanica,
la robe des grands combats, Edmund C. Asher, Londres, 1968 de Sébastien
Harrisson, mise en scène de René Richard Cyr, Théâtre
d'Aujourd'hui (2001)
Les
Fleuves profonds de José Maria Arguedas, mise en scène de
José Navas, Théâtre de Quat'Sous (2002)
Les
girls arrivent en ville de Clémence Desrochers, mise en scène
de Sophie Clément, Théâtre du Rideau vert (2002)
Le
metteur en scène André Brassard a bien résumé
la merveilleuse personnalité d'Andrée Lachapelle : « Andrée
Lachapelle est un cadeau du Bon Dieu à l'humanité souffrante.
Elle est aussi belle en dedans qu'en dehors. Elle fait partie de cette
race de gens qui pourraient s'asseoir sur leurs lauriers. Mais elle est
encore inquiète, passionnée. » (Véronique Robert,
p. 250)
Saison
2002-2003 au théatre du Rideau Vert
Filmographie
*
1954 : 14, rue de Galais (série TV) : Suzanne Mercier
*
1963 : Phèdre (TV)
*
1965 : La Corde au cou : Suzanne
*
1966 : Le Misanthrope : Célimène
*
1966 : YUL 871
*
1969 : Don't Let the Angels Fall : Prostitute
*
1974 : Les Beaux dimanches : Évelyne
*
1974 : Toi et tes nuages (TV) : Ernestine
*
1979 : Cher papa (Caro papà) : Giulia Millozza
*
1980 : Le Temps d'une paix (série TV) : Marie-Thérèse
Fournier
*
1981 : Les Beaux souvenirs : Voix de maman
*
1985 : Monsieur le ministre (série TV) : Louise Robert
*
1988 : La Maison Deschênes (série TV) : Françoise Beneix-Deschênes
*
1988 : À corps perdu
*
1989 : Dans le ventre du dragon : Madame Côté
*
1989 : Jésus de Montréal
*
1990 : Moody Beach : Antiquaire
*
1991 : Nelligan : Robertine Barry
*
1991 : Les Naufragés du Labrador (TV) : La femme de George-Henry
*
1992 : Scoop (série TV) : Yolande Rousseau
*
1992 : Léolo : Psychiatrist
*
1993 : Cap Tourmente : Jeanne O'Neil
*
1993 : Maria des Eaux-Vives (feuilleton TV)
*
1996 : Innocence (feuilleton TV) : Jacqueline Jasmin
*
1997 : Le Volcan tranquille (série TV) : Agathe Saint-Janvier
*
1997 : Diva ("Diva") (série TV) : Grand-mère d'Ariane
*
2000 : Albertine, en cinq temps (TV) : Albertine (60 ans)
*
2000 : Le Pays dans la gorge (TV) : Emma
*
2001 : Mon meilleur ennemi (série TV) : Françoise Mercier
*
2001 : Emma (série TV) : Gisèle Dauphin
*
2001 : Du pic au cœur
*
2004 : La Pension des étranges
*
2004 : Daniel and the Superdogs
*
2004 : Littoral
*
2005 : L'Héritière de grande ourse (feuilleton TV) : Madame
Sylvestre
Le
secret de ma mère (2006)
La
belle empoisonneuse
LES
GIRLS ARRIVENT EN VILLE de Clémence DesRochers
Mise
en scène Sophie Clément
Avec
Andrée Lachapelle, France Castel,
Monique
Richard, Nathalie Gadouas, Sylvie Ferlatte
Récompenses
*
1990 - Prix Guy-L'Écuyer
*
1995 - Prix Gémeau, Meilleure interprétation premier rôle
féminin : dramatique
Nominations
*
1985 - Officier de l'Ordre du Canada
*
1997 - Chevalier de l'Ordre national du Québec
15/05/2004
LA
PENSION DES ÉTRANGES. Douce folie: Comédie psychologique
écrite, réalisée et produite par Stella Goulet. Phot.
: Daniel Guy. Mont. : René Caron. Mus. : Paul Kunigis et l’ensemble
Jeszcze Raz. Avec Sophie Dion (Maryse), Andrée Lachapelle (Luce),
Huguette Oligny (Émilienne), Denise Verville (Georgette), Didier
Lucien (Étienne), Pierre Curzi (René), Jacques Lussier (Walter),
Jacques-Henri Gagnon (Vincent). Canada 2004.
Tourné
avec des moyens réduits, mais joliment bien écrit, «
La Pension des étranges » est défendu par de grands
acteurs, particulièrement par Andrée Lachapelle, belle et
touchante dans ses allers-retours entre la réalité et son
monde intérieur.
DUCEPPE
: 2004-2005
8
sept au 16 oct 2004
"Délicate
balance" Artistes: Violette Chauveau, Benoit Girard, Andrée
Lachapelle, Béatrice Picard, François Tassé, Louise
Turcot
Metteur
en scène: Daniel Roussel
Distinctions et engagements
De 1980 à 1988 -- Présidente de la Galerie Maximum, qui favorise la diffusion des arts carcéraux
1985 -- Nomination au grade d'Officier de l'Ordre du Canada; distinction décernée par la très honorable Jeanne Sauvé pour honorer ses talents d'actrice exceptionnels ainsi que son dévouement au service du Canada et de l'humanité
Depuis 1985 -- Engagement dans l'organisation des auditions du Théâtre de Quat'Sous
Depuis 1989 -- Membre du comité du financement d'Amnistie internationale
1993 -- Première présidente du Conseil québécois du théâtre et ambassadrice des couturiers québécois
1994 -- Engagement au sein de l'organisation du premier Gala du Théâtre télédiffusé par la Société Radio-Canada (La Soirée des Masques)
1998 -- Nommée Chevalier par le Secrétariat de l'Ordre national du Québec
2000 -- Récipiendaire du prix du « Mérite du français dans la culture ». Ce prix est remis chaque année à une personnalité qui mène une carrière d'artiste interprète, de créateur ou d'auteur, et dont la qualité d'expression en français est reconnue du grand public. Ce prix est décerné par l'Union des artistes, l'UNEQ et la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC), en collaboration avec l'Office de la langue française.
Officier
de l'Ordre du Canada
Andrée
Lachapelle, O.C.
Comédienne chevronnée, elle a fait et continue de faire une carrière remarquable au théâtre. Sur le plan de l'interprétation dramatique, elle est l'une des artistes les plus respectées au Québec. Outre le théâtre de répertoire, elle participe à la création de pièces d'auteurs québécois et a joué dans de nombreux téléromans sur les ondes de Radio-Canada.
La
nomination d'Andrée Lachapelle au grade d'Officier honore ses talents
d'actrice exceptionnels ainsi que son dévouement au service du Canada
et de l'humanité.
Saviez-vous
que?
Andrée
LACHAPELLE
Comédienne
Films
présentés à Cannes
1979
CHER PAPA Interprète En compétition Jeudi 7 novembre 1996
La
Patrouille du cosmos (Star Trek, 1967 à 1968)
Distributeur
: Paramount Television
Distribution
:
William
Shatner (Capitaine James Tiberius Kirk) / Yvon Thiboutot
Leonard
Nimoy (M. Spock) / Régis Dubost
Deforest
Kelley (Dr Léonard H. McCoy) / Michel Georges
James
Doohan (Lt général Montgomery Scott) / Julien Bessette et
François Cartier
Nichelle
Nichols (Lte Nyota Uhura) / Arlette Sanders
Georges
Takei (Lt Hikaru Sulu) / Daniel Roussel
Walter
Koenig (Pavel Chekov) / André Montmorency
Majel
Barrett (Infirmière Christine Chapel) / Andrée Lachapelle
Grace
Lee Whitney (Yeoman Janice Rand) / Élizabeth Lesieur
Narrateur
/ Daniel Roussel et Yvon Thiboutot
Voix
de l'ordinateur de l'Entreprise / Élizabeth Lesieur
À
Notre-Dame-des-Victoires, on récupère!
À
l’occasion du lancement de la collecte de vêtements usagés
dans la région de Montréal, le 12 mai dernier, le président
de l’organisme Renaissance, M. Pierre Legault, était heureux de
reconnaître l’excellence et l’implication du conseil d’élèves
de l’école primaire Notre-Dame-des-Victoires. Sous le thème
Déshabillez-vous pour une bonne cause!, cette activité est
appuyée par des comédiens. Cette année, Andrée
Lachapelle, Chantal Fontaine, Guylaine Tremblay, Isabelle Richer et André
Melançon, en plus de participer au lancement, ont eux-mêmes
apporté leur sac de vêtements usagés.
346
sacs verts depuis trois ans!
Depuis
les trois dernières années, avec 346 sacs verts ramassés,
cette école s’avérait la plus performante dans la récupération
de vêtements usagés. En cette quatrième année
de participation, c’est plus de 180 sacs qui ont été remassés !
Cette activité fait partie du projet éducatif de l’établissement.
C’est la directrice de l’école, Mme Francine Pelletier, qui a proposé
ce projet maintenant pris en charge par le conseil d’élèves.
Une
centaine d’écoles des différentes commissions scolaires de
l‘île de Montréal participent chaque année à
cette oeuvre communautaire et, à cet effet, Renaissance a d’ailleurs
créé une trousse éducative intitulée Récupérons-
Spécial Vêtements.
Guylaine
Tremblay, Isabelle Richer,
Andrée
Lachapelle et Chantal Fontaine Renaissance est une organisation à
but non lucratif fondée en 1994, qui vise la réinsertion
sociale et professionnelle de personnes éprouvant des difficultés
à intégrer le marché du travail, tout en suscitant
l'engagement de chacun à faire des gestes pour préserver
l'environnement.
10/10/2003
Exposition
en appui à la lutte contre le cancer du sein
Sylvie
Brunet et Patricia Nguyen Mingh-Huong exposent leurs œuvres à la
Galerie Pierre Séguin
par
Marie-Josée Bétournay
Jusqu'au
31 octobre, les artistes peintres Sylvie Brunet et Patricia Nguyen Mingh-Huong,
respectivement originaires de Valleyfield et de Saint-Timothée,
uniront leur talent à 23 autres artistes féminines dans le
cadre d'une exposition en appui à la lutte contre le cancer du sein.
Cette
première, qui se déroulera à la Galerie Pierre Séguin
de l'Île-Perrot, jettera le voile uniquement sur des œuvres entourant
la femme.
Ce
collectif s'inscrit à l'intérieur du Mois du cancer du sein.
L'inauguration de cette exposition a eu lieu dimanche dernier en présence
de la comédienne Andrée Lachapelle.
"C'est
dans le but de promouvoir le travail d'artistes se consacrant aux arts
visuels et d'encourager la recherche sur le cancer, particulièrement
le cancer du sein, que j'ai accepté de parrainer ce collectif mis
en place par la Galerie Pierre Séguin en hommage à ma belle-fille
Michèle Léveillé, qui est décédée
d'un cancer en 2003", laisse entendre la comédienne par le biais
d'un communiqué de presse.
Don
du ruban rose
Lors
du vernissage, en échange d'un don volontaire à la Fondation
du cancer du sein du Québec, Andrée Lachapelle a apposé
sa signature sur une carte reproduisant une œuvre de sa belle-fille, La
fille de Burano.
Les
commerciaux de Bell avec Monsieur B.
Quand
la mère de Monsieur B. est apparue, Bell a fait passer des auditions
à de grandes dames du métier, comme Monique Mercure, Andrée
Lachapelle ou Hélène Loiselle.
Douée
pour le bonheur
ARTICLE
- 4 septembre 2008
Christian
Saint-Pierre
Andrée
Lachapelle s'apprête à endosser, sous le regard bienveillant
de l'un de nos plus grands metteurs en scène, André Brassard,
l'angoisse et la détermination de Winnie, l'héroïne
d'Oh les beaux jours, de Samuel Beckett. Un grand rôle qui s'ajoute
à un parcours déjà exemplaire.
Le
premier spectacle de la saison 2008-2009 de l'Espace Go conjugue le talent
de la comédienne Andrée Lachapelle, le savoir-faire du metteur
en scène André Brassard - dont la dernière réalisation
scénique remonte à 2003 - et l'un des chefs-d'oeuvre de Samuel
Beckett, Oh les beaux jours. C'est ce qu'il est convenu d'appeler une rencontre
au sommet. En fait, il s'agit plus précisément d'un rêve...
devenu réalité. Essentiellement le rêve de Brassard.
En effet, c'est d'abord lui qui a imaginé Andrée Lachapelle
dans la peau de la mythique Winnie de Beckett. Puis la comédienne
a fini par accepter le défi, et, avec elle, Ginette Noiseux, directrice
artistique de l'Espace Go. "J'avais vu la pièce à quelques
reprises, explique la comédienne, notamment dans la mise en scène
de Roger Blin, avec Madeleine Renaud; et celle de Brigitte Haentjens, en
1990, avec Sylvie Drapeau. Mais je ne l'avais jamais lue. Quand j'ai lu
la pièce, avec toutes les didascalies, je me suis demandé
ce que j'étais allée faire là. Mon Dieu, serais-je
capable d'apprendre tout ce texte?"
En effet, la chose n'est pas simple. Pas parce que la pièce créée en 1963 est très longue, mais bien parce qu'elle est truffée de didascalies, des indications scéniques d'une précision peu commune, comme Beckett en avait le secret; une partition de temps et de gestes presque aussi importante que le texte lui-même. Tout cela, il faut en convenir, n'est pas évident à mémoriser, surtout quand on a l'âge vénérable de 76 ans. "J'avais eu tellement de difficulté à apprendre Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, se souvient la comédienne à propos du monologue de Jean-Luc Lagarce que Serge Denoncourt avait dirigé à Go, en 2001. Je m'étais alors fait la promesse de ne plus m'embarquer dans une aventure semblable. Et me revoilà! Il faut croire que c'est dans ma nature de plonger et de me rendre compte après coup qu'il n'y avait pas d'eau dans la piscine."
RETROUVER BRASSARD
Mais le désir de recroiser le fer avec Brassard est si grand que la comédienne accepte de se mesurer à un autre grand rôle. "Je voulais travailler à nouveau avec André. Je trouvais ça important pour moi. Chaque fois, c'est une grande joie, un grand bonheur. Il m'a toujours obligée à faire des choses très différentes. Je pense notamment aux Paravents, de Genet, ou encore à Et mademoiselle Roberge boit un peu, de Zindel." En effet, Brassard n'a jamais été homme à fréquenter les sentiers battus. Depuis quelques années, la maladie l'a forcé à ralentir ses activités, pour ne pas dire à quitter la scène. Si c'est un bonheur pour Lachapelle de retravailler avec lui (ils ont commencé à se rencontrer en novembre dernier), c'en est un tout aussi grand pour nous, amateurs de classiques radicalement relus, de le retrouver.
Quand on demande à la comédienne, qui a commencé sa carrière en 1950, si Winnie sera son dernier grand rôle - parce qu'une rumeur en ce sens a circulé -, elle apporte quelques nuances. "Je ne veux pas dire que ce sera le dernier, parce que si jamais je change d'idée, je vais avoir l'air ridicule. Cela dit, ce genre de texte, aussi exigeant, c'est la dernière fois, ça c'est sûr. Je ne vais pas aller jusqu'à 80 ans à faire des trucs pareils!"
DÉCOUVRIR LES NUANCES
Une sonnerie stridente perce le calme d'un jour naissant. Winnie se réveille, son corps enterré jusqu'au-dessus de la taille dans un monticule de sable. Peu importe, Winnie ne se plaint jamais. Pour conjurer le vide d'une vie immobile, elle se lave les dents, fouille dans son sac, en sort des objets familiers, ouvre une ombrelle pour se protéger du soleil, fredonne un air ancien et évoque des souvenirs du passé. Parfois, son mari Willie (incarné par Roger La Rue) laisse aller quelques grognements.
La pièce de Beckett aborde nos peurs les plus viscérales: la mort, la vieillesse, les habitudes, la monotonie du quotidien, la transformation du corps, l'effritement du désir, des capacités physiques et intellectuelles...
Étrangement, malgré la gravité de l'arrière-plan, l'ensemble reste assez lumineux. Il y a là comme un espoir des derniers instants, une espérance qui subsiste, malgré tout. "Finalement, explique la comédienne, à force d'entrer dans le texte, que je pensais au début beaucoup plus dramatique, beaucoup plus sombre - l'histoire d'une femme qui s'enfonce dans la terre! -, à force de le lire, de l'apprendre, j'ai découvert tout le personnage, toutes les nuances, son humour, son sens incroyable de la dérision. Elle se moque d'elle-même, et aussi de Willie, ce qui me plaît beaucoup parce que ça apporte des couleurs très différentes. Il y a aussi ses doutes, ses attentes, ses insécurités, notamment par rapport à Willie. Son raisonnement sur la vie, sur les choses qui durent et sur les êtres qui ne durent pas, tout cela est particulièrement philosophique. Chaque phrase, chaque mot veut dire quelque chose!"
OFFRIR DE LA RÉSISTANCE
Ainsi, le texte acquiert toujours plus de sens pour la comédienne, comme pour le metteur en scène, victime d'un AVC il y a huit ans. "À cause de ce qui lui est arrivé, ce texte-là touche tout particulièrement André, explique Lachapelle. Il sent tout ce que Winnie sent. Ne plus pouvoir marcher comme il le voudrait, être dépendant des autres... tout ça le met en colère et il veut que ça passe dans le spectacle, dans la manière dont je dis le texte, c'est-à-dire avec une dérision face à Dieu."
Selon
Brassard, Oh les beaux jours raconte l'histoire d'une résistante
qui dit à son Créateur: "Non! Tu m'auras pas, mon tabarnac!"
Andrée Lachapelle, qui vit avec Winnie "jour et nuit depuis janvier",
partage, en d'autres termes, cette vision. "Winnie sait bien que rendue
où elle en est rendue... ça achève. Mais, avant, il
y a tout ce qui se passe dans sa tête, tout ce qui a eu lieu avant,
autrefois, et maintenant. Elle est perdue, elle perd les mots, elle crie,
elle se fâche... mais, toujours, elle se bat pour continuer à
penser. C'est une battante, jusqu'à la toute fin! Pour moi, dans
la vie, il y a deux sortes de personnes: celles qui sont douées
pour le bonheur et celles qui le sont moins. Winnie, elle, est définitivement
douée pour le bonheur. Imaginez, ses dernières phrases sont:
"Oh le beau jour encore que ça aura été. Encore un.
Après tout. Jusqu'ici." Et puis ensuite, prise dans une situation
aussi terrible, elle trouve le courage de chanter!"
« La
mise en scène, le théâtre, c’est ma vie. » André
Brassard a passé des moments durs et sa santé vacillante
l’a tenu loin de sa passion, le théâtre. Sous de meilleurs
auspices, il raconte comment il dirigera la comédienne Andrée
Lachapelle dans une pièce de Samuel Beckett.
Andrée
Lachapelle ne cache pas qu’il s’agira peut-être de son dernier rôle
d’importance sur les planches. Elle n’annonce pas sa retraite, mais elle
laisse entendre qu’elle pourrait tout arrêter après la production
Oh les beaux jours et ça lui serait égal.
Si
elle doit quitter la scène, ce sera après avoir joué
un grand rôle, exigeant et complexe.
«
Je crois que dans ma vie de comédienne, c’est le texte pour lequel
je me suis le plus abandonnée. »
Andrée
Lachapelle lira Saint-Exupéry dans le cadre de la série Le
Studio littéraire
Le
3 mars 2008 - 14:40 |
La
comédienne Andrée Lachapelle lira Saint-Exupéry ce
lundi soir dans le cadre de la série Le Studio littéraire
présentée à la Cinquième Salle de la Place
des Arts.
Mme
Lachapelle lira "Lettre à un otage", un livre méconnu d'Antoine
de Saint-Exupéry, une lettre d'amour et d'amitié qui a marqué
sa jeunesse et qu'elle a offert en cadeau à plusieurs reprises.
"Lettre
à un otage" devait au départ n'être que la préface
d'un livre de l'écrivain et journaliste Léon Werth qui n'a
jamais été publié.
En
1941, Saint-Exupéry avait rencontré Léon Werth qui
lui avait confié son manuscrit, lui demandant d'en écrire
la préface. Le manuscrit de Werth ne paraîtra jamais du vivant
de l'auteur mort en 1955, mais la préface de Saint-Exupéry
deviendra "Lettre à un otage" et sera publiée en 1944. "Lettre
à un otage" est une vibrante déclaration d'amour à
Léon Werth, à la France, à tous les Français
privés de leurs racines et soumis à un exil forcé,
dans leur propre pays, otages de l'invasion allemande.
Le
Studio Littéraire est une production des Capteurs de mots présentée
en collaboration avec la Place des Arts.
©
La Presse Canadienne, 2008
St-Antoine
- Plus de 600 personnes, de St-Antoine-de-Tilly, ont collaboré à
l'enregistrement de l'émission «La petite séduction»
les 18 et 19 juillet. L'invitée était Andrée Lachapelle
et l'émission sera diffusée le lundi 21 août à
20 heures à la télé de Radio-Canada.
«Mission
accomplie et réussie» déclarait mercredi Mathieu Tricoire,
l'un des sept membres du comité organisateur. Le canevas de l'émission
était de séduire l'invitée en utilisant divers stratagèmes.
Facile
d'approche, la comédienne a donné du fil à retordre
à l'équipe de production. Alors que le réalisateur
avait prévu installer l'invitée à un endroit, sur
un plateau de tournage, Mme Lachapelle se dirigeait ailleurs. «Elle
allait discuter avec les gens, leur serrer la main, c'était touchant»,
devait ajouter Mathieu Tricoire.
Parmi
les surprises préparées minutieusement, l'invitée
a eu droit à un défilé de chapeaux, une visite à
la fromagerie Bergeron et à la crêperie. Une activité,
organisée sur le quai de la municipalité mardi, a attiré
près de 150 personnes. «On en attendait une trentaine environ»
devait ajouter le porte-parole.
Le
18 juillet toujours, un piano à queue a été installé
près du ruisseau Bourret, en bordure du fleuve, où un spectacle
de chants, avec 15 voix masculines, lui a été offert.
Le
lendemain, quelque 275 personnes ont participé au «Grand défi»
préparé à la maison Victorienne. Pour l'occasion,
une charrette, tirée par un tracteur de 1951, a été
transformée en scène. «C'était le petit théâtre
Andrée Lachapelle» devait ajouter M. Tricoire. Tous les figurants,
jeunes ou adultes, étaient costumés. Un banquet extérieur,
regroupant 250 personnes, a clôturé cette dernière
journée.
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