"LĎÉTOILE DE CE MOISĎĎ
Jérôme Lemay
(le 22 août 1933 et décédé le 21 avril 2011)


Décès de Jérôme Lemay

21 avril 2011,De TVA Nouvelles

Jérôme Lemay, âgé de 77 ans, qui s'était écrasé à la Place des Arts le 31 mars dernier, a rendu l'âme mercredi soir.

Il y a trois semaines, le chanteur-fantaisiste s'était affaissé sur la scène à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, lors de la première montréalaise du spectacle Le grand retour des Jérolas. L'incident était survenu à peine quelques minutes avant l'entracte, et on avait alors été contraint d'interrompre la représentation.

Lemay avait été transporté à l'Hôpital de la Cité-de-la-Santé, où il demeurait hospitalisé. Notons que l'artiste était atteint d'un cancer. Au lendemain de l'incident, les médecins avaient conclu à «†un coup de chaleur dû à du surmenage†».

Interrogé peu après avoir appris la nouvelle, le comédien Gilles Latulippe exprimait la pensée du public et du milieu artistique: «†Je pense que Jérôme n'avait pas d'ennemi dans le monde du spectacle. Il va nous laisser un excellent souvenir†», a-t-il déclaré.

Monsieur Lemay était notamment auteur-compositeur de plusieurs chansons du duo dont la célèbre "Méo Penché", reprise entre autres, au fil des ans, par Marcel Amont, Pierre Bertrand et le groupe Noir Silence.

C'est une triste nouvelle parce que Jérôme se faisait une joie de remonter sur scène avec tous ses complices. C'est vraiment triste qu'il se soit rendu si près du but à atteindre. Il l'avait même partiellement atteint.

ó†Jean-Pierre Plante, auteur et ami de Jérôme Lemay
«†Je pense que Jérôme n'avait pas d'ennemi dans le monde du spectacle. Il va nous laisser un excellent souvenir†», a déclaré le comédien Gilles Latulippe.
Il y a trois semaines, M. Lemay s'était affaissé sur la scène à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, lors de la première montréalaise du spectacle «†Le grand retour des Jérolas†». L'incident était survenu à peine quelques minutes avant l'entracte, alors que Jean Lapointe interprétait une chanson à son côté.

Derrière la scène, Jérôme Lemay avait repris connaissance et tenait même à revenir pour la deuxième partie.
Par mesure préventive, il avait été transporté à l'Hôpital de la Cité-de-la-Santé, où il demeurait hospitalisé. Notons que M.†Lemay était atteint d'un cancer. Au lendemain de l'incident, les médecins avaient conclu à «†un coup de chaleur dû à du surmenage†».
«†Sauf dans les derniers milles, il a toujours été quelqu'un de très actif. L'automne dernier, il a eu un accident vasculaire cérébral (AVC), il a eu la perte de son épouse, il a eu une opération à l'oeil. Oui, ça l'avait ralenti. Quand je l'ai revu en janvier, il semblait revenir d'une grippe, mais je pense que c'était plus grave que ça†», a conlut M.†Laplante.
Ce que je garde, c'est qu'on était tellement heureux. Ça faisait deux ans qu'on travaillait sur le spectacle. C'était le bonheur qu'on avait de se retrouver, de s'aimer et de pouvoir travailler ensemble.

ó†Jean Lapointe


Une histoire de Jérolas
Jérôme Lemay est né à Béarn, dans le Témiscamingue, le 22†août†1933. Il a commencé à jouer de la guitare à neuf ans. Dès 16†ans, il offre des prestations dans les hôtels de Rouyn-Noranda et de Val-d'Or avec l'orchestre familial.
En†1955, il se rend à Montréal, où il rencontre pour la première fois Jean Lapointe. Ce dernier faisait alors carrière sous le pseudonyme de Jean Capri, tandis que Jérôme Lemay chantait sous le nom de Jay Rome.

Photo: La Presse Canadienne /PC/Pawel Dwulit

Jean Lapointe en décembre 2010Puis, les deux compères s'associent pour créer les Jérolas. Ils connaissent rapidement un grand succès dans les boîtes et les cabarets de la métropole.
Le 1er†janvier†1956, ils se produisent pour la première fois à la télévision à titre de découverte de l'année, en compagnie de Félix Leclerc.
L'année suivante, ils voyagent outre-mer en direction de Paris, où ils connaîtront un franc succès. Ils reviennent au Québec, et en 1958, Le Chemin du paradis se classe en premier rang du palmarès québécois.
En†1960, Jérôme est couronné au Concours de la chanson canadienne de Radio-Canada avec Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, interprétée par Yolanda Lisi. Il s'agit d'un des premiers disques d'or du Québec et les Jérolas sont proclamés fantaisistes numéro un du Canada français.
En 1963, les Jérolas font une percée nord-américaine en se produisant deux fois en un an au réputé Ed Sullivan Show, l'émission la plus écoutée des États-Unis.

Jean Lapointe (à gauche) et Jérôme Lemay (à droite)En†1968, ils se produisent avec Charles Aznavour à la Place des Arts. Puis, en octobre†1973, les Jérolas présentent leur dernier spectacle et se séparent en juillet†1974. Jérôme Lemay poursuivra sa carrière en solo, avant de faire un grand retour sur scène avec Jean Lapointe le 31†mars dernier.
Au cours de leur histoire, les Jérolas auront enregistré une vingtaine d'albums.

TVA Nouvelles

Le décès de Jérôme Lemay mercredi, à la suite d'un cancer fulgurant, a suscité plusieurs commentaires au sein de la colonie artistique québécoise. En voici quelques-uns.

Dominique Michel
«Nous avons débuté pratiquement ensemble lui, Denise Filiatrault et moi, alors c'est certain que c'est bien triste de le voir partir. Cela fait toujours un petit pincement au coeur de voir que des gens de notre époque disparaissent. Cela ne peut faire autrement que de nous faire prendre conscience d'une certaine réalité : on vieillit tous et, à notre âge, nous en avons plus derrière que devant nous.»
Guy Nadon, ancien batteur des Jérolas
«L'annonce de sa mort a été un choc, tout a été si rapidement. J'ai eu la chance de travailler avec lui. Jérôme était un bon gars, il avait un grand talent et c'était un plaisir de le côtoyer. Même si je ne l'avais pas vu depuis les belles années du groupe, on a eu un plaisir fou à partager la scène ensemble.»

Gilles Latulippe
«J'ai eu la chance de faire la mise en scène du dernier spectacle des Jérolas. Il était tellement heureux de remonter sur scène. Il attendait le retour des Jérolas sur scène depuis si longtemps et de pouvoir le faire, c'était un immense bonheur pour lui. Cet homme n'avait que des amis et c'était un passionné de son travail.»

Donald Pilon
«Jérôme était un gars qui aimait beaucoup voler. Un jour, il m'a amené avec lui en avion et c'était tout un pilote, il savait piloter un bimoteur et j'étais fort impressionné. Nous avions fait un vol de nuit et c'était magnifique. Durant le voyage nous avons beaucoup jasé, c'était un beau moment, un moment de grâce.»

Claude Poirier
«Je l'ai connu au début de ma carrière alors qu'il était en pleine gloire avec Les Jérolas. Il a été un personnage très important dans la vie de Jean Lapointe. Ces deux-là étaient deux grands inséparables. Je me souviens, même que longtemps après la fin des Jérolas, il gardait toujours une photo de leur passage à l'émission "Ed Sullivan Show" dans son portefeuille.»

Joël Denis
«Je l'ai vu cet hiver en Floride et il allait plutôt bien. Il était tellement emballé de retrouver Jean Lapointe sur scène. On a souvent travaillé ensemble tous les deux. C'était un vrai professionnel, un homme très généreux et un aviateur hors pair. Un jour, nous avons fait une croisière ensemble et on a eu un plaisir fou. Disons que des gentlemen comme lui, il ne s'en fait plus beaucoup. C'est une grosse perte pour l'industrie du spectacle.»

Alain Zouvi
«Je n'ai jamais eu la chance de travailler avec lui, mais je sais que c'est quelqu'un qui se passionnait pour son métier. C'est en voyant des gars comme lui et Jean Lapointe que l'enfant que j'étais à l'époque a eu envie de faire ce métier. Des gens de cette génération, il n'en reste plus beaucoup et c'est bien dommage.»

Benoît Brière
«Quand j'étais petit, mes idoles étaient Yvon Deschamps et Les Jérolas, car j'ai eu la chance d'avoir des parents qui nous amenaient souvent, mon frère et moi, voir des spectacles. J'ai bien dû voir Les Jérolas une cinquantaine de fois. Puis un jour, beaucoup plus tard, on m'a demandé de venir faire une imitation d'Olivier Guimond dans le cadre d'une soirée et je ne me souviens plus de ce que j'ai fait comme spectacle, mais je me souviens par contre que je partageais ma loge avec les deux héros de mon enfance : Jean Lapointe et Jérôme Lemay. Je ne portais plus à terre. C'était irréel pour moi.»

Normand Chouinard
«C'est bien triste d'apprendre sa mort si rapidement, il semblait si heureux d'enfin pouvoir remonter sur scène. Certains meurent de ne plus pouvoir le faire et lui, il est mort de l'avoir fait. Jérôme Lemay était un grand qui se donnait pour son public. C'est aussi une grande perte pour notre métier.»

Suzanne Lapointe
«Je l'ai croisé à quelques reprises alors qu'il venait faire son tour à l'émission "Les Démons du midi". C'était un homme passionné de son métier et son regard s'allumait lorsqu'il montait sur scène. Cet homme-là était d'une gentillesse extrême et il pouvait être très drôle à ses heures.»

Parmi les faits marquants de la longue carrière du duo Les Jérolas, notons qu'ils sont été les premiers Québécois à être invités à effectuer un numéro lors de la célébrissime émission américaine The Ed Sullivan Show, le 23†avril 1963, soit près d'un an avant le premier passage des Beatles qui a été la bougie d'allumage à leur carrière planétaire.


Les tout débuts

Jérôme naît à Béarn, dans le Témiscamingue, le 22 août 1933.
Il est le 10e d'une famille de 11 enfants.
Il commence à jouer de la guitare à 9 ans, en se servant en cachette de l'instrument de son frère.
À 16 ans, avec l'orchestre familial, il joue dans les hôtels de Rouyn et de Val d'Or.
Il deviendra bientôt une vedette locale, animant sa propre émission de radio à CKRN (Réseau Radio Nord).
Il forme un duo, Jay & Ray, avec Raymond Hébert, et écume le nord québécois, faisant soupirer les adolescentes.
En 1955, il se rend à Montréal pour y débuter au Beaver Café. C'est dans la Vieille Capitale, au cabaret Chez Émile, qu'il rencontre pour la première fois Jean Lapointe, lequel faisait carrière sous le pseudonyme de Jean Capri. Jérôme Lemay chantait sous le nom de Jay Rome.
Les deux compères s'associent : c'est la naissance des Jérolas. Débuts difficiles, où ils partagent le même divant-lit dans un tout petit appartement.
Puis, un avocat nommé Charlemagne Landry, propriétaire du chic Café Minuit, devient leur gérant.
C'est à La Barak, toujours en 1955, que Les Jérolas décollent vraiment. En très peu de temps ils connaissent un grand succès dans les boîtes et les cabarets de la métropole.
Le 1er janvier 1956 marque leur premier passage à la télévision, à titre de découverte de l'année, en compagnie de Félix Leclerc, à l'émission Music-Hall animée par Suzanne Avon, puis par Michelle Tisseyre.
En décembre 1956, leur premier 78 tours, L'amour et moi et Rythme et fantaisie, paraît sur étiquette RCA Victor.
En 1957, ils effectuent leur premier voyage à Paris afin d'élargir leurs horizons. Ils font un test de leur spectacle au Sa Majesté le Doyen, sur les Champs Élysées. Les Français aiment. Les Jérolas reviendront.
En octobre, Jérôme épouse Lisette.
Les Jérolas sont déjà de grandes vedettes dans le milieu des variétés au Québec. En 1958, Le Chemin du paradis se classe en premier rang du palmarès québécois.
En 1959, Yakety Yak connaît un énorme succès de vente et de diffusion radiophonique. Puis, leur premier microsillon, un disque enregistré en direct, intitulé Les Jérolas sont là, se vend comme des petits pains chauds. Suivent Charlie Brown, Es-tu content?, Au pays des Incas, Jones s'est montré, La veillée chez l'père Jos, Mathilda, Cola café, Pour faire un duo, etc.
Au cours de leur histoire, Les Jérolas ont enregistré une vingtaine d'albums.

1960 à 1974
En 1960, Jérôme est couronné au Concours de la chanson canadienne de Radio-Canada avec Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras interprétée par Yolanda Lisi. C'est un des premiers disques d'or du Québec. Les Jérolas sont proclamés fantaisistes numéro 1 du Canada français.
Plusieurs trophées leur sont décernés : Gala Music-Hall Labatt 1959 et 1960, Grand prix du disque CKAC 1960, Festival du disque 1966, 25e passage aux Cabarets de Gérard Thibeault à Québec 1966, etc.
En 1961, Jérôme écrit les paroles et la musique de Méo Penché qui constituera, d'après les connaisseurs, le premier rock québécois à succès. La chanson sera reprise par Marcel Amont et par plusieurs artistes québécois. Éditée en France par Michel Legrand, elle sera aussi reprise par Pierre Bertrand en 1981 et par le groupe Noir Silence en 1998. Un classique qui n'est pas près de disparaître!


En 1963, c'est la consécration nord-américaine! Les Jérolas sont en vedette deux fois au cours de la même année au Ed Sullivan Show, l'émission la plus écoutée aux Etats-Unis.
Leur fan-club est immense. Ils possèdent leurs propres séries télévisées (Radio-Canada) : En scène Les Jérolas et Tout l'monde joue.
On fait un film sur eux : Place aux Jérolas (Gilles Carle). Ils participent à Yul 871, à Deux femmes en or et, plus tard, ils seront les vedettes du film The Winner (O.N.F.).
En mai 1964, Les Jérolas jouent au Blue Angel, à New York, en première partie de Woody Allen. Barbra Streisand, Lucille Ball et Elliott Gould sont dans la salle.
Novembre 1965, première grande salle (one two-man show). C'est nouveau. Les Jérolas cassent la baraque à la Comédie Canadienne.
En 1966, ils font deux fois un malheur à L'Olympia de Paris. En septembre, avec les Feux-Follets, Pleins feux sur le Canada, et en décembre, en américaine avec Claude François.

À l'époque, c'est Guy Nadon qui est leur batteur, il le restera pendant douze ans avant de se consacrer uniquement au jazz.

Sous la direction de Jean Bissonnette, Les Jérolas, Dominique Michel et Denise Filiatreault unissent leurs talents et enregistrent Fuddle Duddle pour Les Beaux Dimanches.

Les Jérolas se prêtent à un grand nombre de campagnes publicitaires radio et télé : Coca-Cola, Pepsi Cola, Esso, Hydro-Québec, la bière Laurentide pour laquelle un Coq d'or leur est décerné.

En 1968, ils se produisent avec Charles Aznavour à la Place des Arts. Leur prestige est toujours grandissant.

En 1969, Le Club Richelieu International les engage pour donner leur spectacle au Théâtre des festivals à Cannes (France).

1971 : retour à Paris, L'Olympia avec Dalida. Ils apparaissent à la télévision européenne en compagnie de Roger Pierre, Jean-Marc Thibeault et Nana Mouskouri.

Octobre 1973 : le dernier show à grand déploiement des Jérolas, L'Opéra au Parlement (Ça va barber), à la salle Wilfrid-Pelletier.


Juillet 1974, c'est la rupture des Jérolas. Revoici Jérôme en solo.
 

1975, c'est la parution du premier album solo de Jérôme, 1er volume (Sélect S-398-230). Jérôme accepte un premier rôle dans le film Oui mais, avec Ernest Guimond.

Il reçoit un Coq d'Argent pour l'annonce du produit Tang.

En 1976-1977, Jérôme fait une quantité de spectacles en solo. Il participe au légendaire Bye Bye avec Jacques Normand, Denise Filiatreault, André Montmorency, Benoît Marleau, Michel Desrochers et plusieurs autres.

L'année suivante, c'est à TVA en compagnie de Jean-Guy Moreau, France Castel et Paul Houde qu'il enregistre une émission spéciale de fin d'année.

En 1978, deuxième microsillon solo, La deuxième parti de mon show (Capitol ST-70060).

Radio-Canada lui rend hommage : Spécial Jérôme Lemay, Vedette en direct et Les Beaux Dimanches avec Jacques Boulanger.

Mars 1979, Place des Arts : série de cinq spectacles à la salle Maisonneuve.
1981-1982, Deux fois deux mois au Théâtre des Variétés à Montréal.
Un troisième album, Sans Arrêt (Mérite 9013).

En 1983, il décide de se consacrer principalement à sa passion de piloter des avions de brousse. Il ne fera dorénavant que d'exceptionnelles apparitions à la télé et sur scène.

Québecor lui suggère d'écrire l'histoire des Jérolas. Il écrit Les Jérolas (les Éditions Québecor).

En 1990, il accepte de sortir de sa tanière pour animer un film sur la sécurité aérienne pour Transports Canada. Il participe aussi à la série télévisée Le monde selon Croc. En 1992, Gilles Carles lui fait signe, Jérôme accepte sa proposition et participe au film La Postière. Sa participation sera soulignée par la critique. C'est à nouveau la piqûre. Jérôme revient!


En 1993, Jean Lapointe l'invite à faire revivre Les Jérolas l'instant d'un gala, au Festival Juste pour Rire.

Au Téléthon Jean Lapointe, en 1993, Jérôme se produit avec son fils Jérôme Jr. La foule éclate d'enthousiasme. Ainsi naît Lemay père et fils.

Août 1994, premières représentations publiques de Lemay père et fils, à la Butte Saint-Jacques.

Ensemble, ils connaissent beaucoup de succès à la télévision (SRC et TQS) et en spectacle sur scène.

De 1995 jusqu'au début de 1998, Jérôme Lemay gère la carrière de Jérôme Lemay fils, qui enregistrera un album sous le nom de Lemay. Jérôme Lemay en est l'éditeur.

Jérôme Lemay en surprendra plusieurs en ministre des transports, écrit Jean Beaunoyer de La Presse au lendemain de la première des Troisièmes Parlementeries. Toujours en 1997, Jérôme Lemay participe au gala du Festival Juste pour rire, aux Francofolies à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts et au Casino de Montréal.

Jean Lapointe et Jérôme Lemay font revivre une fois de plus Les Jérolas dans un nouveau spectacle au Patriote de Sainte-Agathe, au cours de l'été 1998. À l'intérieur de ce spectacle, Jérôme Lemay présente un numéro solo intitulé Traversant Matane ou Baie Comeau, lequel s'est mérité les critiques les plus positives.

18 juin 1999 - Dernier spectacle sur scène des Jérolas, à l'auditorium du Collège de l'Outaouais, à Hull.

Été 1999 Jérôme Lemay crée un nouveau spectacle solo qu'il intitule Woe Woe Woe Jérôme Lemay. Présenté à plus d'une vingtaine de reprises à Montréal et dans diverses municipalité du Québec, le spectacle fait l'objet d'une critique dithyrambique des journalistes des médias nationaux.

De plus, en octobre de la même année, Jérôme Lemay est honoré par la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) qui accorde le statut de Classique de la SOCAN à la chanson Méo Penché avec au delà de 25 000 passages à la radio et en spectacle. À cette date Méo Penché avait déjà tourné à plus de 37 000 reprises.

Lapointe demande à Jérôme de participer à son spectacle Un dernier coup de balais. Le numéro de 30 minutes des Jérolas réunis est le moment le plus fort du spectacle.

Trois semaines à guichets fermés au Capitole de Québec, en plus de quatre supplémentaires. Trois semaines à guichets fermés à la Place des Arts de Montréal avec trois supplémentaires. Le Centre national des Arts à Ottawa et une tournée qui recommence en septembre 1994. Le spectacle est filmé et enregistré sur CD - Les Jérolas : Au revoir et merci (BYCD-204)

Ça devait être le grand retour des Jérolas 35 ans plus tard et la vie en a décidé autrement.

« Il est mort pratiquement sur scène en me tenant la main en interprétant la chanson Et si on chantait ensemble. Nous étions si heureux. Cette tournée était notre cadeau de vie. Ça ne devait pas être nos adieux. Jíai tellement de peine, ça me fait très mal. Jérôme était mon frère, mon ami, mon homme de scène. Je ne pensais pas le perdre si tôt.

« Mais c1est une délivrance, car il avait très mal. Son cancer était près des poumons. Tout est allé très vite. Au moins, je sais quíil a pu vivre dans la peau des Jérolas sur scène avant de mourir. Cíest ma consolation »a ajouté un Jean Lapointe.
 

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