"L‘ÉTOILE DE CE MOIS‘‘
Jean Lapointe
(6 décembre 1935)
Le 13 juin 2001, le Premier ministre Jean Chrétien le nomme au Sénat du Canada. Il siège en tant que libéral.

   Lapointe, Jean. Humoriste, auteur-compositeur-interprète, comédien, né à (Price, près Rimouski, Québec,le 6 décembre 1935). Doctorat h.c. (Université du Québec) 1989. Il avait 15 ans lorsque sa famille déménagea à Québec où il forma un premier groupe, Les Québécaires, et travailla à la station de radio CHRC. Avec ses imitations, monologues et chansons, il remporta le concours d'amateurs de l'émission de radio de Saint-Georges Côté et fit ses débuts au cabaret Caprice de Montréal en 1953. Sa rencontre avec Jérome Lemay donna naissance au duo Les Jérolas qui fit rapidement la tournée des cabarets du Québec et enregistra de nombreux succès, dont « Yak idi yak », « Charlie Brown » et « Méo Penché ». Les Jérolas participèrent au célèbre Ed Sullivan Show en 1967, et furent à l'affiche de l'Olympia de Paris en 1966, 1967 et 1974.
En 1975, Lapointe décida de pousuivre seul sa carrière. Ses spectacles, mélanges de chansons, de numéros comiques et d'imitations, sa voix éraillée et ses airs bonasses lui gagnèrent rapidement un large public. Il participa aux fêtes de la Saint-Jean-Baptiste de 1975 sur le mont Royal. Son premier disque, Démaquillé, et le spectacle du même nom présenté au théâtre Maisonneuve de la PDA en 1976 furent un double succès. La même année, il reçut le prix Orange de la critique. En 1977, il monta Un an déjà. L'année suivante, il présenta le spectacle Rire aux larmes et le disque Chante-la ta chanson qui remporta un énorme succès. Il monta La Grande séance en 1979 et Lapointe... pour le fun en 1980. En 1984, il présenta des extraits de ses cinq premiers spectacles au théâtre Bobino de Paris. Il retourna à Paris l'année suivante, cette fois à l'Olympia, avec Showman, alors qu'au Québec il présentait Porte à rire. Suivit un spectacle rappelant l'époque du vaudeville québécois, Histoire de rire (1987). En 1988, Attend'rire tint l'affiche six semaines au théâtre du Grand Edgar de Paris, passa à l'Olympia et fut suivi d'une tournée en France, en Belgique et en Suisse.

En 1973, Lapointe avait amorcé une carrière de comédien au cinéma. Il joua des rôles de premier plan dans Ti-Mine, Bernie pis la gang, OK la liberté, Angela (avec Sophia Loren), Les Ordres, J.A. Martin photographe, L'Eau chaude, l'eau frette et Une histoire inventée. Il personnifia aussi un ancien premier ministre du Québec dans la série télévisée Duplessis.

« Jean Lapointe est un showman complet, une race devenue rarissime » écrivait Gérard Spiteri dans Le Quotidien de Paris (26 janvier 1988). « On le croit chanteur, il est imitateur; on le croit musicien, il est illusionniste; on se dit qu'il n'est qu'un bateleur, il nous élève sur les hauteurs d'une poésie légère sans jamais se donner des airs de penseur. Clown, homme-orchestre, interprète virevoltant, Jean Lapointe ne cesse de nous émouvoir, de nous surprendre par la vérité de ses talents. Voilà précisément ce que signifie le mot si souvent usurpé de variétés. » Afin de venir en aide aux alcooliques, il a créé la Fondation et la Maison Jean Lapointe en 1982 et organisé un premier téléthon en 1986.
 

Jean Lapointe est né à Price, dans le bas du fleuve, le 6 décembre 1935. Avant d'entreprendre sa glorieuse carrière solo, Jean Lapointe a connu d'étincelants succès avec Jérôme Lemay au sein du duo Les Jérolas. Pendant près de vingt ans, Les Jérolas furent les fantaisistes les plus populaires du Québec. Ils furent entre autres les premiers artistes québécois à être invités à la prestigieuse émission américaine The Ed Sullivan Show et ont également connu le succès en France, à l'Olympia de Paris.

Un parcours des plus glorieux, une carrière honorable. Plus en forme que jamais, Jean Lapointe continue son chemin et est toujours aussi généreux de son talent...
Jean Lapointe suit sa famille à Québec en 1951. Il participe à un concours d'amateurs à la station radiophonique CHRC (de Québec), en 1950, puis remporte des prix amateurs pour ses chants et imitations. Après avoir fait une courte carrière dans quelques cabarets de la région de Québec, il tente sa chance à Montréal au début de 1954.

Il travaillera dans plusieurs cabarets montréalais (dont le Casa Loma) et, en octobre 1955, remplit un engagement au Théâtre national de Jean Grimaldi.

L'idée de former un duo avec Jérôme Lemay se concrétise et ils présentent rapidement leur spectacle dans le monde des cabarets (à Montréal et en province).

À l'époque où il faisait partie des Jérolas, en compagnie de son ami Jérome Lemay, il fut invité au Ed Sullivan Show, lieu de passage obligé pour plusieurs artistes montants qui voulaient percer aux États-Unis à une certaine époque (par exemple, les Beatles et Elvis Presley y ont chanté). L'homme sombre dans l'alcool ce qui est la principale cause de chicane avec Lemay. Il ouvre la maison Jean Lapointe. Son fils Jean-Marie Lapointe est tout comme son père devenu célèbre mais lui il est animateur.
Philatéliste dans l'âme il ouvrit la boutique La Timbragie au Complexe Desjardins de Montréal de 1979 à 1989 avec Michel Strecko.

2007
Nouveau spectacle : «Faces à farces»
2006
Septembre: Sortie en DVD de la série «Duplessis»
20 juin: remise du titre de l'Ordre national du Québec au sénateur
Le sénateur pilote un projet de loi sur les appareils de loterie vidéo.
11 avril: lancement du DVD «Jean Lapointe - ses 50 plus grands numéros».
Avril: lancement de «Les sentiers de ma vie» (4 épisodes), série présenté à TVA sur la vie de Jean Lapointe
2005
17 juillet: Hommage à Jean Lapointe dans le cadre du Festival Juste pour rire
21 mars: Remporte le Génie du Meilleur acteur de soutien pour son rôle dans «Le Dernier Tunnel»
Remporte le Jutra du Meilleur acteur de soutien pour son rôle dans «Le Dernier Tunnel»
Janvier : Lancement de l'album «Lapointe avec un S» avec son fils Jean-Marie Lapointe

2004
Lancement du film «Mémoires affectives», avec Roy Dupuis et réalisé par Francis Leclerc
8 mars : Lancement du film «Le Dernier Tunnel» avec Michel Côté et réalisé par Éric Canuel
2003
Été : Tournage du Film «Le Dernier Tunnel» avec Michel Côté et réalisé par Éric Canuel
Août : Participation à «Lance et Compte : La reconquête», réalisé par Jean-Claude Lord
La tournée «Derrière deux yeux... Y'a une histoire» se poursuit…...

2002
Tournage du film «Les Immortels» (1er rôle) réalisé par Paul Thinel (sortie sept. 2003)
Janvier : Première Montréalaise de «Derrière deux yeux... Y'a une histoire»
Tournée à Montréal, Québec et toute la province
Siège toujours comme Sénateur à Ottawa
2001
18 septembre : Assermentation (sénateur)
Août : Sortie (17e) album : «Derrière deux yeux... Y'a une histoire»
Juin : Nomination au Sénat
120 représentations du spectacle «Une voix, un piano, une histoire...»
Sortie de «Une jeune fille à la fenêtre» premier long métrage de Francis Leclerc
2000
Tournée de spectacle «Une voix, un piano, une histoire...»
Sortie du film «La bouteille» de Alain Desrochers
1999
Déc.: Rentrée à Mtl «Une voix, un piano, une histoire...» au Gesù.
Album (16e) compilation «Une voix, un piano, une histoire...» (Les 20 grandes chansons)
Oct: Sortie de l'oeuvre «Presque tout Jean Lapointe» éditions Stanké.
Été: Nouveau concert: «Une voix, un piano, une histoire...»
Automne 1999, Hiver-Printemps 2000: Tournée à travers le Québec
Rediffusion de la série «Duplessis» et du film «Les Ordres»
Tournage du film «La bouteille» d'Alain Desrochers.
1998
Nouveau spectacle «Encore lui» créé au Patriote à Ste-Agathe, été 1998
Comédien dans le téléroman «Bouscotte» de Victor-Lévy Beaulieu
1997
12e Téléthon Jean Lapointe.
Participation à la série «Les oiseaux de nuit».
Les Beaux Dimanches: «Indulgence» de Robert Gagnon
Premier rôle dans le film américain «Never too late» réalisé par Giles Walker
1996
Nouveau spectacle «J'ai entendu ça ...quelque part» avec Édith Butler
Été 1996: ce spectacle est présenté au théâtre Chéribourg de Magog
Tournage série télévision, «1007 L'Affaire Kafka»
1995
Remise du titre Grand Québécois de l'année
Sortie (15e) album: «J'ai entendu ça ...quelque part»
Parution de son autobiographie, «Pleurires»
6 décembre 1995... 60 ans!
1994
Tournée «Un dernier coup de balai» au Qc, au N.B. et en Ontario
Tournage pour la télévision: «Québec et sa région»
Courte apparition dans la série consacrée à René Lévesque
Apparitions au cinéma dont «Bientôt novembre» de Francis Leclerc
Sortie de l'album (14e) des Jérolas: «Au revoir et merci»
Captation-télévision «Un dernier coup de balai»
1993
Tout nouveau spectacle «Un dernier coup de balai» Participation des Jérolas.
Tournée des grandes salles du Québec.
1992
Télé-série «Montréal ville ouverte», écrite par Lise Payette
Nouvelle vie, nouvel album (13e) solo «Ces gens que j'aime»
Film «La Sarrasine» réalisé par Paul Tana
1991
Diffusion de «Rire sa vie», série de 2 émissions d'une heure qui trace un portrait de 15 ans de carrière solo. L'émission est en nomination pour 3 prix Gémeaux.
À la scène, tout l'été au théâtre Chéribourg avec «Le pianiste du Raindrop»
1990
La tournée québécoise du spectacle «Attend'rire» se poursuit tout le printemps
Au cinéma avec André Forcier dans «Une histoire inventée»
Participation à «Ding et Dong le film» écrit par Claude Meunier
1989
Tournée au Québec :«Attend'rire» ce spectacle a séduit la France, la Belgique et la Suisse
Sortie du onzième (11e) disque, intitulé «Jean Lapointe Nature»
Douzième (12e) album : «Jean Lapointe 15 ans d'émotion en 21 chansons»
1988
Tournée européenne avec «Attend'rire». Les Belges aussi en redemandent...
Dixième (10e) album «Les grands succès»
1987
Clin d'oeil à la belle époque de vaudeville québécois: spectacle «Histoire de rire»
1986
Un album (9e) sous le signe de la tendresse «Comme en amour»
Premier téléthon de la Fondation Jean Lapointe
1985
Son septième spectacle «Porte à rire» On parle de «précision fabuleuse...
«Showman» à l'Olympia. Sortie de l'album (8e) enregistré devant le public
1984
Jean Lapointe fait Bobino à Paris... un triomphe
Septième (7e) album «C'est beau le monde»
1983
Spectacle, «En pleine face» à Montréal, 10 000 billets s'envolent en un jour
1982
Inauguration : Maison Jean Lapointe
Sixième (6e) album : «Si on chantait ensemble»
1981
Cinquième one-man-show, «Jean Lapointe... pour le fun»
Cinquième (5e) album: «Profil»
1980
Quatrième (4e) album, «Jean Lapointe...jongleur»
«Les chiens chauds» réalisé par Claude Fournier
1979
Nouveau spectacle, «La grande séance»
1978
Nouveau disque (3e), «Chante-la ta chanson »
1977
Un nouveau disque (2e) «Face A, Face B»
Le film «One man» lui vaut le prix canadien du meilleur acteur de soutien.
Tournage de la mini-série «Duplessis»
Création d'un nouveau spectacle «Rire aux larmes»
Consécration! Tournage d'«Angela» avec Sophia Loren et réalisé par Boris Sagal
Participation au film «J.A. Martin photographe», réalisé par Jean Beaudin
«Ti-Mine, Bernie pis la gang... », réalisé par Marcel Carrière
1976
Un nouveau spectacle, «Un an déjà»
Sortie du premier (1er) album «Démaquillé»
Cinéma : «L'eau chaude, l'eau frette», réalisé par André Forcier
1975
Le grand coup: après 20 ans de carrière en duo, Jean Lapointe fait cavalier seul.
Spectacle de clôture des Fêtes de la St-Jean (Mont-Royal).
«Démaquillé», premier spectacle et premier disque solo. Il devient la vedette québécoise de l'année et reçoit le prix Orange de la critique.
«Tout feu, tout femme», réalisé par Gilles Richer

1974
Film «Les ordres», réalisé Michel Brault
«Il était une fois dans l'est», avec Denise Filiatrault et réalisé par André Brassard

1973
Cinéma : «Ok… Laliberté», réalisé par Marcel Carrière

1970
«Deux femmes en or», réalisé par Claude Fournier

1966
«Yul 871», réalisé par Jacques Godbout

Discographie:
L'Eau: 2009
Jean Lapointe - Ses 50 plus grands numéros (DVD) (2006)
Lapointe avec un S (2005)
Derrière deux yeux… Y’a une histoire ! (2001)
Une voix, une histoire... (1999)
J’ai entendu ça ...quelque part (1995)
Au revoir et merci (Les Jérolas) (1994)
Ces gens que j’aime Disques (1992)
Jean Lapointe nature Production (1989)
Jean Lapointe 15 ans d’émotion en 21 chansons (1992)
Les grands succès de Jean Lapointe (1988)
Comme en amour (1986)
Showman à l’Olympia (1985)
C’est beau le monde (1984)
Si on chantait ensemble (1982)
Profil (1981)
Jean Lapointe... jongleur (1980)
Chante-la ta chanson (1978)
Face A, Face B (1977)
Démaquillé (1976)


FILMOGRAPHIE

À l'origine d'un cri : 2009
2009 : Pour toujours, les Canadiens!
«Les sentiers de ma vie» Année : 2006 Réalisation : Joanne Comte
«Le Dernier Tunnel» Année : 2004 Réalisation : Érick Canuel
«Mémoires affectives» Année : 2004 Réalisation : Francis Leclerc
«Lance et Compte : La reconquête» (tournage) Année : 2003 Réalisation : Jean-Claude Lord
«Les Immortels» Année : 2003 Réalisation : Paul-Thinel
«Une jeune fille à la fenêtre» Année : 2001 Réalisation : Francis Leclerc
«La bouteille» Année : 2000 Réalisation : Alain Desrochers
«Bouscotte» (télé-roman) Année : 1998 Réalisation : Victor-Lévy Beaulieu
«Never too late» (film américain) Année : 1997 Réalisation : Giles Walker
«Indulgence» (Beaux dimanches) Année : 1997 Réalisation : Robert Gagnon
«1007 l'Affaire Kafka» (série télévisée) Année : 1996
«Bientôt novembre» Année : 1994 Réalisation : Francis Leclerc
«Québec et sa région» (télé) Année : 1994
«René Lévesque» (série) Année : 1994
«La Sarrasine» Année : 1992 Réalisation : Paul Tana
«Montréal ville ouverte» (écrit par Lise Payette- tv) Année : 1992 Réalisation : Alain Chartrand
«Ding et Dong le film» (écrit par Claude Meunier) Année : 1990 Réalisation : Alain Chartrand
«Une histoire inventée» Année : 1990 Réalisation : André Forcier
«Les chiens chauds» Année : 1980 Réalisation : Claude Fournier
«Angela», avec Sophia Loren. Année : 1977 Réalisation : Boris Sagal
«One man» Année : 1977 Réalisation : Robin Spry
«Duplessis» (mini-série) Année : 1977 Réalisation : Mark Blandford
«J.A. Martin photographe» Année : 1977 Réalisation : Jean Beaudin
«Ti-Mine, Bernie pis la gang..»  Année : 1977 Réalisation : Marcel Carrière
«L'eau chaude, l'eau frette», Année : 1976 Réalisation : André Forcier
«Tout feu, tout femme» Année : 1975  Réalisation : Gilles Richer
«Les ordres» Année : 1974 Réalisation : Michel Brault
«Il était une fois dans l'est», avec Denise Filiatrault Année : 1974 Réalisation : André Brassard
«Ok... Laliberté» Année : 1973  Réalisation : Marcel Carrière
«Deux femmes en or» Année : 1970  Réalisation : Claude Fournier
«Yul 871»  Année : 1966  Réalisation : Jacques Godbout

MOMENTS IMPORTANTS:

2011 - Jutra Hommage
 2011 - Prix Jutra, meilleur acteur de soutien pour À l'origine d'un cri
2001 : Nomination au sénat
1983 - Officier de l'Ordre du Canada
1995 - Académie des Grands Québécois
2005 - Prix Génie, meilleur acteur de soutien
2005 - Prix Jutra, meilleur acteur de soutien
2006 - Officier de l'Ordre national du Québec
2006: Remise du titre de l'Ordre natonal du Québec au sénateur
2005: Hommage dans le cadre du Festival Juste pour rire
2005: Remise du Génie pour le Meilleur acteur de soutien pour son rôle dans le film «Le dernier tunnel»
2005: Remise du Jutra pour le Meilleur acteur de soutien pour son rôle dans le film «Le dernier tunnel»

2000 : Hommage au Gala des Olivier
1999 : Parution de son oeuvre “«Presque tout Jean Lapointe»”
1997 : «La Fête à Jean Lapointe» aux Francofolies de Montréal. / Participation à l'émission hommage à Félix Leclerc «Le géant Québécois» avec Charles Aznavour, Raymond Devos...
1995 : Remise du titre «Grand Québécois» de l'année / Parution de son autobiographie «Pleurires»
1989 : Remise d'un doctorat honorifique de l'Université du Québec pour l'ensemble de son oeuvre.
1986 : Premier téléthon de la Fondation Jean Lapointe
1982 : Inauguration de la Maison Jean Lapointe
1975 : Début de la carrière solo de Jean Lapointe
1974 : Fin du duo avec Jérôme Lemay
1971 : Les Jérolas font l'Olympia pour la dernière fois en première partie de Dalida.
1966 : Les Jérolas : 1ere partie du spectacle du Monique Leyrac à l'Olympia de Paris et de Claude François.
1963 : 28 avril - Le duo est invité au «Ed Sullivan Show» de New York.
1955 : Rencontre de Jérôme Lemay. Formation des Jérolas (L'aventure durera 19 ans... jusqu'en 1974).
1952 : Formation du groupe «Les Québécaires»

Publié le 16 février 2009 à 11h01
Loterie vidéo : Jean Lapointe continue sa croisade
Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau
La Tribune

(MONTRÉAL) Le sénateur Jean Lapointe a déposé, pour une septième fois cette semaine, son projet de loi privé visant à interdire les appareils de loterie vidéo au Canada.
Ils seraient toutefois permis dans les lieux spécifiquement prescrits pour ce type d'activités, comme les casinos, les hippodromes et les salons de paris.
Depuis le début de son combat contre ces appareils, Jean Lapointe dit avoir reçu plus de 15 000 lettres et courriels d'appui.
Son projet de loi sera soumis au vote, à la Chambre des communes, mercredi prochain.

Jean Lapointe plonge tête première dans L'Eau
 par Michel Moyneur, le 30 avril 2009

Jean Lapointe qualifie son 50e album comme son «meilleur en carrière».
Jean Lapointe plonge tête première dans L'Eau
À 73 ans, Jean Lapointe a lancé cette semaine son 50e album en carrière. Simplement intitulé L'Eau, cet opus représente aux yeux du sénateur son «meilleur en carrière». Un disque qui se veut le résultat de quatre années de travail. Voici donc une explication des 11 titres qui figurent derrière la pochette…
Comme un porte-bonheur: «J'avais écrit cette chanson pour ma fiancée qui est aujourd'hui ma femme depuis bientôt trois ans. C'est une chanson d'amour qui fait un clin d'œil à Louis Armstrong et au temps des cabarets.»
L'Émeraude: «Je l'avais composée avec Gilles Richer il y a longtemps. Je la faisais sur scène il y a 15 ans et les gens rigolaient beaucoup, mais je n'avais jamais pensé à la mettre sur un album. C'est en fouillant dans mon passé qu'elle m'est revenue et je me suis dit que je devais la mettre sur celui-ci!»
L'Eau (en duo avec Céline Dion): «Ça faisait longtemps que cette chanson-là me trottait dans la tête, mais je n'arrivais pas à trouver le filon. Un moment donné, je me suis mis à penser à la claire fontaine et c'est comme ça qu'elle est née. Je l'ai écrite parce que l'environnement me tient beaucoup à cœur. Mais je voulais une voix féminine dessus. J'ai demandé à René s'il pensait que Céline pouvait faire un petit saut sur l'album et elle a accepté. …d'ici 50 ans, je suis convaincu que l'eau va valoir plus que l'or et le pétrole. Si on n'y fait pas attention maintenant, ce sont les petits enfants qui vont payer plus tard.»
70 ans:«C'est une folie cette chanson-là! C'est pour faire rire les gens! Ça parle des problèmes qui viennent avec les années!»
Les deux pianos: «Autrefois, c'était un numéro que je faisais sur scène avec un piano mécanique. Je ne l'avais jamais enregistré, mais à force de travailler, j'ai décidé de le faire. C'est une pièce qui parle des gens qui manquent d'amitié, qui manquent d'amour, qui manquent de communication entre eux.»
La chasse aux phoques: Un texte commandé par la sénatrice Céline Hervieux-Payette et dénonçant la Human Society of United States (H.S.U.S.) tout en parlant de Paul McCartney, Brigitte Bardot et Pamela Anderson qui s'opposent à la chasse aux phoques. «Ils (McCartney, Bardot et Anderson) le font pour faire du bien, mais ce qui me choque dans tout ça c'est qu'ils servent de pantin. Je le dis dans la chanson, les revenus de la H.S.U.S ont engendré, en 2003, 123 millions $ U.S. … Je suis prêt à affronter la H.S.U.S n'importe quand, n'importe où, n'importe quelle heure.»
Marjolaine: «C'est de l'autodérision! Je ne parle pas de moi, mais je m'en suis quand même inspiré un peu. C'est l'histoire d'un gars magané, malade, qui a tous les problèmes de la terre. Quand on a eu fini la première version, je l'aimais mais je la trouvais trop courte. Une nuit, je regarde mon cadran lumineux. Il était trois heures moins seize ou trois heures moins quatorze, je ne me souviens plus. J'ai commencé à mijoter dans ma tête et tout à coup j'ai trouvé une phrase, deux phrases. Je me suis levé et je suis allé écrire le bout qui me manquait et le lendemain on l'enregistrait!»
Willie: «Quand je suis arrivé en 1953, je travaillais au Théâtre National avec monsieur Grimaldi. À l'époque, les comiques étaient tellement drôles: Pizzi-Wizzi, Wildor, Olivier Guimond père et Olivier Guimond junior... Ensuite, il y a eu Paolo Noël, Manda et d'autres. C'était mes amis, des gens que j'aimais beaucoup. À ce temps-là, les deux artistes qui tournaient le plus à la radio étaient Willie Lamothe et Alys Robi. Je voulais rendre un hommage à mes amis à travers Willie. C'est une chanson que j'ai écrite et dont je suis très fier.»
Toujours en TA…: «C'est pour me moquer des gens qui sacrent! J'ai l'impression qu'il y a des Morning Man comiques qui vont la faire tourner à la radio. Mais s'ils ne la font pas tourner, ce n'est pas grave parce qu'il y en a d'autres qui vont le faire!»
Lettre à Jean-Pierre (avec la participation de Jean-Pierre Ferland): «Quand j'ai su qu'il avait fait son ACV, le soir de son spectacle au Centre Bell, ça m'a jeté par terre parce que peu de temps avant j'avais perdu mon grand ami et mon clown préféré, Raymond Devos. J'avais vécu plusieurs deuils en peu de temps. J'ai donc décidé de lui écrire une chanson.»
Merci: «C'est une forme de testament parce qu'à 73 ans, je ne sais pas combien il me reste de temps. J'ai eu des années de vache grasse, mais aussi d'autres de vache maigre et le public m'a toujours supporté. Ça fait 57 ans que je vis de mon métier et pour moi c'est une façon de dire merci aux gens.»
 
ÉRIC LAPOINTE
«Je l'aime tendrement»
Michelle Coudé-Lord, Le Journal de Montréal, 04-02-2009

Alors âgé de 37 ans, Jean Lapointe a aussi frappé le mur tout comme le jeune rocker vedette Éric Lapointe. Il sait exactement la douleur qu'il affronte sur son lit d'hôpital. C'est pourquoi il se dit prêt à l'accueillir et à lui ouvrir grand les bras.
«Mon téléphone est ouvert jour et nuit pour lui. Je suis prêt à l'aider. Même si je ne suis pas surpris, je ressens une très grande peine. Éric est un tendre. Il le sait que je l'aime. Lui aussi il m'aime fort. Il me l'a déjà dit» confie ému au bout du fil le sénateur Jean Lapointe de son bureau d'Ottawa.L'homme aujourd'hui âgé de 74 ans voudrait courir au chevet d'Éric Lapointe tellement il saisit ce par quoi il passe. Il craignait qu'un jour à un tel rythme tout allait s'écrouler pour le rocker.
«Souvent je le voyais, il avait bu fort. Mais tu ne peux pas aider quelqu'un si lui ne le désire pas. Jamais je me serais imposé. Éric n'entendait pas ces messages- là. Il a choisi de vivre à 200 à l'heure. Aujourd'hui, la vie lui envoie tout un message».
Grande douleur

Jean Lapointe saisit et comprend parfaitement la douleur d'Éric Lapointe.
«Il est tellement intense. A chaque fois que je le voyais, ça me faisait mal. D'ailleurs la dernière fois que je l'ai rencontré, je lui ai dit 'je t'aime mon Éric, fais attention à toi'. Et il m'a répondu moé 'tou».
Jean Lapointe est prêt à l'accueillir et à mettre à sa disposition les meilleurs spécialistes de la Maison Jean Lapointe.
«C'est dur le métier d'artiste. Le jour où il va remonter sur scène sobre, il va craindre le pire. Ça m'est arrivé. Il va se croire incapable. Il ne faut jamais qu'il oublie que l'énergie du public aura pour lui le réconfort d'une prière» exprime Jean Lapointe qui rappelle qu'un alcoolique l'est toute sa vie.
«Il faut se dire non à chaque jour. Moi, j'ai rechuté il y a quelques années à la mort brutale de ma Cécile. Mais c'était cela où je mourais à mon tour. Mais depuis ce moment-là, je suis sobre».
Jean Lapointe croit fermement qu'Éric Lapointe pourra s'en sortir.
«C'est un grand sensible comme moi mais fort comme un cheval. Et quel talent! Mais c'est dur. C'est pour cela que je lui envoie toute mon énergie de vieux tacot» conclut avec grande sincérité, l'unique Jean Lapointe.
 
11e Tournoi de golf Maison Jean Lapointe et Bombardier: la générosité à l'œuvre, au profit de la jeunesse québécoise
MONTRÉAL, le 24 sept. /CNW Telbec/ -
Un nombre record de 300 joueurs ont pris le départ du 11e tournoi de golf Maison Jean Lapointe et Bombardier Aéronautique le lundi 21 septembre, permettant d'amasser 403 500 $ au profit des œuvres de la Maison. Les fonds contribueront notamment au développement et à la mise en œuvre d'un programme novateur de prévention des problèmes liés à la consommation d'alcool et de drogues chez les jeunes en milieu scolaire.
Selon le directeur général de la Maison Jean Lapointe, M. Rodrigue Paré, ce résultat extraordinaire témoigne de l'intérêt de la communauté des affaires pour les activités de prévention des problèmes de toxicomanie chez les jeunes au Québec. "La contribution de Bombardier et la participation de la communauté des affaires sont un apport inestimable pour les jeunes Québécois. Grâce à cet engagement collectif, nous pourrons transmettre à des milliers de jeunes les connaissances qui leur permettront de prendre des décisions responsables, augmentant ainsi leurs possibilités de vivre une vie productive et en santé," souligne-t-il avec conviction.
Chaque année au Québec, 80 000 jeunes de 12-13 ans amorcent leurs études en 1re secondaire. C'est à cet âge que commence trop souvent l'expérimentation de substances psychotropes et que la prévention a le plus de chances d'être efficace. La Maison Jean Lapointe déploiera tous les efforts en ce sens dans le cadre de son nouveau programme, dont le dévoilement officiel se fera au cours des prochaines semaines.

À propos du tournoi annuel Maison Jean Lapointe et Bombardier
Le tournoi a vu le jour en 1998 grâce à l'implication de Pierre Beaudoin, à l'époque président de Bombardier Produits Récréatifs, et de plusieurs membres du conseil d'administration de la Maison Jean Lapointe. En 2008, Guy Hachey devenait président de Bombardier Aéronautique et acceptait de prendre la relève de son prédécesseur. Faisant équipe avec Jean Lapointe, il s'est rapidement impliqué à son tour dans ce tournoi, garantissant en même temps la poursuite des activités de prévention de la Maison Jean Lapointe auprès des jeunes du Québec.

À propos de la Maison Jean Lapointe
La Maison Jean Lapointe est un organisme sans but lucratif qui s'est donné comme mission principale la réadaptation des personnes alcooliques, toxicomanes ou joueurs problématiques. Depuis 2004, la prévention et la sensibilisation, plus spécifiquement chez les jeunes en milieu scolaire, se sont ajoutées à sa mission. Ce sont plus de 40 000 jeunes qui ont ainsi bénéficié des programmes de sensibilisation de la Maison.
www.maisonjeanlapointe.com
* La Maison Jean Lapointe accueille entre 500 à 600 personnes par année.

Jean Lapointe: défier le temps
Le 4 mai 2009,   Julie Rhéaume

Jean Lapointe.Jean Lapointe vient de lancer un nouvel album, son 50ème en carrière, intitulé «L'eau - 11 chansons nouvelles». Jean-Pierre Ferland, auquel il rend hommage, et Céline Dion participent notamment à ce disque. Showbizz.net a rencontré Jean Lapointe, un homme aux milles projets et aux milles métiers.
Jean Lapointe signe la majeure partie des paroles et musiques de cet opus réalisé par Alain Leblanc.
«Je suis fier de cet album mais ce n'est pas moi qui décide, c'est le public. S'il y a une chanson qui risque de faire un bout de chemin, c'est la première… Le petit blues: "Comme un porte-bonheur". Il y a des gens qui m'ont dit que ça leur faisait penser à (Henri) Salvador. Pour moi, je ne sais pas… C'est un compliment. Je suis bien content! Moi, ça me fait penser au temps des clubs. Ça sent la boucane, cette chanson-là!», nous raconte Jean Lapointe.
Jean-Pierre Ferland
«Lettre à Jean-Pierre» s'adresse à Jean-Pierre Ferland, qu'on peut d'ailleurs entendre sur le morceau.
«C'est une lettre, c'est un truc que j'ai écrit à la suite de son ACV. J'ai eu peur qu'il parte. J'ai eu vraiment peur. J'ai pleuré. J'ai prié (…) pour qu'il s'en sorte et qu'il nous revienne par la plus grande des portes», explique le chanteur au sujet de cette pièce.
Jean Lapointe et Jean-Pierre Ferland s'étaient retrouvés l'été dernier lors d'un spectacle à Québec. «J'étais content de le revoir en forme», dit l'artiste-sénateur.
Sur cette pièce, on entend Ferland dire à son ami d'arrêter de fumer car il désire le garder. Ces paroles ont cependant été écrites par Jean Lapointe lui-même: «(Jean-Pierre) l'a trouvée bonne alors il l'a chantée!»
Jean-Pierre Ferland a beau avoir annoncé qu'il se retirait du métier, il multiplie les occasions de remonter sur scène. La vie d'artiste, ce n'est pas quelque chose qu'on abandonne du jour au lendemain, dit Jean Lapointe qui croit que Ferland pourrait éventuellement sortir de sa retraite si sa santé lui permet.
Céline Dion
Sur la chanson-titre de son album, on entend également la voix de Céline Dion.
«On chante ensemble grâce à la technique. Elle a enregistré sa partition dans la salle de bain d'une loge à Cleveland. Quand j'ai reçu le MP3 qu'Alain Leblanc, mon chef d'orchestre et l'ancien chef de Jean-Pierre d'ailleurs, m'envoyait, ce fut un grand coup d'émotion. J'entendais Céline chanter ma chanson pour la première fois. J'étais assis avec ma femme. On l'a reçue un dimanche matin. Lorsque je suis arrivé à l'Internet, j'ai vu ça et je lui ai dit de venir tout de suite. Elle est venue. Je lui ai dit de s'asseoir et de se tourner. Je ne veux pas te voir. Je ne veux pas voir ta réaction ni avoir de commentaires. On les fera après, a dit Jean Lapointe à son épouse. Lorsque la chanson était finie, on s'est retournés et on pleurait tous les deux.»
«C'est grâce à René (Angélil). Je lui avais fait entendre la chanson. Je suis membre de son club de golf. C'était Lynn, la choriste et femme d'Alain Leblanc, qui faisait la voix de femme. Lorsque j'ai fait entendre ça à René, il est venu les yeux plein d'eau», explique Jean Lapointe.
Ce dernier a ensuite demandé à l'imprésario si sa protégée pouvait prêter sa voix à ce morceau. Angélil a accepté: «C'est un homme de parole alors ça s'est concrétisé.»
Le vaudeville
Sur «Willie», un clin d'œil au défunt chanteur country Willie Lamothe, Jean Lapointe rend hommage à la belle époque du vaudeville québécois. Dans son morceau, le chanteur nomme d'ailleurs plusieurs artistes qui ont marqué cette période.
«Beaucoup de personnes dont on a oublié les noms sont dans cette chanson. À l'époque, en 1953 ou 54, lorsque je suis parti de Québec pour aller à Montréal, à la radio, il y avait Alys Robi et Willie Lamothe qui tournaient», dit-il.
«Pizzi Wizzi; Wildor; Olivier Guimond père et Olivier Guimond fils (…). Et puis après, il y a eu Manda (Parent); Paolo Noël, qui était mon grand chum au théâtre… C'était des moments magiques. Monsieur (Jean) Grimaldi a été le premier à me faire monter sur scène comme acteur avec Manda, que j'aimais tellement. J'arrivais à la faire rire. Ce n'est pas tout le monde qui était capable de faire rire Manda!», se rappelle Jean Lapointe.
«On gagnait 65$ par semaine. On faisait deux spectacles par jour. C'était à plein temps sauf que ça ne m'empêchait pas de travailler dans les boîtes de nuit le soir. Même si le cachet n'était pas élevé, ça nous permettait de vivre à l'époque», explique l'artiste.
La chasse aux phoques
Jean Lapointe a choisi d'aborder un sujet très controversé sur ce nouvel album. L'homme n'a pas peur de se mouiller.
Sur «La chasse aux phoques», il dénonce ces artistes, comme Brigitte Bardot ou Paul McCartney, qui militent contre la chasse aux phoques. «Ils ne savent pas de quoi ils parlent», dit-il.
Ces personnalités sont des «pantins» à la solde d'organismes de défenses des droits des animaux, des associations qui «s'en mettent plein les poches», affirme l'artiste.
La sénatrice Céline Hervieux-Payette, la «meilleure amie» de Jean Lapointe au Sénat, est en faveur de la chasse aux phoques. Elle avait approché l'artiste pour le rallier à sa cause.
Elle lui a ensuite suggéré d'écrire une chanson sur le sujet. L'homme a accepté à la condition qu'elle lui fournisse tous les éléments d'informations nécessaires à l'écriture du morceau: «Les vraies choses, précise M. Lapointe. Je ne veux pas raconter de mensonges et me faire cogner sur les doigts.»
Un dernier album?
«L'eau» pourrait-il être le dernier album de Jean Lapointe?
«C'est peut-être mon album testament? J'ai 73 ans. Je ne sais pas comment je serai dans 5 ans (…). Ça m'a pris 5 ans pour écrire celui-là. L'été dernier, j'ai travaillé 17 heures par jour, 4 jours par semaine. Je me gardais deux jours pour jouer au golf et une journée, le dimanche, pour me reposer. J'ai travaillé 17 heures et plus. Je me levais la nuit quand je trouvais des choses pour aller écrire. Ça a été l'album sur lequel j'ai travaillé le plus. Je pense que j'ai travaillé plus fort sur cet album que tous les autres réunis. Ça a été un gros défi. C'est pour ça que je suis fatigué», dit-il.
Temps forts et Sénat
Jean Lapointe compte 56 ans de métier, que ce soit en tant qu'artiste solo ou ancien membre des Jérolas. Quel est son meilleur souvenir en carrière?
«Les 38 soirs au Grand Théâtre (de Québec) qui n'ont jamais été égalés! À l'époque, il y avait Yvon (Deschamps), Ginette Reno et moi qui étions très populaires. Comme c'était ma ville… Les Québécois sont un petit peu chauvins… Ça a beaucoup servi ma cause. Ça, c'est l'item numéro 1», dit-il de son spectacle présenté au début des années 80.
En 2001, Jean Lapointe a été nommé au Sénat. Son mandat se terminera en décembre 2010. L'homme aurait pu se contenter de faire acte de présence de temps à autre et recevoir son chèque de paie. Il a préféré continuer à jouer et à chanter.
«Le Sénat, c'est une fonction. Artiste, c'est mon métier. J'ai fait un heureux mariage entre mon travail en tant que sénateur et mon travail en tant qu'artiste. J'ai donné de gros coups au Sénat. J'ai travaillé très fort sur plusieurs dossiers. Quand vient le temps de prendre l'air, je prenais l'air. J'allais faire des spectacles. J'écrivais», explique l'homme.
Le cinéma
Récemment, Jean Lapointe a tourné dans «Pour toujours les Canadiens» de Sylvain Archambault («Les Lavigueur»). Il a également joué dans «'Til Snow Turns to Ashes» du jeune cinéaste Charles-Olivier Michaud.
À la fin mai, il débutera le tournage du nouveau film de Robin Aubert: «À l'origine d'un cri». Il y campera le père de Michel Barrette.
«J'ai dit en farce au réalisateur, t'aurais pas pu prendre un peu plus jeune? Barrette a quasiment mon âge! Ce n'est pas vrai. C'est faux! (…) Je l'ai dit à Michel. Il riait. C'est tout un film. J'espère juste avoir la santé et être assez en forme pour le faire. C'est ce qui m'inquiète, ces temps-ci. J'ai tellement de promotion, tellement de choses… Pour commencer le film, il faudrait que je sois bien reposé et je ne le suis pas», s'inquiète le chanteur et comédien.
La semaine précédant le tournage, Jean Lapointe aura cependant la chance d'aller à la pêche pendant quatre jours pour prendre un peu de répit, dit-il.
Spectacles
En 2010, Jean Lapointe compte reprendra la route avec un tout nouveau spectacle.
Pour cette prochaine tournée, il compte écrire des textes seul ou avec la collaboration de Jean-Pierre Plante. L'artiste désire faire rire mais aussi émouvoir, explique-t-il.
Lors de ce prochain passage sur scène, Jean Lapointe présentera les pièces de son nouvel album mais aussi d'autres chansons tirées de son répertoire.
Sur scène, il sera accompagné par Alain Leblanc et ses musiciens.

5 mai 2009,  Par: Kevin Laforest
Jean Lapointe s'apprête à jouer dans À l'origine d'un cri

En entrevue avec Voir cet après-midi, Jean Lapointe a mentionné qu'il s'apprêtait à débuter le tournage d'À l'origine d'un cri, le prochain long métrage de Robin Aubert. «Demain je vais faire les tests de maquillage, l’essayage des costumes, l’examen médical, etc. Et on commence à tourner à la fin du mois.»
Le film dépeindra les relations entre un jeune homme (Patrick Hivon), son père (Michel Barrette)
et son grand-père (Lapointe), qui se retrouvent au centre d'une histoire sombre et tordue. «On va avoir des bouttes rough… Mais j’ai dit Robin: "À l’âge que j’ai, ménage-moi si tu veux que je finisse le film!" Il faudrait quand même pas que je pète une crise cardiaque ou que j’aie un ACV en plein milieu du tournage!»

Tournoi de golf Maison Jean Lapointe 2010
Relais Expert-Conseil est fier d'avoir participé activement à la réussite de la 12e éditions du Tournoi de golf de La Maison Jean Lapointe et Bombardier Aéronautique.
Le 27 septembre 2010, au Club de golf Le Mirage, s'est tenu la 12e édition du Tournoi de Golf Maison Jean Lapointe et Bombardier Aéronautique. Cet événement bénéfice a permis d'amasser 454 000 $ au profit des oeuvres de La maison Jean Lapointe. Les fonds contribueront notamment à poursuivre le déploiement de son programme "Mon indépendance, j'y tiens" auprès des écoles secondaires du Québec.
Depuis le premier tournoi de golf en 1998, en tant qu'intervenant majeur dans le domaine de la prévention, du traitement, de la formation et de la gestion des problèmes de toxicomanie Relais Expert-Conseil est fier de s'impliquer et de participer au succès de cet événement. Notre implication sociale dans l'aide aux organismes, tels que la La Maison Jean Lapointe et la Fondation Jean Lapointe, résulte de notre volonté d'agir et de notre prise de conscience des nombreux problèmes qu'occasionnent les dépendances (drogues, alcool, jeux pathologique, médicaments non prescrits et autres).

Jean Lapointe honoré
Marie-France Pellerin / 7Jours 2010-06-10
 
 Patrice Theroux, Jean Lapointe et Didier Farré, président de l'APCCQ © Frédéric Auclair
Jean Lapointe s’est vu honoré pour l’ensemble de sa carrière cinématographique jeudi soir dernier au Hyatt Regency, à l’occasion du souper annuel de l’Association des propriétaires de cinémas et de cinéparcs du Québec (APCCQ).
Récipiendaire de la Bobine d’or, il a accueilli avec beaucoup d’humilité et d’humour le prix. «Je suis très honoré de tout ça. La gloire, c’est très éphémère, mais ça flatte l’égo et fait plaisir à ma femme, ma famille et mes vrais amis.»

Aucune trace de nostalgie pour l’artiste aux mille et un talents, qui admet vivre à fond le moment présent. «Je dis toujours que lorsqu’on vous remet des prix à 74 ans, c’est qu’on sent venir la fin. Je suis prêt à mourir mais pas tout de suite. Quand je vais mourir, je vais mourir de rire», a-t-il commenté, non sans humour.
Possédant une impressionnante filmographie, parmi laquelle se glissent OK Laliberté, Ti-mine Bernie pi la gang, One Man et L'eau chaude, l'eau frette, Lapointe soutient que son meilleur coup cinématographique demeure sans contredit d’avoir accepté un rôle dans le long métrage Les ordres, de Michel Brault. «C’est ça qui a démarré le tout.»

Le retour des Jérolas

55 ans après leurs débuts, les Jérolas reprennent du service le 17 juin prochain, à l’occasion du gala de Michel Boujenah, dans le cadre du Grand rire de Québec. «On répète beaucoup. J’ai tellement de bonheur et de plaisir à travailler avec Jérôme (Lemay). On est de meilleurs amis qu’on l’était à l’époque.»

Ce spectacle se soldera par une tournée aux quatre coins de la province. «Il y a beaucoup de demande, explique-t-il. Et je vous le dis, on est meilleur. On est plus conscient du travail à accomplir. Il y a quelques numéros à se rouler par terre. Nous-mêmes avons de la misère à garder notre sérieux.» Quelques nouvelles chansons seront également au programme.

Le sénateur tire sa révérence
Le 6 décembre prochain, soit le jour de son 75e anniversaire, Lapointe tirera sa révérence au Sénat. Souhaite-t-il continuer à graviter dans l’univers politique? La réponse est catégorique : «Non. Je n’ai pas aimé tout ce que j’ai vu en politique. Je suis trop sensible. Mon père m’a enseigné la ligne droite et parfois en politique, il faut que tu fasses des lignes courbes. Je n’en fais pas, ce qui ne plaît pas à tout le monde.»
 
À l'origine d'un cri [ROBIN AUBERT]
Ma mère était hipster —

Sortie en salle: 2010 Durée: 1h54 Patrick Hivon, Michel Barette, Jean Lapointe Synopsis: Refusant d'accepter le décès de sa nouvelle conjointe, avec qui il a deux jeunes enfants, un homme décide de la déterrer et de s'enfuir avec son cadavre. Son fils, qui vit pâlement une existence de travailleur, part avec son grand-père, un vieillard fatigué, à sa recherche malgré un ressentiment longtemps refoulé....
commenter 12/10/2010
 
Lancement d'un cri
Le Devoir —
À l'origine d'un cri, film remarqué de Robin Aubert (à droite), road movie masculin de quête du père, était lancé hier au cinéma Impérial en présence de ses artisans, dont le cinéaste et les interprètes Patrick Hivon, Jean Lapointe, Michel Barrette (notre photo), ainsi que Véronique Beaudet et Louise Latraverse.

Un tapis rouge de chiens sauvages
Canoë —
Le film de Robin Aubert a été une thérapie pour Patrick Hivon, Jean Lapointe et Michel Barrette. (7 Jours)
 21/09/2010
 
Le cri du coeur de Jean Lapointe
Robin Aubert ne voulait qu'un homme pour jouer le grand-père dans son film, et c'était Jean Lapointe. (JDM) 18/09/2010
 
Retour aux sources
Le Devoir —
Le cinéaste québécois Robin Aubert offre, avec À l'origine d'un cri, un troisième long métrage très personnel qui rend hommage autant à un Québec régional qu'à son propre grand-père, interprété par Jean Lapointe.
18/09/2010
 
Jean Lapointe - Ses 50 plus grands numéros
Dimanche, 28 Février 2010
  Description
Je suis vraiment un de ces fous ayant parfois des moments de lucidité. De tout mon coeur et de toutes mes forces
Avec gratitude et reconnaissance
Je viens dire au public de chez-nous
Merci de M'avoir tant donné!
Jean Lapointe

Publié le 28 novembre 2010
Jean Lapointe délaisse son rôle au Sénat
Dès janvier, Jean Lapointe retrouvera son premier amour, la scène.
La Presse Canadienne, Ottawa

Le sénateur Jean Lapointe délaissera dans une semaine son rôle politique pour retrouver sa passion première, la scène. Et le moment de faire ses adieux au Sénat ne sera pas venu trop tôt pour cet homme qui, tout compte fait, s'est aperçu qu'il n'avait peut-être pas cette vocation.
Nommé au Sénat par l'ancien premier ministre libéral Jean Chrétien, en 2001, Jean Lapointe quittera la Chambre haute à la fin de la semaine, à l'approche de son 75e anniversaire qu'il célèbrera le 6 décembre.
Mais si la Constitution canadienne a choisi pour lui le moment de son départ, le sénateur reconnaît lui-même qu'il ne serait pas resté bien plus longtemps.
Disant avoir des sentiments ambivalents à l'approche de son départ, M. Lapointe avait néanmoins peu de bons mots pour la Chambre haute où il a siégé pendant neuf ans et demi, au moment de faire le point sur son mandat en entrevue avec La Presse Canadienne, la semaine dernière.

Déçu de son passage dans la capitale fédérale, cet artiste avant tout a trouvé le monde politique difficile, irrité par les tractations qui se font parfois en coulisse, avoue-t-il.
«Je n'aime pas la politique. Je n'ai pas aimé ça. Il y a bien des combines qui se font», explique-t-il de la façon de faire les choses, une réalité qu'il a rapidement observé dès le début de son mandat. Mais M. Lapointe répète qu'il n'y a jamais participé.
«Je n'ai jamais cédé d'un pouce (au moment des votes), j'y suis allé selon ma conscience puis selon mes connaissances (...) La ligne de parti, j'en n'ai rien à cirer. Qu'ils en fassent une, ligne, moi je ne la connais pas», dit-il d'un ton catégorique.
Le «sénartiste», comme il s'est lui-même baptisé, déplore la lenteur des procédures au Sénat comme à la Chambre des communes.
Et pour cause, après avoir présenté à plusieurs reprises un projet de loi contre les appareils de loterie-vidéos dans les bars et les restaurants, M. Lapointe quittera le parlement sans avoir vu sa proposition adoptée. Prorogations et élections ont chaque fois tué le projet de loi.
S'il se dit déçu, il refuse de voir la chose comme un échec. «Parce que je ne suis pas responsable», note-t-il.
Malgré cela, le sénateur défend le rôle du Sénat. Celui qu'on avait envisagé à la base, du moins. Car selon lui, la récente majorité des conservateurs à la Chambre haute est venue bouleverser l'ordre des choses.
La deuxième Chambre, censée offrir un second regard non-partisan, est paralysée, déplore-t-il.
«Je crois sincèrement qu'à venir jusqu'à ce que les conservateurs prennent le pouvoir, le Sénat était l'ange-gardien de la population, des minorités, des démunis», estime M. Lapointe. Mais depuis quelques temps, le Sénat ne débat plus, dénonce-t-il.
Alors que la pertinence de la Chambre haute est remise en question, M. Lapointe est bien d'accord qu'il faut la réformer et il y va d'une suggestion: nommer un panel de personnalités apolitiques chargées d'étudier une liste de candidats et de faire des recommandations au premier ministre. Ce qui éviterait le favoritisme, selon lui.
Le sénateur Lapointe repart du Sénat prêt à laisser la politique derrière lui et à reprendre la scène, «pour apporter un peu de bonheur aux gens».
Surtout qu'il sera soulagé de ne plus avoir à faire la route Ottawa-Québec toutes les semaines. Après une année mouvementée côté santé, M. Lapointe a hâte de se reposer un peu.
Et Jean Lapointe quitte Ottawa changé.
S'il a appris à être patient et à ne plus se prononcer trop rapidement - un trait de caractère qui l'avait mal servi à son arrivée au Sénat -, le sénateur dit aussi avoir été ébranlé à un point tel que ses convictions politiques semblent se trouver à un point tournant.
S'il se dit «libéral entre parenthèses» depuis des années - lui qui a voté pour les libéraux, péquistes et conservateurs au fil des ans -, ses convictions fédéralistes pourraient avoir été changées par ce dont il a été témoin dans la capitale fédérale. Son idée n'est pas arrêtée, mais M. Lapointe avance qu'il pourrait bien se ranger éventuellement dans le camp de la souveraineté.
«Parce que j'ai été témoin d'une chose très importante ici: les deux solitudes je les ai vues, je les ai vécues. Je ne suis pas souverainiste pour l'instant, mais il n'est pas dit que je ne le serai pas dans deux ans», laisse-t-il tomber.
Outre son combat contre les appareils de loterie-vidéo, Jean Lapointe s'est prononcé contre la longueur des hommages au Sénat, faisant réduire leur durée à 15 minutes par leader à la Chambre haute.
Et celui qui compte 50 ans de carrière artistique a également dénoncé les coupes du gouvernement de Stephen Harper en culture. Une inquiétude qui l'habite encore.
«Harper, lui, la culture c'est la culture des navets qu'il connait. Qu'il cultive ses navets et qu'il laisse la culture à des gens qui sont plus compétents que lui», scande le sénateur lorsqu'on aborde le sujet.
Dès janvier, Jean Lapointe retrouvera son premier amour, la scène, et son premier complice, Jérôme Lemay, avec qui il a formé le duo Les Jérolas pendant 15 ans, dès 1955. Les deux hommes, qui se sont retrouvés après un différend de 18 ans, seront en tournée dès la fin janvier, et ce, pour quelques années, anticipe M. Lapointe, puisqu'il y a une très forte demande.

Mardi 11 janvier 2011
Jutra 2011 : Jean Lapointe recevra le prix Hommage
  Par Elizabeth Lepage-Boily
 
Jean Lapointe lors de la première du film À l'origine d'un cri
Le Conseil d'administration de La soirée des Jutra a annoncé ce matin en conférence de presse que le prix Jutra-Hommage sera remis cette année à Jean Lapointe pour l'ensemble de sa carrière. L'artiste québécois a également été honoré lors du Gala des Oliviers en 2000 et lors du Festival Juste pour rire en 2005 pour ses antécédents dans le monde de l'humour au Québec.
Au niveau cinématographique, on a pu voir Jean Lapointe dans les films Les ordres de Michel Brault, paru en 1974, J.A. Martin photographe de Jean Beaudin et L'eau chaude, l'eau frette d'André Forcier ainsi que dans Le dernier tunnel d'Érik Canuel pour lequel il a d'ailleurs obtenu le Jutra du meilleur acteur de soutien en 2005. Tout récemment, il donnait la réplique à Michel Barette et Robin Aubert dans le drame À l'origine d'un cri.
Jean Lapointe, qui a siégé au Sénat pendant 9 ans, est également le fondateur de la Maison et de La Fondation qui portent son nom, deux organismes venant en aide aux alcooliques, toxicomanes et joueurs compulsifs.
La 13e cérémonie des Jutra, qui récompensent les artistes et artisans du cinéma québécois, se tiendra le 13 mars prochain à Montréal. La soirée sera diffusée en direct sur les ondes de Radio-Canada.
 
Jean Lapointe sera du Retour de nos idoles
le 04 mai 2011 par Musicor
Jean Lapointe se joint à la panoplie d’artistes de l’évènement Le Retour de nos Idoles et rendra un hommage spécial à son partenaire des Jérolas, Jérôme Lemay.

C’est avec enthousiasme et spontanéité que Jean Lapointe a accepté l’invitation des producteurs de se joindre au spectacle Le Retour de nos Idoles. Cette tribune unique, qui attirera plus de 35 000 spectateurs et qui en rejoindra des dizaines de milliers d’autres à la télévision, lui permettra de témoigner son immense affection pour son ami Jérôme Lemay.
Émotion, respect et admiration seront au rendez-vous dans l’hommage à ce grand artiste avec lequel Jean Lapointe a formé l’un des duos les plus marquants des cinquante dernières années. Cet hommage tout à fait spécial amènera Jean Lapointe à monter sur la scène du Colisée Pepsi lors des 4 représentations des 6 et 7 mai 2011.
Entre-temps, le compte à rebours est commencé et c’est cette semaine que les artistes français atterrissent au Québec pour participer à la tournée de promotion et aux répétitions. L’événement qui promet d’être inoubliable, fera l’objet d’une diffusion télé sur les ondes de INDIGO et de BELL TÉLÉ.
À quelques jours des représentations, alors que le public a hâte de retrouver ses idoles, la fébrilité tout aussi palpable chez les artistes. Aussi, question d’avoir un avant-goût des chansons qui seront présentées sur scène, il est possible de se procurer la compilation Le Retour de nos Idoles, disponible en magasin depuis le 22 mars 2011.

Jean Lapointe effondré par le décès de Jérôme Lemay
Écrit par Jean-Paul Sylvain
Jeudi, 21 avril 2011

C'est à la toute fin de la première partie du spectacle « Le grand retour des Jérolas », le 30 mars, que Jérôme Lemay était victime d'un malaise, le second en quelques jours, alors qu'en compagnie de son complice Jean Lapointe, le duo amorçait le prologue d'une tournée qui devait se prolonger au moins durant deux ans.
L'ex-sénateur Jean Lapointe avait même refusé une offre de tourner dans un nouveau film québécois afin de ne pas nuire à ce qui s'annonçait comme le come-back de la décennie au Québec.
Fort attristé par la mort de son ami et partenaire de scène, Jean Lapointe a bien voulu rendre hommage à ce dernier.
« Ben écoute, je sais pas comment dire ça. Je suis allé le voir à l'hôpital (la Cité de la Santé) quatre fois. Chaque fois, il m'apparaissait plus faible. Je devais y aller hier. Son frère aîné m'appelle et me dit qu'il va pas bien. Il ne l'a pas reconnu. »

Les Jérolas, lors de leur première à la salle Maisonneuve. Photo d'archives Alain Décarie« C'est tout un choc! Je savais à 70 %, même à 97 % que les chances qu'il revienne à la santé étaient inexistantes. À la répétition, au Marché Bonsecours, il m'est apparu fort pâle. Le matin, continue Jean d'une voix triste et hésitante, quand on répétait, il se maquillait beaucoup pour ne pas paraître pâle.
Jean Lapointe nous est apparu au bout du fil fort ébranlé par la mort de Jérôme Lemay, un artiste généreux qui quelques mois auparavant, avait d'ailleurs perdu son épouse, qui était malade depuis plusieurs années.
Le premier avril, Jean Lapointe avait commenté ainsi l'hospitalisation de Jérôme Lemay: « Dans des occasions comme celle-ci, c'est davantage à l'ami et à l'être humain que l'on pense, encore plus qu'au collègue. Tout ce que je souhaite, c'est que Jérôme aille mieux.» Il ignograit alors que les médecins allaient détecter un cancer foudroyant chez Jérôme Lemay.
 
Charlotte Lapointe fort attristée
Il y a plusieurs décennies, le duo Charlotte et Hervé se produisait dans les mêmes salles de spectacle que les Jérolas. Le duo Charlotte et Hervé avait d'ailleurs le même gérant que Les Jérolas, en Charlemagne Landry, un avocat très renommé.
Charlotte, cousine de Jean Lapointe, est doublement attristée. Elle a perdu il y a quelques mois son mari et partenaire de scène, Hervé Doucet. « J'ai parlé le mois dernier à Jérôme. Je voulais qu'il assiste aux funérailles d'Hervé. Mais il ne pouvait pas. Il était en répétition pour le retour des Jérolas et me disait que le duo avait « du booking » pour deux ans d'avance. Il se disait attristé de ne pouvoir rendre hommage à Hervé.
« Je sais que s'il avait pu venir aux funérailles, il se serait déplacé. On avait le même gérant. Charlemagne (Landry) faisait aussi la gérance des Frères Flamingo (Hervé et son frère Clermont) avant que naisse le duo Charlotte et Hervé. Il bookait aussi les Flamingo et Les Jérolas au Mocambo, à la Casa Loma, aux festivals et un peu partout à Montréal et en province.
« J'ai appelé Jean (Lapointe), il était démoralisé. C'est triste. Et pour ne rien vous cacher, ajoute Charlotte Lapointe, Jean Lapointe et moi sommes petits cousins. Nous avons eu le même grand-père. Avec Jérôme, disparaît un grand de la colonie artistique.

19 mai 2012

Ce n'était peut-être pas des adieux, mais ça en avait toutes les apparences. Au terme d'un spectacle qui a pris des allures de testament artistique, Jean Lapointe a remercié «du fond du coeur» le public de Québec en précisant que c'était sa «dernière représentation» chez nous.

Cette ultime tournée s'intitule Seul... ou presque, mais la soirée d'hier nous a plutôt montré un artiste tout sauf seul. À ses côtés, le fantaisiste de 76 ans peut compter sur une talentueuse complice en la personne de Chantal Blanchais. Derrière lui, un public qui le suit depuis longtemps, si l'on se fie aux têtes grises (ou blanches) qui formaient l'assistance, et qui n'a jamais manqué de rire de ses blagues ou de chanter avec lui.

En marge, Jean Lapointe bénéficie de l'admiration et de l'amitié de bon nombre de réalisateurs et de comédiens avec qui il a oeuvré dans sa carrière d'acteur. Ce sont d'ailleurs les Marcel Sabourin, Robin Aubert, Jean Beaudin et compagnie qui ont ouvert la représentation d'hier avec une série de témoignages immortalisés dans une vidéo. La table était mise pour un spectacle de style cabaret grandement nourri par la nostalgie, alternant humour et chanson, qui a offert un survol des multiples personnalités artistiques de Jean Lapointe.

Difficile de passer sous silence la disparition de Jérôme Lemay, camarade des Jérolas décédé l'année dernière. C'est avec lui que Jean Lapointe devait renouer avec la scène, avant que le destin n'en décide autrement. Cette période difficile évoquée par l'artiste en fin de première partie aura offert la plus grande émotion : une interprétation sentie de Si on chantait ensemble suivie d'un voyage dans le temps jusqu'aux années 60, par une projection de la prestation donnée par les Jérolas au Ed Sullivan Show.

Le segment le plus drôle et le plus réussi revient à l'intarissable pianiste du cabaret Raindrop, que Jean Lapointe a fait revivre hier avec beaucoup d'aplomb. La clope au bec et la répartie bien dégourdie, notre homme a livré ses imitations et les demandes spéciales du public, improvisant de l'allemand lorsqu'il en avait oublié les paroles. Le numéro ponctué d'une bonne quantité de blagues de «mononcle» a su dérider le public, qui en a redemandé.

En chanson, Jean Lapointe et Chantal Blanchais ont su créer de beaux moments. Leur complicité est palpable et leurs voix se marient bien. On a nettement plus apprécié les pièces intimistes accompagnées au piano ou à la guitare. Franchement, on se serait passé des bandes enregistrées.

SEUL OU PRESQUE

Touchant Jean Lapointe

Judith Plamondon
01-03-2012

MONTRÉAL – C'est un spectacle à la fois drôle et touchant qu'a livré Jean Lapointe, jeudi soir, à la Cinquième Salle de la Place des Arts à Montréal, entremêlant chansons et numéros d'humour.

C'était la première fois qu'il remontait sur scène depuis le 31 mars dernier. Ce soir-là, Jean Lapointe et son complice Jérôme Lemay célébraient le grand retour de leur groupe, les Jérolas.

La soirée avait pris une tournure tragique lorsque, victime d'un malaise, M. Lemay avait dû quitter d'urgence le Théâtre Maisonneuve, mettant fin abruptement et tristement au spectacle. Trois semaines plus tard, Jérôme Lemay décédait. Jean Lapointe perdait ainsi un ami et collègue de longue date.

Jeudi soir, dans l'intimité de la Cinquième Salle – clairsemée en raison de la tempête – Jean Lapointe est monté sur scène sans la deuxième moitié de son célèbre duo. L'auteur-compositeur-interprète était néanmoins accompagné d'une musicienne, Chantal Blanchais.

C'est en sanglotant que l'ancien sénateur a ouvert le spectacle.

«Je me présente : Jean, et non Suzanne Lapointe, ma petite cousine qui rit fort et qui rit tout le temps. Moi, j'ai envie de pleurer», a plaisanté celui qui s'est dit découragé par Montréal, «la seule ville au monde où tu te fais dépasser par tes caps de roue à cause des nids-de-poule».Ses plaisanteries ont rapidement donné le ton et confirmé que M. Lapointe, du haut de ses 76 ans, sait toujours faire rire son public.

Son imitation d'un René Lévesque réfléchissant sur le contexte politique actuel a provoqué quelques éclats de rire : «La route qui doit nous mener à l'inévitable souveraineté est en reconstruction. Les gens semblent attendre "le go" pour réaliser la souveraineté, ou peut être attendent-ils "Legault".»

Son interprétation de L'émeraude, une chanson qu'il a écrite en pensant à sa femme, a cependant eu un peu moins de succès.

Certains spectateurs – surtout des spectatrices – ont paru ne pas apprécier les nombreuses blagues sur le poids de sa douce, affectueusement rebaptisée «ma grosse bonbonne».

Hommage à Jérôme

La pièce dédiée à son défunt partenaire de scène, Si on chantait ensemble, a marqué un des beaux moments de ce spectacle.

Le public s'est joint à lui pour chanter ce succès de Lapointe.

«Jérôme est mort en me tenant la main et en interprétant cette chanson», a-t-il raconté, ému.

En dépit des quelques pépins techniques qui ont parsemé le spectacle et des quelques moments de confusion du principal intéressé, le public, composé majoritairement de gens du troisième âge, a réservé un accueil chaleureux à M. Lapointe, dont la carrière n'est visiblement pas sur le point de s'arrêter.

Une seconde représentation de Jean Lapointe... seul ou presque se tiendra vendredi soir à la Cinquième Salle de la Place des Arts.

Il sera de passage le 18 mai au Grand Théâtre de Québec, puis se concentra sur les préparatifs d'une éventuelle tournée.

25 octobre 2013

Le 25 octobre prochain, 1000 convives du milieu des affaires se réuniront le temps d’un dîner gastronomique, dans une ambiance glamour et décontractée, pour appuyer la mission de la Fondation Jean Lapointe! C’est l’événement à ne pas manquer!

Les 500 000$ amassés lors du Grand Festin d’huîtres de la Fondation Jean Lapointe contribueront directement au déploiement du Programme de prévention alcool et drogues en milieu scolaire Mon Indépendance, j’y tiens ! destiné à sensibiliser 45 000 jeunes de 1re secondaire à travers le Québec aux risques et aux conséquences graves qui découlent de la consommation d’alcool et de drogues.

L’an dernier, le Grand Festin d’huîtres a recueilli la somme de 465 790 $. Grâce à cet argent, plus de 40 000 jeunes ont pu bénéficier du Programme au cours de la dernière année scolaire.


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