Biographie
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Discographie,
filmographie, récompenses
Album
Photos
Récompenses:
1959:
Gagnante du concours Les découvertes de Jean Simon
1964
: Découverte féminine de l'année au Gala des Artistes
1966
: Gagnante du Music-hall canadien
3
juin 1968: Miss radio-télévision au Gala des Artistes
Festival
du disque : Chanteuse la plus populaire
Chanteuse
ayant vendu le plus de disques
Meilleur
microsillon
Un
prix au MIDEM à Cannes
1969
:
Trophée
Rolande-Desormeaux au Gala des Artistes
Chanteuse ayant vendu le plus de disques au Festival du disque
Meilleure
chanteuse canadienne de l'année au Juno Award
1970
:
Meilleure
chanteuse canadienne élue par la revue RPM
1971
:
Meilleure
chanteuse canadienne de l'année au Juno Award
1972
:
Médailles
d'or et d'argent au Festival populaire de la chanson Yamaha de Tokyo. C'était
du jamais vu qu'une personne gagne deux médailles dans le même
concours!
Meilleure
chanteuse canadienne de l'année au Juno Award
1973:
Meilleure
chanteuse canadienne élue par la revue RPM
1980
:
Rose
D'Or, vote du public au Salon de la Femme
5
octobre, Gala de l'ADISQ :
Microsillon
de l'année : Je ne suis qu'une chanson
Microsillon
de l'année le plus populaire : Je ne suis qu'une chanson
Microsillon
le plus vendu : Je ne suis qu'une chanson
Interprète
féminine de l'année, vote du Public
1981
:
Rose
D'Or, vote du public au Salon de la Femme
1982
:
20
octobre : Officier de l'Ordre du Canada
1986
:
12
mai : Chanteuse préférée de l'année, vote du
public au Gala Artis
1987
:
14
juin : Chanteuse préférée de l'année, vote
du public au Gala Artis
22
novembre : Chanteuse préférée de l'année et
madame MétroStar, vote du public au Gala MétroStar
1988
:
5
juin : Chanteuse préférée de l'année, vote
du public au Gala Artis
20
novembre : Chanteuse préférée de l'année et
madame MétroStar, vote du public Gala MétroStar
1989
:
16 avril : Trophée hommage 20e anniversaire du Salon de la Femme
15
octobre, Gala de l'ADISQ :
Album
de l'année : Ne m'en veux pas
Album
le plus vendu : Ne m'en veux pas
Spectacle
de l'année : La prochaine fois qu'j'aurais 20 ans
1991:
7
mai : Trophée Gaétan Labreche, vote du public venant d'un
sondage fait par le journal artistique Allo-Vedettes
24
mai : Billet platine pour 100 000 billets vendus de : La prochaine fois
qu'j'aurais 20 ans
1992
:
Avril
: Billet or pour 50 000 billets vendus pour : l'essentiel... la suite
18
octobre, Gala de l'ADISQ :
Album
de l'année : L'essentiel
Spectacle
de l'année interprète : L'essentiel...la suite
1995
:
5
novembre, Gala de l'ADISQ : trophée hommage
Son
discours de remerciements au gala de l'ADISQ:
«
Je suis très émue qu'on m'honore comme ça, mais j'ai
quelque chose à vous dire de très important. Je pense que
gagner, c'est beau. C'est très agréable de gagner. Mais le
plus important, encore, c'est de durer. Merci beaucoup. » 22
novembre : Dévoilement de son étoile sur la Promenade des
Star à Montréal
12
décembre : Prix venant de la Radio Rock Détente : Elle est
l'interprète dont les chansons tournent le plus depuis 1990 sur
la station.
1996
:
20
mars : un Oscar de l'enfer dans la catégorie déclaration
inusitée pour avoir révéler dans l'émission
L'enfer c'est nous autre du 17 décembre 1995 qu'elle est née
avec les mains et les pieds palmés!
3
novembre, Gala de l'ADISQ, album de l'année : La chanteuse
1997
:
23
mars : Prix dans la catégorie carrière exceptionnelle dans
la chanson, pour toute son oeuvre au Gala des femmes du siècle et
de la relève.
1999
:
5
novembre : Prix du Gouverneur général pour les arts de la
scène
Malgré
l'intervention des puristes contre tout honneur «colonial»
qui vient du Canada
Les
artistes de scène tiennent à leur prix 1999
La
fin de l'année sur la scène artistique québécoise
a été marquée par une querelle sur fond de purisme
patriotique, certains s'indignant que les Michel Tremblay, Ginette Reno
et autres puissent oser accepter un honneur offert par la toute fédérale
institution qu'est le Gouverneur général.
2000
: 23 Juin : Dévoilement de son nom sur le Walk of fame de Toronto.
2001:
4 mars : album francophone le mieux vendu pour l'album Un grand Noël
d'amour au Juno Awards.
2003:
11 novembre : l'Ordre du mérite de la radiodiffusion
2009
- Adisq : chanson populaire de l’année
2009
- Adisq : interprète féminine de l’année
2009
- Adisq : album de l’année - Meilleur vendeur
2009
- Adisq : album de l’année ? Populaire
Actrice
Mambo
italiano (2003) de Emile Gaudreault avec Ginette Reno, Sophie Lorain
Leolo (1991) de Jean-Claude
Lauzon avec Julien Guiomar, Gilbert Sicotte
Ginette
Reno honorée par l’Association canadienne des radiodiffuseurs
Discographie
2011 : La musique en moi
2009 : Fais-moi la
tendresse
2004 :
(en) Vocally Yours (Coffret 4)
2004 :
les Grands Soirs (Coffret 3)
2004 :Moi
c'est Ginette (Coffret 2)
2004 :
Mademoiselle Reno (Coffret 1)
2001 :
(en) The First Noel
2000 :
Un grand noël d'amour
2000 :
Juke-Box vacances
1999 :
Un peu plus haut - le nouveau spectacle
1998 :
(en) Love is all
1997 :
la Chanteuse
1995 :
Versions Reno
1993 :
Ginette Reno en concert
1992 :
l'Essentiel de Ginette Reno
1991 :
l'Essentiel
1990 :
Mes plus grands succès
1990 :
Ma vie en chansons
1988 :
Ne m'en veux pas
1987 :
Ginette Reno - Michel Legrand
1986 :
Si ça vous chante / De plus en plus fragile
1986 :
Paris-Québec
1985 :
Ginette Reno
1984 :
Souvenirs tendres
1984 :
J'ai besoin de parler
1983 :
Ginette Reno
1982 :
Ginette Reno en concert
1981 :
Quand on se donne
1979 :
Je ne suis qu'une chanson
1979 :
(en) Trying to Find a Way
1977 :
Les Grands Succès volume 1
1977 :
Ce que j'ai de plus beau
1975 :
(en) The Best of Ginette Reno
1974 :
En direct de la Place des Arts
1974 :
Aimons-nous
1973 :
Ombre et Soleil
1971 :
À la Comédie canadienne
1971 :
Aimez-le si fort
1971 :
(en) Touching me Touching you
1970 :
(en) Beautiful Second Hand Man
1969 :
Ginette Reno à la Comédie canadienne '69
1969 :
Ginette Reno (troisième album éponyme de 1969)
1969 :
Ginette Reno (deuxième album éponyme de 1969)
1969 :
Ginette Reno
1968 :
les Grands Succès d'une vedette
1967 :
Joyeux Noël
1967 :
Quelqu'un à aimer
1966 :
En spectacle au Casa Loma
1966 :
Le monde de Ginette Reno
1965 :
En amour
1964 :
Formidable!
1962 :
Ginette Reno
Filmographie
2003 :
Mambo Italiano d'Émile Gaudreault
1999 :
Laura Cadieux... la suite de Denise Filiatrault
1998 :
C't'à ton tour Laura Cadieux de Denise Filiatrault
1992 :
Léolo de Jean-Claude Lauzon
30/04/2006
La
pétillante sexagénaire est loin de la retraite. Au contraire,
les projets s'enchaînent à une vitesse folle.
Le
secret de ma mère, cette comédie dramatique de Ghyslaine
Côté, dans laquelle Ginette Reno occupe une place importante,
sortira sur nos écrans le 7 juillet.
Ginette
a remis au scénariste Martin Girard tout le travail qu'elle avait
fait concernant son projet de film. La chanteuse-auteure avait déjà
écrit un grand bout de cette biographie qu'elle espère voir
porter à l'écran.
«Mon
film débuterait quand je répète, dans le temps présent,
à la Place des Arts. Puis, on part en flashbacks. C'est donc à
travers une répétition qu'on verrait défiler ma vie.»
Sa vie, portée au grand écran, se terminerait sur le Mont-Royal,
en 1976, avec Un peu plus haut... ou, comme le désire la chanteuse,
avec Je ne suis qu'une chanson (1979).
Ginette
aimerait faire deux films. Le deuxième débuterait lorsqu'elle
s'identifie, dans une réunion, comme une outre-mangeuse compulsive.
«Et là, ce ne serait pas la chanteuse, mais la femme qui se
raconterait. Comme dans le temps où je disais: elle, c'est Reno;
moi, c'est Ginette!»
30/04/2006
À
60 ans
Ginette
Reno a des ennuis de santé
Ginette
Reno entame sa 61e année avec une santé très fragile.
La chanteuse, on le sait, souffre de diabète. De plus, son ouïe
s'est considérablement dégradée et, comme si ce n'était
pas suffisant, voilà que le médecin l'a récemment
prévenue qu'elle risquait peut-être de perdre la vue!
«Tous
les trois ou cinq mois, je suis opérée. Des petites veines
éclatent dans mes yeux et ça obstrue ma vision. Il faut donc
nettoyer ça.
«Le
9 janvier, le médecin m'a dit qu'il faisait ce qu'il pouvait pour
sauver mes yeux, mais que ça se pouvait que je devienne aveugle!
Quand il m'a dit ça, je suis tombée malade. J'ai été
au lit durant un mois.»
Mais
elle a vite repris le dessus. «J'ai demandé ce que je devais
faire. Le médecin m'a dit que perdre du poids m'aiderait. Mais maigrir
à 60 ans, ce n'est pas évident.»
La
chanteuse a donc repris de plus belle son tai-chi, son reiki, ses étirements,
son aquaforme et «j'ai coupé toutes formes d'alcool. Même
si je n'ai aucun problème avec ça, tu prends un petit martini
en apéro avec ton chum, un p'tit verre de vin en mangeant...»
Depuis
ce fameux 9 janvier, Ginette a perdu une quinzaine de livres.
«Présentement,
je pèse 220 lb. J'aimerais bien descendre à 170 lb. Il y
a deux semaines, le médecin a trouvé que ça allait
mieux», dit celle qui, de 117 lb, a déjà fait fait
monter le pèse-personne à 325 lb!
«J'avais
alors tout fucké ma carrière américaine.»
De
septembre à décembre, la chanteuse sera en tournée:
La Baie, Trois-Rivières, Drummondville, Joliette, Granby, Sherbrooke...
Demain,
on soulignera les 60 ans de Mme Reno d'une façon tout à fait
spéciale. Ses amis viendront lui rendre hommage, en textes, en chansons
et en surprises, au casino de Montréal. Le tout sera retransmis,
le jour de la fête des Mères, le 14 mai, à TVA.
Ginette
Reno nous offre en primeur deux extraits de sa biographie Toute petite
qui sortira cet automne.
GINETTE
RENO
Un
tête-à-tête vérité avec la diva
Michelle
Coudé-Lord 21-03-2009
Ginette
Reno nous offre en primeur deux extraits de sa biographie Toute petite
qui sortira cet automne.
Quand
on lui demande les trois grands évènements dominants de sa
carrière, elle dira, l’album Je ne suis qu’une chanson; le moment
magique du Mont-Royal avec Jean-Pierre Ferland et le spectacle des plaines
avec Céline à Québec l’été dernier.
Ginette
Reno c’est, comme le dit son chum Carlos qui la connait depuis 16 ans,
«le lever du soleil et le coucher du soleil. C’est une personne qui
nous fait grandir, faut juste savoir accepter qui elle est. On va à
l’école de Ginette Reno. Et les examens sont de plus en plus difficiles
à passer» dit-il en riant.
La
star est tellement fière de son homme qu’elle lui dit sur un ton
espiègle... «ben ce soir on ne fera peut-être pas chambre
à part.»
Car
madame Reno préfère maintenant aller au lit pour dormir «pas
pour baiser, ça ne me tente plus» avoue-t-elle sans pudeur,
à la manière Ginette Reno.
D’ailleurs,
les trois endroits où elle se sent le mieux sont: «sur scène,
devant un bon repas, et au lit... pour dormir.»
Extraits
de sa biographie
Toujours
petite
Je
ne l’ai pas été très longtemps. Mais, à neuf
ans est arrivé quelque chose qui n’arrive pas aux petits garçons.
Je
n’étais pas encore en âge de savoir et pourtant, déjà,
je comprenais.
Lorsque
j'étais jeune, je ne semblais pas avoir les mêmes besoins
ni les mêmes désirs que mes frères et soeurs.
Parfois,
je croyais venir d'une autre planète. Je n'ai jamais compris pourquoi
je n'étais pas proche des jeunes de mon âge. C'est comme si
je voulais appartenir à la jeunesse, mais, quelque part, je ne me
sentais pas comme eux. Comme si j'étais différente.
J'étais
tellement timide que lorsque j'entrais en relation avec les jeunes de mon
âge, ma gêne se transformait en vulgarité. Je racontais
pleins de mensonges et pleins d’histoires. Je ne voulais pas montrer ma
peur. J'ai presque toujours saboté mes amitiés. Et pourtant,
j'en avais tellement besoin.
L’AMOUR
AVEC UN GRAND A?
«J’ai
eu mes 12 apôtres. Je suis le Christ avec ses 12 apôtres. J’ai
toujours été fidèle à mes hommes. Par contre,
des fois je préfèrerais avoir eu des remords que des regrets.
Au moins je l’aurais fait. À cause de ma pudeur, j’ai refusé
beaucoup de choses.»
AVEZ-VOUS
ENVIÉ LA CARRIÈRE DE CÉLINE DION?
«Aucun
regret, je le sais que cela aurait pu être ma carrière. Mais
je préfère ce que je suis devenue. On n’a plus de vie. Céline
c’estbien, elle est capable de le faire. Ça veut dire qu’elle a
bien fait ses devoirs et ses leçons.»
ET
RENÉ ANGELIL, QUE PENSEZ-VOUS DE L’HOMME?
«Il
a le feu sacré comme moi. C’est le petit garçon en René
qui a fait la carrière de Céline. C’est l’homme le plus drôle
que j’ai connu dans ma vie. Pas un homme m’a fait rire comme lui.»
EST-CE
QUE JEAN-PIERRE FERLAND FUT UN HOMME INSPIRANT POUR VOUS?
«C’est
un chien, comme moi, dans l’astrologie chinoise. Je l’haïssais parce
que je trouvais qui maganait les femmes. J’ai appris à l’aimer.
C’est un de nos grands auteurs.»
AVEZ-VOUS
PEUR DE LA MORT?
«J’ai
apprivoisé la mort. J’aime mieux croire qu’il y a quelque chose
après. Plus je lis sur la mort, plus ça me rapproche de la
vie. Comme le dit Fernand Dansereau, un homme que j’aimerais rencontrer,
quand on vieillit, la chose qui élargit c’est ta conscience, ton
esprit devient plus large.»
ET
CE MÉTIER, EST-IL PLUS DUR AUJOURD’HUI?
«On
frappe plus fort, tout va vite. Avant si ça ne marchait pas, on
réessayait, aujourd’hui, il faut frapper juste la toute première
fois.»
QUELLE
EST SA PLACE DANS LE SHOWBIZZ QUÉBÉCOIS?
«Je
suis privilégiée et très respectée et j’en
suis fière. Il y a tellement de travail.»
QUE
PENSE-T-ELLE DE STAR ACADÉMIE?
«C’est
une manière de commencer. Nous, on faisait les clubs.»
POURQUOI
REVENIR SUR SCÈNE?
«Mon
spectacle s’appellera Pour que tu m’aimes. J’ai choisi la salle Pierre-Mercure
pour prendre mon monde dans les bras. La vie pour moi c’est apprendre à
accepter et à accueillir.»
SES
GRANDES RENCONTRES
Ma
mère de qui j’ai hérité du feu sacré
Mon
premier impresario Jean Simon qui était, à l’époque,
la Julie Snyder du Québec
Jean-Pierre
Ferland, T’es mon amour, t’es ma maîtresse
Mon
deuxième impresario, mon mari Robert Watier
Gilles
Talbot, mon troisième impresario et mon premier amant
Diane
Juster, Je n’suis qu’une chanson
René
Angelil
Lee
Strasberg, professeur à l’Acting Studio de Los Angeles
Bernard
Estardy, qui m’a enseigné comment chanter sur disques
Jean-Claude
Lauzon, un grand cinéaste avec qui j’ai eu la chance de faire Léolo.
Il
est mort comme il a vécu
Denise
Robert, qui a beaucoup cru en moi, C’t’a ton tour Laura Cadieux et Mambo
Italiano
Denise
Filiatrault, qui a été d’une bonté incommensurable
avec moi.
QUELQUES
GRANDS MOMENTS
Le
premier concours d’amateur que j’ai gagné au chic Cabaret caprice.
Ma
prestation à l’ouverture de la Place des Arts
Mon
premier enregistrement à l’âge de 16 ans
Miss
radio télévision en 1969
Ma
rencontre avec Roger Wittaker
Mes
médailles d’or et d’argent
Mes
prestations au Johnny Carson Show
La
montagne avec Jean-Pierre
Festival international de jazz de Montréal avec Oliver Jones et
Michel Legrand
Quand
j’ai été décorée Officer du Canada et Chevalier
du Québec
Les
Plaines avec Céline
Un
enfant parmi d’autres enfants.
Je
ne savais pas pourquoi on parlait toujours d’argent à la maison,
mais je comprenais à quel point on en avait besoin et qu’on en manquait.
Je ne savais pas pourquoi ma mère et mon père me battaient.
Je
savais que la porte d’à côté était celle de
la taverne, mais je ne comprenais pas pourquoi mon père y allait
si souvent.
Je
savais que la vie à la maison n’était pas normale, mais je
ne comprenais pas la raison. J’écoutais ma mère me raconter
toutes ses relations difficiles personnelles et sexuelles avec mon père.
J’étais
fière qu’elle me prenne comme confidente. Mais je ne connaissais
pas leurs problèmes et je ne comprenais pas pourquoi elle me parlait
de tout ça. Je savais que je mangeais trop, mais je ne comprenais
pas pourquoi je le faisais.
J’étais
obsédée par la bouffe les p’tits gars puis l’argent. Je voulais
à tout prix chanter et je cherchais constamment des moyens pour
payer mes leçons de chant.
SAVOIR
ET COMPRENDRE!
Sans
en être consciente à cette époque là, ce seront
les deux verbes que je porterai toute ma vie. Dans toutes les tentatives
que j’ai fait pour me libérer de mes «surplus de poids ou
de sentiment», j’ai toujours été devant ces deux maudits
mots qui ont organisé ma vie sans m’en avoir demandé la permission.
Ils se sont installés, sournoisement, dans mon environnement, dans
mon esprit et finalement dans mon corps.
Je
ne peux pas me souvenir combien de fois ma mère m'a accusée
d'être une destruction maudite. Elle disait que je me détruirais
par moi-même. Elle me disait aussi que j'étais possédée
du démon et qu'elle priait le bon Dieu pour qu'il vienne me chercher.
J'étais mentale, vicieuse et hypocrite comme mon père. Je
ne serais jamais capable d'élever des enfants et je n'étais
pas la femme d’un seul homme. J'étais une putain, une vache et une
charogne. Je me sentais comme dans un cul de sac.
Aucune
porte de sortie.
Toutes
ces accusations ont créé en moi une estime très basse.
Comme j'aurais voulu comprendre dans ce temps-là et faire en sorte
que ce soit plus doux à la maison.
Presque
tous les jours, c'était le drame et le chaos.
J’ai
tant voulu comprendre pourquoi elle m'accusait de cette manière
et j'ai longtemps pensé que je le méritais.
Parfois
une femme qui avait beaucoup d'admiration pour moi me rencontrait dans
la rue et me disait: «J'aurais tellement aimé avoir une fille
comme vous». Au fond de ma pensée, je me disais : «Si
vous saviez, madame. Je suis possédée du démon. Je
ne crois pas que vous m'aimeriez longtemps. Je détruis tout»
Des
séquelles? Partout et nulle part!
Des
souvenirs? Tous les jours de ma vie!
Des
reproches? Comment peut-on reprocher de l’amour mal exprimé? De
l’attention mal distribuée? De la tendresse mal accordée?
Mon
aujourd’hui est fait de tous mes hier. Les moins beaux comme les plus féériques.
Les plus décevants comme les plus réconfortants. Les plus
sécurisants comme les plus angoissants.
Je
demeurerai toujours une chercheuse, qui consacre beaucoup de temps à
ce que je sais. Mais encore plus de temps à ce que je ne sais pas
encore.
NEZ
CASSÉ
Nous
demeurons au 280, rue Laurier.
La
porte à côté est le 282. C’est la porte de la taverne
où mon père passe la moitié de sa vie. Ma grand-mère
Yvonne est en visite à la maison; c’est la mère de ma mère.
Je l’adore et elle me le rend bien. Je sens l’amour qu’elle a pour moi.
Ce
jour-là, je m'en vais faire une commission pour ma mère et
elle m'avertit que les gars sont en train de jouer au base-ball dans la
ruelle.
Dans
ce temps-là, le base-ball était mon sport favori. Je n’étais
pas très bonne au bâton mais j'étais une excellente
catcheuse: j'en manquais pas une.
J’avais
déjà dit à ma mère de ne pas m’informer quand
les gars jouaient au baseball dans la ruelle. Ça m’excitait trop
et je n’avais qu’une seule envie, aller les retrouver.
Je
fais donc l’épicerie rapidement pour pouvoir aller jouer avec eux,
même si c’est juste quelques minutes.
À
cette époque-là, on n'avait pas de protecteur à se
mettre sur la figure. J’avais une vieille mitaine. Avec mes petites mains,
il aurait fallu en mettre trois comme la mienne pour rentrer dans le gant
du receveur.
Je
suis donc là et c'est la partie qui commence.
Le
pitcheur vient de lancer la balle. Moi, je suis certaine que le frappeur
ne sera pas capable de l’attraper. Je m'avance donc assez proche de lui
pour attraper la balle et, malheureusement, je reçois le bâton
en pleine figure sur le nez. J'ai vu des étoiles comme au cinéma.
Je pissais le sang.
Quand
je suis revenue à la maison, je n’étais pas belle à
voir. Mon sac de provisions était en sang comme mon nez.
Ma
grand-mère Yvonne, qui avait de la difficulté avec la vision
du sang, est tombée sans connaissance. Nous nous sommes dirigées
directement vers l'hôpital.
Vous
auriez dû me voir! La face enflée et le nez gros comme cinq
bonbons au caramel.
Tous
les os de mon nez étaient fracturés et j’avais perdu une
dent. La belle, celle au centre de ma bouche. Quand on n’est pas riche,
on se fait réparer la dent comme on peut, pas comme on veut.
J'ai
donc eu à porter une sorte de prothèse sur mon nez. On m’a
même fait des points de futurs. Durant plusieurs années, mon
sourire était troué.
UNE
DERNIÈRE ANECDOTE UN PEU TRISTE
Un
jour, je ne me souviens plus pourquoi, ma mère, dans une de ses
nombreuses colères envers moi, m’a donné un coup sur la prothèse
de mon nez. Je me suis empressée d’aller à la chambre de
bain; le sang coulait. À travers la porte, je l’entends dire à
mon frère:
«André,
va donc voir Ginette. Je pense que je lui ai fait mal!»
Quand
j’ai été opérée définitivement à
mon nez, je crois qu’on a pris de la peau de mes fesses. Il leur en manquait.
Aujourd’hui,
chaque fois que quelqu’un me donne un petit bec sur le nez, ça me
fait sourire. Ils ne savent pas ce qu’ils embrassent.
Nous
vous en parlions l'automne dernier, c'est enfin confirmé : le nouvel
album de Ginette Reno, la star de la chanson québécoise,
devrait sortir le 24 mars 2009!
Avec
une longue de carrière internationale derrière elle, des
millions d'albums vendus et de multiples récompenses obtenues, Ginette
Reno, à 62 ans, n'a pas perdu l'inspiration et célèbre
cette année ses cinquante ans de carrière de la meilleure
des façons : avec un album !
Magali
Vaé, gagnante de la Star Academy 5, avait repris un de ses plus
grands titres, Je ne suis qu'une chanson, la faisant connaître des
jeunes générations; mais rappelons tout de même que
Ginette a été le modèle et la source d'inspiration
d'une diva de la chanson internationale : Céline Dion, sa plus grande
fan ! Les deux stars de la chanson canadienne se sont d'ailleurs réunies
cet été pour un duo exceptionnel à l'occasion des
400 ans du Québec, leur province natale.
On
a également pu retrouver Ginette Reno lors de la tournée
Age Tendre et Têtes de Bois, qui triomphe actuellement en France,
entourée notamment d'Annie Cordy, Richard Anthony ou encore Catherine
Lara.
Rappelons
que la chanteuse québécoise s'était fait connaître
en France avec son titre J'ai besoin de parler, il y a 25 ans, alors que
son fils Pascalin était âgé d'un an seulement... Aujourd'hui,
il est de nouveau aux côtés de sa star de mère en tant
que directeur musical pour son album intitulé Fais-moi la tendresse,
dont vous pouvez écouter le premier extrait sur le site officiel
de Ginette Reno !
«C'est
l’album de ma vie»
Par
Daniel Daignault 13/09/2007 © Valérie Blum
Il
y a des lustres — en fait depuis La chanteuse — que Ginette Reno ne nous
a pas offert de disque qui comporte des chansons originales. Qu’à
cela ne tienne, elle est en train de préparer un album qui «va
faire un gros boum!»
On
a rencontré Ginette à la première du film québécois
Surviving My Mother, présenté dans le cadre du Festival des
films du monde. Elle était resplendissante.
Elle
était accompagnée de Karlo, l’homme qui partage sa vie depuis
plus de 10 ans. Elle a d’ailleurs confié à son sujet: «Il
s’en va samedi (samedi dernier) à Murano pour trois mois.»
Puis elle a ajouté, en riant: «Quand il va revenir, il va
nous faire des verres!»
Quant
à son projet d’album, c’est avec beaucoup d’en-thousiasme qu’elle
nous a donné quelques détails:
«C’est
vraiment l’album de ma vie, c’est mon dernier coup de cœur. Je me dis que
si je n’avais plus qu’un dis-que à faire, ce serait celui-là.
Ce sont, pour la plupart, de nouvelles chansons et, honnêtement,
il y en a que j’ai de la misère à chanter. Il faut que je
prenne du recul parce qu’elles sont très belles.
Mon
matériel vient de partout, et je m’émerveille comme une enfant.
J’ai travaillé sur environ 25 chansons; il m’en reste encore une
cinquantaine à terminer. C’est Pascalin, mon petit génie,
qui fait l’orchestration», souligne-t-elle.
Parmi
les auteurs qui ont écrit pour Ginette, on note Francis Lai, Michel
Jourdan et Jean Robitaille, qui a écrit Des croissants de soleil.
«Il
y a aussi Didier Barbelivien, qui a écrit Ceux qui s’en vont, ceux
qui nous laissent. J’ai des chansons à vous jeter par terre! Je
vais aussi faire une pièce écrite par Charles Dumont et Jacques
Brel pour Édith Piaf, mais qu’elle n’a jamais chantée. Je
me sens renaître. J’avais l’impression qu’on ne faisait plus passer
mes chansons à la ra-dio. La relève est bonne, mais je me
suis dit: «Hé! Est-ce encore moi qui suis la plus gran-de
chanteuse du Québec? On va leur montrer comment faire ça!»
dit-elle en éclatant de rire.
Ginette
est de fort bonne humeur et elle a encore maigri grâce aux exercices
auxquels elle s’adonne. Elle nous pro--met de belles choses:
«J’ai
l’intention de faire l’album de ma vie, et tout va porter ce titre-là:
le show de ma vie, le livre de ma vie, l’album de ma vie. Ça va
faire un gros boum! Ça sera prêt pour l’automne 2008.»
Des
projets au cinéma
C’est
dans le film Le secret de ma mère, qui est sorti sur nos écrans
en juillet 2006, qu’on a vu Ginette pour la der-nière fois. Même
si elle prépare son retour dans le monde de la chanson, il ne faut
pas en conclure pour autant qu’elle ne veut plus se retrouver devant les
caméras.
«D’abord,
il y a un projet de film. Il a malheureusement été refusé
par Téléfilm Cana-da, mais il aurait été réalisé
par Ri-chard Ciupka, et j’aurais joué dedans avec Yvon Des-champs,
Janette Bertrand et Jean Lapoin-te. Imagine un peu! C’est une histoire
très drôle qui se déroule dans une maison de vieux,
et je pense qu’on aurait eu du fun en maudit! Le projet va sûrement
être soumis à nouveau.
Je
vais jouer dans un court métrage tourné par «un p’tit
jeune». C’est une histoire qui a pour titre La battue. Je ne suis
pas trop fine là-dedans, mais je suis contente; ça va me
faire du bien.
Prochainement,
je vais participer au tournage de la dernière émission de
Patrick Huard (Taxi 0-22) et j’ai bien hâte.
Je
devais aussi prendre part à un film français, mais il a été
mis sur la glace. Patrick Bruel est venu ici avec sa femme, mais le film
a été retardé. Ils vont recommencer à travailler
dessus en janvier.»
Bref,
à 61 ans, Ginette a des projets plein la tête. 2008 s’annonce
déjà comme une année très chargée pour
la chanteuse et comédienne.
FESTIVAL
D'ÉTÉ À NEW RICHMOND
Performance
étincelante de Ginette Reno
Alain
Lavoie 22-07-2010
NEW
RICHMOND - Ginette Reno a livré tout un spectacle en ouverture du
Festival de Québec à New Richmond devant plus 6000 spectateurs
comblés.
Avec
un ciel plein de surprises et même menaçant, la soirée
d’ouverture du tout premier Festival d’été de Québec
à New Richmond en Gaspésie a livré ses notes très
appréciées par plus de 6000 spectateurs jeudi soir au parc
de la Pointe-Taylor.
Les
orages et un tonnerre assourdissant en après-midi laissaient craindre
le pire pour la soirée d’ouverture de ce tout premier Festival d’été
au parc de la Pointe-Taylor alors que Ginette Reno se produisait sur la
grande scène en compagnie de Marc Hervieux et l’Orchestre symphonique
de Québec.
Ginette
Reno, très en voix, a été acclamée à
plusieurs reprises après avoir interprété ses plus
grands succès comme La Quête, Ceux qui s’en vont, Léolo,
L’essentiel et surtout Fais-moi la tendresse.
Marc
Hervieux a suivi avec sa voix puissante qui n’a laissé personne
déçu de ce spectacle qui s’est déroulé sous
une température de fin d’été avec une lune voilée.
Ginette
Reno a lancé un nouvel album ("Fais-moi la tendresse") le 24 mars 2009
avec son fils Pascalin à la réalisation. Elle s'est entourée
de paroliers français dont Michel Jourdan, Didier Barbelivien, Gérard
Layani et de la parolière québécoise Martine Pratte
qui a signé une chanson relatant sa vie : "J'ai soixante-deux ans".
Le 29 mars 2009, Ginette se voyait décerner un disque d'or pour
son dernier opus, cinq jours après sa mise sur le marché
et, plus tard, un disque platine pour ce même album. La chanteuse
part ensuite en tournée, demeurant 43 soirs à l'affiche de
la Salle Pierre-Mercure, à Montréal. Au printemps 2011, elle
revient avec un nouvel album intitulé "La musique en moi".
2012:
Projet
de disque avec Boulay Reno et Lionel Richie
Marc-André
Lemieux: 20-03-2012
Lionel
Richie veut enregistrer avec Isabelle Boulay et Ginette Reno. C'est du
moins ce qu'il a déclaré lors d'un point de presse dans les
coulisses de Star Académie tard dimanche soir. Le chanteur soul
américain est tellement fier de son passage à l'émission
qu'il désire répéter l'expérience en studio.
«On
va trouver des chansons et on va les mettre sur un disque, a-t-il affirmé.
On ne fera pas un album complet, seulement quelques titres.»
Lorsque
Ginette Reno a passé une semaine dans la maison de Star Académie,
on a pu la découvrir sous un nouveau jour. Oui, on sait depuis toujours
que Ginette est très colorée et qu’elle fait amplement allusion
au sexe dans ses propos, n’ayant que très rarement de filtre. Toutefois,
ses propos semblent avoir mal passé au petit écran, dans
l’Académie.
«
J’ai reçu quelques lettre négatives de gens qui me reprochaient
d’être vulgaire et de tenir des propos inappropriés. Ils se
plaignaient de mon langage vulgaire et salé. J’ai pris ses reproches
très durement et j’ai passé plusieurs nuits blanches à
réfléchir là-dessus. »
Ginette
confie qu’elle tentera de camoufler un peu plus ce côté de
sa personnalité et que son expérience à l’Académie
ainsi que les commentaires du public lui ont fait ouvrir les yeux sur elle;
ce qui l’a amenée à faire une introspection.
Les
Québécois devaient être fiers de Ginette Reno dimanche
soir en l’entendant interpréter de manière magistrale la
chanson Hello en duo avec le célèbre chanteur américain
Lionel Richie.
Le
magazine 7 Jours est d’autant plus fier de pouvoir offrir à ses
lecteurs, en collaboration avec Mme Reno, la possibilité de vivre
une expérience magique grâce à la formule tout compris
des Voyages VIP 7 Jours.
Vous
êtes donc invités à vous procurer un forfait pour assister
au spectacle de cette grande dame de la chanson les 14 et 21 avril prochain.
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et joignez un groupe partageant votre admiration pour Mme Reno. En plus
du spectacle, votre forfait comprendra un souper gastronomique au restaurant
Le Local et une rencontre privée, en groupe, avec l’artiste après
son spectacle!
Faites
vite, il ne reste plus que quelques places!
Elle
sera la marraine du Retour de nos Idoles qui te tiendra ai Colisée
de Québec Les 4 et 5 Mai.
Anniversaires
pour avril de vos vedettes favorites,
sportifs(ves)
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