L'ÉTOILE DE CE MOIS
"GILLES LATULIPE" 

"Citation de Gilles"
"Ce n'est pas parce qu'on est vieux qu'on ne rit pas,
c'est parce qu'on ne rit pas qu'on est vieux.


Le 23 septembre 2014, décès de notre grand comédien.
Merci Gilles de mous avoir fait rire autant.

Biographie page 1   //  page 2      Photos

Le 23 septembre 2014, Gilles Latulippe meurt des suites d'un cancer du poumon diagnostiqué trois ans auparavant. — Il aura fait 55 ans de carrière « de rire et de tendresse ». Tout l'été jusqu'au 20 août, deux jours avant son hospitalisation pour « pneumonie », il jouait encore sur scène à Drummondville le rôle principal d'une pièce, Salut cocu! (qu'il avait publiée en 1999), et seuls quelques très proches savaient qu'il était malade… Une « chapelle ardente dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville de Montréal » accueille au début d'octobre le grand public (pour un total de 9 heures), avant l'arrivée des proches et des collègues (« parents et amis, artistes et artisans du monde du spectacle ») pour la tenue de l'ultime hommage en privé.
Le fonds d'archives du Théâtre des Variétés et la collection Gilles Latulippe sont conservés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (édifice BAnQ Vieux-Montréal)

C’est une cérémonie empreinte d'émotion, mais aussi parsemée de rires qui s'est déroulée dans le hall d'honneur de l'hôtel de ville de Montréal, en fin d'après-midi vendredi, en hommage à Gilles Latulippe. Tour à tour, amis et collègues se sont succédé pour dire un dernier salut au populaire comédien.

Animé par le journaliste Stéphan Bureau, cet hommage d'une cinquantaine de minutes a permis de constater que le disparu était aimé de tous.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a rappelé le brillant parcours de Gilles Latulippe avant de le nommer, à titre posthume, citoyen d'honneur de Montréal. Il est question qu'un parc ou une rue porte le nom du comédien, une décision, nous a confié le maire, qui sera prise prochainement.
L'acteur et auteur-compositeur-interprète Jean Lapointe a rappelé qu'il côtoyait Gilles en Floride, qu'il jouait au golf avec lui, mais qu'il avait aussi loué sa salle de répétitions en vue du retour des Jérolas. «Après le décès de Jérôme (Lemay), je suis retourné répéter pour mon spectacle et il m'a alors dit: "je n'étais pas inquiet pour toi, ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier"». Ce gag qui a su dérider les spectateurs.
Tout le monde savait que le moment serait émouvant lorsque l'actrice Janine Sutto s'est amenée à la tribune pour dire quelques mots au sujet de celui qu'elle a appelé «mon petit Gilles».
«Je voudrais d'abord rendre un hommage à ton cœur. Durant ma longue vie, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui allait au-devant des gens, qui voulait les aider, les sortir d'une situation difficile, comme tu le faisais», a dit la nonagénaire, soulignant à quel point Gilles était toujours demeuré modeste malgré son succès.
Émue, Mme Sutto a affirmé que la mort du comédien a profondément attristé le public québécois. «Je pense qu'il a eu une belle vie et qu'il a été heureux. En y pensant beaucoup, je n'ai jamais vu une sortie de vie comme ça! Quelle sortie! Pour la province, pour tout le monde, ça a été un coup de tonnerre, tout le monde a été sidéré.»

«Lors de notre dernière représentation, Gilles était très en forme et je lui avais dit en coulisses, après le spectacle, à quel point il était bon, qu'il bougeait bien. Tu vas mieux! Et il m'avait répondu: "on a toujours un regain de vie avant de mourir". Ça, c'est du Gilles Latulippe, que vouliez vous que je réponde à ça?» a raconté Jacques Salvail, qui a joué à ses côtés tout l'été à Drummondville.

Puis, très digne, ému après avoir entendu les témoignages, Olivier Latulipe a pris la parole. «Je vous remercie d'être venus en si grand nombre. C'est merveilleux, car vous savez à quel point mon père aimait les salles pleines, a d'abord lancé le fils du comédien. Malgré son immense carrière, pour nous, il a su être généreux de sa personne et de son temps. Il nous a toujours offert le meilleur de lui-même et de ce que la vie lui apportait.»
Après les remerciements d'usage, Olivier Latulippe a conclu en disant: «Maman te remercie pour ces cinquante merveilleuses années où tu l'as comblée. Et moi, je te remercie pour tout, ça a été un honneur d'être ton fils.»
Le vibrant hommage s'est conclu par l'interprétation, sur vidéo, de la chanson «Smile», la préférée du disparu, interprétée par Veronique Dicaire lors du gala hommage de juillet dernier.
«Je ne pensais pas qu'il était aussi aimé, nous a confié Olivier après la cérémonie. C'est au moment de l'hommage, le 21 juillet, que j'ai vu la réaction de ses pairs et du public et que j'ai compris. C'était incroyable. Je savais que la fin approchait et j'ai réalisé qu'il y aurait un déferlement d'amour de la part du public et de ses collègues.»
Olivier Latulippe a aussi indiqué qu'il n'y aurait pas d'autre cérémonie pour son père. «Il va être incinéré éventuellement et c'est tout, ses cendres seront dans la niche familiale, près du fleuve.»
Au cours des deux derniers jours, près de 2000 personnes se sont rendues à l'hôtel de ville de Montréal pour remercier une dernière fois Gilles Latulippe, qui a tant fait rire les gens durant sa carrière. Une grande vague d'amour qui s'est conclue en début de soirée par cette cérémonie touchante.



‘‘Biographie de Gilles Latulipe est né le 31 août 1937 à 6hr du matin.

Son père: Eugénie LAtulippe est propriétaire de la quincaillerie Latulippe dans l'est de Montréal.
Sa mère: Blanche Fournier
Il a un frère, Bernard, de deux ans son ainé

1942:

L'enfance est heureuse et Gilles s'annonce très tôt comme un joueur de tours pendables mais que ses parents prennent avec bonne humeur. Enfant, il écoute l'émission "Le ralliement du rire" à la radio (avec notamment Marcel Gamache) et il rêve du jour où il saura écrire afin de garder toutes les blagues qu'il entend sur papier et pouvoir les répéter plus tard.
Il commence donc l'école avec beaucoup d'intérêt. Mais aussitot qu'il a su écrire phonétiquement, il a commencé à trouver l'école ennuyeuse.
1993: Le 11 janvier, décès de sa mère Blanche à l'age de 85 ans
1994 Décès de son frère Bernard è l'age de 59 ans.

  Cet acteur, directeur et écrivain figure parmi les artistes qui ont marqué la télévision
   québécoise des années 60. Lorsqu'il fait l'acquisition du populaire Théâtre des Variétés en 1967 à
     Montréal, Gilles Latulipe fait face à un nouveau défit celui de gérer, diriger, produire et présenter du
         théâtre d'été à chaque année et ce, pendant 33 ans.

   C'est après avoir étudié le théâtre avec François Rozet qu'il fera une première apparition dans
   Bousille et les justes de Gratien Gélinas. Il est vite remarqué et devient, peu de temps après, une star
  de la télévision. Lorsqu'il fonde le Théâtre desVariétés en 67, il décide d'en faire un cabaret de
      spectacles d'humour qui deviendra rapidement fort populaire. Pendant plusieurs années, le public
    québécois viendra se masser à l'entrée de la ruePapineau pour assister au spectacle de variétés.

À cette époque, Latulipe écrit, joue et dirige la plupart des présentations. Son style unique
        influencera grandement la comédie québécoise.Même si la critique fut sévère en qualifiant son
    humour de populaire et léger, Latulipe n'a jamais cessé de croire en ce qu'il faisait et de s'y consacrer entièrement.

       Influencé par le Vaudeville et le burlesque, l'acteur a également un physique et une façon de
   bouger bien à lui qui charme le public à tout coup.

 En 1998, il est nommé l'acteur le plus populaire du Québec par le Journal de Montréal. La même
   année, il nomme son fils, Olivier, gérant du Théâtre des Variétés. En plus de contribuer à l'histoire
      du théâtre québécois, Gilles Latulipe a également enregistré, toutes les prestations de ceux qui
      sont montés sur la scène du théâtre, sur bandes sonores et sur vidéos depuis les tous débuts.
      Dans sa biographie, Avec un sourire, parut aux Éditions de l'Homme en 1998, il dit de sa vie qu'il
       est "réellement" né le 1er avril 1959 le jour même où il a fait ses débuts au théâtre.
Dimanche derniers
 
 

BRAVO GILLES POUR TON BEAU TRAVAIL ET SURTOUT D‘AVOIR EGAYE  TOUT LE PEUPLE FRANCAIS.!

"Sa carrière" 

"Filmographie"
La vie heureuse de Léopold Z. (1965)

Deux femme en or (1970)
Tiens-toi bien après les oreilles à papa 1973
Y'a toujours moyen de moyenner (1973)

Ah si mon moine voulait  1973
Kamouraska (1973)
 

Les aventures d'une jeune veuve 1974
Pousse mais pousse égal (1974)

Les chiens chaud (1980)
Les cabotins 2010

"Télévision"

Antoine
1959-1960
SRC

Antoine
Les histoires des Pays d'en Haut
18 janvier 1960
SRC

figuration
Gédéon le musclé
196?
SRC

un singe
Ti-Toto
196?
SRC

Ti-Toto
Les Caprices de Marianne
1963
SRC
A. de Musset

Le Zoo du Capitaine Bonhomme
1963-1968
10


Cré Basile
1965
10
Marcel Gamache
Symphorien
Rue des Pignons
1966
SRC
Mia Riddez
Conrad Lafeuille
Lecoq et Fils
1967
10
Réal Giguère
Méo Lecoq
La boîte à surprise (Pirate Maboule)
1968
SRC

Jerry le tatoué
Toast et Café
été 1968
10
Variétés
Capitaine Bonhomme
1968-1970
10

M. Centfaçons
Le 5 à 6
1968-1970
10
Variétés
Le rideau s'ouvre
1969
10
(Remplacement de Jacques Normand)
le Qui Club
1970-1971
10
Variétés
Le cirque du Capitaine Bonhomme
1970-1973
10


Symphorien
1970-1977
10
Marcel Gamache
Symphorien Laperle
Les Tannants de Chez Nous
1972-1973
10
Variétés
Pierre, Jean... jasent
été 1974
10
Variétés
Pour Tout Le Monde
1976-1977
10
Variétés
Les Brillant
1979-1982
10
Marcel Gamache
Théo Théoret
Poivre et Sel
1983-1987
SRC
Gilles Richer
Hector Potvin
Montréal en direct
1986
TVA
Variétés - participation récurrante
Les Démons du Midi
1987-1993
SRC
Variétés
Une petite fille particulière
1994
Téléfilm Pierre Billon
employé de banque
Gala Métrostar
2001
TVA
Animation du gala
Tribu.com
2003
TVA
Josée Fréchette
Marcel, barbier
Caméra Café
2006
TVA

Maurice
Latulippe et Cie
2007
TQS
Show d'humour (diffusion déc.2008)
Pour le plaisir
2008-2009
SRC
Variétés - participation récurrante
L'Auberge du Chien Noir
2010
SRC
Sylvie Lussier et Pierre Poirier
entrepreneur de pompes funèbres

Publicités

Produit
Année
Média
Bière Laurentide
1967
Journaux
Garage Champlain
1969
Journaux - télé
Salon Camping et Plein-Air
1969
Porte-parole
Taxe Volontaire ("as-tu ton $2?")
1969
Journaux
Tapis Métropolitain
1971
Journaux
Labatt Bleu
1972
Journaux - télé - radio
Skidoo
1972
Télévision
Les bananes Chiquita
1973
Télévision
Salaire Minimum ("N'acceptez jamais moins!")
1973
Journaux
Immeubles Goulet Realties Inc.
1973
Journaux
Brault et Martineau
1982
Télévision
Hôtel Best Western
1994
Télévision
Jean Coutu
2005-2012
Radio
Moisson Québec
2008
Porte-parole
Snickers
2012
Télévision


Théâtres d'été

Shawinigan 1994 Balconville PQ
Drummondville 1995 Salut cocu!
" 1996 Maudit menteur
" 1997 Vaut mieux en rire
" 1998 Un pyjama pour six
" 1999 Ciel mon mari
" 2000 Peinturés dans l'coin
" 2001 Balconville PQ
" 2002 La sainte paix
" 2003 Salut cocu!
" 2004 Coup de foudre
" 2005 Un vrai bordel
" 2006 Le sexe-shop
" 2007 Un pyjama pour six
" 2008 Balconville P.Q.
" 2009 Peinturés dans l'coin
" 2010 La course au mariage
" 2011 La Sainte Paix
" 2012 Viva Viagra !
"
2013
Sexe Shop

Revues de variétés

La Calèche, Ste-Agathe
2006
Ça bat quatre as
"
2007
C'est pas sérieux
"
2008
Noël au cabaret
Impérial de Québec (Grand Rire)
2009
Juste pour le fun
Festival western de St-Tite
2009
Juste pour le fun
Tournée à travers le Québec
automne 2011
Ça bat quatre as
(J.Salvail, M.Léveillé, Giacomo)
Tournée à travers le Québec
et l'Ontario
automne 2012
Le diable à 4
(J.Salvail, M.Léveillé, Giacomo)

Distinctions et trophées

1969
Monsieur Radio-Télévision
1972
Trophée Olivier Guimond
1990
Métrostar, meilleur animateur (émission de variétés)
1991
Métrostar, meilleur animateur (émission de variétés)
1992
Métrostar, meilleur animateur (émission de variétés)
1995
Intronisation au Temple de la renommée de l'humour
1996
Étoile sur la Promenade des stars de Montréal
2000
Chevalier de l'Ordre de la Pléiade
2000
Métrostar "Coup de Coeur"
2004
Membre de l'Ordre du Canada
2007
Grand Prix de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision
2009
Chevalier de l'Ordre national du Québec




 
Le comédien Gilles Latulippe et l'homme d'affaires Placide Poulin n'ont apparemment rien en commun. Pourtant, un événement malheureux meublerait une soirée de conversation: ils ont tous les deux perdu une fortune en investissant offshore dans les projets du financier Luc Verville.

Leur triste histoire a pris racine au début des années 2000. Elle est récemment devenue publique par l'entremise des tribunaux, l'une en Beauce et l'autre à Montréal, où des poursuites ont été intentées.
 

"Ce qu'il dit de ses partenaires avec qui il a travailé" 

C'est l'ensemble des gens avec qui j'ai joué. J'ai eu la chance de jouer avec ce qu'il y avait de mieux comme comédien et comédienne. J'avais 29 ans quand j'ai acheté le Théâtre des Variétés et j'ai engagé des gens qui avaient 20 ou 25 ans de plus que moi et qui sont venus dans mon théatre m'apprendre mon métier. En 1959 quand j'ai commencé dans le métier, mon premier rôle était avec Gratien Gélinas, Béatrice Picard Juliette Huot,  Jean Duceppe Paul Hébert, Monique Miller et Yves Létourneau et on a commencé par Bousille et les justes avec la Troupe qu'on a joué en anglais et français partout au Canada. La première était à la Comédie canadienne aujourd'hui le TNM.
Je n'ai pas préféré un rôle, mais plutôt les gens qui m'entouraient dans un personnage. Dans Cré Bazile c'était avec Olivier Guimond et Drouin. Dans les Démons du midi c'était Suzanne Lapointe et c'était extraordinaire. Dans Symphorien c'était Juliette Huot.
C'était finalement un prétexte à rencontrer ces comédiens extraordinaires et leurs personnages.

 La seule chose que je détestais c'était de me coller une moustache. Je l'avais porté pour une apparition unique pour Symphorien dans Cré Bazile. Finalement je suis resté finalement quelques années plutôt qu'une semaine et le rôle m'a collé en même temps que la moustache que j'ai traînée ensuite à Symphorien d'autres années puis dans Sel et Poivre. J'ai du plaisir dans tout. 

Au début de ma carrière j'ai fait du monologue. Mais j'aime la complicité j'aime travailler avec les gens, les surprendre, les amuser. J'ai fait du Ad lib avec la Poune, Manda et Olivier et ça ça se fait avec des partenaires. C'est comme un duel avec l'autre de savoir ce qu'il va dire.


"Sa biographie" 

Gilles Latulippe: avec un sourire, Gilles LATULIPPE, Éditions de l'Homme
Gilles Latulippe fait partie de nos vies depuis plus de quarante ans. Qu'on l'apprécie ou non, il faut avouer qu'il fait partie des comiques et des comédiens qui auront contribué à façonner le paysage culturel du Québec. Que ce soit par le Zoo du Capitaine Bonhomme, Symphorien, Les Brillant ou ses revues au Théâtre des Variétés, tous les Québécois de plus de vingt ans connaissent Gille Latulippe. L'autobiographie Gille Latulippe: avec le sourire qu'il nous présente, c'est un récit de jeunesse, avec ses coups pendables, l'épopée du Vaudeville avec Olivier Guimont, Manda et La Poune, l'aventure folle du Théâtre des Variétés et des émissions légères qui sont tout de même restées dans notre mémoire.

Écrit de façon simple, cette autobiographie est présentée comme une série de chroniques où l'auteur s'attarde sur une époque en nous inondant de détails et d'anecdotes plus croustillantes les unes que les autres. Pour les fidèles de ce dernier représentant du Vaudeville québécois, Gille Latulippe: avec le sourire saura sûrement vous faire passer de bons moments.
LATULIPPE, Gilles, Gilles Latulippe: avec le sourire, Éditions de l'Homme, 1997, Montréal, 315 pages, 

Le chant du cygne de Gilles Latulippe au Théâtre des Variétés
Gilles Latulippe est monté pour une dernière fois sur les planches du Théâtre des Variétés, dimanche après-midi, son théâtre, depuis 33 ans.
Le public, encore une fois, était au rendez-vous pour saluer ce comédien qu'il aime tant.
Mais Gilles Latulippe ne fait pas un trait pour autant sur la comédie. Il sera notamment de retour sur les planches cet été, à Drummondville.

Le Théâtre des Variétés
La fin des Nouveautés
Jean-François PAQUIN
27.02.2001
La nouveauté n'aura jamais été d'aussi courte durée. Quelques mois à peine après l'ouverture du Théâtre des Nouveautés, rejeton du feu Théâtre des Variétés, le rideau tombe sur plus de 30 ans de burlesque rue Papineau.
De septembre 1967 à janvier 2001, cette enceinte du vaudeville aura abrité de grands noms du genre. Au-delà des nombreuses querelles ? notamment avec l'Union des artistes ? et du mutisme du milieu littéraire à son endroit, que représente cette fermeture pour le monde théâtral montréalais ?

Le Théâtre des Variétés a maintenant fait place à une salle de spectacles, nommée La Tulipe en l'honneur de Gilles Latulippe, diffusant des concerts rock, de la chanson francophone ainsi que des soirées dansantes.

Le Théâtre des Variétés a maintenant fait place à une salle de spectacles, nommée La Tulipe en l'honneur de Gilles Latulippe, diffusant des concerts rock, de la chanson francophone ainsi que des soirées dansantes.
Le premier avril 2009, Gilles Latulippe a célébré ses 50 ans de carrière.
 

L'idée de Gilles Latulippe, en 1966, était simple: acquérir un théâtre afin de donner une adresse au burlesque à Montréal. Il prit possession du Dominion, un ancien cinéma situé au 4530 de la rue Papineau. Le 23 septembre 1967, les Guimond et Ouellette s'y produisent dans le cadre du spectacle inaugural. Au cours des années 1970, une pléiade de grands noms du spectacle de variétés s'y succéderont: Jean Grimaldi, les Baronnets, les Jérolas ainsi que Guilda tiendront tour à tour l'affiche. À cette époque, le théâtre était ouvert sept jours sur sept, à raison de 35 semaines par année.

L'Union fait la guerre 

Les premiers problèmes survinrent au milieu de la décennie 1970. En 1976, en effet, l'Union des artistes réclama des redevances au théâtre des va-riétés, soit 6 % de ses recettes. De plus, selon l'Union, le théâtre ne payait pas assez ses comédiens. Le fait est qu'à l'époque, plusieurs jeunes comédiens peu connus ne pouvaient se produire qu'entre ces murs. C'est le début d'une véritable guerre ouverte entre ces deux institutions, culminant dans les années 1980. En 1985, l'Union des artistes interdit à ses membres de se produire au théâtre de Gilles Latulippe ! 

Enfin, au cours de la dernière décennie, le théâtre tenta de rajeunir son public grâce aux prestations sur scène des Dubois et Huard. Malgré tout, en juin 2000, contre toute attente, Latulippe ferme ses portes. C'est la fin du plus vieux théâtre de Montréal. Cette fermeture sera par ailleurs de courte durée. Le 14 septembre, nous assistions à l'inauguration du Théâtre des Nouveautés grâce à son tout nouveau propriétaire, Normand Lachance.

M. Lachance était déjà connu dans le monde du showbiz. Durant les années 1970, il participait déjà aux activités du Théâtre des Variétés. Puis, au cours de la décennie suivante, il a dirigé un théâtre en Floride avant de revenir au pays et de participer au Cabaret on Ice. M. Lachance s'était fixé trois buts très précis en acquérant le théâtre de Latulippe: moderniser l'architecture de l'immeuble, agrandir la scène et rajeunir le public. Mais il eut moins de chance que son prédécesseur. Les nombreuses réparations exigées par la Ville de Montréal l'obligèrent à fermer ses portes récemment, quelques mois à peine après la réouverture. 

 

"Un théâtre boudé" 

Au fil des ans, le Théâtre des Variétés s'était forgé une clientèle bien à lui. En fait, l'établissement répondait à un besoin auquel nul autre de ses semblables ne répondait. L'humour qui y était présenté différait complètement du type humoristique en vogue à Montréal. Alors que le Festival Juste pour rire et les nombreux one man shows présentaient les monologues et trouvailles personnelles de quelques comiques, les Variétés offraient à leurs spectateurs leur propre répertoire, reproduisant les modèles burlesques s'apparentant à la Commedia dell'arte: improvisations, pièces à canevas, personnages stéréotypés, etc. Les amateurs de burlesque et de vaudeville avaient donc leur lieu de prédilection.

Évidemment, le théâtre de Latulippe fut souvent snobé par le milieu littéraire. De plus, de nombreux jeunes comédiens préféraient se tourner vers le théâtre expérimental plutôt que vers le burlesque. Résultat: tout en voulant rafraîchir son public, ce théâtre ne réussit jamais à rajeunir ses représentants. 


La fin du burlesque à Montréal ?
La fermeture de ce théâtre représente-t-elle la fin du genre à Montréal ? Selon André Bourassa, professeur de théâtre à l'UQÀM, il s'agit plutôt de la fin d'une époque, et non d'un genre. Au cours des années, le Juste pour rire a peu à peu drainé la clientèle de Latulippe afin de se l'approprier. Malgré tout, le burlesque reviendra, puisque, toujours selon M. Bourassa, il répond à un besoin que le Festival ne comble pas. En outre, certains éléments du genre ont toujours été et sont toujours présents, ponctuellement, dans l'humour québécois. Le duo Dominique et Martin, par exemple, reprend le schéma burlesque du « straight man et du blagueur », affirme le professeur Bourassa. 

Malgré ses nombreux problèmes (ignorance du milieu, difficulté à rajeunir ses représentants, querelles avec l'Union des artistes), il est tout de même un fait remarquable: à une exception près (Le système Ribadier, 1999), le Théâtre a toujours fait ses frais. Une bonne leçon pour ceux qui croient qu'un théâtre n'est pas une entreprise «viable», économiquement parlant. 

Mardi le 29 Octobre, 2002
« POUR LE FUN » AVEC Gilles Latulippe
Gilles Latulippe sera à la salle Rolland Brunelle jeudi le 7 novembre prochain, à 20h, dans un spectacle qui nous fera revivre le beau temps du Théâtre de variétés.
Pour ce spectacle, intitulé « POUR LE FUN », Gilles Latulippe sera accompagné de Roger Giguère, Serge Christiaenssens, d’un chanteur et d’un magicien.
Vous pourrez apprécier le talent comique indéniable de toute cette ribambelle lors de cette soirée qui risque d’être une de ces soirées que l’on se souvient longtemps d’avoir tant ri.

Gilles Latulippe  honoré de l'Ordre du Canada
 Récompenses

 Décoré de l'Ordre du Canada en 2003

 Récompensé par de nombreux prix tout au long de sa carrière, Gilles Latulipe est notamment intronisé au Temple de la renommée mondiale de l'humour, en 1995, décoré Chevalier de l'Ordre de la Pléiade, en 2000, sans compter les nombreux trophées Méritas et Métrostars qu'il remporte sur l'ensemble de sa carrière.
OTTAWA (PC) - Une pléiade de personnalités québécoises et canadiennes - de même que l'ancien président tchèque Vaclav Havel - ont été honorés de l'Ordre du Canada, a annoncé mardi la gouverneure générale, Adrienne Clarkson.
Claire L'heureux-Dubé, ancienne juge à la Cour suprême du Canada, et Herb Gray, ancien vice-premier ministre libéral, font leur entrée au sein de l'Ordre à titre de compagnon, le rang le plus élevé.
Déjà officiers de l'Ordre, le premier astronaute du pays et actuel président de l'Agence spatiale canadienne, Marc Garneau, de même que le musicien et poète torontois Gordon Lightfoot, ont eux aussi été élevés au titre de compagnon.
Le comédien Gilles Latulippe, longtemps directeur du Théâtre des variétés, à Montréal, et animateur de la populaire émission de télé "Les démons du midi", s'est dit "très étonné" de sa nomination à titre de membre de l'Ordre du Canada.
"Est-ce que le seul fait d'être connu justifie ça, je ne sais pas", a-t-il lancé en entrevue téléphonique.
"C'est une reconnaissance qui va directement à ceux qui m'ont appris ce métier-là et qui eux, malheureusement, n'ont pas été reconnus", a-t-il ajouté, fort honoré.
 

 QUATORZE QUÉBÉCOISES ET QUÉBÉCOIS DÉCORÉS DE L'ORDRE DE LA PLÉIADE

Québec, le 28 janvier 2000 - Quatorze personnalités québécoises seront décorées de l'Ordre de la Pléiade à l'occasion d'une cérémonie qui aura lieu aujourd'hui, à 18 heures, en la Salle du Conseil législatif de l'Hôtel du Parlement. Cet événement se déroulera dans le cadre des réunions du Bureau et de la Commission politique de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) qui se tiennent jusqu'à demain à l'Assemblée nationale. C'est le Président de l'APF et premier Vice-Président de l'Assemblée nationale du Cameroun, M. Nicolas Amougou Noma, qui remettra les insignes aux récipiendaires.

Deux anciens premiers ministres, MM. Daniel Johnson et Pierre Marc Johnson, seront décorés du grade de Grand Officier alors que la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie et de la Charte de la langue française, Mme Louise Beaudoin, sera faite Commandeur de l'Ordre.

Onze personnalités recevront le grade de Chevalier de l'Ordre de la Pléiade. Il s'agit de Mme Jeanne L. Blackburn, ancienne députée ayant œuvré particulièrement pour la Francophonie, M. Bernard Derome, journaliste et présentateur à la Société Radio-Canada, M. Gilles Latulippe, comédien fondateur du Théâtre des Variétés, M. Jacques Laurin, linguiste et éditeur, M. Gérard Le Chêne, président fondateur de Vues d'Afrique, Mme Maïté Le Goff, directrice des communications à l'Assemblée nationale du Québec, M. Gilles Lesage, journaliste et professeur de journalisme, M. Marcel Parent, ancien député ayant œuvré particulièrement pour la Francophonie, Mme Julie Payette, astronaute, M. Louis Perret, doyen de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa ainsi que M. Mohamed Nazih Soulami, chargé du projet Étudiantes ambassadrices et Étudiants ambassadeurs de l'Estrie.

Rappelons que la Pléiade, Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures, est destinée à reconnaître les mérites éminents de personnalités qui se sont distinguées en servant les idéaux de la Francophonie.

23 janvier 2003
Ce n’est pas un secret pour personne, le comédien fantaisiste Gilles Latulippe déteste nos hivers québécois et passe quelques semaines en Floride chaque fois que son horaire le lui permet.
Voilà, Gilles et son épouse Suzanne Gagnon sont ici où ils ont rencontré Emile Genest (maintenant décédé) qui a fait les beaux jours de la radio et de la télévision au Québec.
Les plus âgés se souviennent des Plouffe!
Gilles et Suzanne, fidèles à leurs habitudes, ils vont souvent au Coq Bar-B-Q situé au 1735 N. Federal Highway à Hollywood.  Bonne fin de vacances.

Il y a quelques semaines, on annonçait la venue de quatre nouveaux personnages dans Tribu.com. Le producteur Vincent Gabriele était fier de confirmer l’arrivée de Patrice L’Ecuyer, de Dominique Michel, de Sophie Prégent et de Gilles Latulippe. Mais il avait promis d’autres surprises, et parlait d’une autre grosse nouvelle à venir. On vient tout juste d’apprendre que l’humoriste Louis-José Houde fera ses premiers pas comme acteur dans Tribu.com. Il jouera le rôle du nouveau réceptionniste, qu’on verra dans trois épisodes cet automne. Le producteur aurait aimé profiter un peu plus de la présence de l’animateur de Dollaraclip, mais le jeune homme est très occupé ces temps-ci. Espérons qu’il ralentira un peu son débit pour qu’on comprenne ses répliques!

"Anarque"

Gilles Latulippe a perdu les 455 000$ investis auprès de Luc Verville, selon un jugement, tandis que Placide Poulin et ses deux partenaires y ont laissé un million de dollars.

Placide Poulin est le fondateur du fabricant de baignoires MAAX, de Beauce, un fleuron québécois vendu à une firme privée, en 2004.

Ces deux personnalités ne sont pas les seules à avoir perdu gros dans cette affaire. Un grand nombre d'investisseurs et de créanciers des régions de Montréal, de Québec et de la Beauce y ont laissé plus de 20 M$, selon divers documents déposés devant les tribunaux. 


Gilles Latulippe fête ses 50 ans de vie artistique
Spectacles - Star système
Écrit par Jean-Paul Sylvain   
Samedi, 28 mars 2009
Mise à jour le Lundi, 08 juin 2009
«J'ai débuté dans le métier il y aura 50 ans le 1er avril, lance Gilles Latulippe de la Floride, où il élit domicile durant quelques mois, chaque hiver. Et je vais fêter ça en famille.»

Latulippe rappelle qu'il a fait ses débuts à la Comédie-Canadienne, qui fut anciennement le Gaety, puis le Radio City Music Hall, et dont l'immeuble abrite aujourd'hui le Théâtre du Nouveau Monde.
«Je ne cacherai pas que j'ai reçu de nombreuses offres de gens qui voulaient me faire un gros pow-wow. Pas question! Je vais célébrer mes 50 ans de théâtre avec ma femme et mon fils.»
Tout l'hiver, Gilles Latulippe joue au golf. Samedi, justement, il formait un foursome avec un ami et avec Pier Béland et son mari et agent, André Véronneau. Sa femme Suzanne ne court pas les terrains qui pullulent aux alentours de Miami. Elle préfère la plage, les vagues de l'Atlantique et les piscines des hôtels de luxe.
Pas de retraite
À 71 ans, Gilles Latulippe ne pense pas à la retraite. Bien au contraire, il donnait l'an dernier deux spectacles en Floride. En 2008, on l'a aussi applaudi au Festival western de Saint-Tite, et il a multiplié les performances à Québec et dans les villes environnantes. Ne vous inquiétez pas pour lui. Il fait salle comble dès qu'on annonce ses spectacles.
Présentement, il peaufine la comédie Peinturés dans le coin, qu'il a écrite et montée il y a une dizaine d'années.
«Je l'actualise, je change quelques répliques et je la mets au goût du jour», dit-il.
Du 18 juin au 12 septembre, Gilles Latulippe fera salle comble dans un théâtre, à Drummondville, comme chaque été. Il sera entouré d'amis fidèles, dont Roger Giguère, Jacques Salvail, la végétarienne Patricia Tulasne, Diane Saint-Jacques, Louise Matteau et Véronique Pinette.
Le comédien rentrera de Floride au cours des prochains jours. Mais ne vous étonnez pas si quelques loustics lui organisent, bien malgré lui, au cours des prochains mois, un gros pow-wow pour célébrer ses 50 ans de vie artistique. Il en a fait du chemin, le frère Nolasque de Ti-Coq, chef-d'œuvre dû à la plume du regretté Gratien Gélinas. Qui ne se souvient de Symphorien, Les Brillant ou encore Poivre et Sel, comédie dans laquelle jouait Janine Sutto? Et personne n'a oublié les troupes d'élite du burlesque, à son Théâtre des Variétés, où se produisaient notamment La Poune et Guilda.
Quelle époque, quand même!

Le théâtre d'été de Gilles Latulippe reprend de plus belle au centre culturel de Drumondville.

2011
 aura aussi vu le retour de la tournée pour Gilles Latulippe, avec un spectacle de variétés intitulé "Ça bat 4 as" qui réunit Jacques Salvail, Marielle Léveillé et le magicien Giacomo. L'année suivante, une nouvelle tournée avec le spectacle "Le diable à 4" amène Gilles et ses trois comparses sur les routes de la Gaspésie et de l'Ontario.

Anniversaires de vos vedettes anglaises et françaises; cliquz ici:
Vedette août
 
 

RETOUR INDEX:
Biographie page 1  //  page 2     Photos
  Vedettes  //  Accueil
 
 

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez sur le logo:




annuaire
 

Hit-Parade