"Pierre
Falardeau"
né
le 26 octobre 1938
décédé
le 25 septembre 2009
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(Source: Radio-Canada) Pierre Falardeau est mort d'un cancer samedi soir. Il avait 62 ans. Cinéaste et polémiste, il aura marqué le cinéma québécois avec ses films et ses documentaires.
Le
cinéaste et écrivain Pierre Falardeau est décédé
vendredi soir à l'âge de 62 ans à l'Hôpital Notre-Dame,
à Montréal. Il combattait un cancer depuis quelques mois.
Il laisse dans le deuil sa conjointe et ses trois enfants.
Sa
conjointe, Manon Leriche, et ses enfants, Jules, Hélène et
Jérémie, souhaitent pour l'instant vivre leur deuil dans
l'intimité et n'accorderont aucune entrevue aux médias aujourd'hui
Pierre
Falardeau était connu pour ses prises de position en faveur de l'indépendance
du Québec, un thème qui a marqué une bonne partie
de son oeuvre et de sa vie.
Il
a réalisé son premier court métrage, Continuons le
combat, en 1971, un film qui dresse un parallèle entre la lutte
sportive et l'identité politique des Québécois.
Le
film qui le fera connaître comme cinéaste engagé est
Pea Soup, sorti en 1978. Le film est le fruit de six ans de travail, sans
aide de l'Office national du film et sans rémunération. Il
s'agit d'un documentaire qui tente de démontrer l'aliénation
des Québécois face au pouvoir économique. Le film
a été tourné dans des usines et donne la parole aux
ouvriers.
Il
réalise en 1981 la première des aventures comiques d'Elvis
Gratton, un fédéraliste grossier et caricatural joué
par son bon ami le comédien Julien Poulin.
Ses
films les plus connus sont 15 février 1839, Octobre, Le steak, Le
Party , et Le temps des bouffons.
Il
a aussi publié plusieurs livres, dont La liberté n'est pas
une marque de yogourt, en 1995,Les boeufs sont lents, mais la terre est
patiente, en 1999, et Il n'y a rien de plus précieux que la liberté
et l'indépendance, sorti cette année.
Interrogé
à RDI, l'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry
a déclaré qu'il s'agissait « d'une perte considérable
pour notre nation. C'était un grand créateur qui a utilisé
le cinéma d'une façon exemplaire pour faire valoir ses idées
et des convictions. Parfois avec humour, parfois d'une façon tragique,
mais son oeuvre cinématographique en soi est d'une grande valeur.
Et pour notre nation, notre combat national, il a aussi été
d'un apport exceptionnel ».
Le
premier ministre du Québec, Jean Charest, qui participe au conseil
général du parti, à Drummondville, a aussi réagi
au décès du cinéaste. « M. Falardeau, on le
sait est un pamphlétaire, un homme qui avait le goût de la
polémique, qui avait des opinions toujours fortes et il trouvait
souvent une formule-choc pour les exprimer. Par contre, son oeuvre artistique
est substantielle », a-t-il dit.
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Biographie
Falardeau
racontait qu'il avait eu son premier contact direct avec la politique en
1962, dans le contexte de la campagne électorale qui allait mener
à la réélection de Jean Lesage. Son père l'aurait
emmené à une assemblée publique au Monument national
organisée par « les Amis du docteur Philippe Hamel »,
qui appuyaient le projet de nationalisation de l'électricité
proposé par le gouvernement libéral sortant. « Ce fut
ma première leçon de politique. Avec mon père, je
découvrais la détermination, l'acharnement et la patience.
Il m'apprenait qu'il n'y avait rien de facile. Plus l'enjeu était
grand, plus c'était difficile. »
Dès
les années 1960, Falardeau s'implique dans le Rassemblement pour
l'indépendance nationale. Sa passion pour le projet indépendantiste
québécois sera un thème récurrent dans la majorité,
sinon la totalité de ses films.
Après
avoir complété des études d'ethnologie à l'Université
de Montréal, il réalise le court métrage Continuons
le combat. Au cours des années 1970, ayant découvert «
la vidéo et sa souplesse d'intervention », il se joint à
son ami comédien Julien Poulin dans la réalisation de plusieurs
autres documentaires, au nombre desquels on compte Le Magra, Pea Soup (contenant
la fameuse scène du PFK Kid[ et Speak White.
Ces
premiers films, moins connus du public, culmineront avec la série
des Elvis Gratton, mettant en scène un admirateur d'Elvis Presley,
caricature de la petite bourgeoisie canadienne-française fédéraliste.
Le film Elvis Gratton : le king des kings demeure aujourd'hui une œuvre
marquante de la cinématographie québécoise et son
personnage principal est entré dans le folklore québécois.
À
partir de la fin des années 1980, Falardeau réalisera surtout
des longs métrages de fiction, à l'exception du Temps des
bouffons, un documentaire pamphlétaire d'une quinzaine de minutes
dont la réalisation s'étalera sur plusieurs années.
On retrouve des films plus sérieux tels que Le Party (1989), Le
Steak (1992), Octobre (1994) et 15 février 1839 (2001). Falardeau
poursuivra aussi dans la comédie en réalisant deux suites
au premier Elvis Gratton : Elvis Gratton II: Miracle à Memphis (1999)
et Elvis Gratton 3: Le retour d'Elvis Wong (2004).
Il
a écrit également plusieurs textes, discours et lettres ouvertes,
dont quelques-uns ont été publiés dans les recueils
La liberté n'est pas une marque de yogourt (Stanké, 1995),
Les bœufs sont lents mais la terre est patiente (VLB, 1999) et Il n'y a
rien de plus précieux que la liberté et l'indépendance
(VLB, 2009). Il a aussi eu l'occasion de collaborer comme chroniqueur dans
plusieurs publications, notamment Le Couac et Le Québécois.
Depuis
2008, il était chroniqueur à l'hebdomadaire Ici.
Il
est décédé le 25 septembre 2009 à la suite
d'un cancer.
Style
et pensée politique
Publié
le 29 janvier 2009 à 17h23 | Mis à jour le 29 janvier 2009
à 17h29
Un
Pierre Falardeau cinglant se prépare pour la bataille des Plaines
N'en
déplaise au maire Labeaume, il n'y aura pas de célébrations
de la bataille des plaines d'Abraham l'été prochain à
Québec, prévient le cinéaste Pierre Falardeau.
Aux
côtés des militants indépendantistes du Réseau
de résistance du Québec (RRQ), Pierre Falardeau promet de
tout mettre en oeuvre pour transformer la commémoration-spectacle
en cauchemar.
«On
va leur en faire une célébration. On va en organiser une.
Tu vas voir qu'il y en a qui vont se faire brasser le cul. Les touristes
à Québec, j'en ai rien à crisser. Arrêtez de
rire de nous autres, c'est terminé», rage au bout du fil le
réalisateur des films engagés Octobre et 15 février
1839.
En
entrevue à La Presse Canadienne plus tôt cette semaine, Pierre
Falardeau s'est déchaîné contre le projet de la Commission
des champs de bataille de présenter à l'été
une reconstitution «en temps réel» de la défaite
des troupes françaises de Montcalm sur celle de l'Anglais Wolfe.
La Commission attend quelques milliers d'amateurs de «jeu de rôle» de partout en Amérique afin d'incarner les deux armées belligérantes qui ont combattu à la fin de l'été 1759, il y a 250 ans.
Le programme comporte en outre un bal masqué et une activité intitulée Wolfe et Montcalm se donnent en spectacle. Le calendrier des activités annonce un «rassemblement historique et spectaculaire, l'événement de l'été à Québec».
Le
ton «festif» employé pour décrire les activités
horripile le cinéaste polémiste.
Une
commémoration qui dépasse l'entendement
«Les Français pensent aussi à faire ça l'année prochaine. Ils vont faire un petit party Hiltler-Pétain. Ils vont aussi commémorer Auschwitz avec Hiltler et le président de l'Agence juive qui vont danser», ironise-t-il pour masquer sa colère.
Laisser sans mot dire un organisme fédéral concocter une commémoration festive de la Conquête dépasse l'entendement, soutient Falardeau, à court d'épithètes peu flatteuses.
«C'est effrayant! Nulle part au monde on n'accepterait une affaire de même. Mais c'est vrai qu'il y a partout sur la terre des rampants et des vendus qui se réjouissent», dit-il.
Parmi ces derniers, Pierre Falardeau classe «la gang de radio de cul» de Québec et le maire Régis Labeaume. Le premier citoyen de la capitale a récemment révélé qu'il prendrait part avec plaisir au «spectacle».
«Je suis le maire d'une ville qui s'appelle Québec et je vais aller voir les spectacles qu'on y trouve, avait-il confié au Journal de Québec. Vous ne voulez quand même pas que j'aille radoter un autre 400 ans sur une défaite? On est en 2009.»
Pour autant qu'il y ait des touristes qui emplissent les coffres de sa ville, le maire est prêt à toutes les compromissions historiques, s'indigne le réalisateur.
«Labeaume tripe aussitôt qu'il y a un party, que ce soit la fierté gaie ou le pape. Lui, c'est n'importe quoi en autant qu'il y a un party», dénonce-t-il.
Moment charnière de l'épopée française en Amérique, la bataille des plaines mérite pourtant d'être commémorée, convient l'auteur de La liberté n'est pas une marque de yogourt.
«Il faut revenir là-dessus, c'est l'acte de fondation de notre malheur! Il faut réfléchir, analyser (les événements). Mais transformer ça en party organisé par le fédéral, c'est pas pareil pantoute», souligne-t-il.
Pierre Falardeau n'en démord pas. Il n'y aura pas de «festivités» associées au 250e anniversaire de la bataille. Même si cela devait perturber les vacances de quelques milliers d'Américains «qui veulent venir se saouler la gueule à Québec».
«On va organiser ça ben nice», avertit le cinéaste sans préciser davantage la voie qu'il entend suivre avec les militants du RRQ.
«Il n'y aura pas ce genre de cochonnerie du gouvernement fédéral. C'est ben beau faire rire de soi, se faire écoeurer, se faire emmerder, mais cette fois-ci c'est assez», lance-t-il sur un ton sans réplique.
Remarqué
pour son caractère et son franc-parler, Falardeau se réclamait,
entre autres, de l'œuvre de pionniers du cinéma direct québécois
comme Pierre Perreault, Gilles Groulx et Michel Brault. Il estimait les
poètes Pablo Neruda et Gaston Miron, qu’il a beaucoup cités.
Falardeau
dressait une analogie entre l'indépendance du Québec et d'autres
luttes pour l'indépendance nationale et la décolonisation
dans le monde :
«
L'histoire nous enseigne que la défaite de 1760 marque le début
de l'occupation militaire de notre territoire. La défaite de 1837-38,
elle, marque le début de notre mise en minorité collective
et l'annexion définitive de notre pays, annexion préparée
par le Union Act de 1840 et consacrée par le système néocolonial
de 1867. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : notre pays a été
conquis par la force et annexé par la force. Et ce système
féroce d'exploitation coloniale puis néocoloniale dure encore.
Il dure depuis 238 ans.»
Son
style mêlait à la fois la réflexion intellectuelle,
le joual et parfois même la vulgarité. En partie en raison
de cette façon colorée de s'exprimer, les médias,
en quête de sensationnalisme, sollicitaient souvent ses opinions.
Controverse
À
compter de 1995, son projet de film sur Chevalier de Lorimier, un notaire
pendu lors des révolutions manquées de 1837-1838, suscite
la polémique. Le financement du projet est bloqué par les
instances publiques pour des motifs politiques. Une grande pétition
d’intellectuels québécois et des manifestations publiques
ont finalement raison du refus.[réf. nécessaire]
Les
propos tenus par Falardeau dans les médias québécois
créaient souvent la controverse. Si plusieurs applaudissaient son
discours, soulignant son courage et son intégrité, d'autres,
au contraire, lui reprochaient sa vulgarité et ses positions extrémistes.
Les positions parfois radicales de Falardeau étaient en effet loin
de faire l'unanimité, et ses détracteurs lui reprochaient
notamment :
D'être
un sympathisant du Mouvement de Libération Nationale du Québec.
D'avoir
brandi le drapeau du Hezbollah pendant une manifestation de soutien au
Liban tenue à Montréal le 6 août 2006.
D'avoir
traité en octobre 2008 le biologiste et environnementaliste David
Suzuki de « petit japanouille à barbiche » dans les
pages de l'hebdomadaire Ici, après que ce dernier se soit dit déçu
des Québécois ayant appuyé le Parti conservateur.
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Honneurs:
1994
- Prix L.-E.-Ouimet-Molson, Octobre
1996
- Prix littéraire Desjardins, La Liberté n'est pas une marque
de yogourt
2009
- Prix Pierre Bourgault, Défense du peuple québécois
Filmographie:
Continuons
le combat (1971)
À
mort (1972)
Les
Canadiens sont là (1973)
Le
Magra (1975)
À
Force de courage (1977)
Pea
Soup (1978)
Speak
White (1980)
Elvis
Gratton (1981)
Les
Vacances d'Elvis Gratton (1983)
Pas
encore Elvis Gratton ! (1985)
Elvis
Gratton : Le king des kings (1985)
Le
Party (1989)
Le
Steak (1992)
Le
Temps des bouffons (1993)
Octobre
(1994)
Elvis
Gratton, président du comité des intellectuels pour le non
(1995)
Une
minute pour l'indépendance (1995)
Elvis
Gratton II: Miracle à Memphis (1999)
15
février 1839 (2001)
Elvis
Gratton 3: Le retour d'Elvis Wong (2004)
Bibliographie
[modifier]
Le
temps des bouffons (1994)
Octobre
(1994)
Cinq
intellectuels sur la place publique (1995)
Je
me souverain (1995)
Trente
lettres pour un oui (1995)
La
liberté n'est pas une marque de yogourt (1995)
15
février 1839 (1996)
Elvis
Gratton, le livre (1999)
Les
bœufs sont lents mais la terre est patiente (1999)
Elvis
Gratton 2: Miracle à Memphis, le livre (2000)
15
février 1839: Photos de tournage (2001)
Le
party (2001)
Presque
tout Pierre Faladreau (2001)
Québec
libre! (2004)
Il
n'y a rien de plus précieux que la liberté et l'indépendance
(2009)
Résumé
de sa vie:
1946
Naissance
de Pierre Falardeau le 28 décembre à Montréal.
1959
Pierre
Falardeau entre au Collège de Montréal.
1960
Fondation
du Rassemblement pour l'Indépendance Nationale (RIN).
1962
Élection
au Québec: Victoire des libéraux de Jean Lesage et nationalisation
de l'électricité.
1962?
Pierre
Falardeau adhère au RIN.
1963
Fondation
du Front de Libération du Québec (FLQ).
Le
RIN devient parti politique.
Commission
Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme.
1964
Manifestations
indépendantistes: « Samedi de la matraque » à
Québec (10octobre).
1966
Élection
au Québec: L'Union nationale l'emporte avec pour slogan «
Égalité ou indépendance! »
1967
Pierre
Falardeau entreprend des études l'Université de Montréal
en anthropologie.
Charles
de Gaulle, président français, lance son « Vive le
Québec libre! »
Fondation
du Mouvement Souveraineté?Association (MSA) par René Lévesque.
1968
Agitation
indépendantiste: « Lundi de la matraque » à Montréal
(24 juin).
Élection
au Canada: Pierre Elliot Trudeau premier ministre libéral du PLC.
Fondation
du Parti Québécois (PQ) et dissolution du RIN en faveur du
PQ.
1969
États
généraux du Canada français.
«
Bill 63 »: libre accès à l'école anglaise. Vives
contestations au Québec.
1970
Élection
au Québec: Le parti libéral de Robert Bourassa au pouvoir.
Crise d'octobre: Enlèvement par le FLQ de James Richard Cross (diplomate
britannique) et de Pierre Laporte (ministre du Travail et de l'Immigration,
vice-premier ministre).
Loi
des Mesures de guerre.
Occupation
militaire.
Mort
de Pierre Laporte.
1971
Continuons
le combat !, film de Pierre Falardeau.
1972
À
mort, film de Pierre Falardeau.
1973
La
GRC vole par effraction à Montréal la liste des membres du
PQ.
Élection
au Québec: Robert Bourassa et le PLQ reportes au pouvoir.
Congrès
du PQ: Claude Morin fait adopter l' « étapisme ». Pas
d'indépendance sans référendum.
Les
Canadiens sont là, film de Pierre Falardeau.
1974
Élection
an Canada: Trudeau et le PLC reportés au pouvoir.
«
Bill 22 »: Le français langue officielle du Québec.
Loi jugée trop timide par les Québécois et extrémiste
par la minorité anglaise.
1976
Élection
au Québec (15 novembre): Le PQ est porté au pouvoir en promettant
d'abord un « bon gouvernement » puis un référendum
sur la « Souveraineté-association ».
La
Magra, film de Pierre Falardeau.
1977
Loi
101: Le français seule langue officielle du Québec.
À
force de courage, film de Pierre Falardeau.
1978
Pea
soup, film de Pierre Falardeau.
1979
Élection
au Canada: Joe Clark et le Parti conservateur (PC) au pouvoir mais minoritaires.
Après neuf mois, le gouvernement tombe.
1980
Élection
au Canada: Trudeau redevient premier ministre avec le PLC.
Speak
white, film de Pierre Falardeau.
20
mai: Référendum au Québec sur la « souveraineté-association
»: 40,4% des électeurs sont en faveur. Chez les Québécois
(francophones), le OUI atteint 50%
1981
Élection
au Québec: Le PQ reporté au pouvoir en promettant de ne pas
tenir de référendum.
Elvis
Gratton, film de Pierre Falardeau.
1982
Rapatriement
de la constitution canadienne sans l'accord du Québec. Jusqu'à
ce jour, aucun gouvernement québécois n'y a adhéré.
1983
Les
vacances d'Elvis Gratton, film de Pierre Falardeau.
1984
Élection
au Canada: Brian Mulroney et les conservateurs prennent le pouvoir.
Le
PQ de René Lévesque choisit le « beau risque »
du fédéralisme.
Scission
au PQ: Les indépendantistes quittent.
1985
Picrre-Marc
Johnson succède à René Lévesque à la
tête du PQ et plaide pour une stratégie « d'affirmation
nationale » plutôt que la souveraineté.
Pas
encore Elvis Gratton, film de Pierre Falardeau.
Élection
au Québec: Robert Bourassa et le PLQ l'emportent.
Elvis
Gratton. le King des Kings (série des trois courts-métrages)
1987
Accord
du Lac Meech pour intégrer le Québec à la constitution:
Les dix provinces devront faire ratifier l'accord par leurs législatures
avant le 23 juin
1988
Jacques
Parizeau devient président du PQ.
Contestations
de la loi 101: 25 000 Québécois(es) manifestent en faveur
de la loi.
Élection
au Canada: Mulroney et les conservateurs conservent le pouvoir.
La
Cour suprême du Canada charcute la loi 101. Grandes tensions au Québec.
1989
Loi
101: 60 000 Québécois(es) manifestent à Montréal
pour le maintien de la loi.
Fondation
du « Equality Party », vitrine du Montréal anglais anti-Loi
101.
Le
Party, film de Pierre Falardeau.
Élection
au Québec: Bourassa et le PLQ reportés au pouvoir (92 députés).
Le
« Equality Party » fait élire 4 députés
et le PQ a 29 sièges.
1990
L’accord
du Lac Meech échoue lamentablement.
Lucien
Bouchard quitte les conservateurs et se range en faveur de la souveraineté
du Québec. Sept députés le suivent. Ils fondent le
Bloc Québécois (BQ), parti indépendantiste sur la
scène fédérale.
Le
BQ fait élire son premier député lors d'une élection
partielle, Gilles Duceppe.
1991
Commission
Bélanger-Campeau et tango constitutionnel.
1992
Accord
de Charlottetown pour faire adhérer le Québec à la
constitution.
Référendum
sur l'accord: Les Canadiens le rejettent (trop généreux pour
les Québécois) et les Québécois également
(insuffisant et inacceptable).
Le
Steak, film de Pierre Falardeau.
1993
Élection
au Canada: Le PLC l'emporte avec jean Chrétien à sa tête
(mais le Bloc Québécois forme l'opposition officielle).
Le
Temps des bouffons, film de Pierre Falardeau.
1994
Élection
au Québec: Le PQ et son chef Jacques Parizeau l'emportent avec promesse
de tenir un référendum sur l'indépendance dans les
8 à 10 mois.
Octobre,
film de Pierre Falardeau.
1995
Référendum
sur la souveraineté (30 octobre): Malgré les fraudes et autres
malversations du camp fédéraliste, l'option indépendantiste
recueille 49,4%, un résultat équivalent à environ
63% chez les Québécois (francophones).
Démission
de Jacques Parizeau.
1996
Lucien
Bouchard prend la tête du PQ.
Le
fédéral met en oeuvre son plan B: ligne dure contre le Québec.
1997
Agitation
partitionniste au Québec.
Élection
au Canada: Le PLC de jean Chrétien est reporté au pouvoir.
1998
Jean
Charest quitte le PC à Ottawa et vient « sauver » le
Canada à la tête du PLQ.
Élection
au Québec: Le PQ avec Lucien Bouchard est reporté au pouvoir.
En
attendant les « conditions gagnantes », Québec s'attaque
au déficit budgétaire.
1999
Miracle
à Memphis - Elvis Gratton II, film de Pierre Falardeau.
2000
Élection
au Canada: Le PLC de jean Chrétien l'emporte une fois de plus.
«
Bill C-20 » :Ottawa veut imposer ses conditions sur le droit à
l'autodétermination du peuple québécois.
15
février 1839, film de Pierre Falardeau.
2001
Lucien
Bouchard démissionne et Bernard Landry prend la tête du PQ.
2003
Élection
au Québec: Jean Charest et les libéraux l'emportent.
«
Réingénierie gouvernementale: Les libéraux de Charest
entrent en confrontation avec les milieux syndicaux, populaires et créent
une grande insatisfaction chez les Québécois.
2004
Élection
au Canada: Le PLC avec Paul Martin est élu mais forme un gouvernement
minoritaire. Vague bloquiste au Québec.
Elvis
Gratton XXX - La vengeance d'Elvis Wong, film de Pierre Falardeau.
«
Saison des idées » au PQ et agitation dans le mouvement indépendantiste
sur la stratégie à adopter.
Fête
de vedettes du mois d'octobre
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