| (mise à jour le 24
août 2012)
"Diane
Dufresne"
"Citation
de la Diva"
Naissance
30 septembre 1944,
Montréal, Québec
Lorsque sa mère meurt, elle a 12 ans. Elle quitte alors l'école pour s'occuper de son frère et de sa soeur. Dès l'enfance, elle développe un goût certain pour le déguisement et un sens aigu du spectacle. Quelques années plus tard, un travail d'infirmière lui permet de se payer des cours de chant. Parallèlement, elle décroche un premier contrat dans une boîte de la banlieue montréalaise où elle chante les grands interprètes français (Brel, Ferré) et québécois (Vigneault). Une
première rencontre
avec le parolier Luc Plamondon en 1965 lui
permet de mettre au point des
titres plus personnels. Mais le Québec
l'ignore assez encore pour
qu'elle choisisse de s'envoler pour la France en
66.
On comprend alors toute l'urgence et la violence qui habiteront le premier album de Diane Dufresne; celui dont elle accouche après sa rencontre fatidique avec Plamondon. Ce n'est pas un hasard si la première chanson de la face A s'intitule Rond-point. Dufresne y expose sa volonté de changement comme elle le fait 20 ans plus tard dans J'écris c'qui m'chante sur Détournement majeur. Le
titre même de son
nouvel album s'affiche d'ailleurs comme un
renvoi direct à ce premier
rond-point qui l'a vu naître à
renfort de vocalises et de
cris primaux. On ne songe plus au courage qu'il
a fallu à Diane
Dufresne pour se défaire de son image
préhistorique (certains
diront pré-hystérique), mais quand
on écoute sa voix
sur Tiens-toé ben, j'arrive, c'est le
vertige de Kamikaze (écrit
20 ans plus tard) que l'on entend, celui que la
chanteuse n'a pu que ressentir
à la veille de s'afficher pleinement
comme la première rockeuse
: "J'ai le coeur gros comme un building/Quand je
r'monte sur le ring/Comme
une
kamikaaaaaaaaaaze"
Le premier album signé Plamondon/Cousineau est un énorme succès. Paru en décembre 72, "Tiens-toé ben, j'arrive !" est aussi le tout premier album de la chanteuse après quelques 45 tours au succès timide. Tout Diane Dufresne y est déjà! L'intensité, l'humour et l'auto-dérision, une certaine dose de provocation, et un romantisme rock'n'roll jovial et réjouissant et non dépourvu de violence. Et surtout une voix exceptionnelle aux mille possibilités. Le succès de l'album provient en particulier d'un titre qui, encore aujourd'hui, est un des musts du répertoire de Diane Dufresne : "Aujourd'hui j'ai rencontré l'homme de ma vie". L'album se vend à 60.000 exemplaires. En décembre, pour la sortie du disque, Diane monte sur la scène montréalaise du théâtre Le Patriote, puis tourne dans tout le Québec. Sur scène, Diane Dufresne offre des prestations flamboyantes dont le public raffole très vite. Costumes, coiffures, maquillages, mises en scène, tout est mis en ouvre pour que chaque spectacle soit une fête totale. Lorsqu'en
73 à Paris,
Diane Dufresne fait la première partie de
Julien Clerc à
l'Olympia, les Français découvre
de plein fouet la nouvelle
vague québécoise, comme quelques
années plus tôt
avec Robert Charlebois. Le public est
partagé, mais le Vieux Continent
s'enthousiasme pour ce délire visuel et
musical venu d'outre-Atlantique.
En 75, sort le 33 tours "Sur la même longueur d'ondes" qui contient au moins deux grands succès, "Les hauts et les bas d'une hôtesse de l'air" et "Chanson pour Elvis" toujours signés Cousineau/Plamondon. Le spectacle qu'elle donne cette année-là, "Mon premier show" entraîne une nouvelle fois le public dans une suite de tableaux hauts en couleur. Diane Dufresne prend un malin plaisir à mettre à nu le monde du spectacle en dévoilant au public les coulisses des théâtres où elle passe. En fin de concert, se lèvent les rideaux et autres décors, laissant apparaître le théâtre dans sa plus complète nudité. Après deux nouveaux shows en 77 ("Sans entracte" et "Spectacle au Café campus"), elle est de retour à Paris du 13 au 19 mars 78 pour un nouvel Olympia, cette fois en vedette. C'est
à cette époque
que cesse sa collaboration avec François
Cousineau. Mais en 1978,
sa carrière connaît un nouveau bond
en avant avec la comédie
musicale "Starmania" de Michel Berger et Luc
Plamondon. Elle y interprète
un de ses personnages favoris, soit une star sur
le déclin. Enregistré
en 78, le spectacle est crée en avril de
l'année suivante
sur la scène du Palais des Sports
à Paris.
En 1979, sort l'album "Strip-tease" avec deux superbes chansons : "J'ai douze ans" dans laquelle Diane évoque sa mère décédée lorsqu'elle avait cet âge, et "Le Parc Belmont", troublant texte sur la folie. Avec les années 80, la diva québécoise va encore plus loin dans les surprises de mise en scène. Pour la fête nationale du Québec le 24 juin 1980, Diane est à Paris sur la scène du célèbre club le Palace, et apparaît au public la poitrine à peine cachée d'un voile. L'année suivante, toujours pour la St Jean, la fête nationale du Québec, c'est en Jeanne d'Arc que la foule de 350.000 personnes réunie sur le Vieux-Port de Montréal l'accueille. Les Québécois l'adulent. Le renouvellement constant de son travail et de ses shows font d'elle une des artistes les plus appréciées de la Belle-Province. Et de Montréal à Paris, le public joue le jeu à fond. Si elle
travaille toujours
avec Luc Plamondon, Diane Dufresne fait
désormais appel à
de nouveaux auteurs dont Angelo Rinaldi,
Christian Saint-Roch et Germain
Gauthier qui signe le texte du titre
"Oxygène", un des plus gros
tubes de la chanteuse qui paraît sur
l'album "Turbulences" en 82.
Sur ce disque, elle reprend également
"Suicide" de Serge Gainsbourg.
Mais "Magie Rose" ne lui suffit pas pour l'année, et en novembre, elle présente en exclusivité à Paris, "Dioxine de carbone" au Cirque d'hiver. Ecrit par Plamondon et Rinaldi, le spectacle est mis en scène par Hans-Peter Cloos. L'artiste,
qui vit entre
Paris et Montréal, présente en 86
un spectacle très
théâtral considéré
par certains comme son plus
intéressant, "Top secret". Avec
"Symphonique n'roll", elle renoue
avec une nouvelle dimension musicale à la
hauteur de ses ambitions
scéniques. Invitée à cette
occasion par l'Orchestre
symphonique du Québec, elle donne avec
eux une longue série
de spectacles à travers le monde dont
à l'Opéra Garnier
de Paris en 91, lieu tout à fait
exceptionnel pour une représentation
non classique.
Diane a
beau feindre l'extase
quand elle râle " J'veux qu'y m'passe sus
l'corps avec son bicyc
», c'est elle qui enfourche la moto quand
elle interprète
live les paroles de Plamondon (Sur mon 36, Forum
1980/Goodbye Rocky dans
Halloween, Forum 1982). Avant même qu'il
soit politiquement correct
pour une femme d'afficher la violence de son
énergie sexuelle, Diane
Dufresne la célébrait avec toute
l'insolence qu'on lui connaît.
Faut-il rappeler que Dufresne a déjà fait l'amour à Dieu sur une des scènes de la Place des Arts, orgasme inclus (Sans entr'acte, 1977) ? Comme s'il était lui-même sensible à cette ironie, Pierre Flynn a composé pour Détournement majeur un pastiche de Justify My Love, devenu Addict sous la plume de Dufresne. Plus subtile et ludique que certains des mélodrames érotiques de Plamondon, la chanson confond la luxure aux plaisirs du tabagisme : " J'te veux, j'te prends, j'te désire/Et je t'écrase de plaisir/J'te mordille pour être tendre/Iras-tu jusqu'à mon ventre ». Marque des vrais rockers, Dufresne ne peut s'empêcher de chanter avec ses hormones même quand elle s'éloigne de son répertoire proprement sexuel. C'est toujours la dominatrix qui s'époumone sur La Fureur du cash ou qui s'en prend aux journalistes dans Les Scélérats. Évolution plutôt que scission, ce dernier règlement de comptes avec la presse se fait l'écho des lointaines Actualités (1975) de Plamondon et la compagne moins timide du texte de Pierre Grosz, Vous aurez de mes nouvelles par les journaux (1986). Ce qui
diffère cependant
c'est que la musique est déjà
superbe - l'étonnante
Marie Bernard a composé, arrangé
et réalisé
un album qui possède toute la richesse et
l'invention des versions
live des compositions dufresnesques - et que le
phrasé imaginé
par Diane coule, glisse et s'entrechoque sur sa
langue en une tirade d'insultes
qui n'a jamais été aussi
fielleuse: " T'es le magnat de la
bisbille/L'escogriffe qui sort son suif/L'oeuvre
est au noir dans tes cahiers
» et plus loin, " T'es la tache d'encre de
l'écriture/Ton
amertume sort de ta plume/C'est sûrement
pour ça/Qu'à
lire le journal/On a les mains sales ». Et
Diane de faire claquer
son fouet.
DISCOGRAPHIE
2000
1998
1994
1993
1988
1987
1986
1985
1983
1982
1981
1980
1979
Québec,
le mardi
14 mai 2002
Au cours de la cérémonie, qui s’est déroulée à la Salle du Conseil législatif de l’Hôtel du Parlement, le premier ministre a accueilli, à titre de grands officiers, Mme Annette Bellavance, ainsi que MM. William Howard Feindel et Brian Mulroney. Mme Rita Letendre, ainsi que MM. Gaston Bellemare, Jean Chapdelaine, Michal Hornstein, Ted Moses et Serge Rossignol ont été faits officiers de l’Ordre national du Québec. Mmes Anne Desjardins, Diane Dufresne, Francine Lelièvre, Dominique Michel, Claire Oddera et Françoise Sullivan, ainsi que MM. Pascal Assathiany, Jacques Bouchard, Marcel Brisebois, Hubert de Ravinel, Marcel Dutil, Jacques Lacoursière, Roger A. Lessard, Jacques Lévesque, Sam Pollock et John R. Porter deviennent chevaliers de l’Ordre. Mme Julie
Payette, nommée
chevalier de l’Ordre en 2000, a
également reçu son insigne
au cours de la cérémonie.
Il faut attendre 1997 pour retrouver Diane Dufresne dans les bacs des disquaires avec l'album "Comme un parfum de confession". Avec plusieurs titres composés et interprétés par le pianiste classique Alexis Weissenberg, ce nouveau disque est plus intime et plus dépouillé. Diane Dufresne en est à l'heure des confidences. Celle qui aura tout fait, tout donné au public, monte un nouveau spectacle qu'elle présente en janvier 98 à Paris dans le très sobre et très beau théâtre des Bouffes du Nord. Loin des tubes d'antan, le répertoire est comme le nom du spectacle, "Réservé". Entourée d'une formation de cordes et d'un piano, la chanteuse décline une nouvelle fois le thème de la star lasse et blasée, illustrée entre autres par le titre de Michel Jonasz "J'vieillis". Le 10
août 98, Diane
Dufresne donne un récital sous le soleil
du festival de Ramatuelle
dans le sud de la France.
On a
souvent associé
ses spectacles à des expositions sonores,
comparé la chanteuse
à une sculpture vivante. Elle a affranchi
le public de sa posture
passive de regardant, en l’invitant à
ajouter ses couleurs au spectacle.
Elle a toujours remis ses acquis en jeu, s’est
aventurée dans tous
les chemins, a exigé tout
d’elle-même.
Retour
fracassant de Diane
Dufresne à Paris, hier soir au
Théâtre du Châtelet
alors qu'elle a obtenu une ovation de dix
minutes!
09/12/2004
L'intégrale
du spectacle En liberté conditionnelle de
Diane Dufresne est maintenant
disponible en format DVD.
Août
2004
On la
connaissait chanteuse.
Extravagante avec ses robes, passionnée
dans ses compositions et
généreuse sur scène. Peu
cependant connaissent Diane
Dufresne, la peintre.
Un autre grand événement s'ajoute à la liste déjà impressionnante de toutes les activités qui animent Montréal cet été. Les Outgames, d'abord créés pour la communauté gaie et lesbienne, accueillent toutefois quiconque souhaite y participer. Ainsi, ce sont environ 14 000 athlètes, venus de partout dans le monde, qui seront rassemblés dans le Stade où se déroulaient, il y a 30 ans, les Jeux olympiques de Montréal. Radio-Canada présente, ce samedi, 21h30, en léger différé, la cérémonie d'ouverture dont la mise en scène de Fernand Rainville fusionne musique, chansons, danse, choeurs, chorégraphies de foule et numéros de cirque. C'est avec grand plaisir que les dirigeants des Outgames annonçaient la participation d'artistes connus et reconnus dont Diane Dufresne, Sylvie Desgroseilliers, Martha Wash, Deborah Cox, Jonas, k.d. Lang, de même que le Cirque du Soleil, se gardant toutefois de révéler le titre des chansons qu'ils interprèteront, information toujours sous embargo au moment d'écrire ces lignes. Rappelons
que ces Jeux offrent
une gamme de 35 disciplines sportives incluant
l'aérobie, les quilles,
le bridge, le golf et le hockey sur glace, ainsi
que six catégories
culturelles dont la danse carré, la danse
country western, les fanfares,
le festival de chorales, le programme Bears et
le programme Cuir.
DIANE
DUFRESNE INQUIÈTE
POUR LES FEMMES
En cette Journée internationale de la femme, Diane Dufresne rend hommage à Lise Payette, Denise Bombardier et Brigitte Bardot, mais s'avoue apeurée par la condition des femmes. Au
début des années
1970, elle chantait les seins nus peints aux
couleurs du drapeau québécois.
Les 16, 17 et 18 mars, vêtue d'une robe
ultra-courte, elle montera
ses jambes au public lors de son nouveau
spectacle, Plurielle, en quatre
tableaux: «Écourtichée
à 61 ans!» lance-t-elle
en riant.
Comme
un déchet
1er et 2 décembre
2006, 20 h
Diane
Dufresne, Plurielle,
en 4 tableaux!
Cet instant privilégié, environ 3 000 spectateurs l'avaient vécu en finale du spectacle de Diane Dufresne à la salle Wilfrid-Pelletier, lors des FrancoFolies 2001. La grande Juliette - également au programme des Francos de cette année- là - était venue participer au spectacle de notre Diane nationale. Les
deux interprètes
avaient donné un souffle
inégalé au chef-d'oeuvre
que Serge Gainsbourg avait écrit pour
Gréco - et en s'inspirant
de Gréco - il y a maintenant plus de 40
ans. De voir deux femmes,
ces deux-là, se chanter les yeux dans les
yeux cette chanson d'amour
d'un autre temps avait quelque chose d'interdit.
Une
première à
l'époque
Lorsqu'on lui parle de sa trajectoire artistique tout en courbes, elle louvoie: "Je ne me retourne pas vers l'arrière, j'essaie d'avancer. Je suis en train d'écrire un livre, mais ce n'est pas vraiment ma biographie. Mon éditeur français m'a simplement dit: écrivez! Sans souci d'un genre, avec une grande liberté." confie-t-elle. À propos de sa vie de chanteuse, elle dit: "J'ai toujours voulu faire du neuf, un peu casse-gueule. Mais le public a toujours suivi, il a du talent. Il sait déceler celui de l'artiste." Et du changement, Diane Dufresne n'hésite pas à en introduire sur scène: "Cette fois-ci, c'est plutôt un tour de chant qu'un spectacle. La peinture est intégrée. Dans le programme de la soirée, il y a une page blanche afin que les spectateurs puissent créer quelque chose. Ça peut être des dessins, de la poésie. C'est extraordinaire ce que je reçois, bouleversant. Ça fait quelques shows que je fais, j'en ai des milliers, j'essaie de les intégrer dans les projections sur scène. Je vais monter une exposition avec ça en 2010 pour en faire une oeuvre collective. Ce qu'on ne sait pas, c'est que le public a beaucoup de créativité. On a toujours vu le public comme une grosse masse noire, mais ce n'est pas vrai." Il
existe des torrents qu'on
laisse couler. Diane Dufresne s'exprime dans un
flot de paroles quasi continu.
Allumée. Parfois avec un humour discret.
On lui demande quel serait
son rêve ultime pour un spectacle, son
désir le plus fou.
Moqueuse, elle répond: "Un
événement fermé
aux journalistes, qu'il n'y ait aucun jugement.
Qu'il y ait un contact
avec le public, que ce soit inspiré par
lui, qu'il s'exprime. Aller
chercher le talent des gens. Simplifier. J'y
arrive petit à petit.
Dans les années 70, j'ai essayé de
faire un spectacle pour
enfants, sans parents. Mais on me trouvait trop
capotée, on m'a
dit non. C'est sûr que quand tu fais
Opéra cirque, que tu
dis au monde que tu vas mourir, avec La Main de
Dieu sur la masturbation
et le gars tout nu sur la scène, on ne
t'envoie pas ses enfants...
Mais ça aurait été joli. Je
suis sûre qu'Opéra
cirque aurait plu aux enfants car ils n'ont pas
peur de la créativité."
Diane
Dufresne, celle qu’on
a baptisée «la diva
québécoise» était
à la Salle Albert Rousseau de
Québec (19 et 20 mars 2009)
pour la grande première de son spectacle
«Effusions»
mélangeant poésie, musique, art
visuel, avec un accent très
prononcé sur l'écologie,
l'environnement, les blessures faites
à la Terre. Ses mots sont empreints de la
conscience d'une planète
en danger.
Elle
nous apparaît
sur scène dans une très belle robe
en dentelle et tulle crème,
garnie de noir signée: Marie St-Pierre,
arborant une coiffure à
la
Accompagnée
d'un
trio à cordes sous l'habile direction
musicale et pianiste arrangeur
Alain Sauvageau, on se laisse vite transporter
par sa voix, ses mots et
les images, les photos, vidéos ayant pour
thèmes, la nature
et ses animaux, projetés sur deux
écrans géants recouverts
d'un voile donnant l'effet d'une
légèreté et d'une
souplesse.
Sur
décision du Président
de la République, ces
personnalités, dont la liste figure
ci-dessous, se verront remettre les insignes de
la Légion d’Honneur
ou de l’Ordre national du Mérite. Ces
ordres honorifiques ont été
fondés respectivement par Napoléon
Bonaparte en 1802 et Charles
de Gaulle en 1961.
«Expliquer
qui je
suis et pourquoi je ne le suis plus. Qui es-tu
au mieux de ton prestige,
et qui n'es-tu pas au pire de toi. J'avoue que
je ne sais pas exactement.»
Celle dont on dit qu’elle fait chanter ses toiles n’a pas souhaité transmettre de message particulier avec sa création aux couleurs vives, arborant trois femmes constituées d’instruments de musique, et qu’elle a imaginée au son du jazz de Billie Holiday. Elle n’était pas non plus très émue pendant le vernissage, se contentant de se réjouir de retrouver de vieux amis, parmi lesquels Francine Grimaldi et Raoul Duguay. Mais elle était toutefois emballée de rendre ainsi accessible un médium qui, selon elle, est trop rationalisé. «J’aime quand le public entre à l’intérieur de l’art visuel. Tout le monde fait de l’art; l’art, c’est simplement la faculté de faire quelque chose. Si le public regarde, c’est parce qu’il sait ce qu’est l’art. C’est trop intellectualisé pour moi», a fait savoir la vedette de la soirée, terre-à-terre. À
pareille période
l’an dernier, Diane Dufresne s’apprêtait
à présenter
Sinéquanone, le spectacle d’ouverture des
22e FrancoFolies de Montréal.
En conférence de presse, quelques jours
plus tôt, elle avait
fait allusion à son énergie
d’antan, qui la poussait à
«sauter partout, tout le temps».
Est-ce pour canaliser cette
euphorie qu’elle trouve désormais si
souvent refuge dans la peinture
?
Seulement,
maintenant, après
presque 50 ans de carrière, la
sexagénaire se permet de dire
non à certaines choses. «La
télévision, je trouve
ça un peu plus difficile. On entre dans
un univers où tout
le monde est tellement stressé… C’est un
stress que je ne trouve
pas si important. Il faut que ça soit
créatif et moi, je
ne trouve pas ça créatif, cela dit
sans prétention.»
Célébrations
Lévis
2011 célébrera la Grande
Rentrée avec
un programme diversifié pour le grand
weekend du 2 au 4 septembre.
La chanteuse québécoise Diane
Dufresne ouvrira les festivités
de l’événement qui marquera la fin
de l’été.
Diane Dufresne expose ses oeuvres24-07-2012Du 16 août au 7 octobre, la Galerie Lounge TD présentera l’exposition Pour amuser la galerie, qui réunit des toiles et des dessins inédits de l’excentrique chanteuse Diane Dufresne.C’est dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal qu’aura lieu cette exposition unique, au deuxième étage de la Maison du Festival Rio Tinto Alcan. On pourra y voir les dernières créations de Diane Dufresne, qui explorent autant la figuration que l’abstraction, et qui nous ouvrent les portes du monde intérieur de la chanteuse. En plus
d’admirer les œuvres de l'artiste, les amateurs
d’art visuel pourront visiter l’Expo Bell des
Légendes du Festival, la salle Stevie
Wonder et la Médiathèque Jazz/La
Presse,
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