(mise à jour le 5 décembre 2011)
"L‘ÉTOILE DE CE MOIS‘‘
‘‘DAN BIGRAS"
(L2 23 Décembre 1957)
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BIOGRAPHIE
Finis
les spectacles à grand déploiement. Seul sur scène
et dépouillé d'artifices, Dan Bigras renoue avec une formule
plus intimiste. Le public n'a d'autre choix que de vibrer au rythme des
grands débordements musicaux et émotifs du chanteur qui ne
se gêne pas pour étaler ses quatre vérités.
Tout y est : violence, douceur, humour, nouvelles interprétations
et bien sûr, quelques excédents de sa culture de bum ! En
somme, une performance qui a du muscle, de l'âme et du coeur.
Compositeur,
interprète, producteur et comédien.
Né
Daniel Bigras, le 23 décembre 1957 à Montréal.
Il
chante dans les pianos bars du Québec et pars en 1978 à New
York pour joindre le groupe " Sanctuary ". Il revient au Québec
en 1979 et forme " Heavy Feather ". Gerry Boulet le découvre et
l'aide à produire son premier 45 tours en 1988 (Femme de nuit/Naufrage).
Il lance un premier album en 1989, " Ange animal ", qui ne s'avère
pas un grand succès commercial mais qui permet au public de découvrir
une nouvelle voix. Son second opus paru en 1992 (Tue-moi) permet à
Dan de connaître un franc succès, notamment grâce à
la chanson titre. Il fonde sa propre étiquette de disque " Ange-Animal
" en 1995. Au fil des ans, Dan s'est entouré de poètes qui
ont su donner à ses chansons une touche originale, que l'on ne songe
qu'à Denise Boucher, Gilbert Langevin, Michel Latraverse, Christian
Mistral ou François Parenteau. Dan Bigras a un son et une touche
bien particulière, il est certainement l'un des artistes les plus
complets de la scène musicale Québécoise.
Il revient au Québec en 1979 et forme - Heavy Feather- Gerry Boulet le découvre et l'aide à produite son premier 45 tours en 1988.
Il lance un premier album en 1989 - Ange animal - qui ne s'avère pas un grand succès commercial mais qui permet au public de découvrir une nouvelle voix.
Son second paru en 1992 - Tue-moi - permet à Dan de connaitre un franc succès, grâce à la chanson titre. Il fonde sa propre étiquette de disque - Ange-Animal - en 1995.
C’est finalement en 1989 que paraît un premier album sous le titre "Ange animal". S'il ne s’avère pas un grand succès, l'album permet à un plus large public de découvrir une nouvelle voix et à cette voix habituée au répertoire blues majoritairement américain de se frotter, à l’exemple de Gerry, aux mots de poètes comme Gilbert Langevin ou à des textes forts de la chanson française tels "Voir un ami pleurer" de Brel. Deux ans plus tard, il réalise lui-même son deuxième album, marqué d’une intense collaboration avec le romancier Christian Mistral, avec qui il avait concocté précédemment la chanson thème des célébrations marquant le 350e anniversaire de Montréal, en 1992: "Un bateau dans une bouteille". La réponse du public à cette nouvelle parution, intitulée "Tue-moi", est plus marquée et il s’en suit une longue tournée au cours de laquelle Dan visite tous les coins du Québec avec ses musiciens; dans son équipe, on retrouve une voix qui ne tardera pas à sortir de l’ombre: celle de la choriste Luce Dufault. D’ailleurs, le chanteur pianiste adore se faire donner la réplique par des voix féminines, notamment celles de Nanette Workman, d’Isabelle Boulay et de Lulu Hughes qu’on retrouve sur la plupart de ses albums.
Après plusieurs mois sur la route, il profite d’un certain répit pour réaliser un projet qu’il mijote depuis quelque temps: un album complet de reprises qui sont à la fois un hommage aux classiques de la chanson et un bain de souvenirs personnels, remontant parfois jusqu’à l’enfance. "Les Immortelles" paraissent en 1993, une collection de 14 grands crus de la chanson française et québécoise, façon Dan Bigras. Mais à peine cette aventure est-elle terminée qu’un défi encore plus grand se profile à l’horizon: Dan est invité à prendre le relais pour mener à terme l’ultime ouvrage entrepris par son ami Gerry Boulet, un projet ambitieux que celui-ci n’aura pas eu le temps d'achever, terrassé par une terrible maladie: une fresque musicale mise en musique par Gerry, seul au piano, sur des textes de Denise Boucher. L’oeuvre est intitulée "Jezabel". Ce sera le cadeau posthume de Dan à son frère-de-son. Moments de recueillement et d’amitié avant de reprendre la ronde des tournées et festivals sur deux continents.
À
son retour d’Europe, il s’alloue une nouvelle période de composition
dont le résultat est l’album "Le fou du diable" qui paraît
sur sa propre étiquette, Les Disques de l’Ange Animal, en septembre
1995. Encore une fois, la pulsion musicale va rejoindre les textes des
poètes: Denise Boucher, Gilles Desrochers, mais également
Sylvie Massicotte, Plume Latraverse et François Parenteau qui contribuent
chacun de deux textes. De plus, Dan reprend "Naufrage" et "Ange Animal",
deux chansons écrites par Gilbert Langevin à l'époque
de l'album du même nom. On trouve aussi sur "Le fou du diable" un
extrait d’Andromaque, du répertoire classique de Jean Racine. C’est
cependant une fantaisie de Parenteau, "Les 3 petits cochons" qui s’avère
le succès de l’album, le public étant séduit par la
touche d’irrévérence que suppose la relecture d’un archétype
de la tradition orale.
Au fil des ans, Dan s'est entouré de poetes qui ont su donner à ses chansons une touche originale. Dan a un son et une touche particulière, il est certainement l'un des artistes les plus complets de la scène musicale Québécoise en ce moment.
Maintenant
reconnu comme un des interprètes les plus efficaces de la scène
québécoise, Dan se donne le temps de ciseler son prochain
joyau qui n’est disponible que trois ans plus tard, à l’automne
1998. Ce nouvel album, intitulé "Le Chien", nous présente
un Dan Bigras plus énergique et polyvalent que jamais, qui se fait
lui-même auteur avec "Dors ma belle" (Berceuse pour une bouteille).
Il y revisite avec sa fougue habituelle les auteurs des temps enfuis, cette
fois le Hugo des Contemplations et le fantôme de Vian. De ce dernier,
il restaure le texte original "Le déserteur" qu’il livre sans autre
accompagnement que lui-même à la batterie. Il continue naturellement
ses collaborations avec les auteurs contemporains, parmi lesquels Roger
Tabra qui signe près de la moitié de l’album. La gravité
de certains textes est encore une fois mise en perspective par une nouvelle
fable animale de François Parenteau "Chez nous ou chez vous" (Le
petit chaperon rouge), interprétée en duo avec Nanette Workman.
Il reprend bientôt la route avec un nouveau spectacle qu'il baptise,
en toute logique, Chien Show.
Si
de nombreux artistes aiment se joindre à la voix de Dan pour de
mémorables duos, lui aussi se montre très disponible. Par
exemple, on le retrouve auprès de son ancienne choriste Isabelle
Boulay sur l'album "Scènes d'amour" où il l'accompagne pour
la chanson "Naufrage", enregistrée lors d'une soirée Carte
Blanche à la chanteuse lors de l'édition 1999 des FrancoFolies
de Montréal. La collaboration se fait encore plus totale dans le
cas de Laurence Jalbert avec qui il entreprend une tournée en tandem
qui s'échelonne sur plusieurs mois, de l'automne 1999 jusqu'à
l'été 2000. Le duo participe au Festival d'été
de Québec cette année-là et grave un témoignage
fort apprécié de cette aventure qui paraît sous le
titre de "Communio" en octobre 2000.
Il
a fait une longue tournée accompagné de Laurence Jalbert.
Le
chanteur, qui cumule plus de 20 ans de carrière, estime qu'il a
fait le "tour du jardin" de la chanson. Il s'est dit intéressé
par un autre type de média, sans toutefois donner plus de détails
sur le sujet. Dan Bigras a fait la tournée de quelques festivals
au cours de l'été , en plus de sortir un album à l'automne.
Après quoi, comme il trouve qu'il ne s'amuse plus à faire
son métier, il éprouve le besoin de refaire le plein et se
retire de la scène....
du
moins pour quelques années.
Le
Show du Refuge
LE
Show du Refuge a eu lieu, cette année, le 28 novembre au Metropolis
avec une pléade d'artistes qui se sont partagés la scène
comme: Dan Bigras, Denis Boucher, Michel Louvain, Luce Dufault, France
Damour, Eric Lapointe,
Brean
Leboeuf et plusieurs autres.....
Une
très belle cause à laquelle se dévoue beaucoup
Dan Bigras et qui trouve
que
ça devient de plus en plus désolant de voir tant de jeunes
dans la misère
et
qui se retrouve avec des problèmes de toutes sortes.
Suite
à ces aventure des plus stimulantes, Dan Bigras annonce son intention
de faire relâche et de s'adonner à d'autres projets. Ceux-ci
le portent d'abord vers les arts martiaux et autres sports très
physiques, puis vers le cinéma où il scénarise et
réalise à l'ONF un documentaire portant sur les sports extrêmes.
Pour Dan, cette expérience a valeur d'exemple sur les façons
alternatives de canaliser la violence que chacun porte à l'intérieur
de soi et d'en faire une pulsion créatrice. Le Ring intérieur
sort en salles en mars 2002. Entre temps, celui qui s'est aventuré
de l'autre côté de la caméra pour ses premiers rôles
dans les téléséries Tag et La Rivière-des-Jérémie
se prépare à endosser un personnage de chef motard dans la
suite du Dernier chapitre: La Vengeance, diffusée à l'hiver
2003.
S'il
réoriente ses activités vers d'autres sphères et se
dit atteint d'un burn-out musical, Dan Bigras demeure fidèle à
la cause des jeunes de la rue pour qui il réunit annuellement ses
collègues et amis du monde de la chanson à l'occasion du
Show du Refuge. En novembre 2002, ce sont les Pierre Flynn, Breen Leboeuf,
Garou, Bruno Pelletier, Marie-Chantale Toupin, Soraya Benitez et Raoûl
Duguay qui viennent se joindre à Dan, Lulu, Luce, Laurence et Boom
Desjardins pour la douzième édition de l'événement.
Ceux qui n'ont pas l'occasion de participer à ces retrouvailles
ont la consolation de voir paraître l'album compilation "Bigras 1992/2002
tout... " regroupant les principaux moments de son parcours dont plusieurs
duos mémorables, en février 2003.
Au printemps 2002, Dan Bigras tourne sous la direction de Pierre Houle dans la série Tag et reprend son personnage de Roots Racine dans Le Dernier Chapitre : la vengeance, diffusée à l’hiver 2003. Pour ces rôles, il est respectivement finaliste aux Gémeaux et aux Gemini dans la catégorie du meilleur rôle de soutien. Dan poursuit ensuite avec le tournage d’un long métrage de Claude Fournier, Book of Eve (Histoire d’Eve), où il joue aux côtés de Daniel Lavoie.
En janvier 2003, Dan Bigras lance un album compilation, Bigras 1992/2002 Tout… Dès sa sortie, il se hisse aux premières places du palmarès des ventes et s’y maintient plusieurs semaines.
Un an plus tard, en 2004, Dan signe la trame sonore du film Elvis Gratton XXX : La Vengeance d’Elvis Wong, un des plus grands succès populaires de l’année. Il revient aussi à la scène avec À l’état brut, un spectacle solo qui lui attire les louanges de la critique.
Les années 2004 et 2005 représentent une période charnière dans la carrière de Dan Bigras, devenu l’un des comédiens les plus occupés du Québec. Il tient tout d’abord un rôle dans Le Goût des jeunes filles, un film réalisé par John L’Écuyer d’après un scénario de Dany Laferrière et lancé en janvier 2005. Avec Patrick Huard, Dan forme ensuite un duo choc dans Les Guerriers, un téléfilm de Micheline Lanctôt inspiré de la pièce du même nom. Yves Desgagnés fait lui aussi appel à Dan pour un savoureux caméo dans la comédie Idole instantanée. Finalement, Dan prête ses traits au légendaire Johnny Rougeau dans la série René Lévesque, que Giles Walker réalise à la fois en anglais et en français pour Radio-Canada et CBC.
Dan Bigras a consacré les deux dernières années à la scénarisation et réalisation de son premier long métrage de fiction, La Rage de l’ange.
Dan Bigras apprend son métier dans les bars à la fin des années 70. À cette époque, il chante du blues en anglais parce que les chansons traduites lui semblent moins intéressantes. Il est toutefois à la recherche d’auteurs francophones capables d’exprimer en mots ce qu’il exprime naturellement en musique.
En 1983, Dan Bigras est « découvert » par Gerry Boulet, qui le sort du circuit des bars en lui proposant d’enregistrer un 45 tours. Ils cherchent ensemble un auteur, qu’ils trouvent en la personne de Michel Rivard. Il écrit pour Dan « Parle-moi » et « Soleil noir ».
En
1990, l’album Tue-moi est lancé. Ce premier travail de réalisation
est une réussite et se vend à plus de 80 000 exemplaires.
Dan reçoit d’ailleurs un Félix au Gala de l’ADISQ dans la
catégorie « Album rock de l’année ».
Dan
Bigras a joué pendant 18 ans dans les bars de Québec et de
Montréal.
MARJORIE
WIRZBICKI
MÉTRO,
Publié: 13 août 2010
Dan
Bigras a attrapé le virus de la musique parce qu’il y avait un piano
chez lui, mais c’est la rue qui a fait de lui l’artiste engagé
que l’on connaît. Cela se passe en 1975, quand il quitte Montréal
pour «prendre la rue» à Québec. Le gamin de 16
ans se débrouille comme il peut, avec comme bagage son goût
pour le piano. «Sur la terrasse d’un bar, la Nouvelle France, il
y avait ce piano, raconte-t-il. On était des gars de la rue, on
se faisait toujours dégager. Mais un jour ,j’ai réussi à
m’installer et à jouer avant que le patron ne s’en rende compte.
Et
un groupe de clients s’est mis à m’écouter. Le patron est
arrivé, j’ai cru qu’il allait me virer, mais il m’a proposé
de jour tous les jours pour deux piastres, un repas chaud et une bière
par jour.» Quatre ans plus, quand Dan Bigras revient à Montréal,
il s’est déjà fait un nom. Il joue rue Saint-Denis, au Grand
Café ou aux Beaux Esprits. «Je suis repassé au Grand
Café il n’y a pas longtemps, le buffet est rempli de bonnes choses
pour la santé! s’étonne le musicien. À l’époque,
quand j’y jouais, on mangeait plein de cochonneries. Mais je ne leur en
veux pas, c’est normal.»
À
l’époque où on pouvait manger des «cochonneries»
au Grand Café, pour jouer dans les bars, il suffisait de se présenter
et de plaire au patron. «C’était plus simple qu’aujourd’hui.
Sur la rue Saint-Denis, il y avait beaucoup plus de bars où on jouait
du blues.» Les musiciens se refilaient les numéros de téléphone
des places accueillantes. Parfois, ils se retrouvaient à quatre
ou cinq et jouaient ensemble. Dan Bigras jouait Buddy Kings ou Big Mama
Thornton. Il n’avait alors qu’une ambition : devenir pianiste dans un piano-bar.
«Je jouais au Grand Café, j’avais réussi ma vie.»
2008-04-01
Dan
Bigras a été proclamé Artiste pour la Paix de l’année
2007 !
Son
engagement dans des causes humanitaires, son indéfectible soutien
au Refuge des Jeunes de Montréal à titre de porte-parole,
ainsi que ses prises de position contre la guerre et les ravages qu’elle
cause, lui ont mérité cet honneur. « Artistes pour
la paix », un organisme qui depuis 20 ans oeuvre discrètement
mais concrètement pour la paix et … l’amour dans le monde, rend
ainsi hommage chaque année aux artistes qui se distinguent dans
leurs actions humanitaires. Richard Séguin, co-président
d’honneur de l’organisme était présent lors de la cérémonie
simple et touchante. Dan Bigras a pris la parole et a reçu cet
honneur toujours avec une désarmante simplicité. »
2007-10-24
Prix
Félix pour le Show du Refuge
Pour
une deuxième année consécutive, Le Show du Refuge
s’est mérité un prix Félix au Gala ADISQ 2007 dans
la catégorie « Emission de télévision de l’année-chanson »
pour son spectacle présenté à la Télé
de Radio-Canada en décembre 2006.
2010-04-03
Les
20 ans du Refuge
2010-09-29
LE
SHOW DU REFUGE: 20e ÉDITION AU THÉÂTRE ST-DENIS
22
septembre 2010 - Entrevues Musique
Dan
Bigras brûle les planches avec son big band
Dan
Bigras se produira le 8 octobre, à Québec, à la Salle
Albert-Rousseau avec son big band. Des spectacles sont aussi prévus
dans d’autres villes. Showbizz.net a rencontré l’artiste pour causer
concerts et projets.
Le
nouveau spectacle de Dan Bigras découle de son album «Fan»,
sorti en 2009. L’artiste y reprend de nombreux classiques comme «Hit
the Road Jack», «Fever» et «Câline de blues»
en plus d’offrir deux compositions. Sur cet opus, il était accompagné
d’une belle brochette d’accompagnateurs. Une section de cuivres était
notamment de la partie.
Au
départ, Dan Bigras frayait avec le Montréal All City Big
Band, le groupe de jeunes musiciens qui a endisqué avec Lulu Hughes.
Il a depuis changé d’orchestre, vu que les premiers bossaient avec
sa complice de toujours.
«C’est
le même principe. Ce sont des jeunes qui sortent de l’université,
qui sont absolument de calibre professionnel. Il faut qu’ils se trouvent
de la job mais ils n’y arrivent pas au début. On parle beaucoup
des chanteurs qui n’arrivent pas à se faire connaître. On
fait même des Star Académies pour eux. Les musiciens d’accompagnement,
ça n’intéresse personne. Il n’y a pas de shows à faire
à la TV. C’est le même problème. Ils ne peuvent gagner
leur vie sauf qu’ils cherchent à se faire connaître. Ils se
cherchent de la visibilité. Moi, si ça leur donne un coup
de main pendant que ça m’aide aussi, c’est chouette (…). Ça
réveille une couple de vieux musiciens avec qui je suis»,
dit Dan Bigras au sujet des jeunes loups qui l’accompagnent.
Spectacles
«big band»
Sur
scène, le 8 octobre, à la Salle Albert-Rousseau, notre homme
sera entouré de 13 musiciens de style big band, de ses quatre comparses
habituels et de la chanteuse Marie-Anne Mathieu, qu’il ne faut pas la traiter
de «choriste». Ces dernières ne font que des «ouh-hah»
en arrière, selon Dan Bigras. C’est une chanteuse à part
entière, dit-il en vantant ses talents.
Sur
les planches, il fait «8 ou 9» pièces de l’album «Fan»
et pige également dans son vaste répertoire. Il y choisit
«ce qui l’intéresse». «J’imagine juste les Petits
cochons avec le big band, ça lève», précise-t-il!
Son gros orchestre sera présent tout au long du spectacle, promet
l’artiste.
Dan
Bigras interprétait les titres de «Fan» lorsqu’il faisait
les bars. «C’est une période que j’ai adoré. Ça
m’a montré mon métier. Là, on fait ça dans
des conditions tripantes, sur de belles scènes, en ayant bien de
la place, bien du monde devant nous autres», dit-il.
Dans
les bars, il faut gagner le public. Les clients ne sont pas nécessairement
venus pour te voir, raconte le musicien. Malgré tout, on peut y
vivre des soirées extraordinaires. «C’est juste à toi
de te grouiller le cul pour aller chercher ton monde», se rappelle-t-il
de cette époque.
D’autres
spectacles en version «big band» figurent aussi à son
agenda. On verra notamment le chanteur et sa bande à Sherbrooke
le 30 octobre; à St-Jean-sur-Richelieu le 19 novembre; à
Granby le 25 novembre et le 27 novembre à Gatineau.
«À
ma grande surprise, ça fonctionne. En faisant le disque, j’étais
certain qu’on ne ferait jamais un seul spectacle. J’ai ma compagnie de
disques. Je suis tout seul dans mes affaires. Lorsque je fais ça,
je prends mon risque financier. C’est correct. J’assume mes affaires même
quand je perds de l’argent. Je fais mes petits trucs dans mon coin. J’y
suis habitué. J’aime la liberté que ça m’apporte.
Là, ce sont des risques financiers que les salles prennent. Ils
peuvent me pogner en formule intimiste avec une chanteuse-vedette pour
pas cher. Ou ils peuvent prendre ma gang: on est 21 . Dan Bigras et Marie-Hélène
Thibert, ça vend plus que Dan Bigras. On mélange les deux
publics. Pour les salles, c’est une aubaine. En période de crise,
c’est dur l’industrie du spectacle. J’étais certain que (les diffuseurs
ne prendraient) pas de risques. Ils prennent tous le risque . Ça
continue à se booker», dit l’artiste au sujet de l’accueil
réservé à son spectacle «big band».
Autres
projets
Cet
automne, l’artiste offrira également des concerts en solo et d’autres
avec Lulu Hughes.
En
entrevue à Showbizz.net, cette dernière avait d’ailleurs
révélé qu’elle serait du prochain Show du Refuge en
novembre. Dan Bigras l’avait contactée. «J’ai bien de la misère.
À chaque année, j’essaie de ne pas réinviter Lulu
pour faire du changement. Si je n’invite pas Lulu, je fais de la place
à une autre chanteuse mais je ne suis pas capable!», lance-t-il
en riant.
Le
musicien n’a pas voulu en dire davantage au sujet de cet événement
annuel au profit du Refuge des jeunes de Montréal. Il faudra attendre
la conférence de presse pour connaître les artistes (outre
Lulu Hughes) qui y participeront.
Dan
Bigras compose constamment du nouveau matériel. Il compte plusieurs
chansons dans ses tiroirs «Ai-je envie de faire un nouveau disque?
Je ne suis pas rendu là», avoue-t-il.
Il
planche aussi sur d’autres projets non-musicaux. Il écrit un film
dont le scénario n’est pas suffisamment abouti à son goût.
Lorsque Dan Bigras aura finalement terminé la version finale, il
le déposera devant les instances gouvernementales. «Là,
c’est la vraie vie, la réalité 101, qui te fesse. Tu te fais
refuser ton scénario trois ou quatre fois et à un moment
donné, il passe… Comme tout le monde», ajoute l’artiste aux
multiples chapeaux.
Pour
lui, laisser libre cours à son inspiration, peu importe le médium
d’expression, sans se forcer a quelque chose de thérapeutique. «Tu
peux te faire avancer, te soigner, de cette façon-là, à
long terme (…). Le processus de prendre quelque chose de l’intérieur
et de pouvoir en faire des bébelles, que ce soit un film, un livre
ou des chansons… C’est une belle job… Même si tu te plantes, juste
chercher… C’est une crisse de belle job. Je suis très chanceux de
faire ce métier sans devoir passer 8 ou 10 heures par jour à
faire autre chose pour gagner ma vie», explique-t-il.
Site
Web de Dan Bigras
Des
vacances pour Dan Bigras à Saint-André-Avellin
Publié le 21 Mai 2010: Jessy Laflamme
Dan Bigras se fera plaisir vendredi prochain en présentant un spectacle intime avec Marie-Élaine Thibert au Théâtre des Quatre Sœurs.
Sujets
: Saint-André-Avellin
«On
se regarde dans les yeux et on trippe ensemble, c’est ça la base
du spectacle», affirme le chanteur.
Dans
la première partie, le public se retrouve dans le monde de Dan Bigras.
Ensuite, les deux artistes doivent s’adapter l’un à l’autre. «Tu
ne peux pas faire ce genre de spectacle avec quelqu’un que tu n’aimes pas,
c’est impossible.»
Une
complicité s’est donc installée entre les deux chanteurs.
«Marie-Élaine possède un beau cœur, c’est une fille
généreuse, discrète qui mène sa barque. Elle
n’a pas seulement l’image d’une fille gentille, elle l’est.»
Marie-Élaine
Thibert et Dan Bigras seront accompagnés par Marie-Anne Mathieu,
la choriste de Dan. «C’est certain que si les gens veulent vraiment
rocker, je leur suggère d’aller voir Metallica, sinon ils vont s’ennuyer
avec nous, car nous misons plutôt sur nos trois voix puissantes.»
D’ailleurs,
il avertit les spectateurs qu’ils reculeront parfois sur leur siège.
«Quand on lance certaines notes, ça fesse.»
Les
trois chanteurs seront seulement accompagnés par un piano. «C’est
un spectacle très intime où l’on se permet de se taquiner
et de discuter avec le public. On se sent vraiment dans notre salon.»
Dan
Bigras présentera quelques monologues déjà préparés
pour expliquer certaines chansons. Par contre, il se permettra aussi quelques
taquineries avec ses deux accompagnatrices et la foule.
Le
chanteur donnera peu de spectacles avec des blondes cette année,
car il présente surtout des prestations avec le Big Band, un groupe
de 25 musiciens.
Malgré
la diversité de ses spectacles, il ne trouve pas ça difficile.
«Ça
fait 30 ans que je fais de la musique, quand on monte sur scène
c’est comme faire du bicycle, ça revient facilement, ce n’est pas
si sorcier que ça, je ne suis quand même pas un ingénieur
nucléaire. En fait, on s’arrange surtout pour rendre ça le
fun. Pour moi, un spectacle avec Marie-Élaine, c’est comme des vacances.»
D’ailleurs,
les deux artistes se préparent souvent dans le camion avant le spectacle.
«On discute parfois d’une chanson, et on trouve les façons
de l’interpréter en roulant», explique-t-il.
Dan
Bigras pratique son métier avec passion et non pour plaire nécessairement.
«Tu ne peux jamais savoir ce que désire le public. Quand j’écris
une chanson, c’est parce que je ressens quelque chose ou parce qu’il faut
que j’exprime une émotion. De toute façon, qui aurait pu
prédire qu’après le succès de <@Ri>Tue-moi<@$p>,
mon autre hit aurait été <@Ri>Les Trois Petits Cochons<@$p>.»
Dan
Bigras interprétera ces deux chansons vendredi ainsi que plusieurs
autres de ses succès. Il réserve aussi quelques surprises
aux spectateurs.
2010-07-23
Le
Refuge devient propriétaire et il déménagera sur la
rue Ste-Catherine en 2011.
DISCOGRAPHIE
2008 :
Duos de la Tendresse
2005 :
Fou
2003
Bigras 1992/2002 tout...
-
2000 2000 et un enfant - Disques de l'Ange animal
-
1998 Le Chien - GSI/GDB
-
1997 Une voix en or - Disques de l'Ange animal
-
1996 Le fou du diable - Disques de l'Ange animal
-
1993 Les Immortelles - Disques Leïla
-
1992 Tue-moi - Disques Leila
-
1989 Ange animal - GMD
VIDÉOGRAPHIE
-
1997 J'te ferai pas mal (avec Breen LeBoeuf)
-
1996 Les trois petits cochons
-
1995 Y'a plus d'anges dans le ciel
-
1994 Aimons-nous
-
1993 Pourquoi tu veux
-
1992 Tue-moi
Filmographie:
Idole
instantanée
Les
Guerriers
Le
Goût des jeunes filles
J'en
suis!,
Rivière-des-Jérémie,
Le
Dernier Chapître,
Le
Ring intérieur (2002)
La
Rage de l'ange, (2006)
PRIX
ET DISTINCTIONS
2000
-
Gala de l'ADISQ, Félix Album de l'année - Enfant pour 2000
et un enfant
-
Gala de l'ADISQ, nomination Spectacle de l'année - Auteur/compositeur/interprète
pour Bigras-Jalbert
-
Gala de l'ADISQ, nomination Scripteur de l'année pour Bigras-Jalbert
1998
-
Gala de l'ADISQ, nomination Album de l'année - Bande sonore originale
pour Une voix en or
1997
-
Gala de l'ADISQ, nomination Spectacle de l'année - Auteur/compositeur/interprète
pour Carte blanche à Dan Bigras
1996
-
Gala de l'ADISQ, nomination Spectacle de l'année - Auteur/compositeur/interprète
pour Le Fou du diable
-
Gala de l'ADISQ, nomination Album de l'année - Rock pour Le Fou
du diable
-
Gala de l'ADISQ, nomination Interprète masculin de l'année
-
Gala de l'ADISQ, nomination Auteur ou compositeur de l'année
1994
-
Gala de l'ADISQ, nomination Artiste québécois s'étant
le plus illustré hors Québec
-
Gala de l'ADISQ, nomination Interprète masculin de l'année
-
Gala de l'ADISQ, nomination Réalisateur de disque de l'année
pour Jézabel
-
Gala de l'ADISQ, nomination Album de l'année - Pop/rock pour Les
Immortelles
1993
-
Gala de l'ADISQ, nomination Interprète masculin de l'année
-
Gala de l'ADISQ, nomination Chanson populaire de l'année pour Tue-moi
1992
-
Gala de l'ADISQ, Félix Album de l'année - Rock pour Tue-moi
-
Gala de l'ADISQ, nomination Interprète masculin de l'année
-
Gala de l'ADISQ, nomination Réalisateur de disque de l'année
pour Tue-moi
-
Sa composition Un bateau dans une bouteille est choisie comme thème
des Fêtes du 350e anniversaire de Montréal
DAN
BIGRAS À L’ÉTAT BRUT
EN
SPECTACLE AU THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND
Plus de 40 000 copies vendues après la sortie de son dernier CD Tout Dan Bigras 1992-2002, seul sur scène et dépouillé d’artifices, Dan Bigras renoue avec une formule intimiste.
Il présentera ainsi son spectacle, À l’État brut, le samedi 6 mars à 20 h au Théâtre Hector-Charland. Avec ce spectacle, le public n’a d’autres choix que de vibrer au rythme des grands débordements musicaux et émotifs du chanteur qui ne se gêne pas pour étaler ses quatre vérités.
Tout
y est : violence, douceur, humour, nouvelles interprétations… Avec
À l’État brut, Bigras transporte les spectateurs dans un
univers feutré et surprend par sa chaleur et ses performances musclées…
un spectacle qui a du muscle, de l’âme et du coeur.
Il
est le porte-parole du Refuge des jeunes de Montréal, produisant
le spectacle Le show du refuge annuellement. Il est le fils du psychiatre
assez connu, Julien Bigras.
Il
est également le fondateur de la maison de production Disques de
l'Ange Animal, créée à Vaudreuil-Dorion en 1994.
En
2008, l'année du 400e anniversaire de Québec, il est l'auteur
et le lecteur de la dictée des Amériques.
Dan
Bigras et Marie-Élaine Thibert : assurément intense
Article
mis en ligne le 16 octobre 2009
Dan
Bigras revient en force.
À
la suite de l'énorme succès de son dernier disque «
Duos de la tendresse », récompensé d'un disque d’or,
Dan Bigras vous revient en force avec un tout nouveau spectacle, «
Dan et une blonde », le samedi 17 octobre, à 20 heures, au
Centre culturel de Joliette.
Revivez
des moments intenses et mémorables avec tous les plus grands succès
de Dan Bigras, accompagné de la merveilleuse Marie-Élaine
Thibert pour quelques chansons. Un moment unique qui vous comblera sans
l’ombre d’un doute! Vous en rêvez déjà, n’est-ce pas?
De
son côté, Andrée Watters vous propose « Minuit
», un troisième album marqué d’un point tournant dans
sa carrière et sur lequel elle a collaboré avec Sylvain Cossette.
Toujours aussi fougueuse et passionnée, elle vous présentera
le jeudi 22 octobre, à compter de 20 heures, au Centre culturel,
ses nouvelles chansons et revisite tous les succès qui ont marqué
sa jeune carrière. D’une manière plus personnelle et intimiste,
le spectacle acoustique « Tout de Moi » vous fera découvrir
une nouvelle facette d’Andrée Watters.
Publié
le 03 août 2009
Dan
Bigras lancera l'album Fan en septembre
Dan
Bigras
La
Presse Canadienne Montréal
Dan
Bigras lancera le 21 septembre son prochain album, intitulé Fan,
dont il termine actuellement l'enregistrement en studio.
Le
nouvel opus réunira une douzaine de chansons dont le chanteur est
«fan depuis toujours». Il sera accompagné sur l'album
du Montreal All City Big Band.
Par
ailleurs, Dan Bigras partira en tournée cet automne, inspiré
par son album Duos de la tendresse, mettant en vedette plusieurs chanteuses.
Il chantera ainsi chaque soir, ou presque, avec une interprète invitée,
allant de Marie-Élaine Thibert à Marina Orsini, en passant
par Lulu Hughes et Florence K. La tournée s'amorcera le 18 septembre,
à Saint-Georges.
Dan
Bigras offrira également des spectacles solo dans quelques villes,
notamment à Granby, le 24 octobre, et à Moncton, le 21 novembre.
Dan
Bigras
"Seul"
Jeudi
25 mars 2010
DAN
BIGRAS « SEUL » est un spectacle intimiste où Dan revisite
tous ses succès, ses nouvelles et anciennes chansons, seul au piano.
« SEUL » passe de la puissance à la tendresse et à
l’humour.
Venez
vibrer au rythme des grands débordements musicaux et émotifs
de Dan Bigras!
Le
26 mars 2010, en matinée, l’artiste présentera une conférence
sur le décrochage scolaire aux élèves de la Cité
étudiante de Roberval.
Dan Bigras donne une leçon sur les enfants de la rue
RONALD
MARTEL
La
Tribune
(LAC-MÉGANTIC) Il a beau avoir un langage un peu cru, coloré et direct, Dan Bigras a parlé par expérience dans sa conférence livrée jeudi au colloque Parce que la violence n'a pas d'âge!, organisé par La Bouée régionale. Il a su se faire comprendre, en livrant une leçon exceptionnelle de compréhension des enfants, pouvant servir à tous les intervenants oeuvrant auprès de l'enfance, aux éducateurs et même aux parents.
Les participants au colloque en ont sûrement profité pour enregistrer plusieurs trucs de communication et divers principes, mis à l'épreuve par le porte-parole du Refuge, à Montréal, depuis plus de 20 ans. Dan Bigras a côtoyé la misère et ceux qui la vivent au quotidien.
Comme l'ex-juge Andrée Ruffo l'avait fait la veille, il a pourfendu le système des centres jeunesse et l'incapacité de certains travailleurs de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) à comprendre la psychologie de l'enfance, lui qui en a une vision plutôt révolutionnaire.
«Les
enfants qui nous arrivent viennent des centres jeunesse à 50 pour
cent. Les autres viennent de familles où ça ne marche pas.
La plupart de nos jeunes s'en sortent. La rue, ce n'est seulement qu'une
étape», indique Dan Bigras.
Dan
Bigras s’en prend au fédéral
Sandra
Godin, 03-11-2011
Dan
Bigras dénonce le manque de soutien des gouvernements face à
sa cause, en particulier du gouvernement fédéral. «Le
gouvernement fédéral nous envoie chier.»
«Quand
tu dis à une place comme Le Refuge "vous n'avez pas le droit d'exister",
ça veut dire va chier. Moi, je le prends comme ça»,
a-t-il affirmé dans une entrevue accordée au Journal quelques
heures avant d'entrer sur scène, pour la 21e édition du Show
du Refuge.
Fidèle
à lui-même, le chanteur n'a pas mâché ses mots
pour dire que les gouvernements n'en font pas assez pour venir en aide
aux organismes communautaires.
«On
ne peut pas engueuler le gouvernement pour tout, mais c'est lui qui administre
notre argent. Quand je paie mes taxes, je vois qu'il y a une partie qui
va à des banques et des pétrolières... Pendant ce
temps-là, nos salles d'urgence ont trop d'heures d'attente, les
classes ont trop d'élèves, et nos centres communautaires
comme Le Refuge ne sont pas soutenus. S'il mettait l'argent à la
bonne place, là je serais content de payer de l'impôt»,
a-t-il poursuivi.
Il
a fait ses devoirs
Questionné
au sujet du gouvernement provincial, il affirme que «c'est le seul
qui a fait ses devoirs à peu près correctement. Mais il ne
paie que le tiers de ce qu'il devrait payer». Sinon, Le Refuge des
jeunes de Montréal survit grâce à des dons, deux levées
de fonds annuelles, des partenaires, et le Show du Refuge présenté
chaque année.
Après
21 ans, il estime que la population est de plus en plus sensible à
sa cause, mais que les besoins des jeunes, eux, ne diminuent pas. «J'ai
beaucoup moins à convaincre les gens qu'au tout début, l'attitude
de la population face à notre cause a changé», a-t-il
dit. Mais pour ce qui est de la cause des jeunes, il constate que «ça
va de mal en pis. Ils sont de plus en plus maganés, et proviennent
de toute sorte de milieux».
Une
tradition
Pour
que le Show du Refuge reste une tradition et continue d'attirer la foule
année après année, Dan Bigras a innové dans
le spectacle, sans toutefois en changer la formule gagnante.
Depuis
deux ans, il intègre des éléments audiovisuels au
spectacle, comme des témoignages vidéos de jeunes ayant fréquenté
Le Refuge dans le passé.
De
plus, cette année, le spectacle est retourné à la
salle Wilfrid- Pelletier, pour la simple et bonne raison qu'elle contient
plus de sièges.
«L'argent
que génère la vente de billets est primordiale pour nous,
dans le contexte où nous sommes déménagés depuis
mai dernier, et que nos besoins sont plus grands. Il est mieux pour nous
de remplir une salle de 3500 places, que 2000 au Théâtre St-Denis»,
a-t-il expliqué.
Une
multitude d'artistes se sont succédé depuis deux décennies
pour venir en aide aux jeunes, et chaque fois, ils répondent positivement
à la demande de Dan Big ras. Depuis 21 ans, il n'a reçu que
«deux ou trois non, souvent en raison de conflits d'horaire pour
les artistes. Je n'ai pas vraiment à les convaincre».
Dan
Bigras est monté sur la scène hier soir, accompagné
de plusieurs artistes qui participaient à son «bordel musical»,
dont Vincent Vallières, Brigitte Boisjoli, Marina Orisini, Mara
Tremblay, Jorane et Nadja.
En
20 ans, 3 536 996$ ont ont été amassés au profit du
Refuge.
21e
édition du Show du Refuge
Fabien
Boileau, 02-11-2011
MONTRÉAL
? La 21e édition du Show du Refuge s'est déroulée
mercredi soir dans une salle Wilfrid-Pelletier comble, à la Place
des Arts.
Depuis
1991, ce sont près de 24 000 personnes qui ont assisté au
spectacle, permettant de reverser plus de 3,5 millions $ au Refuge des
Jeunes de Montréal, dont la mission est de venir en aide aux jeunes
hommes de 17 à 24 ans sans-abri.
Peu
avant le début du spectacle, France Labelle, directrice générale
et co-fondatrice du Refuge des Jeunes, a rappelé avec émotion
l’épisode encore douloureux du déménagement du refuge,
contraint de quitter ses locaux l'année passée.
«En
soit, déménager n'est pas un problème, mais quand
il s'agit de déplacer 45 lits, ça le devient vite»,
a-t-elle déclaré, saluant au passage l'aide et l'implication
du maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui était présent
dans la salle.
Comme il est de coutume chaque année, l'auteur compositeur Dan Bigras, concepteur, directeur artistique du spectacle et porte-parole du Refuge des Jeunes, a animé la soirée, débutant le concert avec une reprise du titre Promenade sur Mars du groupe de rock québécois Offenbach, en duo avec Jorane, très vite repris collégialement par l'ensemble de la troupe de cette 21e édition.
Vincent Vallières, gagnant du Prix de la Chanson populaire au 33e et dernier Gala de l'ADISQ, est venu chanter son désormais célèbre On va s'aimer encore aux côtés de Mara Tremblay.
Bobby Bazini et Brigitte Boisjoli ont quant à eux interprété Jackson, le titre mythique de Johnny Cash.
Marina Orsini, Elizabeth Blouin Brathwaite, Gardy Fury et Nadja se sont ensuite relayés sur scène durant les deux heures de spectacle pour interpréter une vingtaine de titres.
Bien du chemin a été parcouru depuis le premier spectacle du Show du Refuge au Club Soda. Même si les chorégraphies et les intentions sont parfois un peu caricaturales, la machine est rodée, bien huilée et le public conquis.
Une captation télé du Show du Refuge sera diffusée sur les ondes de Radio-Canada durant le mois de décembre.
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