Claude
Léveillée né le 16 octobre 1932 à Montréal,
et est décédé le 9 juin 2011
Claude
Léveillée ne voulait pas mourir à l'hôpital.
Il a poussé son dernier souffle dans sa maison de Saint-Benoît
de Mirabel, dans les Laurentides, où deux femmes se dévouaient
depuis sept ans pour qu'il puisse y rester.
Après
avoir subi son deuxième accident vasculaire cérébral
(AVC), en 2004, l'auteur-compositeur-interprète avait été
cloué plusieurs mois dans un centre hospitalier montréalais.
Pour qu'il rentre chez lui, son amie et biographe, Marie-Josée Michaud,
avait lancé un album hommage, qui avait permis de payer une partie
de la facture des soins à domicile.
Mais
pour permettre à l'artiste de rester jusqu'à la fin de ses
jours dans cette maison de campagne qu'il chérissait, Marie-Josée
Michaud a aussi dû mener toutes sortes de projets, dont des spectacles
hommages, notamment avec le producteur Guy Latraverse et Robert Charlebois.
«Claude
n'était pas dans une situation financière qui lui permettait
d'espérer de demeurer longtemps chez lui, dit-elle en entrevue au
Soleil. Ce n'est pas parce que je veux m'envoyer des fleurs, mais si je
n'avais pas monté ces projets-là, je ne l'aurais jamais ramené
à la maison.»
Contrairement
à ce que plusieurs croient, Marie-Josée Michaud n'a jamais
été la conjointe de Claude Léveillée. Elle
a un mari et des enfants. C'est un très fort lien d'amitié
qui l'unit à l'artiste, explique-t-elle.
Claude
Léveillée l'a rencontrée dans un Club Piscine de Laval
où elle travaillait. Mme Michaud, une admiratrice de l'auteur-compositeur-interprète,
lui a demandé si elle pouvait lui écrire. Ils ont gardé
le contact et, comme elle démontrait un réel talent pour
l'écriture, il lui a demandé d'être sa biographe, de
lui rendre des services, d'aller faire des courses, puis d'être son
imprésario.
Avec
le temps, Marie-Josée Michaud est devenue son bras droit, sa mandataire
et, maintenant, la responsable de ses funérailles. Mais surtout,
une grande amie qui travaillait pour lui sans compter ses heures et se
débrouillait pour que Claude Léveillée reste chez
lui malgré les importants coûts reliés aux soins de
santé prodigués à un homme dont la moitié du
corps était paralysée.
«Je
ne pensais jamais que cette aventure-là allait durer sept ans, dit-elle.
Heureusement pour Claude, je suis quelqu'un de très débrouillard.
Si j'avais su tout ce que ça engageait, je me serais peut-être
jamais embarquée là-dedans! Mais on ne peut pas abandonner
un ami», dit Mme Michaud.
Sa
maison était sa «vie»
Après
avoir passé une bonne partie de sa vie en tournée, Claude
Léveillée voulait passer le plus de temps possible dans sa
maison, loin de la ville, en campagne.
«Cette
maison, avait-il confié à La Presse en 2005, c'est toute
ma vie. Je suis tellement bien ici. Si je vivais à Montréal,
ça ferait longtemps que je serais mort.»
Marie-Josée
Michaud n'aurait pas réussi à combler son souhait si France
Lebeau n'avait pas été là. Avant son AVC, l'artiste
avait été porte-parole d'une fondation pour les enfants atteints
de leucémie dont Mme Lebeau faisait partie. Depuis sept ans, cette
infirmière le remerciait en prenant soin de lui 24 heures sur 24,
sept jours sur sept, pour un salaire dérisoire, compte tenu de sa
responsabilité.
«Il
n'y a pas beaucoup de gens qui auraient accepté de le faire, souligne
Mme Michaud. Mais elle, elle est habitée par une foi et par une
affection pour Claude qui était déjà là. Mais
on s'attache. Claude était attachant.»
Marie-Josée
Michaud sait que certaines rumeurs courent à son sujet et à
celui de France Lebeau, à l'effet qu'elles s'occuperaient de Claude
Léveillée pour les mauvaises raisons, c'est-à-dire
pour un éventuel héritage. «Ce n'est absolument pas
fondé. Je trouve ça très laid, si les gens sont en
train de salir le dévouement de France Lebeau et le mien.»
«Si
j'avais eu de mauvaises intentions, je n'aurais pas amené Claude
chez lui, ajoute-t-elle. C'était beaucoup plus facile de faire comme
beaucoup de gens font et de laisser un cas lourd comme Claude dans une
institution.»
Vendredi
dernier, Claude Léveillée a demandé à Marie-Josée
Michaud d'acheter des éclairs au chocolat pour Gilles Vigneault,
qui a été le dernier ami à lui rendre visite à
la maison. Mme Michaud était heureuse de rendre ce service.
Malgré
tout, elle ne regrette pas un instant de lui avoir permis de demeurer chez
lui, à Saint-Benoît de Mirabel, jusqu'à son trépas.
«Vraiment, dit-elle, je pense qu'il est mort en paix.»
Les
quelque 1000 personnes - artistes, politiciens, amis et membres du public
- qui ont assisté aux funérailles du défunt pianiste,
chanteur et acteur à la basilique Notre-Dame, samedi matin, se sont
souvenues de l'homme qu'il a été, mais surtout de l'héritage
qu'il laisse derrière lui.
«Tous
ces petits Frédéric au Québec sont les porte-étendards
de ton talent», a affirmé son grand ami Serge Martin. «Envole-toi,
Claude, cours rejoindre ton fils Pascal.»
À
partir de ce moment, France Lebeau a été à ses côtés
24 quatre heures sur 24, sept jours sur sept, pendant sept ans. «Vous
percevrez toute mon admiration pour cet homme qui a su cheminer avec beaucoup
de dignité et de grandeur d'âme à travers la maladie,
a-t-elle témoigné. Claude était un grand homme de
la musique, mais pendant les sept dernières années de sa
vie, il a été un grand homme de la souffrance.»
«Sachez
que je lui tenais la main [dans les derniers instants]», a-t-elle
affirmé, la voix étreinte par l'émotion.
L'autre
grande complice de Claude Léveillée, sa biographe Marie-Josée
Michaud, a ensuite pris la parole et s'est adressée à l'assistance
comme si elle parlait directement au chanteur. «Ces sept dernières
années, tu as ragé de ne pas être là [sur scène]
les soirs de la Saint-Jean-Baptiste», a-t-elle expliqué avant
d'inviter le pianiste André Gagnon à interpréter une
chanson que Claude Léveillée «a écoutée
en boucle au cours de la dernière année».
André
Gagnon s'est alors installé au piano pour jouer un morceau composé
spécialement pour son ami il y a de cela un an et demi, Le piano
de Claude. À l'issue de la cérémonie, sur le parvis
de la basilique, il a fait part de la nervosité qui l'a assailli
au moment où il a entamé le morceau.
Émotion
vive
«Ça
a dû paraître au début, parce que j'ai dû recommencer.
Ce n'était pas la mémoire, c'était l'émotion
[...] Ça ne m'est pas arrivé souvent d'être pris comme
ça par l'émotion», a expliqué le musicien.
La
ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, l'ancien
premier ministre du Québec Bernard Landry et l'ancien chef du Bloc
québécois Gilles Duceppe se sont déplacés pour
saluer une dernière fois le formidable ambassadeur que Claude Léveillée
aura été pour le Québec.
Certains
ont exprimé une forme de soulagement de voir leur ami enfin libéré
de ses souffrances. «Pour moi, il est mort deux fois. Moi, mon deuil,
je l'ai fait il y a cinq ans. Et pour cela, je me réjouis parce
que c'est une délivrance. Au moins, quand on va penser à
lui maintenant, on va être en paix. Je pensais à lui à
tous les jours, je regardais un piano et je n'arrivais pas à jouer»,
a lancé Robert Charlebois.
«Claude,
on l'a vu malade. Je suis allée le voir avec Dédé
[André] Gagnon. Il était tellement atteint... de voir ainsi
un homme qui était si énergique et qui a fait tellement de
choses était bouleversant, et on ne voudrait pas que cela nous arrive»,
a renchéri l'actrice Andrée Lachapelle, qui a lu les paroles
de la chanson Quand le rideau tombe en hommage au grand poète que
Claude Léveillée a été.
Classe
politique
La
colonie artistique ne sera toutefois pas la seule à se souvenir
de l'héritage de Claude Léveillée. L'ancien premier
ministre du Québec Bernard Landry et l'ancien chef du Bloc québécois
Gilles Duceppe font partie des politiciens qui se sont déplacés
pour saluer une dernière fois le formidable ambassadeur que Claude
Léveillée aura été pour le Québec.
M.
Landry ne s'est pas fait prier pour chanter ses louanges. «C'était
un grand créateur, un grand artiste, mais aussi un grand citoyen
qui était impliqué dans la cause nationale du Québec
et qui a aidé à consolider notre culture et notre identité.
C'est une sorte de monument», a fait valoir l'ancien politicien.
Un
monument qui n'a cependant pas eu droit à des funérailles
nationales, ce que certains ont mal digéré. Lors de la veillée
funèbre de M. Léveillée, vendredi soir, une jeune
femme avait d'ailleurs affirmé à La Presse Canadienne que
la décision du gouvernement lui apparaissait «déplorable»
et «indécente».
La
ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a maintenu
le cap, samedi. Elle a réitéré que Québec a
plutôt choisi de nommer un endroit en l'honneur de Claude Léveillée
à la Place des Arts, où il a été le premier
chanteur québécois à se produire, en 1964. Histoire,
a-t-elle plaidé, que le souvenir ne dure pas qu'une seule journée,
mais plutôt «une éternité».
«Il
faut que ce soit évidemment un endroit où on puisse faire
la démonstration que c'était un grand homme, que c'était
un monument. Nous travaillerons là-dessus au cours des prochains
mois, mais c'est sûr qu'on va souligner sa mémoire, a signalé
la ministre. J'en prends l'engagement.»
Apparition
de Duceppe
Quant
à Gilles Duceppe, qui effectuait l'une de ses rares apparitions
publiques depuis la déconfiture du Bloc aux élections fédérales
du 2 mai, il a préféré ne pas s'immiscer dans le dossier.
«Je ne veux pas commenter la décision, mais peu importe que
la cérémonie soit nationale ou pas, ça l'est de fait»,
a-t-il relativisé.
La
cérémonie s'est conclue avec une envolée de colombes
blanches, lancées dans le ciel par des membres de la famille de
M. Léveillée sous les encouragements France Lebeau. «Claude
est parti en paix, et on lui a demandé de s'envoler, alors... liberté!»
s'est-elle exclamée avant de voir les colombes s'envoler dans le
ciel de Montréal.
Les
funérailles de Claude Léveillée se sont terminées
sur l'air éternel de Frédéric, une chanson qui a fait
le tour du monde, et sur de chauds applaudissements des centaines de proches,
d'artistes, de politiciens réunis à l'intérieur de
la basilique Notre-Dame, mais aussi sur le parvis.
Un
drapeau du Québec recouvrait le cercueil tout au long de la cérémonie,
au cours de laquelle plusieurs autres de ses chansons ont été
entendues.
Sa
voix, elle est éternelle. Il va nous manquer beaucoup, mais ses
paroles et ses chansons vont demeurer. — La ministre Christine St-Pierre
La
cérémonie a été célébrée
par l'abbé Raymond Gravel, l'un de ceux qui ont accompagné
Claude Léveillée au cours des dernières années
de sa vie. Il a évidemment été impossible de passer
sous silence les derniers moments de l'artiste, qui a été
terrassé par deux accidents vasculaires cérébraux
successifs.
La
comédienne Andrée Lachapelle a fait la lecture de l'un des
textes de Claude Léveillée.
Claude,
c'était un inquiet, c'était un homme torturé, un homme
qui pouvait aussi être très joyeux... C'était un être
très attachant. — Andrée Lachapelle
Au
nombre des personnalités politiques présentes à la
basilique, on retrouvait la chef du Parti québécois, Pauline
Marois, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, l'ex-premier-ministre
Bernard Landry, le chef de l'Action démocratique du Québec,
Gérard Deltell, le député de Québec solidaire,
Amir Khadir, l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe et
le maire de Montréal, Gérald Tremblay.
C'est
un grand poète qui a su parler du pays. Et je souhaiterais une chose
: que les jeunes interprètes reprennent les chansons de Léveillée.—
Pauline Marois
Les
artistes étaient aussi fort nombreux : Stéphane Venne, Luc
Plamondon, Gilles Vigneault, Jean-Claude Labrecque, Paul Buissoneau, Robert
Charlebois, Diane Dufresne ainsi que Monique Miller et Louise Latraverse,
qui ont partagé certains moments de sa vie.
Léveillée
nous a montré à être quelqu'un, à écrire
à la québécoise sans se forcer. C'est juste naturel.
T'as pas besoin de dire le mot "Québec" pour être Québécois.
—
Stéphane Venne, auteur-compositeur
Le
pianiste André Gagnon, la soprano Nathalie Choquette et le violoniste
Helmut Lipsky ont rendu un hommage en musique au disparu.
C'est
un hommage à un grand artiste qui a beaucoup souffert les dernières
années.
Peu
avant la cérémonie, l'abbé Gravel a partagé
ses souvenirs d'un homme qu'il a beaucoup fréquenté durant
sa dernière année. Il dit avoir alors fait la connaissance
d'un homme simple, sensible, plein d'amour, mais physiquement diminué.
«
J'ai vu un Claude Léveillée qui était pas mal démuni,
mais qui en même temps se questionnait beaucoup. Il questionnait
sa foi, parce que c'était quelqu'un qui était croyant, puis
il était très attaché aux traditions et à sa
culture religieuse. Il voulait redécouvrir sa foi et questionnait
son coeur », a dit l'abbé Gravel, ajoutant : « Puis,
en même temps, un homme qui se questionne c'est un homme qui est
toujours vivant. Il était vivant jusqu'à la fin, dans le
fond. »
Il
m'a inspiré comme pianiste, il m'a inspiré comme compositeur.
Je lui dois beaucoup, je lui dois ma première comédie musicale
en 1961. — Robert Charlebois
Une
tristesse nationale
À
Québec, l'Assemblée nationale a mis en berne le drapeau du
Québec qui flotte sur l'édifice du parlement.
Vendredi,
la dépouille de Claude Léveillée était exposée
dans le hall de la Cinquième Salle de la Place des arts. Plus de
500 personnes se sont présentées pour rendre un dernier hommage
à l'un des grands de la chanson québécoise.
Le
cercueil de Claude Léveillée était fermé, conformément
à ses souhaits. Une gigantesque gerbe de roses blanches avait été
déposée sur le cercueil, en face duquel se trouvait une sculpture
de bronze représentant les mains du pianiste autodidacte.
Quelques
membres de la famille de M. Léveillée, dont son épouse
Hélène Letendre, étaient sur place pour recevoir les
condoléances du grand public et des proches.
Claude
Léveillée est décédé le 9 juin à
l'âge de 78 ans, vraisemblablement des suites d'un accident vasculaire
cérébral.
—
Louise Latraverse, ex-compagne de Claude Léveillée.
Claude
Léveillée (né le 16 octobre 1932 à Montréal,
et mort le 9 juin 2011 à Saint-Benoit-de-Mirabel est un acteur,
un pianiste et un auteur-compositeur-interprète québécois,
qui marque sa génération. Il lègue plus de 400 chansons,
de nombreuses musiques instrumentales et quelques comédies musicales.
Il
est cofondateur du regroupement Les Bozos, en 1959, l'année où
il rencontre Édith Piaf. Pour elle, il aura composé quelques
chansons (dont Les Vieux pianos, Ouragan, Boulevard du crime). Il compose
ensuite pour plusieurs chanteuses québécoises, dont Julie
Arel (Merci à toi en 1976) et Nicole Martin (Il est en nous l'amour
en 1985 ainsi que Mon père et ma mère et On s'aimera en 1987).
Il se produit en France et en Union soviétique (URSS), ainsi qu'en
Belgique, en Suisse et jusqu'au Japon. Il est également acteur (notamment,
dans La Ligne de démarcation, en 1966, et dans la série Scoop
de 1991 à 1994).
Biographie
Jeunesse
Joseph
Gérard Adolphe Claude Léveillée est né le 16
octobre 1932 à Montréal de Pierre Léveillée
(1901-1992) et Laurette Lalande(1901-1995). Claude est leur deuxième
enfant de trois, Jean étant l’aîné et Raymonde la cadette.
Les parents Léveillée initient très jeunes leurs enfants
à la musique. Les talents de musicienne, pianiste, de sa mère,
et de chanteur ténor de son père, influencent l'enfance de
Claude, qui déjà s'intéresse à l'improvisation
au piano, sans cependant suivre de formation musicale. Sa mère jouant
au piano et son frère au violon, Claude Léveillée
complète l'ensemble en jouant de l'accordéon ou de l'harmonica.
Il
s'initie au spectacle en jouant de l’accordéon dans les rues de
Montréal, où il reçoit ses premiers applaudissements.
Études
Claude
Léveillée s'inscrit au Collège André-Grasset
en 1947, puis au Collège de Montréal en 1951. Il éprouve
certaines difficultés au sein de l'institution scolaire, trouvant
le temps long, enfermé entre des murs de pierre. Il lui arrive parfois
de se distraire avec son petit accordéon Comtessa et de sortir son
répertoire folklorique avec des rythmes gais.
En
1954, à l'âge de 21 ans et muni de son baccalauréat
ès-arts à l'issue du cours classique, il s'inscrit à
l'Université de Montréal en sciences économiques,
politiques et sociales. Démontrant peu d'enthousiasme en classe,
il découvre, dans un local de l'université, un vieux piano,
dont la musique lui vaut la rencontre d’Élizabeth Chouvalidzé,
qui lui ouvre ses horizons sur la culture européenne.
Débuts
artistiques
En
octobre 1955, soutenu par son amie Élizabeth, Léveillée
fait une montée sur scène à l'Université de
Montréal, dans la revue Bleu et Or avec un numéro de Gilbert
Bécaud et de Liberace. Il est remarqué par Noël Gauvin,
réalisateur de l'émission de télévision Music-Hall.
Ce dernier approche Léveillée pour composer la chanson Montréal
pour la chanteuse Andrée D’Amour.
Toujours
poussé et encouragé par Élizabeth Chouvalidzé,
Claude Léveillée produit des compositions musicales et poétiques.
Trois mois plus tard, il commence à mettre ses poèmes en
musique. En 1955, il crée sa première chanson, Tes Rêves.
Elle est présentée au concours du Chœur Bleu et Or, de l'Université
de Montréal. Il fait une apparition à l'émission Music-hall,
où il interprète quelques-unes de ses chansons. À
la cantine de l'université, Élizabeth et Claude passent une
audition à la Société Radio-Canada pour des rôles
de figurants. Ils rencontrent Claude Caron, qui se souvenait des interprétations
à l'accordéon de Léveillée. Caron lui offre
alors le rôle de Bozo dans la télésérie Rodolphe
ou le secret de la rivière perdue du Père Ambroise Lafortune.
Après
deux ans, il abandonne l'université et les sciences sociales[1].
En 1956, il joue dans « Le Secret de la rivière perdue »
à la télévision de Radio-Canada; il y crée
aussi un personnage pour enfants, Clo-Clo (décors, scénario,
texte et musique), à l'émission « Domino » (1957-59,
1961-62). Léveillée y compose des centaines de chansons.
Il
rencontre Paul Buissonneau dans les murs de l'École des beaux-arts
de Montréal, où il s'occupe de la partie musicale de la reprise
de Orion le tueur au Centre Saint-André-Apôtre en 1956. Buissonneau
offre à Léveillée de faire la première partie
de la prochaine pièce qu'il monte, La Tour Eiffel qui tue, présentée
du 4 au 9 mars 1957 à la salle du Gesù à Montréal
et le 25 mai à Edmonton. En 1957, Claude Léveillée
fait la trame sonore de La Belle Rombière de Guillaume Hanoteau
et Jean Clevers. En 1958, il tient le rôle principal dans la pièce
Les Oiseaux de lune de Marcel Aymé.
Il
est cofondateur du groupe les Bozos, en 1959, avec six autres jeunes chansonniers
québécois[5]. La même année, il inscrit une
de ses oeuvres (« Les vieux pianos ») à la troisième
édition du Concours de la Chanson canadienne. Cette chanson, retenue
parmi les douze finalistes, est enregistrée peu après, par
Micheline Manseau, sur un rythme de piano honky tonk qui souligne l'aspect
nostalgique des paroles (« vous n'êtes plus de notre temps
... ») : c'est la première trace discographique de Claude
Léveillée, le pianiste devenu auteur-compositeur.
Séjour
chez Édith Piaf
Le
12 juin 1959, sous l'influence de Paul Buissonneau et de son épouse
Françoise, qui incitent Édith Piaf à aller dans la
petite boite de chansonniers Chez Bozo, Claude Léveillée
rencontre l'artiste. Cette dernière l'invite à venir composer
des chansons pour elle à Paris, en août. Le temps passé
en France auprès de la chanteuse est une expérience très
enrichissante pour Claude Léveillée et contribue à
établir sa propre notoriété. Il revient au Québec
en 1960. Édith Piaf enregistre plusieurs des chansons qu'il a écrites
pour elle (dont « Boulevard du crime », « Ouragan »
et « Le Vieux piano », version de « Les Vieux pianos
» singularisée par un tiers) puis meurt, en 1963.
Années
1960 et 1970
En
1961, Léveillée est directeur artistique de la petite «
boîte à chansons » Le Chat noir, à Montréal,
où il engage Gilles Vigneault et lui demande après sa prestation
s'il a d'autres textes à mettre en musique. C'est ainsi que Léveillée
obtient plusieurs textes de Vigneault (dont certains écrits en sa
présence), et qu'il sera le compositeur d'une trentaine d'entre
eux, dont Le bout du monde, Le chemin de prairie, Il en est passé,
Avec nos yeux, L'Équateur, Les nuages, Comme guitare… et (sur une
musique de style russe) L'hiver, « qu'a admirablement chantée
Monique Leyrac[6] » ainsi que les autres chansons, sur l'album Monique
Leyrac chante Léveillée et Vigneault (1963).
À
la suite à son expérience en France, Claude Léveillée
remporte le Grand Prix du disque canadien de la radio de CKAC en 1962.
Le 23 avril 1963, il cofonde le Théâtre de Quat'Sous.
Au
cours des années 1960, il produit plusieurs succès tels Les
vieux pianos, Frédéric, La légende du cheval blanc,
Le rendez-vous (paroles de Gilles Vigneault), La scène, Emmène-moi
au bout du monde et Soir d'hiver (poème d'Émile Nelligan).
En
1963, il fait la partie musicale du spectacle Les Éphémères,
monté par Paul Buissonneau avec, entre autres, Yvon Deschamps et
Jean-Louis Millette. À cause de conflits syndicaux, le spectacle
est annulé. Léveillée enregistre toutefois la musique
qu’il avait composée.
Il
est le premier chansonnier québécois à se produire
seul à la Place des Arts (en 1964).
Il
remporte le Grand prix du disque en 1966. Il connaît un certain succès
avec son disque 1 voix 2 pianos sorti en 1967, un disque au son mélancolique
et influencé par le jazz sur lequel il travaille avec son ami André
Gagnon (l'autre piano) et la choriste Nicole Perrier (la voix). Il écrit
quelques comédies musicales dont Elle tournera la terre en 1967
présentée à la Comédie-Canadienne de Montréal,
la même année. Le 21 mai 1967, il interprète la chanson
Le rendez-vous à l'émission américaine Ed Sullivan
Show, exceptionnellement diffusée en direct de Montréal,
à l'occasion de l'Exposition universelle qui s'y tient alors.
En
1968, accompagné d'André Gagnon, Léveillée
fait une tournée de 26 récitals en URSS.
Au
début des années 1970, il produit des chansons remarquées
telles L'étoile d'Amérique, Cheval de bois, Si jamais et
Marie Rose. En 1972, il représente le Canada au Festival de la chanson
de Sopot en Pologne. La même année, il repart en tournée
en URSS. Au milieu des années 1970, Claude Léveillée
électrifie quelque peu sa musique et produit des textes engagés
: Les amoureux de l'an 2000, Ce matin un homme, Ce soir si on s'aimait,
Les filles de l'Acadie illuminent ces années d'intenses créations.
En
1976, il donne une série de concerts à la Place des Arts,
participe au spectacle des 5 grands sur la montagne (Une fois cinq) et
présente quelques concerts avec Félix Leclerc à l'Île
d'Orléans (Le temps d'une saison). En 1978 et 1979, il fait place
à la musique instrumentale avec Black Sun (incursion dans la musique
progressive) et Escale 80.
Années
1980 à 2000
En
1980, il perd son unique enfant, Pascal, qui meurt à 20 ans. Léveillée
entreprend une tournée intime en 1980 qui débute au Théâtre
de Quat'Sous à l'automne. En 1982, il sort un nouvel album de chansons
dans lequel on retrouve Le coyote, La grande vie et Les fils de la liberté.
Quelques tournées en Suisse, de 1981 à 1984, lui valent d'être
pleinement reconnu dans ce pays. Accompagné de Claude Gauthier et
Pierre Létourneau, Léveillée participe au Québec
à la tournée Trois fois chantera en 1984.
Il
présente en 1985 le spectacle commémoratif Tu t’rappelles
Frédéric avec son ami André Gagnon et participe cette
année-là à la Fondation Québec-Afrique en chantant
dans le projet collectif Les Yeux de la faim. Il compose également
la chanson Il est en nous l'amour, pour Nicole Martin, sur un texte de
Pierre Létourneau. La chanson obtient un tel succès qu'elle
entre en lice au gala de l'ADISQ de l'année suivante.
En
1986, il entreprend une série de concerts instrumentaux ayant pour
titre Un homme, un piano. En 1987, il partage la scène avec Renée
Claude le temps de quelques concerts intitulés Partenaires dans
le crime, puis compose de nouveau pour Nicole Martin les chansons On s'aimera
et surtout Mon père et ma mère, titre pour lequel il joint
sa voix à celle de l'interprète en tant que choriste. En
1989, il sort l'album Enfin revivre.
En
1994 il enregistre l’album Mes années 60, qui reprend ses vieux
succès. Il produit par la suite 3 albums mi-instrumentaux et mi-contes
pour enfants : Rêves inachevés (1998), Rêves inachevés
vol 2 (1999) et Non stop le rebel (2000). Ses dernières chansons
se retrouvent sur Mes années 80 (1996) et Cœur sans pays (2008).
Sur scène, il continue de se produire à la Place des Arts
en 1994, 1997 et 2003.
Le
27 avril 2004, sur scène à l'âge de 71 ans, il subit
un premier accident vasculaire cérébral et un deuxième
le 20 octobre suivant : il en est gravement handicapé. Après
un long séjour à l'hôpital et une certaine réadaptation,
il est ramené chez lui, à sa demande, et peut y demeurer
grâce aux initiatives d'amis, qui lui assurent le maintien et le
financement des soins.
En
2008 paraît le deuxième et dernier tome de sa biographie;
l'année suivante Bibliothèque et Archives nationales du Québec
(BAnQ) acquiert le fonds d’archives de Claude Léveillée.
Année
2011
Le
9 juin 2011, à son domicile, il meurt paisiblement, à l'âge
de 78 ans.
Ses
obsèques ont lieu le samedi 18 juin à la basilique Notre-Dame
de Montréal (pouvant accueillir 1 500 personnes). Des écrans
géants retransmettent la cérémonie à l'extérieur;
André Gagnon est au piano pour la cérémonie. Ce jour-là,
le drapeau de l'hôtel du parlement, à Québec, est mis
en berne (comme ce fut le cas pour Alys Robi, peu de temps auparavant).
La veille, le public est invité à défiler près
du cercueil, à la Place des Arts. Claude Léveillée
est par la suite conduit au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, où
il est inhumé auprès de ses parents et de son fils.
Discographie
L'œuvre
musicale et poétique de Claude Léveillée se distingue
par son lyrisme et son expressivité théâtrale. Elle
explore les thèmes de l'expérience amoureuse, de la nostalgie,
de l'aspiration à la liberté, d'un pays immense, de la solitude,
de la traversée d'une existence souvent absurde. Pianiste créatif,
Léveillée donne sa pleine mesure dans les orchestrations
marquées par le romantisme, les rythmes dramatiques, les harmonies
et lignes mélodiques subtiles. Et, Léveillée «
avait un don : il savait mettre la bonne syllabe sur la bonne note, il
savait rendre chantants les mots et parlantes les notes. » Et «
son piano était un orchestre à lui tout seul pas son
accompagnement mais son duettiste, aussi chantant que lui. »
Simples
1962
Frédéric ? Par delà les âges (Columbia, C4 6888)
1963
Frédéric ? Ne dis rien ? Avec nos yeux ? Par delà
les âges (Columbia, EP 5642)
1963
Taxi ? Je viendrai mourir ? Tu m'auras donné ? L'hiver (Columbia,
EP 5914)
1965
Le doux temps des amours ? Rappelle-toi le temps (avec Andrée Lachapelle)
(Columbia, CT 33105)
1966
Le chemin du roy ? À ceux qui cherchent des châteaux (Columbia,
C4 6951)
1966
Chez Larry ? Que m'importe (Columbia, C4 6977)
1967
Tournera la terre (avec Lise Lasalle) ? Et puis la neige vint (avec Andrée
Lachapelle)
1969
Pour les amants ? Il y a longtemps (Columbia, C4 7024)
1969
Si j'appelle Montréal ? Où va mon cœur (Columbia, C4 7049)
Albums
1962
Claude Léveillée (Columbia, FL-289)
1963
Claude Léveillée (Columbia, FL-303)
1963
Cloclo à la ferme (Harmonie, HFL-8001)
1964
Claude Léveillée à Paris (Columbia, FL-318)
1964
Noël avec Cloclo (Harmonie, HFL-8003)
1965
Léveillée ? Gagnon (Columbia, FL-331)
1966
Claude Léveillée à Paris, volume 2 (Columbia, FL-339)
1966
Léveillée plus dix (Columbia, FL-346)
1967
Un simple soldat (Columbia, FL-351)
1967
Une voix, deux pianos (Columbia, FS-662)
1967
Elle tournera la terre (Columbia, FS-677)
1970
L'étoile d'Amérique (Leko, KS-100)
1971
Claude Léveillée (Leko, KS-101)
1971
Si jamais (Leko, KS-102)
1971
If Ever (Leko, KS-103)
1972
Cheval de bois (Barclay, 80125)
1972
Contact (Barclay, 80147)
1972
Cloclo et Bibi en vacances. (Album pour enfant fait avec Bernadette Morin)
(Barclay, 10021)
1973
Les Amoureux de l'an 2000 (Barclay, 80174)
1974
Les Beaux dimanches (Barclay, 80202)
1975
On remonte en amour (Barclay, 80216)
1978
Black Sun (Polydor, 2424.171)
1978
Le long voyage, volume 1. (Claude Léveillée raconte la création
de ses chansons)
1979
Rassemblement (Kébec-Disc, KDM-975)
1979
Escale 80 (CAM, CML-2006; Réédité en 1984 sous le
titre de Escale 84 : Amplitude,
1982
Claude Léveillée (Pro-Culture, PPC 6019)
1989
Enfin revivre (GMD, 1303-27; Réédité avec titres supplémentaires
en 1995 : Aube, 0295CD)
1994
Mes années '60. (Nouveaux enregistrements) (Aube, CD-0294)
1997
Un homme, un piano. (Nouveaux enregistrements) (Aube, CD-0298).
1998
Rêves inachevés (Aube, CD2 0299)
1999
Blanche la bien-aimée (Rêves inachevés vol. 2) (Aube,
CD-2-301)
2000
Non-stop le rebel (Aube, AUBECCD2304)
2008
Cœur sans pays (De L'Aube, AUBECD0307)
Concerts
1964
Claude Léveillée à la Place des Arts. (Enregistré
en avril 1964) (Columbia, FL-311)
1976
Place des Arts 1976. (Enregistré en février 1976) (Le manoir,
911-912)
1999
Au temps des boîtes à chansons. (En spectacle à la
Butte-à-Mathieu de Val-David en 1962) (Riche-Lieu, RIC 2 9951)
Compilations
1968
Dix ans de chanson (Columbia, F3S 300)
1969
Le Cérémonial de l'amour (Columbia, FS-726)
1991
Les grands succès (Sony Musique, BUK-50217; Réédité
en 2006 sous le titre « Collections » : Sony BMG, 82876829452)
1995
Mes années '70 (Aube, CD-0296)
1996
Mes années '80 (Aube, CD-0297)
1997
Claude Léveillée - Émergence (Sony Musique, C2K 91057)
2003
Mes immortelles, je vous les confie (Aube, AUBECCD2305)
Hommages
1975
Claude Léveillée - Dix succès pour toi. (Versions
instrumentales, orchestrations de Gérard Manset) (1975, Barclay,
80206)
2005
Le temps d'une chanson, le temps de dire je t'aime. (Disque hommage à
Claude Léveillée) (Aube, AUBECCD0306).
Filmographie
-En tant qu'acteur -Cinéma
1966
La Ligne de démarcation, film de Claude Chabrol — Le capitaine Duncan
Presgrave, l'Anglais
1989
Jésus de Montréal, film de Denys Arcand — Un professeur de
théologie[14]
1990
67 bis boulevard Lannes, documentaire de Jean-Claude Labrecque — Lui-même
(remémoration de 1959, à Paris, chez Piaf)
1994
Meurtre en musique, film de Gabriel Pelletier — Alex Fugères
1996
L'Homme idéal, de George Mihalka — confrère de Pierre
1997
La conciergerie, de Michel Poulette — L'éditeur
2004
La lune viendra d'elle-même, film de Marie-Jan Seille — Monsieur
Langlois
Télévision
1956
Rodolphe ou Le secret de la rivière perdue, d'Ambroise Lafortune
(SRC) — Bozo
1957
La lanterne magique (SRC) —
1957-1959
et 1961-1962 Domino (SRC) — Tintinet, ensuite renommé Cloclo, le
clown; et co-scénariste, -scripteur, -concepteur du décor,
auteur-compositeur de centaines de chansons enfantines
1958
Les Enfants de la rue, réalisation de Réginald Boisvert
1960-1962
La côte de sable, téléroman de Marcel Dubé,
réalisé par Louis-Georges Carrier —
1962
Absolvo te, dramatique de Jean-Robert Rémillard (SRC)
1963
Inquisition, dramatique de Jean-Robert Rémillard (SRC)
1982
À voix basse, dramatique de Gilles Archambault (réalisation
de James Dormeyer, SRC) —
1983
Les noces de juin (SRC)
1983-1985
La Vie promise, téléroman de Marcel Dubé (SRC)
1991-1995
Scoop (SRC), de Fabienne Larouche et Réjean Tremblay — Émile
Rousseau, un magnat de la presse; et musique de la série
1995
L'Affaire Coffin (dans la série télévisée Les
grands procès)
2002-2003
Tabou (TVA), de Michel d'Astous et Anne Boyer — Normand Bélanger,
un ancien professeur pris de démence
En
tant que compositeur -Cinéma
1957
La Belle Rombière, de Guillaume Hanoteau et Jean Clevers, 1951
1961
La patinoire de Gilles Carle
1964
Trouble-fête de Pierre Patry
1972
Quelques arpents de neige de Denis Héroux
1984
Mes voyages en Canada de Marc Blais (Cf. Escale 84)
1991
The Dance Goes On (Norstar) de Paul Almond
Télévision
1962
Par delà les âges (SRC)
1962
Le temps qu'il fait (SRC)
1962
Debureau (SRC)
1965
Tuez le veau gras (SRC)
1966
Au retour des oies blanches (SRC)
1968
Table tournante (SRC)
1968
Virginie (SRC)
1968
Médie (SRC)
1968
Manuel (SRC)
1969
La cellule (SRC)
1969
Florence (SRC)
1969
Bilan (SRC)
1971
Des souris et des hommes (SRC)
1971
Les deux valses (SRC)
1971
Entre midi et soir (SRC)
1971
L'échéance du vendredi (SRC)
1971
Le temps des lilas (SRC)
1972
La perdrière (SRC)
1972
Le naufrage (SRC)
1974
Les beaux dimanches de Richard Martin
1974
Une femme en bleu au fond d'un jardin de pluie (SRC)
1974
Millionnaire à froid (SRC)
1974
Le pélican (SRC)
1980
Juste un souvenir (SRC)
1981
Les fils de la liberté (SRC)
1988
Bon dimanche, musiques d'enchainement de la chronique artistique (TVA)
1991-1995
Scoop (SRC)
Concerts
DVD
2005
Claude Léveillée en spectacle. (Spectacle « La froide
Afrique » présenté à la Place des Arts en 1977)
(Zone 3, ZDVD561)
2010
1 fois 5. (Avec Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois
et Yvon Deschamps / Enregistré les 21 et 23 juin 1976) (GSI Musique,
Gsidvd0578)
Théâtre
En tant qu'acteur
1957
La Tour Eiffel qui tue, de Guillaume Hanoteau, 1946 (par le Théâtre
de Quat'Sous, dir. Paul Buissonneau) —
1958
Les oiseaux de lune, de Marcel Aymé, 1955 (au Théâtre
de la Comédie-Canadienne) — rôle principal
En
tant que compositeur de théâtre
1956
Orion le tueur, de Jean-Pierre Grenier et Maurice Fombeure, 1946 (au Festival
national d'art dramatique, Centre Saint-André-Apôtre) — partie
musicale de cette pièce mise en scène par Paul Buissonneau
En
tant que compositeur de revues ou comédies musicales
1963
Les éphémères sur un livret de Paul Buissonneau. Remise
deux fois, elle ne fut finalement jamais jouée.
1964
Gogo Loves You (Off-Broadway à New-York), sur un livret d'Anita
Loos et Gladys Shelley (composé en 1961)
1964
Le doux temps des amours, livret de Louis-Georges Carrier
1965
Il est une saison, livret de Louis-Georges Carrier
1966
Ne ratez pas l'espion, livret de Louis-Georges Carrier
1967
Elle tournera la Terre, livret de Louis-Georges Carrier
1967
On n'aime qu'une fois, livret de Louis-Georges Carrier
1968
L'arche de Noé, livret de Louis-Georges Carrier
1968
Les Posters, livret de Louis-Georges Carrier
1973
Pour cinq sous d'amour
1975
L'été s'appelle Julie, livret de Louis-Georges Carrier
En
tant que compositeur de contes
1972
Le dict de l'aigle et du castor, conte de Gilles Vigneault
Bibliographie
Ses
partitions et textes de chansons
1971
L'étoile d'Amérique, recueil de textes de chansons de Claude
Léveillée (Leméac)
1978
Le long voyage , recueil de partitions
1990
Claude Léveillée, recueil de partitions
Prix
et distinctions
1962
- Grand prix du disque canadien, de la station radiophonique CKAC
1966
- Grand prix auteur-compositeur-interprète (Prix La Bolduc) du Festival
du disque
1977
- prix de l'Académie Charles-Cros de Paris, pour le disque 1 fois
5
1995
- Médaille Jacques-Blanchet, de la succession Jacques Blanchet
1996
- Officier de l'Ordre du Canada
1998
- Chevalier de l'Ordre national du Québec
1998
- Chevalier de la Légion d'honneur de France
1999
- Félix hommage au Gala de l'ADISQ
2004
- Félix de la compilation de l'année
2005
- Intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens,
avec sa chanson Frédéric
2007
- Prix Sylvain-Lelièvre, pour sa carrière exceptionnelle
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ANNIVERSAIRES DE NAISSANCE POUR MARS"
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