Claude Léveillée né le 16 octobre 1932 à Montréal, et est décédé le 9 juin 2011

Claude Léveillée ne voulait pas mourir à l'hôpital. Il a poussé son dernier souffle dans sa maison de Saint-Benoît de Mirabel, dans les Laurentides, où deux femmes se dévouaient depuis sept ans pour qu'il puisse y rester. 

Après avoir subi son deuxième accident vasculaire cérébral (AVC), en 2004, l'auteur-compositeur-interprète avait été cloué plusieurs mois dans un centre hospitalier montréalais. Pour qu'il rentre chez lui, son amie et biographe, Marie-Josée Michaud, avait lancé un album hommage, qui avait permis de payer une partie de la facture des soins à domicile.

Mais pour permettre à l'artiste de rester jusqu'à la fin de ses jours dans cette maison de campagne qu'il chérissait, Marie-Josée Michaud a aussi dû mener toutes sortes de projets, dont des spectacles hommages, notamment avec le producteur Guy Latraverse et Robert Charlebois.

«Claude n'était pas dans une situation financière qui lui permettait d'espérer de demeurer longtemps chez lui, dit-elle en entrevue au Soleil. Ce n'est pas parce que je veux m'envoyer des fleurs, mais si je n'avais pas monté ces projets-là, je ne l'aurais jamais ramené à la maison.»

Contrairement à ce que plusieurs croient, Marie-Josée Michaud n'a jamais été la conjointe de Claude Léveillée. Elle a un mari et des enfants. C'est un très fort lien d'amitié qui l'unit à l'artiste, explique-t-elle.

Claude Léveillée l'a rencontrée dans un Club Piscine de Laval où elle travaillait. Mme Michaud, une admiratrice de l'auteur-compositeur-interprète, lui a demandé si elle pouvait lui écrire. Ils ont gardé le contact et, comme elle démontrait un réel talent pour l'écriture, il lui a demandé d'être sa biographe, de lui rendre des services, d'aller faire des courses, puis d'être son imprésario.

Avec le temps, Marie-Josée Michaud est devenue son bras droit, sa mandataire et, maintenant, la responsable de ses funérailles. Mais surtout, une grande amie qui travaillait pour lui sans compter ses heures et se débrouillait pour que Claude Léveillée reste chez lui malgré les importants coûts reliés aux soins de santé prodigués à un homme dont la moitié du corps était paralysée.

«Je ne pensais jamais que cette aventure-là allait durer sept ans, dit-elle. Heureusement pour Claude, je suis quelqu'un de très débrouillard. Si j'avais su tout ce que ça engageait, je me serais peut-être jamais embarquée là-dedans! Mais on ne peut pas abandonner un ami», dit Mme Michaud.

Sa maison était sa «vie»
Après avoir passé une bonne partie de sa vie en tournée, Claude Léveillée voulait passer le plus de temps possible dans sa maison, loin de la ville, en campagne.
«Cette maison, avait-il confié à La Presse en 2005, c'est toute ma vie. Je suis tellement bien ici. Si je vivais à Montréal, ça ferait longtemps que je serais mort.»

Marie-Josée Michaud n'aurait pas réussi à combler son souhait si France Lebeau n'avait pas été là. Avant son AVC, l'artiste avait été porte-parole d'une fondation pour les enfants atteints de leucémie dont Mme Lebeau faisait partie. Depuis sept ans, cette infirmière le remerciait en prenant soin de lui 24 heures sur 24, sept jours sur sept, pour un salaire dérisoire, compte tenu de sa responsabilité.

«Il n'y a pas beaucoup de gens qui auraient accepté de le faire, souligne Mme Michaud. Mais elle, elle est habitée par une foi et par une affection pour Claude qui était déjà là. Mais on s'attache. Claude était attachant.»

Marie-Josée Michaud sait que certaines rumeurs courent à son sujet et à celui de France Lebeau, à l'effet qu'elles s'occuperaient de Claude Léveillée pour les mauvaises raisons, c'est-à-dire pour un éventuel héritage. «Ce n'est absolument pas fondé. Je trouve ça très laid, si les gens sont en train de salir le dévouement de France Lebeau et le mien.»

«Si j'avais eu de mauvaises intentions, je n'aurais pas amené Claude chez lui, ajoute-t-elle. C'était beaucoup plus facile de faire comme beaucoup de gens font et de laisser un cas lourd comme Claude dans une institution.»

Vendredi dernier, Claude Léveillée a demandé à Marie-Josée Michaud d'acheter des éclairs au chocolat pour Gilles Vigneault, qui a été le dernier ami à lui rendre visite à la maison. Mme Michaud était heureuse de rendre ce service.

Malgré tout, elle ne regrette pas un instant de lui avoir permis de demeurer chez lui, à Saint-Benoît de Mirabel, jusqu'à son trépas. «Vraiment, dit-elle, je pense qu'il est mort en paix.»

Les quelque 1000 personnes - artistes, politiciens, amis et membres du public - qui ont assisté aux funérailles du défunt pianiste, chanteur et acteur à la basilique Notre-Dame, samedi matin, se sont souvenues de l'homme qu'il a été, mais surtout de l'héritage qu'il laisse derrière lui.
«Tous ces petits Frédéric au Québec sont les porte-étendards de ton talent», a affirmé son grand ami Serge Martin. «Envole-toi, Claude, cours rejoindre ton fils Pascal.»

À partir de ce moment, France Lebeau a été à ses côtés 24 quatre heures sur 24, sept jours sur sept, pendant sept ans. «Vous percevrez toute mon admiration pour cet homme qui a su cheminer avec beaucoup de dignité et de grandeur d'âme à travers la maladie, a-t-elle témoigné. Claude était un grand homme de la musique, mais pendant les sept dernières années de sa vie, il a été un grand homme de la souffrance.»
«Sachez que je lui tenais la main [dans les derniers instants]», a-t-elle affirmé, la voix étreinte par l'émotion.

L'autre grande complice de Claude Léveillée, sa biographe Marie-Josée Michaud, a ensuite pris la parole et s'est adressée à l'assistance comme si elle parlait directement au chanteur. «Ces sept dernières années, tu as ragé de ne pas être là [sur scène] les soirs de la Saint-Jean-Baptiste», a-t-elle expliqué avant d'inviter le pianiste André Gagnon à interpréter une chanson que Claude Léveillée «a écoutée en boucle au cours de la dernière année».

André Gagnon s'est alors installé au piano pour jouer un morceau composé spécialement pour son ami il y a de cela un an et demi, Le piano de Claude. À l'issue de la cérémonie, sur le parvis de la basilique, il a fait part de la nervosité qui l'a assailli au moment où il a entamé le morceau.
Émotion vive
«Ça a dû paraître au début, parce que j'ai dû recommencer. Ce n'était pas la mémoire, c'était l'émotion [...] Ça ne m'est pas arrivé souvent d'être pris comme ça par l'émotion», a expliqué le musicien.
La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, l'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry et l'ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe se sont déplacés pour saluer une dernière fois le formidable ambassadeur que Claude Léveillée aura été pour le Québec.


Certains ont exprimé une forme de soulagement de voir leur ami enfin libéré de ses souffrances. «Pour moi, il est mort deux fois. Moi, mon deuil, je l'ai fait il y a cinq ans. Et pour cela, je me réjouis parce que c'est une délivrance. Au moins, quand on va penser à lui maintenant, on va être en paix. Je pensais à lui à tous les jours, je regardais un piano et je n'arrivais pas à jouer», a lancé Robert Charlebois.
«Claude, on l'a vu malade. Je suis allée le voir avec Dédé [André] Gagnon. Il était tellement atteint... de voir ainsi un homme qui était si énergique et qui a fait tellement de choses était bouleversant, et on ne voudrait pas que cela nous arrive», a renchéri l'actrice Andrée Lachapelle, qui a lu les paroles de la chanson Quand le rideau tombe en hommage au grand poète que Claude Léveillée a été.

Classe politique
La colonie artistique ne sera toutefois pas la seule à se souvenir de l'héritage de Claude Léveillée. L'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry et l'ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe font partie des politiciens qui se sont déplacés pour saluer une dernière fois le formidable ambassadeur que Claude Léveillée aura été pour le Québec.

M. Landry ne s'est pas fait prier pour chanter ses louanges. «C'était un grand créateur, un grand artiste, mais aussi un grand citoyen qui était impliqué dans la cause nationale du Québec et qui a aidé à consolider notre culture et notre identité. C'est une sorte de monument», a fait valoir l'ancien politicien.

Un monument qui n'a cependant pas eu droit à des funérailles nationales, ce que certains ont mal digéré. Lors de la veillée funèbre de M. Léveillée, vendredi soir, une jeune femme avait d'ailleurs affirmé à La Presse Canadienne que la décision du gouvernement lui apparaissait «déplorable» et «indécente».

La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a maintenu le cap, samedi. Elle a réitéré que Québec a plutôt choisi de nommer un endroit en l'honneur de Claude Léveillée à la Place des Arts, où il a été le premier chanteur québécois à se produire, en 1964. Histoire, a-t-elle plaidé, que le souvenir ne dure pas qu'une seule journée, mais plutôt «une éternité».

«Il faut que ce soit évidemment un endroit où on puisse faire la démonstration que c'était un grand homme, que c'était un monument. Nous travaillerons là-dessus au cours des prochains mois, mais c'est sûr qu'on va souligner sa mémoire, a signalé la ministre. J'en prends l'engagement.»

Apparition de Duceppe
Quant à Gilles Duceppe, qui effectuait l'une de ses rares apparitions publiques depuis la déconfiture du Bloc aux élections fédérales du 2 mai, il a préféré ne pas s'immiscer dans le dossier. «Je ne veux pas commenter la décision, mais peu importe que la cérémonie soit nationale ou pas, ça l'est de fait», a-t-il relativisé.

La cérémonie s'est conclue avec une envolée de colombes blanches, lancées dans le ciel par des membres de la famille de M. Léveillée sous les encouragements France Lebeau. «Claude est parti en paix, et on lui a demandé de s'envoler, alors... liberté!» s'est-elle exclamée avant de voir les colombes s'envoler dans le ciel de Montréal.

Les funérailles de Claude Léveillée se sont terminées sur l'air éternel de Frédéric, une chanson qui a fait le tour du monde, et sur de chauds applaudissements des centaines de proches, d'artistes, de politiciens réunis à l'intérieur de la basilique Notre-Dame, mais aussi sur le parvis.
Un drapeau du Québec recouvrait le cercueil tout au long de la cérémonie, au cours de laquelle plusieurs autres de ses chansons ont été entendues.

Sa voix, elle est éternelle. Il va nous manquer beaucoup, mais ses paroles et ses chansons vont demeurer. — La ministre Christine St-Pierre

La cérémonie a été célébrée par l'abbé Raymond Gravel, l'un de ceux qui ont accompagné Claude Léveillée au cours des dernières années de sa vie. Il a évidemment été impossible de passer sous silence les derniers moments de l'artiste, qui a été terrassé par deux accidents vasculaires cérébraux successifs.

La comédienne Andrée Lachapelle a fait la lecture de l'un des textes de Claude Léveillée.
Claude, c'était un inquiet, c'était un homme torturé, un homme qui pouvait aussi être très joyeux... C'était un être très attachant. — Andrée Lachapelle

Au nombre des personnalités politiques présentes à la basilique, on retrouvait la chef du Parti québécois, Pauline Marois, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, l'ex-premier-ministre Bernard Landry, le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe et le maire de Montréal, Gérald Tremblay.

C'est un grand poète qui a su parler du pays. Et je souhaiterais une chose : que les jeunes interprètes reprennent les chansons de Léveillée.— Pauline Marois

Les artistes étaient aussi fort nombreux : Stéphane Venne, Luc Plamondon, Gilles Vigneault, Jean-Claude Labrecque, Paul Buissoneau, Robert Charlebois, Diane Dufresne ainsi que Monique Miller et Louise Latraverse, qui ont partagé certains moments de sa vie.

Léveillée nous a montré à être quelqu'un, à écrire à la québécoise sans se forcer. C'est juste naturel. T'as pas besoin de dire le mot "Québec" pour être Québécois.
— Stéphane Venne, auteur-compositeur

Le pianiste André Gagnon, la soprano Nathalie Choquette et le violoniste Helmut Lipsky ont rendu un hommage en musique au disparu.
C'est un hommage à un grand artiste qui a beaucoup souffert les dernières années.
Peu avant la cérémonie, l'abbé Gravel a partagé ses souvenirs d'un homme qu'il a beaucoup fréquenté durant sa dernière année. Il dit avoir alors fait la connaissance d'un homme simple, sensible, plein d'amour, mais physiquement diminué.

« J'ai vu un Claude Léveillée qui était pas mal démuni, mais qui en même temps se questionnait beaucoup. Il questionnait sa foi, parce que c'était quelqu'un qui était croyant, puis il était très attaché aux traditions et à sa culture religieuse.  Il voulait redécouvrir sa foi et questionnait son coeur », a dit l'abbé Gravel, ajoutant : « Puis, en même temps, un homme qui se questionne c'est un homme qui est toujours vivant. Il était vivant jusqu'à la fin, dans le fond. »

Il m'a inspiré comme pianiste, il m'a inspiré comme compositeur. Je lui dois beaucoup, je lui dois ma première comédie musicale en 1961. — Robert Charlebois

Une tristesse nationale
À Québec, l'Assemblée nationale a mis en berne le drapeau du Québec qui flotte sur l'édifice du parlement.
Vendredi, la dépouille de Claude Léveillée était exposée dans le hall de la Cinquième Salle de la Place des arts. Plus de 500 personnes se sont présentées pour rendre un dernier hommage à l'un des grands de la chanson québécoise.
Le cercueil de Claude Léveillée était fermé, conformément à ses souhaits. Une gigantesque gerbe de roses blanches avait été déposée sur le cercueil, en face duquel se trouvait une sculpture de bronze représentant les mains du pianiste autodidacte.
Quelques membres de la famille de M. Léveillée, dont son épouse Hélène Letendre, étaient sur place pour recevoir les condoléances du grand public et des proches.
Claude Léveillée est décédé le 9 juin à l'âge de 78 ans, vraisemblablement des suites d'un accident vasculaire cérébral.
— Louise Latraverse, ex-compagne de Claude Léveillée.

Claude Léveillée (né le 16 octobre 1932 à Montréal, et mort le 9 juin 2011 à Saint-Benoit-de-Mirabel est un acteur, un pianiste et un auteur-compositeur-interprète québécois, qui marque sa génération. Il lègue plus de 400 chansons, de nombreuses musiques instrumentales et quelques comédies musicales.
Il est cofondateur du regroupement Les Bozos, en 1959, l'année où il rencontre Édith Piaf. Pour elle, il aura composé quelques chansons (dont Les Vieux pianos, Ouragan, Boulevard du crime). Il compose ensuite pour plusieurs chanteuses québécoises, dont Julie Arel (Merci à toi en 1976) et Nicole Martin (Il est en nous l'amour en 1985 ainsi que Mon père et ma mère et On s'aimera en 1987). Il se produit en France et en Union soviétique (URSS), ainsi qu'en Belgique, en Suisse et jusqu'au Japon. Il est également acteur (notamment, dans La Ligne de démarcation, en 1966, et dans la série Scoop de 1991 à 1994).


Biographie
 Jeunesse
Joseph Gérard Adolphe Claude Léveillée est né le 16 octobre 1932 à Montréal de Pierre Léveillée (1901-1992) et Laurette Lalande(1901-1995). Claude est leur deuxième enfant de trois, Jean étant l’aîné et Raymonde la cadette. Les parents Léveillée initient très jeunes leurs enfants à la musique. Les talents de musicienne, pianiste, de sa mère, et de chanteur ténor de son père, influencent l'enfance de Claude, qui déjà s'intéresse à l'improvisation au piano, sans cependant suivre de formation musicale. Sa mère jouant au piano et son frère au violon, Claude Léveillée complète l'ensemble en jouant de l'accordéon ou de l'harmonica.
Il s'initie au spectacle en jouant de l’accordéon dans les rues de Montréal, où il reçoit ses premiers applaudissements.

Études
Claude Léveillée s'inscrit au Collège André-Grasset en 1947, puis au Collège de Montréal en 1951. Il éprouve certaines difficultés au sein de l'institution scolaire, trouvant le temps long, enfermé entre des murs de pierre. Il lui arrive parfois de se distraire avec son petit accordéon Comtessa et de sortir son répertoire folklorique avec des rythmes gais.
En 1954, à l'âge de 21 ans et muni de son baccalauréat ès-arts à l'issue du cours classique, il s'inscrit à l'Université de Montréal en sciences économiques, politiques et sociales. Démontrant peu d'enthousiasme en classe, il découvre, dans un local de l'université, un vieux piano, dont la musique lui vaut la rencontre d’Élizabeth Chouvalidzé, qui lui ouvre ses horizons sur la culture européenne.

Débuts artistiques
En octobre 1955, soutenu par son amie Élizabeth, Léveillée fait une montée sur scène à l'Université de Montréal, dans la revue Bleu et Or avec un numéro de Gilbert Bécaud et de Liberace. Il est remarqué par Noël Gauvin, réalisateur de l'émission de télévision Music-Hall. Ce dernier approche Léveillée pour composer la chanson Montréal pour la chanteuse Andrée D’Amour.
Toujours poussé et encouragé par Élizabeth Chouvalidzé, Claude Léveillée produit des compositions musicales et poétiques. Trois mois plus tard, il commence à mettre ses poèmes en musique. En 1955, il crée sa première chanson, Tes Rêves. Elle est présentée au concours du Chœur Bleu et Or, de l'Université de Montréal. Il fait une apparition à l'émission Music-hall, où il interprète quelques-unes de ses chansons. À la cantine de l'université, Élizabeth et Claude passent une audition à la Société Radio-Canada pour des rôles de figurants. Ils rencontrent Claude Caron, qui se souvenait des interprétations à l'accordéon de Léveillée. Caron lui offre alors le rôle de Bozo dans la télésérie Rodolphe ou le secret de la rivière perdue du Père Ambroise Lafortune.
Après deux ans, il abandonne l'université et les sciences sociales[1]. En 1956, il joue dans « Le Secret de la rivière perdue » à la télévision de Radio-Canada; il y crée aussi un personnage pour enfants, Clo-Clo (décors, scénario, texte et musique), à l'émission « Domino » (1957-59, 1961-62). Léveillée y compose des centaines de chansons.
Il rencontre Paul Buissonneau dans les murs de l'École des beaux-arts de Montréal, où il s'occupe de la partie musicale de la reprise de Orion le tueur au Centre Saint-André-Apôtre en 1956. Buissonneau offre à Léveillée de faire la première partie de la prochaine pièce qu'il monte, La Tour Eiffel qui tue, présentée du 4 au 9 mars 1957 à la salle du Gesù à Montréal et le 25 mai à Edmonton. En 1957, Claude Léveillée fait la trame sonore de La Belle Rombière de Guillaume Hanoteau et Jean Clevers. En 1958, il tient le rôle principal dans la pièce Les Oiseaux de lune de Marcel Aymé.
Il est cofondateur du groupe les Bozos, en 1959, avec six autres jeunes chansonniers québécois[5]. La même année, il inscrit une de ses oeuvres (« Les vieux pianos ») à la troisième édition du Concours de la Chanson canadienne. Cette chanson, retenue parmi les douze finalistes, est enregistrée peu après, par Micheline Manseau, sur un rythme de piano honky tonk qui souligne l'aspect nostalgique des paroles (« vous n'êtes plus de notre temps ... ») : c'est la première trace discographique de Claude Léveillée, le pianiste devenu auteur-compositeur.

Séjour chez Édith Piaf
Le 12 juin 1959, sous l'influence de Paul Buissonneau et de son épouse Françoise, qui incitent Édith Piaf à aller dans la petite boite de chansonniers Chez Bozo, Claude Léveillée rencontre l'artiste. Cette dernière l'invite à venir composer des chansons pour elle à Paris, en août. Le temps passé en France auprès de la chanteuse est une expérience très enrichissante pour Claude Léveillée et contribue à établir sa propre notoriété. Il revient au Québec en 1960. Édith Piaf enregistre plusieurs des chansons qu'il a écrites pour elle (dont « Boulevard du crime », « Ouragan » et « Le Vieux piano », version de « Les Vieux pianos » singularisée par un tiers) puis meurt, en 1963.

Années 1960 et 1970
En 1961, Léveillée est directeur artistique de la petite « boîte à chansons » Le Chat noir, à Montréal, où il engage Gilles Vigneault et lui demande après sa prestation s'il a d'autres textes à mettre en musique. C'est ainsi que Léveillée obtient plusieurs textes de Vigneault (dont certains écrits en sa présence), et qu'il sera le compositeur d'une trentaine d'entre eux, dont Le bout du monde, Le chemin de prairie, Il en est passé, Avec nos yeux, L'Équateur, Les nuages, Comme guitare… et (sur une musique de style russe) L'hiver, « qu'a admirablement chantée Monique Leyrac[6] » ainsi que les autres chansons, sur l'album Monique Leyrac chante Léveillée et Vigneault (1963).
À la suite à son expérience en France, Claude Léveillée remporte le Grand Prix du disque canadien de la radio de CKAC en 1962. Le 23 avril 1963, il cofonde le Théâtre de Quat'Sous.
Au cours des années 1960, il produit plusieurs succès tels Les vieux pianos, Frédéric, La légende du cheval blanc, Le rendez-vous (paroles de Gilles Vigneault), La scène, Emmène-moi au bout du monde et Soir d'hiver (poème d'Émile Nelligan).
En 1963, il fait la partie musicale du spectacle Les Éphémères, monté par Paul Buissonneau avec, entre autres, Yvon Deschamps et Jean-Louis Millette. À cause de conflits syndicaux, le spectacle est annulé. Léveillée enregistre toutefois la musique qu’il avait composée.
Il est le premier chansonnier québécois à se produire seul à la Place des Arts (en 1964).
Il remporte le Grand prix du disque en 1966. Il connaît un certain succès avec son disque 1 voix 2 pianos sorti en 1967, un disque au son mélancolique et influencé par le jazz sur lequel il travaille avec son ami André Gagnon (l'autre piano) et la choriste Nicole Perrier (la voix). Il écrit quelques comédies musicales dont Elle tournera la terre en 1967 présentée à la Comédie-Canadienne de Montréal, la même année. Le 21 mai 1967, il interprète la chanson Le rendez-vous à l'émission américaine Ed Sullivan Show, exceptionnellement diffusée en direct de Montréal, à l'occasion de l'Exposition universelle qui s'y tient alors.
En 1968, accompagné d'André Gagnon, Léveillée fait une tournée de 26 récitals en URSS.
Au début des années 1970, il produit des chansons remarquées telles L'étoile d'Amérique, Cheval de bois, Si jamais et Marie Rose. En 1972, il représente le Canada au Festival de la chanson de Sopot en Pologne. La même année, il repart en tournée en URSS. Au milieu des années 1970, Claude Léveillée électrifie quelque peu sa musique et produit des textes engagés : Les amoureux de l'an 2000, Ce matin un homme, Ce soir si on s'aimait, Les filles de l'Acadie illuminent ces années d'intenses créations.
En 1976, il donne une série de concerts à la Place des Arts, participe au spectacle des 5 grands sur la montagne (Une fois cinq) et présente quelques concerts avec Félix Leclerc à l'Île d'Orléans (Le temps d'une saison). En 1978 et 1979, il fait place à la musique instrumentale avec Black Sun (incursion dans la musique progressive) et Escale 80.

Années 1980 à 2000
En 1980, il perd son unique enfant, Pascal, qui meurt à 20 ans. Léveillée entreprend une tournée intime en 1980 qui débute au Théâtre de Quat'Sous à l'automne. En 1982, il sort un nouvel album de chansons dans lequel on retrouve Le coyote, La grande vie et Les fils de la liberté. Quelques tournées en Suisse, de 1981 à 1984, lui valent d'être pleinement reconnu dans ce pays. Accompagné de Claude Gauthier et Pierre Létourneau, Léveillée participe au Québec à la tournée Trois fois chantera en 1984.
Il présente en 1985 le spectacle commémoratif Tu t’rappelles Frédéric avec son ami André Gagnon et participe cette année-là à la Fondation Québec-Afrique en chantant dans le projet collectif Les Yeux de la faim. Il compose également la chanson Il est en nous l'amour, pour Nicole Martin, sur un texte de Pierre Létourneau. La chanson obtient un tel succès qu'elle entre en lice au gala de l'ADISQ de l'année suivante.
En 1986, il entreprend une série de concerts instrumentaux ayant pour titre Un homme, un piano. En 1987, il partage la scène avec Renée Claude le temps de quelques concerts intitulés Partenaires dans le crime, puis compose de nouveau pour Nicole Martin les chansons On s'aimera et surtout Mon père et ma mère, titre pour lequel il joint sa voix à celle de l'interprète en tant que choriste. En 1989, il sort l'album Enfin revivre.
En 1994 il enregistre l’album Mes années 60, qui reprend ses vieux succès. Il produit par la suite 3 albums mi-instrumentaux et mi-contes pour enfants : Rêves inachevés (1998), Rêves inachevés vol 2 (1999) et Non stop le rebel (2000). Ses dernières chansons se retrouvent sur Mes années 80 (1996) et Cœur sans pays (2008). Sur scène, il continue de se produire à la Place des Arts en 1994, 1997 et 2003.
Le 27 avril 2004, sur scène à l'âge de 71 ans, il subit un premier accident vasculaire cérébral et un deuxième le 20 octobre suivant : il en est gravement handicapé. Après un long séjour à l'hôpital et une certaine réadaptation, il est ramené chez lui, à sa demande, et peut y demeurer grâce aux initiatives d'amis, qui lui assurent le maintien et le financement des soins.
En 2008 paraît le deuxième et dernier tome de sa biographie; l'année suivante Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) acquiert le fonds d’archives de Claude Léveillée.

Année 2011
Le 9 juin 2011, à son domicile, il meurt paisiblement, à l'âge de 78 ans.
Ses obsèques ont lieu le samedi 18 juin à la basilique Notre-Dame de Montréal (pouvant accueillir 1 500 personnes). Des écrans géants retransmettent la cérémonie à l'extérieur; André Gagnon est au piano pour la cérémonie. Ce jour-là, le drapeau de l'hôtel du parlement, à Québec, est mis en berne (comme ce fut le cas pour Alys Robi, peu de temps auparavant). La veille, le public est invité à défiler près du cercueil, à la Place des Arts. Claude Léveillée est par la suite conduit au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, où il est inhumé auprès de ses parents et de son fils.


Discographie
L'œuvre musicale et poétique de Claude Léveillée se distingue par son lyrisme et son expressivité théâtrale. Elle explore les thèmes de l'expérience amoureuse, de la nostalgie, de l'aspiration à la liberté, d'un pays immense, de la solitude, de la traversée d'une existence souvent absurde. Pianiste créatif, Léveillée donne sa pleine mesure dans les orchestrations marquées par le romantisme, les rythmes dramatiques, les harmonies et lignes mélodiques subtiles. Et, Léveillée « avait un don : il savait mettre la bonne syllabe sur la bonne note, il savait rendre chantants les mots et parlantes les notes. » Et « son piano était un orchestre à lui tout seul  pas son accompagnement mais son duettiste, aussi chantant que lui. »

Simples
 1962 Frédéric ? Par delà les âges (Columbia, C4 6888)
 1963 Frédéric ? Ne dis rien ? Avec nos yeux ? Par delà les âges (Columbia, EP 5642)
 1963 Taxi ? Je viendrai mourir ? Tu m'auras donné ? L'hiver (Columbia, EP 5914)
 1965 Le doux temps des amours ? Rappelle-toi le temps (avec Andrée Lachapelle) (Columbia, CT 33105)
 1966 Le chemin du roy ? À ceux qui cherchent des châteaux (Columbia, C4 6951)
 1966 Chez Larry ? Que m'importe (Columbia, C4 6977)
 1967 Tournera la terre (avec Lise Lasalle) ? Et puis la neige vint (avec Andrée Lachapelle) 
 1969 Pour les amants ? Il y a longtemps (Columbia, C4 7024)
 1969 Si j'appelle Montréal ? Où va mon cœur (Columbia, C4 7049)

Albums
 1962 Claude Léveillée (Columbia, FL-289)
 1963 Claude Léveillée (Columbia, FL-303)
 1963 Cloclo à la ferme (Harmonie, HFL-8001)
 1964 Claude Léveillée à Paris (Columbia, FL-318)
 1964 Noël avec Cloclo (Harmonie, HFL-8003)
 1965 Léveillée ? Gagnon (Columbia, FL-331)
 1966 Claude Léveillée à Paris, volume 2 (Columbia, FL-339)
 1966 Léveillée plus dix (Columbia, FL-346)
 1967 Un simple soldat (Columbia, FL-351)
 1967 Une voix, deux pianos (Columbia, FS-662)
 1967 Elle tournera la terre (Columbia, FS-677)
 1970 L'étoile d'Amérique (Leko, KS-100)
1971 Claude Léveillée (Leko, KS-101)
 1971 Si jamais (Leko, KS-102)
 1971 If Ever (Leko, KS-103)
 1972 Cheval de bois (Barclay, 80125)
 1972 Contact (Barclay, 80147)
 1972 Cloclo et Bibi en vacances. (Album pour enfant fait avec Bernadette Morin) (Barclay, 10021)
 1973 Les Amoureux de l'an 2000 (Barclay, 80174)
 1974 Les Beaux dimanches (Barclay, 80202)
 1975 On remonte en amour (Barclay, 80216)
 1978 Black Sun (Polydor, 2424.171)
 1978 Le long voyage, volume 1. (Claude Léveillée raconte la création de ses chansons) 
 1979 Rassemblement (Kébec-Disc, KDM-975)
 1979 Escale 80 (CAM, CML-2006; Réédité en 1984 sous le titre de Escale 84 : Amplitude, 
 1982 Claude Léveillée (Pro-Culture, PPC 6019)
1989 Enfin revivre (GMD, 1303-27; Réédité avec titres supplémentaires en 1995 : Aube, 0295CD)
 1994 Mes années '60. (Nouveaux enregistrements) (Aube, CD-0294)
 1997 Un homme, un piano. (Nouveaux enregistrements) (Aube, CD-0298).
 1998 Rêves inachevés (Aube, CD2 0299)
 1999 Blanche la bien-aimée (Rêves inachevés vol. 2) (Aube, CD-2-301)
 2000 Non-stop le rebel (Aube, AUBECCD2304)
 2008 Cœur sans pays (De L'Aube, AUBECD0307)

Concerts
 1964 Claude Léveillée à la Place des Arts. (Enregistré en avril 1964) (Columbia, FL-311)
1976 Place des Arts 1976. (Enregistré en février 1976) (Le manoir, 911-912)
 1999 Au temps des boîtes à chansons. (En spectacle à la Butte-à-Mathieu de Val-David en 1962) (Riche-Lieu, RIC 2 9951)

Compilations
 1968 Dix ans de chanson (Columbia, F3S 300)
 1969 Le Cérémonial de l'amour (Columbia, FS-726)
 1991 Les grands succès (Sony Musique, BUK-50217; Réédité en 2006 sous le titre « Collections » : Sony BMG, 82876829452)
 1995 Mes années '70 (Aube, CD-0296)
 1996 Mes années '80 (Aube, CD-0297)
 1997 Claude Léveillée - Émergence (Sony Musique, C2K 91057)
 2003 Mes immortelles, je vous les confie (Aube, AUBECCD2305)
 

Hommages
 1975 Claude Léveillée - Dix succès pour toi. (Versions instrumentales, orchestrations de Gérard Manset) (1975, Barclay, 80206)
 2005 Le temps d'une chanson, le temps de dire je t'aime. (Disque hommage à Claude Léveillée) (Aube, AUBECCD0306).

Filmographie -En tant qu'acteur -Cinéma
 1966 La Ligne de démarcation, film de Claude Chabrol — Le capitaine Duncan Presgrave, l'Anglais
 1989 Jésus de Montréal, film de Denys Arcand — Un professeur de théologie[14]
 1990 67 bis boulevard Lannes, documentaire de Jean-Claude Labrecque — Lui-même (remémoration de 1959, à Paris, chez Piaf)
 1994 Meurtre en musique, film de Gabriel Pelletier — Alex Fugères
 1996 L'Homme idéal, de George Mihalka — confrère de Pierre
 1997 La conciergerie, de Michel Poulette — L'éditeur
 2004 La lune viendra d'elle-même, film de Marie-Jan Seille — Monsieur Langlois

Télévision
 1956 Rodolphe ou Le secret de la rivière perdue, d'Ambroise Lafortune (SRC) — Bozo
 1957 La lanterne magique (SRC) —
 1957-1959 et 1961-1962 Domino (SRC) — Tintinet, ensuite renommé Cloclo, le clown; et co-scénariste, -scripteur, -concepteur du décor, auteur-compositeur de centaines de chansons enfantines
 1958 Les Enfants de la rue, réalisation de Réginald Boisvert 
 1960-1962 La côte de sable, téléroman de Marcel Dubé, réalisé par Louis-Georges Carrier —
 1962 Absolvo te, dramatique de Jean-Robert Rémillard (SRC) 
 1963 Inquisition, dramatique de Jean-Robert Rémillard (SRC) 
 1982 À voix basse, dramatique de Gilles Archambault (réalisation de James Dormeyer, SRC) —
 1983 Les noces de juin (SRC) 
 1983-1985 La Vie promise, téléroman de Marcel Dubé (SRC) 
 1991-1995 Scoop (SRC), de Fabienne Larouche et Réjean Tremblay — Émile Rousseau, un magnat de la presse; et musique de la série
 1995 L'Affaire Coffin (dans la série télévisée Les grands procès) 
 2002-2003 Tabou (TVA), de Michel d'Astous et Anne Boyer — Normand Bélanger, un ancien professeur pris de démence


En tant que compositeur -Cinéma
 1957 La Belle Rombière, de Guillaume Hanoteau et Jean Clevers, 1951
 1961 La patinoire de Gilles Carle
 1964 Trouble-fête de Pierre Patry
 1972 Quelques arpents de neige de Denis Héroux
 1984 Mes voyages en Canada de Marc Blais (Cf. Escale 84)
 1991 The Dance Goes On (Norstar) de Paul Almond 

 

Télévision
 1962 Par delà les âges (SRC)
 1962 Le temps qu'il fait (SRC)
 1962 Debureau (SRC)
 1965 Tuez le veau gras (SRC)
 1966 Au retour des oies blanches (SRC)
 1968 Table tournante (SRC)
 1968 Virginie (SRC)
 1968 Médie (SRC)
 1968 Manuel (SRC)
 1969 La cellule (SRC)
 1969 Florence (SRC)
 1969 Bilan (SRC)
 1971 Des souris et des hommes (SRC)
 1971 Les deux valses (SRC)
 1971 Entre midi et soir (SRC)
 1971 L'échéance du vendredi (SRC)
 1971 Le temps des lilas (SRC)
 1972 La perdrière (SRC)
 1972 Le naufrage (SRC)
 1974 Les beaux dimanches de Richard Martin
 1974 Une femme en bleu au fond d'un jardin de pluie (SRC)
 1974 Millionnaire à froid (SRC)
 1974 Le pélican (SRC)
 1980 Juste un souvenir (SRC)
 1981 Les fils de la liberté (SRC)
 1988 Bon dimanche, musiques d'enchainement de la chronique artistique (TVA)
 1991-1995 Scoop (SRC) 

 

Concerts  DVD
2005 Claude Léveillée en spectacle. (Spectacle « La froide Afrique » présenté à la Place des Arts en 1977) (Zone 3, ZDVD561)
2010 1 fois 5. (Avec Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois et Yvon Deschamps / Enregistré les 21 et 23 juin 1976) (GSI Musique, Gsidvd0578)

Théâtre  En tant qu'acteur
1957 La Tour Eiffel qui tue, de Guillaume Hanoteau, 1946 (par le Théâtre de Quat'Sous, dir. Paul Buissonneau) —
1958 Les oiseaux de lune, de Marcel Aymé, 1955 (au Théâtre de la Comédie-Canadienne) — rôle principal
 

En tant que compositeur de théâtre
1956 Orion le tueur, de Jean-Pierre Grenier et Maurice Fombeure, 1946 (au Festival national d'art dramatique, Centre Saint-André-Apôtre) — partie musicale de cette pièce mise en scène par Paul Buissonneau 


En tant que compositeur de revues ou comédies musicales
1963 Les éphémères sur un livret de Paul Buissonneau. Remise deux fois, elle ne fut finalement jamais jouée.
1964 Gogo Loves You (Off-Broadway à New-York), sur un livret d'Anita Loos et Gladys Shelley (composé en 1961)
1964 Le doux temps des amours, livret de Louis-Georges Carrier
1965 Il est une saison, livret de Louis-Georges Carrier
1966 Ne ratez pas l'espion, livret de Louis-Georges Carrier
1967 Elle tournera la Terre, livret de Louis-Georges Carrier
1967 On n'aime qu'une fois, livret de Louis-Georges Carrier
1968 L'arche de Noé, livret de Louis-Georges Carrier
1968 Les Posters, livret de Louis-Georges Carrier
1973 Pour cinq sous d'amour
1975 L'été s'appelle Julie, livret de Louis-Georges Carrier 

 

En tant que compositeur de contes
1972 Le dict de l'aigle et du castor, conte de Gilles Vigneault 

 

Bibliographie
 Ses partitions et textes de chansons
1971 L'étoile d'Amérique, recueil de textes de chansons de Claude Léveillée (Leméac)
1978 Le long voyage , recueil de partitions
1990 Claude Léveillée, recueil de partitions


Prix et distinctions
1962 - Grand prix du disque canadien, de la station radiophonique CKAC
1966 - Grand prix auteur-compositeur-interprète (Prix La Bolduc) du Festival du disque
1977 - prix de l'Académie Charles-Cros de Paris, pour le disque 1 fois 5
1995 - Médaille Jacques-Blanchet, de la succession Jacques Blanchet
1996 - Officier de l'Ordre du Canada
1998 - Chevalier de l'Ordre national du Québec
1998 - Chevalier de la Légion d'honneur de France
1999 - Félix hommage au Gala de l'ADISQ
2004 - Félix de la compilation de l'année
2005 - Intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens, avec sa chanson Frédéric
2007 - Prix Sylvain-Lelièvre, pour sa carrière exceptionnelle 

 

 ‘‘ ANNIVERSAIRES DE NAISSANCE POUR MARS"
de vos vedettes favorites, sportifs(ves) et politiques:
 
 

RETOUR INDEX:

  Vedettes  //   Accueil
 
 

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez sur le logo:

 


 



 
 
 

Hit-Parade