Edouard Carpentier

(17 juillet 1926 et décédé le 31 octobre 2010)


   01/11/2010

L’annonce du décès de l’ancien lutteur Édouard Carpentier a créé une véritable onde de choc. 
Jacques Rougeau et Gino Brito père, deux des grandes vedettes de ce sport au Québec, estiment que celui qui est décédé en fin de semaine dernière a tout simplement révolutionné la lutte, à l'époque. 

Édouard Carpentier, véritable légende de la lutte québécoise, est décédé à l’âge de 84 ans. 
L'homme serait mort au cours de la journée de samedi. On ignore pour l'instant la cause de son décès. 
Jacques Rougeau commente
 
Originaire de Roanne, en France, le vrai nom de M. Carpentier était Edouard Wieczorkwicz et il est né le 17 juillet 1926. 
Carpentier a connu une belle carrière dans l’arène. Il a surtout été reconnu pour conclure ses combats avec des sauts périlleux. Impressionné par ses qualités lors des tournées en Europe, Yvon Robert invite Wieczorkwicz à venir au Québec. Puis, lors de son arrivée au Québec, il change son nom pour Carpentier pour conserver son côté français. Il fera rapidement connaissance avec le promoteur Eddie Quinn. 

Il était environ 8h30, lundi matin, lorsque Mme Tony Langelier a reçu un appel d’un centre hospitalier qui l’avertissait qu’un certain Édouard Wieczorkwicz (le vrai nom de M. Carpentier) venait de mourir. Mme Langelier est présidente de Media Plan, une entreprise qui a employé l’ancienne vedette de la lutte, il y a quelques années. Elle avait une procuration au nom de M. Carpentier, puisque ce dernier n’avait pas de famille au Québec. Il avait une grande confiance en elle. 
En entrevue à l’émission «Le Vrai négociateur», sur les ondes de LCN, Mme Langelier a raconté que l’hôpital, pour qui M. Édouard Wieczorkwicz était un inconnu, s’apprêtait à transférer le corps à l’Institut médico-légal avant de la contacter. 
«Je trouvais indécent que ce grand homme soit envoyé à la morgue, et il fallait que je fasse quelque chose», a-t-elle affirmé. Je tenais à ce qu’un vrai hommage lui soit rendu.» 
Après avoir pris conseil auprès de Claude Poirier, qui a connu le lutteur dans les années 60, elle a pu obtenir que le corps d’Édouard Carpentier soit exposé dans un salon funéraire, où il pourra recevoir l’hommage qu’il mérite. Édouard Carpentier a un fils, Michel, qui vit en France. 
«J’ai pu le contacter ce matin (mardi), a expliqué Mme Langelier. Il est malade actuellement. J’ai aussi parlé à son petit-fils. Ils ne sont pas certains de pouvoir venir ici dans l’immédiat pour s’occuper de la situation.» 
Édouard Carpentier n'est plus



Édouard Carpentier (né Édouard Wiercowicz, d'une mère polonaise et d'un père russe à Roanne le 17 juillet 1926 - mort le 30 octobre 2010) est un catcheur français.

En entrevue à l’émission «Le Vrai négociateur», sur les ondes de LCN, Mme Langelier a raconté que l’hôpital, pour qui M. Édouard Wieczorkwicz était un inconnu, s’apprêtait à transférer le corps à l’Institut médico-légal avant de la contacter. 
«Je trouvais indécent que ce grand homme soit envoyé à la morgue, et il fallait que je fasse quelque chose», a-t-elle affirmé. Je tenais à ce qu’un vrai hommage lui soit rendu.» 
Après avoir pris conseil auprès de Claude Poirier, qui a connu le lutteur dans les années 60, elle a pu obtenir que le corps d’Édouard Carpentier soit exposé dans un salon funéraire, où il pourra recevoir l’hommage qu’il mérite. Édouard Carpentier a un fils, Michel, qui vit en France. 
«J’ai pu le contacter ce matin (mardi), a expliqué Mme Langelier. Il est malade actuellement. J’ai aussi parlé à son petit-fils. Ils ne sont pas certains de pouvoir venir ici dans l’immédiat pour s’occuper de la situation.» 
Édouard Carpentier n'est plus

Le jeune Édouard se spécialise en éducation physique et devient un gymnaste acrobate : il « pratique la gymnastique (barre fixe, cheval d'arçons, barres parallèles, anneaux, sol), mais souhaite devenir cuisinier ». Lors de la guerre, capturé et fait prisonnier par les Allemands, il parvient à s'évader, avec quelques autres, par les toits de Paris, et risque ensuite sa vie en travaillant pour la Résistance française, ce qui lui vaut d'être décoré pour sa bravoure : notamment de recevoir la Croix de guerre et la Croix du combattant.
Après la guerre, il poursuit son entraînement en lutte gréco-romaine et en gymnastique, puis est sélectionné par l'Équipe olympique française de gymnastique pour les Jeux olympiques de Londres en 1948. Puis, il participe au Championnat du monde de gymnastique de 1950 à Bâle, en Suisse.
Peu après, il est embauché comme cascadeur, par Lino Ventura, notamment comme doublure de l'acteur Eddie Constantine, pour ses films d'action. Cependant, Ventura étant aussi un « catcheur » (lutteur) en France, il remarque les capacités athlétiques de Wiecz, qui seraient un atout pour devenir catcheur. et le convainc de pratiquer le catch. Dans un court laps de temps, Édouard Wiecz adapte ses aptitudes gymniques à la lutte, devenant un lutteur spectaculaire, usant de sauts périlleux pour « terminer » ses adversaires.
Au milieu des années 1950, le champion québécois de lutte Yvon Robert, qui faisait des tournées en Europe (il avait aussi remporté un championnat), est impressionné par les qualités de ce lutteur français, qui ferait tout un tabac au Québec et dans le monde entier. Yvon Robert l'y invite donc et, aussitôt, Eddy Wiecz débute au Québec en changeant son nom pour Édouard Carpentier, afin de préserver une saveur française - c'était aussi suggérer un lien de parenté (fictif) avec le champion boxeur des années 1920, Georges Carpentier. « Eddie Quinn invite même Georges Carpentier à arbitrer une finale à laquelle participe son prétendu neveu » Édouard.
Venu à Montréal « pour un contrat de trois mois », Édouard Carpentier fera tôt partie, et pour 10 ans, de la sphère du promoteur Eddie Quinn. Carpentier, l'« homme à la savate volante », livre un premier combat au Forum de Montréal le 18 avril 1956, « et sa progression sera aussi fulgurante que sa popularité sera énorme. »
Le lutteur Carpentier fait sensation immédiatement, contre les Wladek Kowalski, Don Leo Jonathan et autres Maurice Vachon. Il devient champion d'Europe en 1956. Il remporte le titre de champion du monde de l'AWA en 1957, en 1960 (deux fois), en 1963 et en 1967. Il devient champion en défaisant Hans Schmidt et, en 1957, Wladek Kowalski.
Entretemps, il avait commencé à entraîner des jeunes espoirs de la lutte. Il a beaucoup voyagé, aux États-Unis (surtout à la AWA du Minnesota), au Canada, avec Stampede Wrestling de Stu Hart, et au Japon.

Bien qu'il ne soit pas retourné en France pendant un moment, il invite des lutteurs de sa patrie à venir catcher au Canada. Parmi eux : Jackie Wiecz et Édouard Éthifier qui ont œuvré pour Lutte Grand Prix. Ainsi qu'un géant de plus de 7 pieds (plus de 2 mètres 20), qui allait devenir une star de la lutte beaucoup plus tard : André Roussimoff, dit « le Géant Ferré » qui, aux États-Unis, allait devenir André the Giant.

À la télévision 
En plus d’avoir connu une brillante carrière entre les câbles, Carpentier s’est fait connaître au Québec pour ses apparitions télévisuelles. Il a co-animé l’émission «Les super étoiles de la lutte» à TVA avec Guy Hauray pendant quelques années. Puis, il a été animateur francophone de la WWF entre 1985 et 1992. 
Il a surtout marqué les gens avec son expression: «À la semaine prochaine, si Dieu le veut!». 

La feuille de route de Carpentier au Québec est certes impressionnante en comptant les promotions NWA d'Eddie Quinn, la AWA, les As de la Lutte, Lutte Grand Prix (dont il était une des figures principales), ainsi que Superstars of Wrestling (de George Gannon) et finalement Promotions Varoussac, dont il anime aussi son émission vedette, Les supers étoiles de la lutte, chaque dimanche matin sur CHLT (Télé 7, devenu TVA). Plusieurs amateurs[Qui ?], à l'époque, étaient surpris des talents d'animateur de Carpentier, aux côtés de Guy Hauray. Sans compter qu'il a dirigé l'école de lutte de Varoussac pendant longtemps à l'ancien Centre Paul Sauvé.
Carpentier est embauché comme animateur francophone officiel de la WWF en 1985, avec la même fougue, jusqu'à 1992, où il a laissé sa place à Raymond Rougeau.
Il prend sa retraite définitive de la lutte au début des années 1990, non sans continuer à entraîner des jeunes pour le sport dans une école au centre Claude-Robillard. Il participe comme interviewer invité à un gala de lutte internationale 2000 dirigé par Jacques Rougeau. Cependant, son âge l'a rattrapé lorsqu'il subit un malaise au début des années 2000. Puis, il fait la promotion de vitamines appelées Vie de Velours et se retire de la vie active et vit à Montréal.


De plus, il a participé à la production de plusieurs productions, dont celles de la NWA, la AWA, les As de la Lutte, Lutte Grand Prix et «Superstars of Wrestling». Sa dernière présence publique s’est produite le 5 mars dernier (2010), alors qu’il a reçu un hommage au cours d’un gala au Centre Pierre-Charbonneau. 

 


Carpentier avec Madog Vachon et Wladek Kowalski

Au cours de ses combats en sol québécois, il aura plusieurs rivalités, notamment Wladek Kowalski, Don Leo Jonathan et Maurice «Mad Dog» Vachon. 
Durant les années 60, Carpentier est devenu champion en battant Hans Schmidt. Lors de ses temps libres, il donnait de précieux conseils aux jeunes espoirs de son sport. 
Grâce à ses connaissances en France, il est parvenu à convaincre plusieurs lutteurs de son pays d’origine à venir participer à des galas au Québec, dont le Géant Ferré (André Roussimoff) qui est devenu une grande étoile de la lutte. 
Il s’est retiré de la lutte en 1990. Au cours de ses dernières années, il a fait la promotion des vitamines «Vie de Velours». Il menait une vie paisible à Montréal. 
À la télévision 
En plus d’avoir connu une brillante carrière entre les câbles, Carpentier s’est fait connaître au Québec pour ses apparitions télévisuelles. Il a co-animé l’émission «Les super étoiles de la lutte» à TVA avec Guy Hauray pendant quelques années. Puis, il a été animateur francophone de la WWF entre 1985 et 1992. 
Il a surtout marqué les gens avec son expression: «À la semaine prochaine, si Dieu le veut!». 
De plus, il a participé à la production de plusieurs productions, dont celles de la NWA, la AWA, les As de la Lutte, Lutte Grand Prix et «Superstars of Wrestling». Sa dernière présence publique s’est produite le 5 mars dernier, alors qu’il a reçu un hommage au cours d’un gala au Centre Pierre-Charbonneau. 
Des débuts à la gymnastique 
M. Carpentier a étudié l’éducation physique. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, il a travaillé pour la Résistance française et il a été décoré pour sa bravoure. 
Il a complété ses études et il fut embauché par l’équipe olympique française de gymnastique lors des Jeux olympiques de Londres de 1948. 
Quelque temps plus tard, il a été embauché comme cascadeur pour doubler l’acteur Eddie Constantine pour ses films d’action. Son employeur Lino Ventura était également un lutteur en France et il avait remarqué les aptitudes athlétiques de Carpentier. Après quelques discussions entre les deux hommes, Carpentier a fait ses débuts à la lutte. 
Lutte 
Édouard Carpentier, un révolutionnaire

Mes pensées ne connaissent pas de répit, les images s’entrechoquent dans ma tête. Je viens d’apprendre le décès de l’une des légendes du sport québécois, Édouard Carpentier.
Je me revois dans ce que nous pouvons considérer aujourd’hui «le bon vieux temps»: les années 1960 et 1970. Dans ma caboche défile la famille Rougeau. Paul Leduc. Vladek Kowalski. Gino Brito. Le géant Ferré. 
 
Quand on ouvrait la télé, si par "malheur" c’était l’heure de la lutte, on ne zappait pas (remarquez que ça n’existait pas à l’époque, le zapping…). On se laissait happer. On embarquait. On accrochait.
D’abord petit bonhomme, ensuite ti-cul, je me souviens avoir stressé, crié et décrié, réclamé de la justice, avoir été envahi de tristesse pour les bons qui se faisaient malmener.
Peut-être que j’étais plus naïf que la moyenne. Mais ça me faisait vraiment mal dans les entrailles quand les méchants dominaient ou qu’ils s’adonnaient à des entourloupettes illégales. Je le réalise doublement lorsque tombent des nouvelles comme celle du décès de monsieur Carpentier, ces bonshommes nous procuraient du bonheur. Du rêve. Autant qu’Aladin et sa lampe merveilleuse. Avec eux, toutes les péripéties imaginables pouvaient survenir.

Ils se bagarraient et ne se ménageaient pas. Aujourd’hui, avant d'offrir deux minutes d’action, ils s’engueulent, parlent-parlent, jasent-jasent interminablement. Ça pue la scénarisation.
Plus tard, ma carrière m’a permis de rencontrer Jacques Rougeau, un chic type. Paul Leduc, très gentil aussi. Le géant Ferré. Un… géant aux mains trois fois larges comme celles de Guy Lafleur qui font déjà deux fois les miennes. Imaginez… 

Deux fois j’ai interviewé Édouard Carpentier. Comme Jean Béliveau, ce n’était pas un grand bavard. Je m’explique. Comme Béliveau, Carpentier n’entrait pas dans une pièce en parlant haut et fort. En profitant de sa célébrité. Sa prestance et son charisme suffisaient pour susciter l'admiration.

«Il a carrément révolutionné notre sport, clame Brito. Il était très fort techniquement au sol. Mais il a été le premier à grimper sur le troisième câble et à exécuter de la voltige. Vraiment, il mystifiait les foules.» 
«Personne n’était plus acrobatique que lui, ajoute Jacques Rougeau. La voltige, c’est lui qui a inventé ça. J’ai donné le surnom de "Carpentier et demie" à mon fils. Édouard pour moi, c’est un monument. J’espère qu’on va lui organiser toute une parade et qu’on va ériger une statue à son honneur», a-t-il lancé sur les ondes de LCN. 
On n’a jamais oublié les Rougeau, notamment parce que plusieurs frères et neveux combattaient. Mais, soutient Brito, qui est aujourd’hui âgé de 69 ans, «Carpentier a été LA grande vedette de son époque et LA tête d'affiche lorsque ce sport a fait son apparition dans les débuts de la télévision». 
Brito, qui réside toujours à Saint-Léonard, tient à rappeler aux plus jeunes que Carpentier faisait accourir les Montréalais pour les soirées au stade De Lorimier (aussi appelé stade des Royaux) où s’entassaient jusqu’à 30 000 spectateurs. 
Celui qui a souvent voyagé en compagnie du défunt précise que Carpentier n’est jamais retourné vivre sur le Vieux Continent, que c’est ici qu’il est demeuré au terme de sa carrière. «Mais le décès de son épouse a été un très dur coup pour lui. Je pense qu’il ne s’en était pas tout à fait remis.» 
Rougeau, lui, conserve d’impérissables souvenirs de Carpentier devenu commentateur de la lutte à la télé. 
«Il terminait toujours l’émission par À la semaine prochaine si Dieu le veut. C’était devenu sa marque de commerce.» 
Autant Brito que Rougeau ont tenu à souligner que Carpentier s’avérait un homme d’une extrême gentillesse et d’un grand sérieux. 
«En tournée, ce n’était pas le genre à aller prendre une bière après une soirée de travail, ajoute Brito. Il a toujours été soucieux de sa santé.» 
Patrick Laprade, qui s’apprête à publier un bouquin sur l’histoire de la lutte au Québec, note que Carpentier a non seulement été un champion au Québec, mais dans plusieurs grandes villes des États-Unis également. 
«Aussi, il ne faut pas oublier qu’il a été entraîneur, le seul au Québec à avoir dirigé des jeunes sur trois décennies.» 
 Un commentaire d'Yvan Martineau 
Édouard Carpentier a vécu «le bon vieux temps»

Monsieur Carpentier, pouvez-vous me rendre un petit service. Dites bonjour à Lionel Giroux, alias Little Beaver, de ma part. La dernière fois que je l’ai vu, j’avais promis de lui rendre visite à l’hôpital. Mais suis arrivé trop tard cinq minutes trop tard. Il était allongé, entouré de ses proches. Des complications étaient survenues et il venait de décéder. C’en est un autre qui m’avait drôlement fait rêver, dans ma jeunesse. Monsieur Carpentier, allez le saluer de ma part s.v.p.
Yvan Martineau: 01/11/2010

Média : Télévision
Émission : Appelez-moi Lise
Date de diffusion : 19 mai 1975
Invité(s) : Édouard Carpentier
Ressource(s) : Jacques Fauteux, Lise Payette
Durée : 10 min 36 s
Audio d'une émission de télévision
Dernière modification : 
9 décembre 2008
Fiche technique
Alias: The Flying Frenchman 
Ancien(s) Alias: Eddy Wiechoski 
Entraîneur(s): 
Début Pro: 
Prise(s) de Finition: 
Autre(s) Prise(s): 
Manager(s): Bob 'Legs' Langevin 
Équipe(s): 
Feud(s) Mémorable(s): Killer Kowalski, Mad Dog Vachon et Gilles 'The Fish' Poisson 
Quelques faits divers... 
Étant jeune, Carpentier rêve de devenir cuisinier. Mais la guerre change son parcours. 
À la guerre, pour la Résistance Française, il décrochera deux médailles de bravoure. APrès la guerre, il continue son entraînement en gymnastique en ajoutant la lutte gréco-romaine. 
Le 14 novembre 1955, lors d’un voyage en Europe, Yvon Robert fait équipe avec Eddie Wycz. Impressionné par sa force, sa souplesse et ses techniques de haute voltige, Robert l’invite à venir lutter à Montréal. Wycz changera de nom à son arrivée en Amérique pour celui de Carpentier. 
Vers les années 60, Carpentier revient de Californie où il a fait sensation ! Il travaille avec Lutte Grand Prix avec les frères Vachon. Une mésentente termine cette aventure. Il amènera dans les mêmes moment de France le Géant Jean Ferré. 
Il anime avec Guy Hauray les gala de Lutte International à la télévision québécoise. Il laissera plusieurs expressions cultes, telles que « Le coup de la corde à linge… », « Croyez-moi, ça fait mal! », sans oublier « À la semaine prochaine, si Dieu le veut! ». 
[modifier] Titres 
4 fois Champion International (Montreal), 1957-67 
Champion du monde (Omaha, Boston), 1958 
2 fois WWA Champion du monde (Los Angeles), 1961, 63 
WWA Champion du monde par équipe (Los Angeles), avec Bob Ellis, 1964 
4 fois Champion Grand Prix (Montreal), 1971-73 
Champion par équipe Grand Prix (Montreal), avec Bruno Sammartino, 1973 
NWA Champion Américain (Los Angeles), 1974-75 
Internatinal Champion par équipe (Montreal), 1978 
Champion Canadien International (Montreal), 1980 
Rencontre:
Dans sa jeunesse, Édouard Carpentier était l’un des meilleurs lutteurs au monde. À cette époque, il aurait probablement été capable de m’arracher la tête d’une seule main, sans trop forcer. Aujourd’hui âgé de 84 ans, il vit maintenant dans un petit 4 1/2 de Côte-des-Neiges. Je devais passer prendre de ses nouvelles. Mais les choses ne sont jamais aussi simples. Retour sur l'une des dernières entrevues accordées par le champion lutteur.
Ce texte est extrait du #27 spécial âge d'or.
Comme catcheur, Édouard a connu les belles années de la Lutte Grand Prix, dans les années 60. À peine arrivé de France, le « Flying Frenchman » a fait la barbe aux Killer Kowalski et autres Mad Dog Vachon, de vrais de vrais lutteurs made in Québec. Et avant ça, il y avait eu un peu de cinéma, comme cascadeur avec Lino Ventura, de la gymnastique et, aussi, la Deuxième Guerre mondiale. Il a même été médaillé de la Résistance française.
Je suis trop jeune pour avoir connu Édouard Carpentier, le champion lutteur. Même si je l’ai vu monter à quelques reprises dans le ring, pour moi, il est d’abord le commentateur des Super Étoiles de la lutte présentée le dimanche matin au réseau Pathonic, durant les années 80.
Lorsque j’arrive à la porte d’entrée de son immeuble, pas très loin du cimetière Côte-des-Neiges, je compose le code de son appartement : une voix enrouée, très loin de la belle voix de stentor qui décrivait autrefois les matchs de lutte dans un français impeccable, me répond et me dit d’entrer.
Je monte. Édouard habite dans un appartement d’étudiant. Il y demeure seul depuis la mort de sa femme. À l’intérieur, deux télévisions sont allumées, dans deux pièces différentes, et fonctionnent en même temps. Au milieu du salon, se trouvent une machine d’entraînement et un chat. Sur la table à manger, des assiettes sales, et dans le corridor menant à la salle de bain, une marchette. Je m’attendais à voir les murs tapissés de photos et de ceintures de champion du monde. Ils sont presque vides, sauf quelques images et un diplôme remis par Ben Weider, qui était, de son vivant, champion bodybuilder en plus d’être spécialiste de Napoléon.
Édouard m’accueille en robe de chambre. Il a l’air cassé en deux, tellement il marche plié. Il se dirige vers les toilettes.
« Viens », qu’il me dit.
Je ne suis pas certain de comprendre ce qu’il veut que je fasse. Je me rends à la cuisine, je sors mon enregistreuse et mes notes.
« Viens », qu’il me répète.
Cette fois, je n’ai pas trop le choix. Il est peut-être malade ? Il veut peut-être faire l’interview dans le cabinet d’aisance ? Qui sait. J’y vais. Au moment où je le rejoins, Édouard Carpentier, l’homme qui aurait pu me soulever d’une main et me lancer dans les airs lorsqu’il avait mon âge, est assis sur le bol de toilette. Il essaie d’enlever les énormes bandages qui recouvrent jusqu’aux mollets ses deux pieds. J’apprendrai, lors de l’interview, que c’est parce qu’il a trop sauté de la troisième corde du ring, pour en finir avec son adversaire.
— Eh bien, aide-moi.
— Je ne suis pas votre infirmier, monsieur Carpentier.
Je viens pour l’interview.
— Oui, oui. Mais aide-moi !
Comme je suis sensible, des fois, et que j’ai beaucoup de difficulté à m’affirmer, souvent, j’ai accepté.
En lui retirant ses bandages, j’ai réalisé que ses pieds n’étaient plus que deux tubes violets enflés. Et croyez-moi, ça avait l’air de faire mal. Plus tard, Édouard me dira qu’il ne regrette rien et qu’il ferait subir la même chose à son corps si c’était à recommencer.
Et moi qui me plains de mes grippes d’homme.
Après, Édouard m’a demandé de prendre une débarbouillette et de la mouiller, pour que je l’aide à se laver le dos et le torse.
Je l’ai nettoyé et lui ai aussi mis de la crème, pour hydrater sa peau. Enfin, je lui remet sa robe de chambre. De toute façon, j’étais rendu trop loin pour arrêter. 
Quand on est retourné dans la cuisine, je n’avais plus vraiment envie de mener une interview avec lui. J’avais l’impression d’avoir fait le tour du sujet, comme on dit. J’aurais difficilement pu aller plus loin dans son intimité.
Édouard a mis une veste et m’a demandé de lui poser des questions. À ce moment-là, il était prêt. 
 J’ai conduit l’entrevue la plus déstructurée de toute ma vie. Mon plan vient de ficher le camp, parce qu’après être passé par là, je me vois mal lui poser des questions qui sonnent, maintenant, superficielles, mais Édouard est devant moi, solide. Il répond à toutes mes questions. Se souvient de chacune des dates. M’explique qu’il n’a pas fait l’équipe nationale française de gymnastique par seulement un dixième de point. Il me raconte aussi qu’il est très heureux qu’on lui ait rendu hommage, dernièrement, lors d’une soirée qui s’est tenue dans un restaurant montréalais. Le lutteur me dit qu’il est bien, tout seul, avec son chat et sa télé, et qu’il a plein de copains au centre de jour, où il va trois fois par semaine. 
J’ai devant moi un homme très fier. 
Sa voix de stentor est revenue, mais je n’entends pas trop ce qu’elle me raconte, je suis trop préoccupé par ce qui s’est passé juste avant. Je me demande qui prend soin de lui quand il n’y a pas de journaliste venu pour l’interviewer. Je sais que j’ai assez de matériel pour écrire mon court article, mais je le laisse parler quand même, parce que je n’ai pas le courage de lui dire d’arrêter. D’un coup qu’il serait encore capable de me faire la prise du sommeil??
Ce soir-là, en rentrant à la maison, je me suis perdu. Ça ne m’arrive jamais. Une fois rendu, j’ai bu trois verres de rhum, cul sec, pas trop certain de savoir comment gérer ce que je venais de vivre. Pas trop certain de comprendre. 
En me couchant, j’ai réalisé que j’avais oublié de lui demander si ça marchait vraiment, Vie de Velours. 
Peut-être la prochaine fois, si Dieu le veut.

«Je dois beaucoup à Édouard Carpentier» -Jacques Rougeau
(CKAC Sports) - Les réactions n'ont pas tardé à l'annonce du décès de la légende de la lutte au Québec, Édouard Carpentier.
Écoutez les souvenirs de Jacques Rougeau et Bob Hartley concernant le lutteur Édouard Carpentier.
C'est un véritable monument du sport qui est décédé d'un arrêt cardiaque, samedi, à l'âge de 84 ans.
«En 1966, j'ai vu Édouard Carpentier pour la première fois faire la grosse pirouette du haut du troisième câble au Centre Paul-Sauvé et je me suis dit : "Je veux être comme lui"», se souvient un des membres de la célèbre famille de lutteurs québécois.
Il a marqué l'imaginaire collectif
Quand Jacques Rougeau se rappelle d'Édouard Carpentier, il se souvient de l'homme bon, du lutteur exceptionnel et l'analyste coloré.
En 1977, je commence ma carrière de lutteur à travers le Québec au moment où il fait les frais des finales en compagnie de mon père et de mon oncle Jean. Il m'encourageait toujours à m'entraîner.
Carpentier a marqué l'imaginaire collectif en livrant des combats épiques dans les années 60 et 70 ainsi que comme analyste à la télévision pour les émissions "Sur le matelas" et "La lutte Grand Prix".
«Je lui dois beaucoup et je me souviendrai de lui pour son langage coloré comme analyste, a ajouté Jacques Rougeau. On lui doit entre autres les expressions le "tape foufoune", la "bombe québécoise" et "À la semaine prochaine, si Dieu le veut". Quel homme sympathique.»
Édouard Carpentier revient à la lutte
Lundi 08 février 2010 Édouard Carpentier
La TOW rend hommage à Édouard Carpentier lors de son gala ? Top Of the World 5 ? le 5 mars 2010 au Centre Pierre-Charbonneau, à Montréal.
Qui n’a jamais entendu ces fameuses phrases : « À la semaine prochaine… si Dieu le veut ! » ou encore : « Croyez-moi, ça fait mal… j’ai passé par là », après le fameux "coup de la corde à linge" ?
Pour toute une génération, Édouard Carpentier était la voix derrière le micro lors des télédiffusions de Promotions Varoussac et ensuite lors des télédiffusions francophones de la lutte américaine WWF (World Wrestling Federation). Il était un commentateur très coloré, tout en étant extrêmement crédible; reconnu dans les années 50 jusqu’aux années 70 comme étant l’un des plus grands lutteurs du Québec, son nom était déjà fait !
Par son style unique à la fois scientifique et acrobatique, pour sa force et son agilité dans le ring, on le surnommait « The Flying Frenchman » (le Français Volant). À cette époque, très peu de lutteurs utilisaient des prises de haute voltige. Ses sauts de la troisième corde ainsi que son fameux "Flying Head Scissors" plaisaient énormément aux spectateurs.
 Edouard Wiercowicz, mieux connu sous le nom d’Édouard Carpentier, est né en France le 17 juillet 1926. En 1955, l’acteur Lino Ventura, qui deviendra son premier gérant, lui proposa de devenir lutteur professionnel. Il déménage donc à Montréal en 1956. Il lutte au Québec, à travers les États-Unis et au Japon. Il remporte plusieurs titres de championnats avec diverses promotions de lutte. Il livre des combats avec des lutteurs tels que "Killer" Kowalski, The Sheik, Lou Thesz, Abdullah "The Butcher", "Classie" Freddie Blassie, Maurice "Mad Dog" Vachon, et plusieurs autres légendes connues. Bien qu’il ne soit jamais retourné dans sa patrie, il ramena de France quelques lutteurs, dont Jean Ferré, qui deviendra André "The Giant", qui fit fortune aux États-Unis.
Alors que dans les années 60, Édouard Carpentier est un champion reconnu, il partage son talent en enseignant ses techniques de la lutte à des jeunes québécois. À la fin des années 1960, il participe à la promotion de la Lutte Grand Prix avec les frères Vachon qui présente des galas de lutte partout dans la province et dans les maritimes.

La TOW est fière de rendre hommage à Monsieur Édouard Carpentier ce 5 mars 2010. Ne manquez pas cette chance unique de rencontrer un des plus grands lutteurs du Québec !
 Né à Roanne, en France, Edouard Wieczorkwicz de son vrai nom a été repéré par Yvon Robert, un promoteur québécois, lors d'une tournée en Europe. C'est ainsi qu'il est parti au Québec, pour ne plus jamais le quitter. Lors de sa carrière, il a été champion dans de nombreuses fédérations, y compris la prestigieuse NWA. Il a formé de nombreux lutteurs, et a fait profiter de ses réseaux en France ses amis québécois et américains. C'est ainsi qu'il a fait venir André le Géant en Amérique du Nord, André le Géant qui est par la suite devenu une légende de la lutte dans le monde, et qui l'est encore de nos jours. Il avait aussi commenté avec Guy Hauray de 1985 à 1992 les shows de la WWF pour le public francophone. Avant d'entrer définitivement de le monde de la lutte, il a été cascadeur pour le cinéma, sous les ordres du grand Lino Ventura, acteur lui aussi légendaire mais qui était aussi lutteur avant d'arriver au cinéma, gymnaste aux Jeux Olympiques de 1948 à Londres, et résistant pendant la seconde guerre mondiale contre l'envahisseur nazi. Plus qu'une légende de la lutte, c'est un grand homme qui disparait aujourd'hui. Je leur adresse mes condoléances les plus sincères à la famille et aux amis d'Edouard Carpentier.
 
 

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