"Claude Poirier"
né le  26 octobre 1938



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Biographie

Claude Poirier (né à Montréal le 26 octobre 1938 - ) est un négociateur lors de prises d'otages et d'enlèvements,ainsi qu'un chroniqueur judiciaire québécois. Il est sans doute le plus connu au Québec dans ces domaines.

Signe astrologique
Lesigne du zodiaque de Claude Poirier (Québec) est Scorpion.
Le signe chinois de Claude Poirier (Québec) est Tigre puisque son année de naissance est 1938.

Biographie
Sa carrière comme chroniqueur judiciaire a débuté enfaisant la description d'un vol de banque, le 11 août 1960. Aimant tellement son travail, il a continué pendant six mois sans recevoir de salaire.
Par après, il a couvert les assassinats de John F. Kennedy, de son frère Robert et de Martin Luther King. Au Québec, il a fait la chronique de l'enlèvement du ministre québécois Pierre Laporte par le FLQ. Sa renommée a incité des felquistes à lui révéler l'endroit où se trouvait le cadavre du ministre.
Reconnu comme un travailleur acharné chassant la nouvelle sans la déformer,il a participé à différentes commissions d'enquête,tables rondes et procès criminels en tant qu'expert et témoin.
Parallèlement à toutes ces activités, il s'est impliqué comme négociateur dans diverses prises d'otages et enlèvements au Québec. Il a aussi négocié au nom de différents criminels qui se sont rendus à la police.
Avant 1980, il n'est pas rare qu'il soit, dans de grosses affaires, réclamé par des criminels recherchés.
Il livre également ses commentaires au bulletin de nouvelles TVA 17heures animé par Pierre Bruneau, ainsi qu'à l'émission Salut Bonjour, également du Groupe TVA.

Claude Poirier a grandi sur le Plateau Mont-Royal à Montréal. De son enfance, on sait peu de choses, sinon qu’il a été enfant de chœur et qu’avec la coiffure en boudins qu’il arborait à l’époque, rien dans son allure ne semblait le prédestiner à la carrière particulière qui allait prendre toute la place dans sa vie.
La carrière de ce reporter chroniqueur analyste commentateur a débuté à une date bien précise : le 11 août 1960. Claude Poirier, qui a alors 21 ans, est témoin d’un vol à main armée à la Caisse populaire du Sault-au-Récollet, au coin des rues Henri-Bourassa et Papineau à Montréal. Il se rend alors dans une cabine téléphonique et appelle à CJMS pour rapporter la nouvelle, dans le cadre d’un concours de la meilleure nouvelle de la semaine. Au bout du fil, on le fait patienter quelques minutes, puis on lui demande de rapporter en direct à l’antenne ce qu’il vient de voir. C’est son premier reportage radiophonique. Le lendemain, il se présente à la station de radio pour offrir ses services. Comme on ne peut pas le payer, il offre à CJMS de travailler six mois sans salaire. Ainsi débute sa carrière de reporter judiciaire.

En1964, Claude Poirier se joint à la station de télévisionTélé-Métropole. Sa présence au petit écran contribuera à le faire connaître du public en général.

Ses expériences ont servi de matériel pour créer Le Négociateur, feuilleton télévisé québécois inspiréde sa carrière. Seuls les évènements judiciaires qui se retrouvent dans la série sont réels, le restant étant de la fiction ou du « bonbon rose-nanane », comme dirait Poirier. La première saison a été diffusée à l'hiver 2005, la deuxième à l'automne 2006 et la troisième à l'hiver 2008.
Depuis quelques années, il livre ses commentaires sur des affaires criminelles au 98,5 FM Le FM parlé de Montréal et à CKOI-FM 96,9, deux stations de radio montréalaises. Chaque matin, sur LCN, il anime Le Vrai Négociateur, émission quotidienne d'une heure où il commente les sujets chauds du domaine judiciaire et policier.Avant son émission du matin, il passe à l'émission Salut Bonjour pour parler du contenu de son émission. En 2007, Claude Poirier animait une émission sur les ondes de TVA, Qui a tué?, en compagnie du journaliste Jean-François Guérin.
Claude Poirier a aussi écrit un livre biographique racontant son histoire et son métier. Le titre : Sur la corde raide.
Claude Poirier est un grand fan de l'équipe de hockey les Bruins de Boston.

Aujourd'hui, avec plus de 40 ans de métier dans le domaine judiciaire, il est le doyen de sa profession. 

Il a visité les quartiers généraux du FBI à Washington DC, de la CIA à Langley en Virginie, d’Interpol à Paris et de Scotland Yard à Londres, la prison de la Cité de la santé à Paris ainsi que plus de vingt pénitenciers aux États-Unis dont St Quentin et Alcatraz en Californie.
Aujourd’hui, avec plus de quarante ans de métier dans le domaine judiciaire, il est le doyen de sa profession. Œuvrant désormais davantage comme analyste et commentateur, on peut le voir, l’entendre et le lire dans différentsmédias. Il collabore à divers journaux et magazines. ÀLCN, il produit les chroniques 10-4 et à TVA, il rapporte l’actualitépolicière au bulletin de nouvelles Le TVA 17 heures ainsi qu'àl'émission Salut, Bonjour!
TVAa présenté la série Le Négociateur, inspiréed’événements réels vécus par M. Claude Poirieret pour laquelle il a agi à titre de consultant.

 Reconnu comme un cultivateur de cornichon acharné,il a participé à différentes commissions d'enquête, tables triangulaire et procès criminels en tant qu'expert et porteur de lunettes. En 1974, il a participé à l'opération de sauvetage de Ronald Mcdonald, qui avait été enlevé d'un parc à jeux par des crocodiles activistes au cours de l'année précédente. Il aime également dire des mots incompréhensibles.

 Récompenses:
Pour souligner ses talents de négociateur, le Gouvernement du Canada lui a remis la médaille de la bravoure en 1977, alors que le Gouvernement
du Québec lui a remis cinq citations d'honneur.

 "Citations"
Le 22 novembre 1963: « La mort du Président Kennedy est une perte totale!»
Parlant d'accusations contre des trafiquants de drogue:
«...pour importation de cacaouenne...»
Parlant d'une sentence légère ou trop peu sévère :
«C'est une sentence bonbon rose-nanane »
Parlant d'une personne décédée :
«(Elle) mange les pissenlits par la racine »
Parlant d'une entente entre la Défense et la Couronne :
«Il y a eu de la couchette entre les deux parties »
Parlant d'une personne dérangeante :
«(Elle) Il a un problème dans la boîte à poux »
À la fin de ses entrevues, parfois il dira : « 10 - 4 »
Une autre, pourtant célèbre: "Le CADAVRE retrouvé MORT(!!!) sur la route 139 était bel et bien celui de...". Un classique!

Au sujet de son livre:
"CLAUDE POIRIER SUR LA CORDE RAIDE"
Bernard Tetrault  2007 , Stanké

 Description
Quarante-septans de métier, plus de cinquante prises d'otages et enlèvements, près de cent cinquante négociations avec des malfaiteurs: une vie sur la corde raide. C'est celle de Claude Poirier, le plus célèbre chroniqueur des affaires judiciaires et policières au Québec.
Cette existence mouvementée, il la raconte avec verve et dans les moindres détails. Il ne cache pas ses origines modestes, les conflits avec son père et ses premières bourdes. On découvre l'obsession pour le journalisme d'enquête et la volonté d'arracher le scoop qui ont constamment animé Claude Poirier.
De prises d'otages en scandales, de cambriolages en mutineries, la tension est à son comble dans ce récit qui se lit comme un thriller. Le reporter relate ses nombreuses interventions dans des dossiers chauds et ses collaborations avec les forces policières pour dénouer des situations délicates. Le lecteur fait une incursion palpitante dans le Milieu montréalais, ce monde interlope où se croisent suspects et policiers, juristes et hors-la-loi, artistes et motards, politiciens et mafiosi.

Le journaliste ouvre aussi la porte sur une partie de sa vie privée: ses amours, la mort de ses parents, sa fille cachée. Décoré de la Médaille de la bravoure du Canada et de cinq citations d'honneu rdu gouvernement du Québec, Claude Poirier affirme fièrement ses valeurs: le respect et l'intégrité.
La réputation de Claude Poirier n'est plus à faire. Depuis les années 1960, il est le reporter judiciaire par excellence au Québec.Véritable encyclopédie du monde interlope québécois, la confiance que lui vouaient les criminels l'a amené à jouer, dans les années 1970, un rôle de premier plan en tant que médiateur dans plusieurs dizaines de prises d'otages.

Bernard Tétrault a recueilli les révélations de Claude Poirier. Collaborateur de longue date du célèbre chroniqueur, il est lui-même journaliste spécialisé de la scène criminelle et judiciaire. Il a exercé son métier de reporter dans de nombreux quotidiens : Montréal-Matin, Le Devoir, La Presse. Il a été le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Allô Police de 1985 à sa fermeture en juillet 2004. En collaboration avec Claude Poirier, il est aussi l’auteur de la biographie Blass, sa vie,sa mort, qui a connu un grand succès.
 
 Le Baiser de Ginette Reno à Claude Poirier
Gino Chouinard fait une surprise à Claude Poirier
Bonne Fête Claude Poirier
Salu tBonjour marque l’anniversaire de Claude Poirier qui célèbre ses 70 ans…
Ginette Reno est venue souligner l’événement !
Source:extrait de la journée de Salut Bonjour le 24 octobre 2008 à T.V.A sur le blog Marsam
Cet article a été publié le 29, octobre, 2008 à18:38
Claude Poirier Otages

 
ARTICLE- 10 mars 2005  B.J.  
Si la vie peut parfois sembler linéaire et prévisible, celle de Claude Poirier, en revanche, ressemble à un roman. Baignant depuis 44 ans dans le monde interlope québécois, le reporter-vedette de l'actualité criminelle propose avec Otages un récit-témoignage où sont racontées ses expériences de médiateur lors de prises d'otages. De l'Institut Pinel à la prison Saint-Vincent-de-Paul, on croise entre autres les "Lawrence d'Arabie", A.-R. Brown, Gordon Lussier et le légendaire Richard Blass, l'homme aux neuf vies, dit "le Chat". Les situations sont extrêmes, la tension aussi. Thriller-vérité,le livre s'avère un cadeau plus qu'indiqué pour les amateurs du Négociateur à TVA: c'est le document à l'origine de la télé-série. Éd. Stanké, 2005, 279 p.

Un pionnier de la médiation 
Ce qu'on peut retenir de Claude Poirier, c'est qu'il a été un pionnier en servant de médiateur entre les policiers et les criminels. Aujourd'hui, des agents sont formés expressément pour faire ce travail. On dira ce qu'on voudra du personnage qui est malheureusement devenu, avec le temps, un peu prétentieux, mais il fallait du cran pour se substituer à des otages et côtoyer des gens aussi dangereux que Richard Blass et Jacques Mesrine (même s'il ne fait pas l'unanimité chez les criminels, car certains détenus ont déjà exprimé leur désir de lui faire passer un mauvais quart d'heure). Ajoutons, malgré le fait qu'il ne soit pas particulièrement articulé, une bonne dose de perspicacité, de psychologie et d'humanité pour parvenir à communiquer efficacement avec tous ces individus antisociaux. Alain Stanké est un vieux renard et n'allait pas rater l'occasion de ressortir le livre Otages. C'est une page d'histoire du Québec. 
 

     La mémoire du crime      
Brian Myles
Éditiondu jeudi 15 novembre 2007

Il porte sur ses épaules la «filière» du crime au Québec, un épais ramassis de souvenirs sordides et sidérants. Claude Poirier suit la piste des criminels, grands et petits, depuis maintenant 47 ans. Un des derniers journalistes de faits divers maniaque de terrainse raconte dans Sur la corde raide.
Voisin de l'ex-parrain de la mafia Frank Cotroni, chauffeur de l'avocat Robert Lemieux lors des pourparlers pour libérer les otages du FLQ, négociateur lors des émeutes au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul, invité de Maurice «Mom» Boucher aux funérailles et mariages des Hells Angels... Les personnages de polar mènent des vies plus tranquilles que Claude Poirier.

 Brasseur de cartes dans une «barbotte» (une maison de jeu clandestine), Rousseau prenait à ses heures des photos d'accidents, de crimes et d'incendies qu'il revendait à Photo Police. Il a présenté Claude Poirier aux familles Dubois et Cotroni, en plus de lui faire connaître les policiers de la «patrouille de nuit».

Les quarts de travail débutaient à l'urgence de l'hôpital Saint-Luc, «la poubelle de Montréal, dit M. Poirier en entrevue.Tout ce qui était poignardé et "tiré" s'en allait là». Il suffisait ensuite de remonter la trace du sang jusqu'à la scène du crime, où les enquêteurs coopératifs permettaient à la poignée de journalistes de faits divers à l'oeuvre dans ce secteur émergent de constater de leurs propres yeux l'état des lieux. «Il n'y avait pas de service des relations publiques à la police de Montréal. Les contacts, on les faisait directement auprès des policiers. Sur la radio, ily avait une seule fréquence à écouter pour la police; aujourd'hui, il y en a 300. C'était dix fois plus facile de faire notre travail», raconte Claude Poirier, dans une conversation où abondent les références aux objets sacrés de l'église...À 69 ans, l'as reporter est toujours aussi volubile...

La mode du braquage
La carrière de Claude Poirier a commencé à la suite d'unhold-up commis sous ses yeux à Montréal-Nord. Il se précipitesur le premier téléphone venu pour participer au concours «la meilleure nouvelle» de CJMS... qu'il remporte. Il reconnaît l'un des voleurs, un ancien employé du commerce familial. Dans les jours suivants, il convainc la direction du poste de radio de le prendre à l'essai, gratuitement, en l'absence de son idole, le journaliste aux incendies Lucien «Frenchie» Jarraud. Il fait peindre sa voiture aux couleurs de la station, à la plus grande stupéfaction des patrons. Plus tard, il y installera un faux téléphone pour faire plus sérieux.
Il faut voir les photos du livre pour le croire. La voiture de Claude Poirier est devenue au fil des ans son bureau, munie d'antennes dignes d'un Spoutnik,d'une radio de police, de gyrophares et d'une ligne directe avec CJMS. M. Poirier passait de 16 à 18 heures par jour à patrouiller la ville, à la recherche des meilleures histoires de gorges tranchées ou de braquages spectaculaires.

À cette époque, le vol de banque était une activité fort répandue dans la métropole. Les institutions financières gardaient beaucoup de liquidités aux comptoirs et disposaient de piètres systèmes de sécurité. Des gangs structurés, armés jusqu'aux dents, se spécialisaient dans les cambriolages spectaculaires... au risque d'y laisser leur vie. «L'escouade des "hold-up", on appelait ça l'escouade de frappe. Il y a eu plusieurs gars abattus; ils sortaient de la banque, et ça venait de finir», résume Claude Poirier. La plupart du temps, les voleurs encerclés par la police réclamaient ses services de négociateur car ils étaient effrayés. «Les gars avaient peur de se faire tirer ou de se faire battre par la police. Pour eux autres, j'étais un bouclier», dit-il. La «mode» des braquages et des prises d'otages s'est terminée quand les criminels ont compris qu'ily avait beaucoup plus de profit à tirer du trafic de drogue, le risque en moins.

Vies sauvées, vies perdues
Au cours de sa carrière, Claude Poirier est intervenu dans une cinquantaine de prises d'otages et a aidé environ 200 suspects recherchés par la police à se rendre sans effusion de sang. Il a sauvé des vies, à la dizaine.
De nos jours, on ne le voit plus gérer des prises d'otages comme ce fut le cas dans les années 70. Les services de police disposent de groupes d'intervention tactique et de négociateurs chevronnés. Claude Poirier sert encore d'intermédiaire à l'occasion. Cet été, les parents de la jeune Cédrika Provencher, enlevée par des inconnus à Trois-Rivières, ont fait appel à ses services pour qu'il recueille des informations auprès du public.
La criminalité est en baisse, la matière première est donc plus rare pour les journalistes du secteur. Au cours des 30 dernières années, le taux d'homicide par 100 000 habitants a chuté de 40 % au Canada. À l'inverse, la confrérie des reporters de faits divers a pris de l'expansion. «À l'époque,on était cinq gars à faire ce métier-là. Les faits divers, tout le monde crachait là-dessus. Aujourd'hui, il y a des journalistes attitrés exclusivement à ça dans presque tous les médias», explique Claude Poirier.
Depuis l'apparition des services de relations publiques au sein de tous les corps policiers, ce n'est plus aussi simple d'établir des contacts avec les enquêteurs. «La police aime ça, contrôler. Elle te donne bien ce qu'elle veut», lance M. Poirier. Des criminels le perçoivent comme l'exécuteur des basses oeuvres de la police, et des policiers lui reprochent de se faire le porte-parole du monde interlope. Claude Poirier assure qu'il n'est à la solde de personne.  Il a toujours cultivé des sources «des deux bords».
Le journaliste Jean-Pierre Charbonneau a fait l'inverse lorsqu'il a couvert les affaires policières et criminelles pour Le Devoir, de 1971 à 1976. Il ne parlait jamais aux Cotroni, Dubois et autres figures de proue du crime. «Les gens du monde interlope, ils ne sont pas là pour te donner de l'information, c'est un monde secret par définition. Il n'y a rien de bon qui peut sortir de ça, d'un point de vue de l'intérêt public», affirme l'auteur de La Filière canadienne, qui a survécu à une tentative de meurtre en pleine salle de rédaction du Devoir, en 1973.


M.Charbonneau se souvient de Claude Poirier comme d'un compétiteur féroce et infatigable, qui cherchait toujours à arriver le premier sur une scène de crime mais qui n'était pas intéressé à analyser l'ampleur et l'impact du milieu criminel. «Il a fait un journalisme populiste, ce qui n'est pas négatif en soi.   Il a choisi de fréquenter les gens du monde interlope, ce qui ne veut pas dire qu'il était à leur solde, loin de là. C'est peut-être ça, d'ailleurs, qui lui a permis de jouer son rôle de négociateur. Il avait l'écoute, la sympathie et de la crédibilité auprès des bandits», affirme M. Charbonneau.
Claude Poirier a vu le crime et les cadavres de près. Une mort l'a marqué plus que toutes les autres, à la fin des années 60. Un homme en détresse l'a appelé tôt un matin, mais Poirier, lessivé par une nuit de patrouille, a remis leur entretien téléphonique à plus tard. En après-midi, des policiers en émoi lui ont fixé un rendez-vous d'urgence dans un logement de Notre-Dame-de-Grâce. L'homme en question s'était suicidé après avoir étranglé ses deux enfants. «Ça m'a marqué. C'est une mort que j'ai sur la conscience», avoue-t-il. Ce jour-là, il s'est juré de se dévouer corps et âme aux appels de détresse. 

Début des années 70. Quelques hommes recherchés pour meurtre font appel à Claude Poirier afin qu’il les aide à se livrer à la police. L’histoire se répète lors de la série d’enlèvements des employés de banque où des criminels font de nouveau appel au journaliste. Une carrière parallèle se dessine alors pour Claude Poirier : celle de négociateur. Jusqu'en 2004, M. Poirier a répondu à l’appel de quarante-trois prises d’otages etenlèvements.
De plus, il a aidé 175 criminels ? la plupart étant recherchés pour meurtre ? à se livrer à la police.

Plusieurs événements ont marqué l’homme et sa carrière.
 Enoctobre 1970, Claude Poirier était présent lors de la découverte du corps de Pierre Laporte à l’intérieur du coffre d’une voiture.
 Le 1er septembre 1972, il a été témoin d’une horreur qui l’a marqué à jamais lors de l’incendie du bar Blue Bird à Montréal où 37 personnes ont péri et quarante autres ont été blessées.
 Toujours dans les années 70, M. Poirier a également été témoin du suicide par balle de Robert Brown dans un motel. Ce dernier allait se faire arrêter pour enlèvement et ne voulait pas retourner en prison.
 Le 11 juin 1973, Claude Poirier a sauvé la vie de plusieurs personnes prises en otage dans la célèbre affaire de l’Institut Philippe-Pinel. Il s’est substitué aux otages et est parti en voiture avec Normand Champagne, un dangereux psychopathe qui lui a tenu un couteau sur la gorge.Quelques heures plus tard, leur voiture a été encerclée par la police et la filature s’est terminée abruptement.
 Le 17 février 1975, deux voleurs tenant en otage cinq personnes à la pointe de leurs armes dans une station-service se sont remis à Claude Poirier afin qu’il les conduise dans un poste de police.

M.Poirier a connu Richard Blass et rencontré Jacques Mesrine, un mois avant sa mort.
De 1968 à 1974, il a couvert de nombreux troubles raciaux à Détroit, Chicago, Los Angeles et New York. Il a également couvert les assassinats de John F. Kennedy à Dallas en 1963, de son frère Robert Kennedy à Los Angeles en 1968 ainsi que celui de Martin Luther King, deux mois plus tôt, à Memphis.
Toujours dans les années 70, M. Poirier a collaboré à l’entraînement d’agents du FBI à Quantico en Viginie.
Il a visité les quartiers généraux du FBI à Washington DC, de la CIA à Langley en Virginie, d’Interpol à Paris etde Scotland Yard à Londres, la prison de la Cité de la santé à Paris ainsi que plus de vingt pénitenciers aux États-Unis dont St Quentin et Alcatraz en Californie.


Claude Poirier: 50 ans d'aventures journalistiques
Agence QMI / 2010-08-11 Jean Langevin

Le 11 août 1960, Claude Poirier forçait son destin en devenant le précurseur de la couverture de l’actualité en direct.
Cinq décennies plus tard, il continue de marquer l’univers journalistique québécois grâce à son expertise de la scène judiciaire.
Mercredi,ses collègues de TVA Nouvelles et de LCN, mais aussi des amis et des relations professionnelles, lui ont rendu hommage et souligné la carrière trépidante de celui qu’on appelle le vrai négociateur.

Frédérick DeGrandpré, le comédien qui a incarné Claude Poirier dans la série Le Négociateur, a dit mercredi apprécier l’authenticité du personnage.
«Il y a quelque chose qui fait que les gens aiment beaucoup Claude. C’est le fait que c’est un homme vrai et je pense que c’est sa plus grande force.»

Claude Poirier ne semble pas pressé de prendre sa retraite, lui dont l’émission connaît beaucoup succès à LCN et dont les interventions dans les bulletins de TVA Nouvelles continuent d’être très suivies
 
« Des héros on en a si peu.Claude Poirier en est un. Il est courageux,honnête, sincère,
sympathique et ce « superman » québécois… plait beaucoup à l’œil!! »

Ce récit témoignage, qui se lit comme un thriller, présente« le vrai négociateur » un homme différent du héros de la télésérie, un homme qui a toujours
vécu ‘sur la corde raide’.
 


 Saviez-vous que, malgré toutes les cigarettes que Claude fume depuis des années,il n’avale pas la fumée?… Saviez-vous que…..   Il y a beaucoup de secrets révélés dans ce livre!

Le Journal de Montréal nous apprend que « le négociateur » a été hospitalisé la semaine dernière à l’Hôtel-Dieu de St-Jérôme. Depuis, il est de retour chez lui, mais les médecins lui ont dit de se reposer.

Si TVA se refuse à tout commentaire, mentionnant qu’il s’agit de sa vie privée, son collègue radiophonique, Paul Arcand, a mentionné lui avoir parlé, et que tout allait bien pour l’homme de 72 ans.

Rappelons que la semaine dernière, TVA diffusait une émission spéciale 50 ans de passion qui lui était consacrée pour souligner ses 50 ans de carrière.

Poirier a été hospitalisé au lendemain de la diffusion de mardi (4 décembre). L’émission réalisée par Jean-Claude Lord a été suivie par un million de téléspectateurs.

Prompt rétablissement, M. Poirier

Vous l'avez sans doute déjà remarqué: le vétéran et coloré reporter Claude Poirier n'anime plus son émission quotidienne à LCN depuis plus d'une semaine déjà, et ne couvre plus la scène judiciaire pour Salut, bonjour! et Puisqu'il faut se lever au 98,5 FM.

Difficile d'obtenir des nouvelles précises de son état de santé, car le négociateur en chef a toujours été une personne très privée et discrète. Selon nos informations, le journaliste de 74 ans aurait été hospitalisé d'urgence le vendredi 30 novembre pour une fatigue extrême. Il devait être en ondes ce jour-là à LCN, mais ne se serait pas présenté en studio, ce qui a pris ses patrons de court. Vraiment, ce n'est pas du tout dans les habitudes de M. Poirier, un travailleur acharné qui cumule plus de 50 ans de métier, de s'absenter sans prévenir.

Il n’a jamais manqué une journée de travail. Habité par la passion du métier de communicateur depuis plus de 50 ans, sa vie est son travail. Et les téléspectateurs l’aiment.

Et. à notre avis, c’est un exemple pour tous les journalistes pour qui ce métier est plus qu’un bon salaire et beaucoup de semaines de vacances.

Prompt rétablissement M. Poirier. 10-4!


7 janvier 2013

L'animateur Claude Poirier était de retour en ondes lundi matin après une absence de 33 jours.

Le célèbre «négociateur» a connu de graves problèmes de santé au mois de décembre qui l'ont mené à l'hôpital, où il a été traité aux soins intensifs.

Au moment de son retour en ondes, le fumeur invétéré a annoncé qu'il a cessé de fumer depuis près d'un mois.

En entrevue sur les ondes du 98,5FM, Claude Poirier a expliqué que son médecin lui a conseillé de diminuer sa consommation de cigarettes. Têtu, l'animateur de 74 ans lui a répliqué qu'il avait fumé sa dernière cigarette.

13 juillet 2013

Claude Poirier à petites doses

Claude Poirier devra ralentir ses activités cet automne. Le «négociateur», qui a subi des pontages coronariens au début du mois, pourrait voir sa quotidienne matinale écourtée à LCN et cesserait ses collaborations aux bulletins du soir à TVA. Tenu au repos forcé durant plusieurs semaines l'hiver dernier, M. Poirier a dû abandonner la cigarette après avoir éprouvé de graves problèmes de santé.

2015:
Un article paru samedi matin dans La Presse+
, faisant état de la situation financière du chroniqueur judiciaire Claude Poirier et de ses démêlés avec la justice dans l'affaire de l'achat d'une propriété, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

Selon l'article en question, Claude Poirier aurait reçu la visite des huissiers en février dernier. Suite à quoi, l'homme et sa conjointe auraient été évincés de leur résidence de Candiac, qui aurait été saisie et mise en vente. Le couple serait temporairement établi dans un motel de la Rive-Sud.

La «descente aux enfers» de Claude Poirier aurait été provoquée par une incapacité à trouver du financement pour faire suite à une offre d'achat pour une maison du boulevard Montcalm, à Candiac, en 2010. Claude Poirier aurait demandé un report de la vente «pour des raisons d’ordre fiscal», comme le rapporte l'article en question, qui cite les propos de Claude Poirier dans un dossier de cour.

Le propriétaire du domicile du boulevard Montcalm, Denis Béliste, aurait alors intenté une poursuite de 85 000 $ contre Claude Poirier «pour "troubles, ennuis et inconvénients", dommages et préjudices, perte de valeur de sa maison et différents frais engagés.» L'avocat de Claude Poirier, Me Antony Leclerc, aurait également intenté une poursuite de 10 000 $ contre son ancien client pour défaut de paiement de ses honoraires. Et des problèmes avec le fisc notamment viendraient également faire pression sur Claude Poirier.

Dans un entretien téléphonique, celui que l'on surnomme le Négociateur aurait expliqué à La Presse+ que «tout (allait) s’arranger». Claude Poirier aurait justifié son absence devant le tribunal en invoquant «son implication dans l’enquête policière sur la mort de Diane Grégoire – mère de famille disparue à l’hiver 2008 dont le corps a été retrouvé près de quatre ans plus tard».

Samedi matin, des personnalités publiques, dont l'humoriste Mike Ward et le journaliste Michel Jean, puis de nombreux internautes ont réagi via les réseaux sociaux à l'article de La Presse. Si plusieurs ont tenu à exprimer leur soutien au chroniqueur judiciaire, d’autres n’ont pas mâché leurs mots pour manifester leur malaise face au fait que cette histoire soit rapportée dans les médias.

Claude Poirier, de passage à l'émission Tout le monde en parle diffusée hier, a mis sur le compte de la négligence ses problèmes financiers, quelques jours après que La Presse eut révélé les faits.

«Je n'avais pas le choix [d'accepter l'invitation]», a-t-il déclaré d'entrée de jeu au sujet de sa présence sur le plateau, avant d'ajouter que les invités se prêtent généralement au jeu lorsqu'ils souhaitent parler de leur spectacle ou «quand ça va mal». L'émission a finalement permis à M. Poirier de revenir sur ses déboires financiers et de faire la promotion de sa prochaine émission de télé.

M. Poirier, qui n'a pas apprécié le titre de l'article de La Presse dans le numéro du 4 avril, a longuement insisté sur le fait que malgré sa situation, il n'a pas connu de «descente aux enfers». «Je ne suis pas dans la rue, je ne suis pas sur le bonheur social et je suis capable de pouvoir me relever, a-t-il dit. Et ceux qui pensent que je suis dans la rue et que je ne vis plus de rien... J'ai un show qui commence en septembre et j'aurai une quotidienne tous les jours.»

Les ennuis financiers de M. Poirier ont commencé après qu'il eut fait une offre d'achat sur une maison à Candiac. «Ce n'était pas une question de financement. Je n'ai pas voulu continuer l'achat et je me suis fait poursuivre, a-t-il expliqué. J'ai été négligent. Je suis un négociateur de prise d'otage [...] sauf qu'en affaire et sur le plan personnel, j'ai été un criss de cave», a dit l'animateur, qui est reconnu pour son langage coloré.

«J'ai été un maudit imbécile pensant être au-dessus des lois», a-t-il ajouté. La Presse a révélé il y a quelques jours que le tribunal a condamné M. Poirier à payer 85 000$ au propriétaire de la maison. Mais avec les intérêts et les frais accumulés depuis 2011, les sommes dues atteignent plus de 135 000$.

Par la suite, des problèmes de santé l'ont empêché de retomber rapidement sur ses pattes, et il a dû avouer ses difficultés à sa femme lorsque l'Agence du revenu du Canada et Revenu Québec sont venus frapper à sa porte pour des saisies.

Argent emprunté

Il dit vivre aujourd'hui grâce à de l'argent emprunté. Sa femme lui donne également un «coup de main».

Il a précisé qu'il n'avait pas négligé de transférer ses REER dans un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), mais qu'il les avait fait placer pour cinq ans. Son argent se trouvait donc «gelé» lorsqu'il s'est soudainement retrouvé dans le besoin.

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