Jean Ferrat, de son vrai nom Jean Tenenbaum, est un écrivain-parolier, musicien-compositeur et chanteur-interprète français, né le 26†décembre†1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine) et mort le 13†mars†2010 à Aubenas en Ardèche.


La mort du chanteur français Jean Ferrat, poète et artiste engagé à l'idéal communiste, a soulevé une vague d'émotion en France où classe politique, monde du spectacle et simples voisins rendaient hommage à l'un des derniers monstres sacrés de la chanson française.
En ce dimanche jour d'élection pour le premier tour des régionales, la quasi-totalité des médias faisaient leur Une avec le décès, samedi à l'âge de 79 ans, de cet auteur autant inspiré par la poésie de Louis Aragon et la nature que par ses combats politiques.
«L'un des derniers géants de la chanson française est mort», titre le quotidien Le Parisien, tandis que le Journal du Dimanche (JDD) dit simplement adieu en première page à «un homme fidèle».
Cet auteur discret de quelque 200 chansons, dénonciateur des injustices jusqu'à sa mort, vivait depuis 1973 dans sa tanière d'Antraigues, petit village du sud de la France. Mais «retiré en pleine gloire dans ses montagnes d'Ardèche, il est toujours resté dans le coeur de son public», poursuit le JDD.
 

Oubliant un court instant les petites phrases de la campagne électorale et les interrogations sur le scrutin, les responsables politiques rendent hommage depuis samedi à ce moustachu à la crinière grise et à la voix caressante, compagnon de route du Parti communiste dont il dénonçait aussi les abus.
«Avec Jean Ferrat, c'est une conception intransigeante de la chanson française qui s'éteint», a écrit le président Nicolas Sarkozy évoquant «les mélodies inoubliables» que chacun a en mémoire.
«Chacune des chansons était un hymne à la résistance», a réagi la patronne des socialistes (opposition) Martine Aubry. Il «aura tenté, sans jamais se lasser, de lutter contre toutes les formes de servitudes.»
Les responsables du Parti communiste français (PCF), qu'il a accompagné toute sa vie, ont salué la mémoire d'un artiste proche du peuple et fidèle jusqu'au bout à ses idéaux. Il «a su lier la poésie, le peuple et ses idéaux», a dit la secrétaire nationale du parti, Marie-George Buffet. «Pour moi comme pour des millions de Français, quelque chose de nous s'en va avec lui». Pour son prédécesseur Robert Hue, il a «chanté la France comme personne, la vie des petites gens».
Ses collègues du monde du spectacle évoquent le talent et la gentillesse de celui qui a chanté «Nuit et brouillard» sur les horreurs de la déportation ou la passion dans «Aimer à en perdre la raison».
«C'était un homme engagé, mais il n'était pas un hurleur de sentences. Il le faisait avec poésie», a dit le chanteur George Moustaki.
«Jean était était un auteur immense, un homme d'une gentillesse admirable avec de la tendresse plein les yeux et plein la voix», se souvient la chanteuse et comédienne Line Renaud.
Ferrat c'était aussi la simplicité et l'amour de la nature comme il le chante dans La Montagne, inspiré de son petit village et son plus grand succès que beaucoup fredonnent depuis sa mort.
Dimanche, le village situé sur un éperon rocheux s'est réveillé «orphelin», comme le titre le journal local Le Dauphiné libéré. Là, voisins et amis racontent sa simplicité, son goût pour les truites de rivières ou le jeu de boules.
C'était «quelqu'un de sincère et de très élégant» qui avait fait le choix d'une «vie simple», raconte son ami restaurateur Yves Jouanny. «C'est vrai que ces derniers temps, il avait baissé les bras, et pourtant je lui disais - allez, Jean, le printemps va arriver -».
«Il voulait vivre la même vie que chacun des villageois et pas une vie de vedette», résumait samedi le maire, Michel Desenti.
Les obsèques de Jean Ferrat, qui souffrait d'un cancer, auront lieu mardi le 16 mars 2010.

L'un des derniers géants de la chanson française du XXe siècle disparaît. Entre poésie et engagement, Jean Ferrat, mort à l'âge de 79 ans, était entré depuis longtemps au patrimoine avec «La Montagne», «C'est beau la vie», «Nuit et Brouillard» ou «Aimer à perdre la raison».

Enseigné dans les écoles mais loin des médias, ce fou d'Aragon est mort samedi en début d'après-midi à l'hôpital d'Aubenas, au coeur de cette Ardèche où le chanteur contestataire s'était installé au début des années 1970

Pour l'animateur de télévision Michel Drucker, "c'est un des derniers géants qui disparaît" et "toute une page de la chanson française qui se tourne".
"TOUTE UNE GÉNÉRATION A BEAUCOUP DE CHAGRIN"
"C'est une partie de la France, toute une génération qui a beaucoup de chagrin aujourd'hui", a-t-il dit sur France Info. "Il y avait (Jacques) Brel, (Georges) Brassens, (Léo) Ferré et puis il y avait Jean, c'était le dernier des mohicans".
Pour son ami le chanteur Georges Moustaki, Jean Ferrat était "quelqu'un d'exemplaire. "Il n'a rien sacrifié de ce qui lui tenait à coeur", a-t-il dit sur LCI, ajoutant que Jean Ferrat était un "homme engagé, mais pas un hurleur de sentences".
Le président Nicolas Sarkozy a appris "avec beaucoup de tristesse" la mort de l'artiste.
"Chacun a en mémoire les mélodies inoubliables et les textes exigeants de ses chansons, qui continueront encore longtemps, par leur générosité, leur humanisme et leur poésie, à transporter les âmes et les coeurs, à accompagner aussi les joies et les peines du quotidien", peut-on lire dans un message de l'Elysée.
Le Premier ministre, François Fillon, a aussi fait part de son "émotion".
"Sa mort est un deuil pour la chanson française et tous les artistes français, dont il était le maître incontesté", écrit-il dans un communiqué. "Jean Ferrat alliait à son immense talent un engagement militant auquel il n'a jamais failli."
Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, chacune des chansons de Jean Ferrat "était un hymne à la résistance. Elles resteront longtemps dans nos mémoires".
"Cet artiste passionné incarnait la difficile synthèse entre la révolte et l'idéal. Il était profondément engagé, et aura tenté sans jamais se lasser, de lutter contre toutes les formes de servitudes", écrit-elle dans un communiqué.
"La chanson tout un coup nous racontait quelque chose, ce n'était pas simplement quelque chose que l'on fredonnait", a renchéri sur France Info la secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet.
Elizabeth Pineau, édité par Jean-Philippe Lefief

Il ne l'a pas fait exprès, évidemment, il s'est éteint juste quand la vie s'est retirée de ses poumons malades, à l'hôpital de d'Aubenas, dernier souffle épuisé. Mais il est mort en compagnon de route. Lui, Jean Ferrat, 79 ans, l'un des rares sympathisants communistes de l'histoire de la chanson française. Il est involontairement mort en acteur tactique, la veille d'un dimanche d'élection. Histoire de donner un coup de pouce aux derniers communistes de la liste du Front de gauche, engagés dans la campagne des régionales, et de faire un peu honte à d'autres. Par le brusque réveil des mémoires que sa disparition provoque. Lire la suite l'article

Mort ironique, on pourrait même dire: mort critique, même si l'homme était l'un des plus bons qui ce soit trouvé, l'un des plus droits, assurent ceux qui l'ont connu; il n'aurait jamais insulté personne, aucun adversaire, aucun détracteur, les yeux dans les yeux. Mais mort, tout de même, qui va résonner, ce dimanche, bien au-delà du dernier carré, comme un reproche. Il devrait même y avoir des électeurs du Front National pour se sentir bizarres, en allant voter. Ou de l'UMP. Et puis des abstentionnistes. De ces seniors qui ne veulent plus entendre parler de la démocratie participative, et qui ont pris depuis longtemps l'habitude de ne plus se mêler de rien.
Car il a été un temps où ceux-là, ou bien leurs parents, dans les mêmes maisons, ou bien leurs profs, les voisins ou les collègues de bureau exprimaient des rêves, un idéal, des espérances à travers les chansons de Jean Ferrat. Où des gens de condition proches, Français simples, classe moyenne à peine montante, cultivaient encore le goût d'idées et de valeurs communes. «De classe», selon le jargon d'alors. Même pays, même peuple. Années 60-70. Mêmes individus, souvent, que ceux qui vont aller à l'élection, séparés, fâchés, hostiles les uns aux autres. Oui, les mêmes. Jean Ferrat a été tellement consensuel, il s'est vendu tellement de ses disques que, forcément, son uvre les recouvre tous un peu.
Il ne l'a pas fait exprès, évidemment, il s'est éteint juste quand la vie s'est retirée de ses poumons malades, à l'hôpital de d'Aubenas, dernier souffle épuisé. Mais il est mort en compagnon de route. Lui, Jean Ferrat, 79 ans, l'un des rares sympathisants communistes de l'histoire de la chanson française. Il est involontairement mort en acteur tactique, la veille d'un dimanche d'élection. Histoire de donner un coup de pouce aux derniers communistes de la liste du Front de gauche, engagés dans la campagne des régionales, et de faire un peu honte à d'autres. Par le brusque réveil des mémoires que sa disparition provoque.
Mort ironique, on pourrait même dire: mort critique, même si l'homme était l'un des plus bons qui ce soit trouvé, l'un des plus droits, assurent ceux qui l'ont connu; il n'aurait jamais insulté personne, aucun adversaire, aucun détracteur, les yeux dans les yeux. Mais mort, tout de même, qui va résonner, ce dimanche, bien au-delà du dernier carré, comme un reproche. Il devrait même y avoir des électeurs du Front National pour se sentir bizarres, en allant voter. Ou de l'UMP. Et puis des abstentionnistes. De ces seniors qui ne veulent plus entendre parler de la démocratie participative, et qui ont pris depuis longtemps l'habitude de ne plus se mêler de rien.
Car il a été un temps où ceux-là, ou bien leurs parents, dans les mêmes maisons, ou bien leurs profs, les voisins ou les collègues de bureau exprimaient des rêves, un idéal, des espérances à travers les chansons de Jean Ferrat. Où des gens de condition proches, Français simples, classe moyenne à peine montante, cultivaient encore le goût d'idées et de valeurs communes. «De classe», selon le jargon d'alors. Même pays, même peuple. Années 60-70. Mêmes individus, souvent, que ceux qui vont aller à l'élection, séparés, fâchés, hostiles les uns aux autres. Oui, les mêmes. Jean Ferrat a été tellement consensuel, il s'est vendu tellement de ses disques que, forcément, son úuvre les recouvre tous un peu. Qu'une même matrice culturelle les unit, les réunit encore, même si c'est désormais dans l'amertume et les querelles identitaires.
Cela avait commencé avec Ma Môme. «Elle travaille en usine / A Créteil». Pour la première fois, au début des années 60, un chanteur mettait les pieds dans le plat de la sociologie nationale. Ils avaient été nombreux à se reconnaître. Tous ceux que la modernité d'après-guerre contraignait à quitter leurs campagnes pour se rapprocher des villes de l'ère industrielle. Les volontaires pour peupler cette nouvelle région d'avenir: l'Ile-de-France. Tous plus ou moins immigrés, ou fils de, de l'intérieur ou de l'extérieur, et qu'on logeait à la hâte dans des HLM, pressés par une croissance à 5% l'an et par les rebonds de la natalité.


Biographie

Dernier de quatre enfants d'une famille modeste qui s'installe à Versailles en 1935, il poursuit ses études au collège Jules Ferry où il rencontre François Chabbey qui devient son ami d'enfance. Son père est joaillier et sa mère fleuriste. Durant la guerre, son père, Mnacha Tenenbaum, qui est juif, est déporté par les nazis et meurt à Auschwitz. Jean Ferrat a onze ans quand il le perd. Il est alors caché par des militants communistes.

À quinze ans, il doit quitter le lycée pour travailler afin d'aider financièrement sa famille. Il commence en même temps des études de chimie et devient aide-chimiste jusqu'en 1954.

Attiré par la musique et le théâtre, il entre dans une troupe de comédiens au début des années 1950, compose quelques chansons et joue de la guitare dans un orchestre de jazz. Il passe sans grand succès quelques auditions, fait des passages au cabaret sous le nom de Jean Laroche, et, ne se décourageant pas, décide de se consacrer exclusivement à la musique. Le jeune guitariste prend ensuite pour pseudonyme Frank Noël, avant d'opter pour Jean Ferrat (d'après la ville Saint-Jean-Cap-Ferrat).

En 1956, il met en musique Les yeux d'Elsa, poème de Louis Aragon dont il est un admirateur. C'est André Claveau, alors en vogue, qui interprète la chanson et apporte à Jean Ferrat un début de notoriété. Il se produit au cabaret parisien La Colombe de Michel Valette, en première partie de Guy Béart.

En 1958, il sort chez Vogue son premier 45 tours, mais ne rencontre guère de succès. Une jeune chanteuse, Christine Sèvres, reprend quelques-unes de ses chansons. Il l'épouse en 1961. C'est la rencontre en 1959 de Gérard Meys, qui devient son éditeur et son ami, qui lance sa carrière. Il signe chez Decca et, l'année suivante, sort son second 45 tours avec la chanson Ma Môme, son premier succès, et passe sur toutes les ondes. En 1966, le succès étant venu pour Ferrat, Vogue réédite ce 45t sous le label Pop4, label à bon marché destiné à la grande distribution de l'époque, comme Prisunic.

Sa rencontre avec Alain Goraguer, qui signe ses premiers arrangements sous le pseudonyme de Milton Lewis, est décisive. Ce dernier devient l'arrangeur attitré des chansons de Jean Ferrat.

Son premier 33 tours sort en 1961 et reçoit le prix de la SACEM. Commence alors sa longue carrière, émaillée de difficultés avec la censure exercée par les dirigeants de la radio et de la télévision. En effet, Jean Ferrat a toujours été un chanteur engagé à l'esprit libre. Il écrit ses propres textes et met en musique ceux de ses amis poètes, Henri Gougaud, Georges Coulonges ou Guy Thomas.

En 1962, il fait la connaissance d'Isabelle Aubret. Un véritable coup de foudre amical a lieu entre les deux artistes. Ferrat lui écrit Deux enfants au soleil, un des titres majeurs de la chanteuse, et lui propose la première partie de la tournée qu'il commence. Il compose une chanson sur des paroles écrites par Philippe Pauletto qu'il publie en 1970, et qui sera ensuite interprétée aussi par Isabelle Aubret†: Tout ce que j'aime.

Il a composé une chanson sur des paroles de Michelle Senlis pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain au début des années 1960 et qui, réécrite partiellement dans les années 1970, devient Mon vieux, interprétée par Daniel Guichard. Son succès n'a jamais cessé.

Jean Ferrat habitait dans la commune d'Antraigues-sur-Volane (près de Vals-les-Bains) en Ardèche, qui lui a inspiré la chanson La montagne, enregistrée le 12†novembre†1964 à 9 heures du matin. Il était marié à Christine Sèvres (de son vrai nom†: Jacqueline Christine Boissonnet) morte en 1981 à l'âge de 50 ans. Ils ont chanté en duo la chanson La Matinée.

Jean Ferrat meurt le 13 mars 2010 à l'hôpital d'Aubenas, où il a été admis quelques jours auparavant, des suites d'une mauvaise chute faite il y a quelques mois, alors qu'il souffre d'un cancer.

Jean Ferrat et Guy Thomas

Artiste engagé

Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il a rapidement pris ses distances avec Moscou. Dans la chanson Camarade, il dénonce l'invasion russe de Prague en 1968. Opposé à l'orientation pro-soviétique prise à l'issue du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979, il fustige dans la chanson Le bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF qui a évoqué en 1979 un bilan globalement positif des régimes dits socialistes. Il apporte néanmoins son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981, expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les cerisiers (1985), les raisons pour lesquelles il est demeuré fidèle à la mouvance communiste.

Il accuse le système commercial qui fait passer les considérations financières avant l'art des artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle, présidents de chaînes, ministres, il dénonce une programmation qui selon lui privilégie les chansons «†commerciales†» plutôt que les créations musicales et poétiques.

Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d'une culture de non-violence et de paix.

Jean Ferrat, dès ses débuts, oriente son inspiration dans deux directions†: l'engagement social (Il est proche du PSU puis du Parti communiste français) et la poésie. Il «†ne chante pas pour passer le temps†», déclare-t-il. Toujours, il cherche à donner à ses chansons une signification militante derrière le texte populaire. Ferrat a mis en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon.

Il évoque, à une époque où cela est encore dérangeant, la déportation. Sa chanson est déconseillée de passage sur les radios et la télévision, mais le public suit, et l'album Nuit et brouillard obtient le prix de l'Académie Charles-Cros.

Il chante l'Ardèche, région chère à son cúur et fait de cet hommage à la France paysanne un de ses plus grands succès. Il s'installe à Antraigues-sur-Volane, qu'il ne quittera plus, y devenant même plus tard conseiller municipal.

Il a été proche des idées du Parti communiste français mais jamais encarté et reste cependant critique envers l'URSS, notamment lors du printemps de Prague. Avec son ami Georges Coulonges, il y préfère la révolte des humbles, des simples gens, encore une fois, il est interdit de télévision.

Après un voyage à Cuba qui le marque profondément et d'où il rapporte ses célèbres moustaches, c'est Mai 68 et ses événements qu'il vit intensément. Jean Ferrat retourne à sa passion pour la poésie; il met en musique Louis Aragon d'une façon magistrale.

Dans les années 1970, Jean Ferrat se fait plus rare, chaque nouvel album est un véritable événement et ses chansons sont commentées comme de véritables prises de position intellectuelle. Il affectionne les chansons qui font passer des messages forts tout en reposant sur un texte subtil et imagé au point díen devenir parfois allégorique.

Durant ces années-là Ferrat fustige les guerres coloniales dans Un air de liberté, attaquant nommément Jean d'Ormesson, éditorialiste au Figaro, et suscite encore la polémique.

Un an après l'accession de Valéry Giscard d'Estaing à la Présidence de la République, Ferrat, idole des Jeunesses Communistes, se moque avec férocité des jeunes militants du parti politique présidentiel, les Républicains Indépendants. Il est encore une fois en phase avec son temps, rappelant la proximité entre deux importants combats révolutionnaires†: la lutte sociale et la lutte féministe en plein essor.

Polygram rachète son catalogue à la fin des années 1970. Désireux de ne pas dépendre de la major, il entreprend de réenregistrer tous ses titres et sort une compilation de 11 volumes en 1980. Le nouvel album qu'il sort alors fait sensation et reflète le recul de plus en plus grand qu'il prend vis-à-vis de l'URSS, ainsi que sa dénonciation du stalinisme.

Ses passions:
 Les grands espaces (dont l'Ardèche)
* Les chevaux.

Discographie: Albums

 Nov. 1961†: Deux enfants au soleil (25 cm)
 Nov. 1962†: La Fête aux copains (25 cm)
 Déc. 1963†: Nuit et brouillard «†Nacht und nebel†» instaurée en 1941
par le décret de Wilhelm Keitel (25 cm)
 Déc. 1964†: Berceuse (25 cm)
 Déc. 1965†: Potemkine (30 cm)
 Déc. 1966†: Maria
 Déc. 1967†: À Santiago (ou Cuba si)
 Mars 1969†: Ma France (ou Au printemps de quoi rêvais-tu†?)
 Déc. 1969†: Camarade
 Fév. 1971†: Aimer à perdre la raison (ou La Commune)
 Nov. 1971†: Ferrat chante Aragon
 Mars 1972†: À moi l'Afrique
 Déc. 1975†: La femme est l'avenir de l'homme
 Déc. 1976†: Premières chansons - Nouvel enregistrement
 Avril 1979†: Les Instants volés (ou Enregistrement 1979)
*1980†: Une dizaine des premiers albums sont réenregistrés en 1979
et publiés en même temps en 1980
 Nov. 1980†: Ferrat 80
 Nov. 1985†: Je ne suis qu'un cri
 Nov. 1991†: Dans la jungle ou dans le zoo (ou Ferrat 91)
 Oct. 1994†: Ferrat 95 16 nouveaux poèmes d'Aragon
 Déc. 2002†: Ferrat en scène

Principaux 45 T EP:

 Sept. 1958†: Les Mercenaires
 Déc. 1960†: C'était Noël (sous le nom de Noël Frank)
 Déc. 1960†: Ma môme
 Déc. 1961†: Eh†! l'amour
 Déc. 1963†: Les Enfants terribles
 Mars 1965†: B.O.F. La Vieille Dame indigne (3 titres chantés)
Mai 1965†: B.O.F. Le Coup de grâce (1 seul morceau chanté†: Les beaux jours)
 Sept. 1972†: Mon palais

Principales compilations:

 1968†: 10 Grandes Chansons de Jean Ferrat
 1992†: Les Années Barclay : Best of Jean Ferrat
 1992†: Coffret Les Années Barclay (5 cd)
 1995†: Ses 24 premières chansons (rééd. 1998 Deux enfants au soleil), Magic records. Intégrale 1960-1962 sauf l'EP Noël Frank
 2000†: Coffret Ferrat 2000 (11 cd Temey, avec un livre des textes des chansons)
 2000†: Coffret long box C'est toujours la première fois (3 cd Barclay, 53 chansons)
 2001†: Ma France
 2003†: Jean Ferrat 1969-1970-1971-1972
 2003†: Coffret Jean Ferrat (6 cd Barclay, 130 chansons)
* 2007†: Jean Ferrat 1970-1971
 2008†: Les 50 plus belles chansons (3 cd Barclay)
 2009†: Les n° 1 de Jean Ferrat
 2009†: Best of 3 CD (57 chansons Barclay)

Alias Jean Ferrat
Nom Jean Tenenbaum
Naissance 26†décembre†1930, Vaucresson, France
Décès 13†mars†2010 (à 79 ans), à Aubenas, France
Profession(s) Parolier
Musicien, Chanteur, Genre(s) Variété, Poésie
Années†actives 1950-2010
Label(s) Decca (60-62), Barclay (63-76) puis Temey
Site Web jean-ferrat.com
 
 

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