M. 100,000 Volts
GILBERT BECAUD

Né le 24 octobre 1927-
Décédé le 18 décembre 2001

Gilbert Bécaud en photos

Dernier adieu de la rue au poète Gilbert Bécaud

PARIS (AP) - Pour saluer une dernière fois le fougueux poète dont ils fredonnaient les mélodies depuis un demi-siècle, ils étaient des centaines vendredi à ses obsèques en l'église de la Madeleine à Paris. Et plus d'un millier massés entre ce temple religieux et celui du music-hall, l'Olympia.
«Salut Gilbert Bécaud», pouvait-on lire en lettres rouges sur la façade de la célèbre salle du boulevard des Capucines.
Le chanteur, auteur et compositeur de quelque 400 chansons parmi lesquelles «Et maintenant», «L'important c'est la rose» et »Nathalie», s'était éteint mardi à son domicile, une péniche où il résidait à Boulogne, près de Paris. Emporté par un cancer du poumon à l'âge de 74 ans, François Gilbert Silly, alias Gilbert Bécaud, a été inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise, non loin d'Edith Piaf
et d'Yves Montand.
Dans son oraison funèbre, le père Bernard Molat du Jourdain, curé de la Madeleine,
a rendu hommage au «poète», à celui qui «chantait la vie». «Le choix des textes montre que Gilbert Bécaud, dans son face-à-face avec le Seigneur, a dû lui chanter des chansons»,
a dit le prêtre, glissant que le défunt était aussi «son copain».

Aux premiers rang, derrière sa femme Kitty et ses enfants, dont la jeune Noï, 15 ans, d'origine laotienne, on notait la présence des ministres Catherine Tasca (Culture) et Bernard Kouchner (Santé), mais aussi d'artistes tels que Charles Aznavour, Enrico Macias, Line Renaud et Roger Hanin.
Son ancien parolier Pierre Delanoë, la productrice de télévision Marité Carpentier et l'animateur
Guy Lux étaient eux aussi présents à la cérémonie religieuse.
L'église, pourtant vaste, s'est révélée trop petite pour accueillir la foule des admirateurs, certains de la première heure. »Je l'admirais depuis 1954», confiait Jean-Claude, cheveux blancs et oeil luisant. «Il est à jamais dans nos coeurs et sur la scène de l'Olympia», lançait Patricia, elle aussi au bord des larmes. «Ses chansons et sa cravate seront toujours à la mode!» Dehors, plusieurs centaines d'autres personnes ont attendu dans le froid la sortie du corps.
D'une grande sobriété, comme l'avait souhaité la famille, la cérémonie n'aura duré qu'une heure. Amis et admirateurs ont ensuite pu s'approcher pour bénir le cercueil, recouvert d'une étoffe violette et garni de fleurs jaunes et orange. En hommage à ce »talentueux ambassadeur», le président Jacques Chirac avait fait parvenir un bouquet.
Devant l'église, plusieurs autres chanteurs étaient venus saluer l'une des voix de notre temps. Julien Clerc, qui avait débuté en première partie de Bécaud, s'est félicité que «le flambeau se passe comme cela, que des gens de cette stature puissent raconter ce que eux ont connu à des gens plus jeunes.»
«Nous avons eu un parcours parallèle, sur la scène et aussi du point de vue de l'amitié. C'est une grande perte pour le music-hall, mais la vie continue», a noté Enrico Macias sur les marches de la Madeleine. Philippe Lavil évoquait pour sa part «un caractère de merde, mais un type terriblement énergique qui nous donnait vraiment envie d'avancer.»
Avant de rallier sa dernière demeure, la dépouille du chanteur a fait une halte symbolique d'une minute devant l'Olympia, où Gilbert Bécaud s'était produit plus de 30 fois au cours de sa carrière. Devant la salle des Coquatrix, où des registres de condoléances avaient été installés, des fans chantaient l'un de ses succès tristement d'actualité: «Quand il est mort le poète...»
(texte tiré de la revue Hi-Oh-Paris)


Biographie

Le "Monsieur 100.000 volts" de la chanson française, l'homme aux cravates à pois ! Star dès les années 50, Bécaud a su résister à toutes les modes jusqu'à sa disparition en 2001. Son nom reste attaché à l'Olympia, scène parisienne sur laquelle il est monté trente-trois fois.

 Gilbert Bécaud reste l'un de nos chanteurs les plus dynamiques. Pour lui, au début des années 50, on cassait déjà les fauteuils de l'Olympia, un Olympia mythique qui lui était si cher et sur la scène duquel le chanteur à la cravate à pois s'est produit 33 fois !
Jusqu'à sa mort, le 18 décembre 2001, dans sa péniche parisienne, il fut "l'un des ambassadeurs les plus talentueux de la chanson française", comme le célébra le Président Jacques Chirac.
Enfance méditerranéenne
François Gilbert Silly naît à Toulon, le 24 octobre 1927. Si le père de famille abandonne le foyer très tôt, François, son grand frère Jean et leur soeur Odette trouvent vite réconfort auprès de leur beau-père, Louis Bécaud, qu'ils ne cesseront de considérer comme leur vrai père.
Grâce à sa mère musicienne, François se lance brillamment dans la musique et intègre le conservatoire de Nice à l'âge de neuf ans. Il est alors un petit pianiste émérite.
En 1942, la famille déménage pour Paris, où François suit les cours d'un grand musicien, puis pour la Savoie où il prend part à la Résistance avec son frère Jean.
Paris
Retour à la capitale à la fin de la guerre. Le jeune François peut se consacrer à son art et se fait engager dans les cabarets parisiens. Il prend pour la circonstance le nom de son beau-père Bécaud et écrit ses premières chansons. Il n'a pas vingt ans.
Il rencontre celui qui deviendra son ami et son collaborateur, Pierre Delanoë. Mais c'est une autre rencontre qui va lancer François vers le chemin de la célébrité, celle de la Môme Piaf.
Piaf
En 1950, François rencontre un certain Jacques Pills, compositeur de talent, et futur mari d'Edith Piaf. Ensemble, ils embarquent pour les Etats-Unis et écrivent pour Piaf Je t'ai dans la peau. Ce titre plaît tout de suite à la chanteuse et elle l'intègre à son tour de chant.
C'est le premier succès de François. Devenu régisseur d'Edith, il rentre définitivement dans la chanson: il devient Gilbert Bécaud (Gilbert est son second prénom) et adopte sa fameuse cravate à pois.
Sentimentalement, c'est aussi le temps des grandes résolutions. Il épouse Monique Nicolas en 1952. Leur premier fils, Gaya, naît le 2 février 1953, le jour même où Gilbert enregistre son premier disque Mes mains/Les croix.
L'Olympia
S'il passe une première fois sur la scène de l'Olympia en 1953, en vedette américaine, c'est l'année suivante qu'il "explose" tout.
En février 1954, en première partie de Lucienne Delyle, des milliers de jeunes cassent les fauteuils du célèbre music-hall devant tant de dynamisme, de vitalité et de talent. Monsieur 100 000 Volts est né !
Dès 1955, avec des titres comme Je t'appartiens, Les marchés de Provence, ou Viens danser, il enchaîne les tournées à l'étranger, asseyant sa réputation de grand chanteur, des Etats-Unis au Maghreb, en passant par toute l'Europe.
Son jeu au piano laisse sans voix, rappelant celui, saccadé et magnifique, du grand Jerry Lee Lewis. Son second fils Philippe voit le jour en 1957. L'année suivante, Gilbert perd son véritable père et son second père, Louis Bécaud.
Et maintenant...

1961
est l'année du plus grand tube de Bécaud, Et maintenant, repris plus de 150 fois dans de nombreuses langues.
Star internationale, Gilbert se lance dans une autre aventure: un opéra. Il s'appelle l'Opéra Aran, mais n'a pas le succès attendu par son auteur, fortement assimilé à la variété.
Les années Yé-yé n'enterrent pas le grand chanteur de Nathalie ou des Dimanches à Orly. Il reste une valeur sûre de la chanson française et voyage beaucoup: Japon, Russie, Amérique du Nord et du Sud, ... .

1964,
c'est l'année de "Nathalie", titre phare de son répertoire et qui atteint en quelques mois des scores de ventes exceptionnels. Gilbert Bécaud l'interprète à l'Olympia pour son dixième passage sur la scène du boulevard des Capucines. Puis, "l'Opéra d'Aran" part en tournée à travers la France et l'Europe. L'année suivante, Bécaud repart en tournée à travers la France, puis s'envole pour l'URSS le 24 avril. De 65, on retient "Quand il est mort le poète" et "Tu le regretteras", chanson dédiée au Général de Gaulle, et qui fit couler un peu d'encre en cette année d'élections présidentielles. D'ailleurs, Gilbert Bécaud choisira de ne jamais chanter cette chanson sur scène.
Après six semaines de tournée en Allemagne début 66, Gilbert Bécaud donne un concert en direct à la télévision américaine le 22 avril, avant de s'envoler pour l'Amérique du Sud. Le 8 octobre, il remonte son opéra en Belgique avant d'en effectuer un nouvel enregistrement plus moderne et dans lequel, il s'attribue pour la première fois un rôle.

En 1966, naît son troisième enfant, Anne.

Années 1970
Durant les années 70, Bécaud enregistre de nombreux succès, tourne pour le cinéma sous la réalisation de Lelouch, et participe à de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques.
Ses passages à l'Olympia sont un événement. Ses disques se vendent comme des petits pains. Mais ce rythme de vie effréné fatigue beaucoup le chanteur. Son tabagisme devient un handicap pour sa voix et sa santé.
Côté coeur, après s'être séparé de Monique, il a une fille, Jennifer, avec Janet Woollacoot, puis une autre, Emily avec une jeune américaine, Kitty, en 1972. Afin de "loger" sa nombreuse famille, il achète une propriété dans le Poitou, qui, jusqu'à sa mort, restera, avec sa péniche parisienne et sa maison corse, son principal pied-à-terre. Un havre de paix dans lequel le chanteur se ressource.

Décoré de la Légion d'Honneur sur la scène de l'Olympia

Comme en 1960, sa cantate de Noël est diffusée à la télévision en mondiovision le 24 décembre 73. Trois semaines plus tard, le 14 janvier 1974, Gilbert Bécaud est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur. La cérémonie a lieu - fait exceptionnel - sur la scène de l'Olympia et la décoration lui est remise par Louis Amade lui-même, compositeur mais aussi préfet.

1974 et 1975 se déroulent sur fond de tournées internationales. En 1976, il commence à collaborer avec un autre jeune auteur, Pierre Grosz ("Mais où sont-ils les jours heureux ?").

Toujours en 76, Gilbert Bécaud épouse une jeune américaine, Kitty St John, dont il a eu une fille, Emily, en 1972. Il a maintenant 5 enfants : Gaya, Philippe, Anne, Emily et Jennifer, née à la fin des années 60 et fille de Janet Woollacoot. A cette époque, il acquiert en outre une immense ferme dans le Poitou qui représente un des ports d'attache de sa famille très unie.

Une fois encore, Gilbert Bécaud occupe le devant de la scène pour le réveillon de Noël puisque le 24 décembre 76, il chante "La première cathédrale" en direct du parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris, titre écrit avec un autre jeune auteur, Franck Thomas.

L'année 77 est dominée par la création de "L'indifférence", co-signée par Maurice Vidalin. Le titre reçoit l'Oscar de la meilleure chanson française. Puis, en cette veille des années 80, Gilbert Bécaud prend du recul et se fait plus rare.

Si 1979 fut une année silencieuse, 1980 démarre en trombe avec un nouvel album en tout début d'année. Puis les tournées reprennent aussi vite, avant un nouvel Olympia à l'automne pendant cinq semaines. Du Japon au Canada, Gilbert Bécaud est accueilli partout à bras ouverts. Il reçoit la médaille d'or de la SACEM en 82, pour l'ensemble de sa carrière, et crée cette année-là, "Désirée" qui sera son tube des années 80.

A partir du 30 septembre 83, Bécaud entame un nouvel Olympia et en profite pour célébrer ses trente ans de carrière. Le titre "Mustapha Dupont" domine sa production 84 par son sujet très sensible dans la France des années 80, l'immigration.

1980
Outre d'autres grands succès (L'indifférence, Désirée, ...), qu'il écrit généralement avec ses amis de toujours, Pierre Delanoë et Louis Amade, Gilbert renoue avec la comédie musicale en 1986 aux Etats-Unis.

  Création de "Madame Roza" aux Etats-Unis

C'est en 1986 que se passe un nouvel événement important pour Gilbert Bécaud : la création mondiale de sa nouvelle comédie musicale "Madame Roza". Inspirée du roman de Emile Ajar (alias Romain Gary), ce spectacle est terminé depuis 83, mais de nombreuses difficultés ont obligé Bécaud à attendre trois ans avant de voir enfin sa nouvelle création sur une scène. C'est aux Etats Unis que le spectacle est créé. D'abord à Baltimore, puis à Los Angeles avant d'arriver enfin à Broadway le 1er octobre 1987. Le succès est au rendez-vous, mais la pièce devra attendre des années avant d'être jouée à Paris.

En 1988, pour son vingt-deuxième Olympia, Gilbert Bécaud met au point deux séries de concerts, le spectacle rouge et le spectacle bleu, qu'il donne en alternance. A chaque soirée correspond un répertoire différent d'une trentaine de titres. Cette année-là, Gilbert Bécaud quitte sa maison de disques EMI pour intégrer BMG qui rachète la quasi-totalité de son répertoire. C'est donc chez BMG, sous le label Ariola, qu'il publie un nouvel album en 1989, "Fais-moi signe". Outre des textes de Pierre Delanoë et de Louis Amade, Bécaud est aussi entouré de Claude Lemesle ("Quand la musique s'arrête") et de Didier Barbelivien ("Après toi c'est la mer").

En 1991, la mère de Gilbert Bécaud, Mamico, disparaît à l'âge de 100 ans. Cette année-là, le chanteur donne deux cent quarante-neuf concerts à travers le monde, dont à l'Olympia où il s'installe du 1er au 20 octobre, mais il déclare qu'il abandonne la scène. Après la mort de sa mère, puis d'Yves Montand en novembre, Gilbert Bécaud connaît un léger découragement.

1990:
Au début des années 1990, Gilbert s'affaiblit. L'âge tout d'abord, puis les décès de sa mère et d'Yves Montand en 1991, le découragent.
La vie s'assombrit pour le chanteur aux presque quarante ans de carrière. Il s'installe alors sur sa péniche près de Paris pour se reposer. Il en profite pour écrire l'un de ses derniers albums: Ensemble. De plus, avec sa femme, ils adoptent une petite laotienne en 1992, nommée Noï.

1992:  Le disque d'une vie

Pourtant, dès 92, il retrouve le chemin des studios et enregistre une troisième version de son opéra réalisée par son fils, Gaya. En outre, il écrit avec Pierre Delanoë un nouvel album qui, en seize titres, résume la vie du chanteur. Enregistré aux Etats-Unis sous l'égide du producteur Mick Lanaro, "Une vie comme un roman" sort le 2 février 1993, quelques mois après la disparition d'un de ses auteurs fétiches et amis proches, Louis Amade. Du 2 au 24 octobre, Gilbert Bécaud retrouve son public sur la scène du Palais des Congrès.

De 1992 à 1996, Gilbert Bécaud prend du temps pour se remettre en forme. Le tabac est encore un problème et c'est entre la Corse, le Poitou et la péniche sur laquelle le couple s'est installé en 92 à Paris, que le chanteur se repose. Cela ne l'empêche pas de travailler avec ses auteurs, Delanoë, Claude Lemesle, Pierre Grosz, Franck Thomas ou Jean-Michel Bériat. De plus, on commence à reparler de la comédie musicale "Madame Roza" qui pourrait bien être enfin montée en France. La chanteuse Annie Cordy est pressentie pour le rôle vedette. En 1996, l'auteur dramatique, Didier van Cauwelaert commence à travailler sur une adaptation qui serait mise en scène par Jérôme Savary.

Le 15 novembre 1996 sort l'album "Ensemble" écrit au cours de ces années sabbatiques, avec en outre un titre de Louis Amade.

1997 est l'année de ses 70 ans. Cet anniversaire est célébré lors de son trentième Olympia du 13 au 23 novembre, Olympia d'autant plus exceptionnel puisque Gilbert Bécaud en fait la réouverture après la destruction puis la reconstruction de la célèbre salle. Suite à cette série de récitals, le chanteur repart en tournée à travers la France et le monde, dont le Japon en janvier 98.

Au mois d'octobre 98, la saison lyrique du Grand Théâtre de Tours s'ouvre sur l'Opéra d'Aran, de retour sur une scène française. Ce spectacle, qui se passe en Irlande, rassemble 11 rôles principaux, 40 choristes et une cinquantaine de musiciens. Avant de revenir en France, il avait été présenté dans de nombreux pays d'Europe.

 
  Tableau d'honneur

Sûrement pas décidé à prendre sa retraite, Bécaud sort un nouvel album intitulé "Faut faire avec." en 99. Il est réalisé par Alain Manoukian l'ex-mentor de Liane Foly et dirigé par Jean Mareska qui a travaillé avec Jean-Jacques Goldman. Le disque est très acoustique et enregistré avec une petite formation. Quant aux textes, Pierre Delanoë signe six d'entre eux dont un impressionnant "Dieu est mort", Didier Barbelivien, deux. Accompagné de sa fille Emily, Bécaud interprète une chanson écrite par Luc Plamondon "la Fille au tableau". Avec cet album, le chanteur essaie de faire un disque qui n'est pas tourné vers le passé, un disque d'aujourd'hui.

En novembre 99, Gilbert Bécaud retrouve l'Olympia pour un 33ème lever de rideau sur sa scène fétiche. Malade, atteint d'un cancer, il a cependant l'énergie de donner des récitals enlevés et fort réussis. Le public le soutient et l'encourage. Le tout dernier concert de sa carrière a lieu en Suisse à Fribourg le 15 juillet 2000. Un an plus tard, il enregistre un ultime album avant de décéder le 18 décembre 2001, chez lui, sur sa péniche nommée Aran, près de Paris. Toute la profession lui rend hommage le vendredi 21 décembre lors de ses obsèques en l'église de La Madeleine à Paris.

Son dernier album, sans titre, sort le 19 mars 2002. Son fils Gaya a sélectionné parmi une trentaine de chansons enregistrées, onze d'entre elles sur les thèmes de la mort et de Dieu. Un de ces titres est un duo avec Serge Lama "le Train d'amour". Sur ce disque, on trouve aussi deux extraits de la comédie musicale "Madame Roza", interprétés par Annie Cordy.

Pendant 50 ans, Gilbert Bécaud a enflammé les scènes du monde entier et réunit un public de tous âges. Brillant compositeur, artiste généreux, et interprète hors pair, il appartient désormais au patrimoine de la chanson française. 

 

Cancer 

Le cancer s'est déclaré au début des années 90. Après s'en être sorti une première fois, la rechute est difficile à vivre. Le titre de son album sorti en 1999 y fera d'ailleurs référence: Faut faire avec..., avec la maladie, avec la vieillesse, avec le temps qui emporte ses meilleurs amis et les plus grands chanteurs du 20e siècle (Trenet, Gainsbourg, Ferré, Barbara, ...).
Malade, affaibli, Gilbert Bécaud trouve cependant la force d'enregistrer Le Cap, un disque qu'il n'aura pas le temps de voir publier. Il meurt le 18 décembre 2001, d'un cancer du poumon, sur sa péniche parisienne, et est enterré au Père Lachaise, près de ses "pairs", Piaf et Montand.
Le tout Paris lui rend un dernier hommage le 21 décembre, à l'église de la Madeleine, dans un Paris en larmes qu'il aimait tant.
Il laisse l'image d'un jeune homme électrique, toujours en mouvement, exemple d'une chanson française sans frontières. Sa cravate à pois, ses quelques 400 chansons et sa main sur l'oreille lors de ses concerts restent à jamais dans nos coeurs.

Discographie:

GILBERT BECAUD Album  - 2002  EMI France  (réf. 7243 5388962 3)  
 
FAUT FAIRE AVEC...Album  - 1999  Odeon records  (réf. 7243 5 20351 2 0)  
 
OLYMPIA 97: Live  - 1997  BMG RCA  (réf. 743215 29542)  
 
BECOLYMPIA (LES MEILLEURS MOMENTS 1955-1983): Live  - 1997  EMI  (réf. 821 044 2)  
 
ENSEMBLE: Album  - 1996  BMG RCA  (réf. 7432141882)
 
ENCORE PLUS DE BECAUD: Compilation  - 1996  EMI  (réf. 837 588 2)
 
DES CHANSONS D'AMOUR: Compilation  - 1995  EMI  (réf. 834 132 2)  
 
UNE VIE COMME UN ROMAN: Album  - 1993  BMG RCA  (réf. 7432117382)   

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