Marie Trintignant
née le 21 janvier 1962
décédé le 1er août 2003
 
«Mes parents sont des gens que j'aimerais même s'ils n'étaient pas mes parents»
Marie Trintignant

Album photos:

Actrice française
Née le 21 Janvier 1962 à Paris (France)
Décédée le 1 Août 2003 à Neuilly-sur-Seine (France) (Oedème cérébral)

 Marie Trintignant est décédée à l'âge de 41 ans d'un oedème cérébral, vendredi 1er août à Paris, au
          lendemain de son rapatriement. «Il y a trop d'événements entre les coups et le décès pour conclure de manière irréfutable qu'elle est morte des coups portés», a-t-on précisé au parquet.
   Les secours lituaniens sont intervenus plusieurs heures après la dispute et l'actrice a subi au moins une
            intervention chirurgicale avant d'être rapatriée en France à la demande de sa famille.

Le 29 juillet 2003, une équipe médicale française pratique l’opération de la dernière chance à l’hôpital de Vilnius. Pour les médecins qui s’occupent d’elle, le pronostic vital est extrêmement réservé. Elle est rapatriée en France le 31 juillet 2003 en état de mort cérébrale, à la suite d'un œdème cérébral suivi d'un coma profond provoqué par les coups portés3. Une opération de la dernière chance est tentée par le neurochirurgien Stéphane Delajoux4, mais elle décède le lendemain, 1er août 2003, à Neuilly-sur-Seine.

Marie Trintignant a été inhumée au cimetière du Père Lachaise (45e division) le 6 août 2003, en présence d'une assistance vêtue de blanc comme l’avait demandé la famille, ont rapporté les journaux. Son cercueil a alors été recouvert de tournesols, sa fleur favorite. Le matin, un hommage avait réuni des proches au Théâtre Édouard VII pour des lectures de textes et chansons joués ou appréciés par Marie Trintignant.

Cantat incarcéré


De son côté Bertrand Cantat est placé en détention provisoire dès le 27 juillet. Totalement désespéré par son geste, il tente de se donner la mort en absorbant une grande quantité de médicaments. Après avoir subi un lavage d'estomac il est transféré de sa cellule à hôpital de la prison en raison d’inquiétudes sur son état de santé mentale.

Le 8 août 2003 il est inculpé de meurtre par le parquet de Vilnius. Le procureur général Antanas Klimavicius refuse l'extradition du chanteur vers la France. Le crime ayant été commis en Lituanie, il doit être jugé en Lituanie le 29 mars 2004 à huit ans d'emprisonnement pour « meurtre commis en cas d'intention indirecte indéterminée4 ». Le 28 septembre 2004, Bertrand Cantat est transféré à la prison de Muret, près de Toulouse3.

En 2007, pour bonne conduite, Bertrand Cantat bénéficie de plusieurs permissions de sorties très discrètes et dépose le 22 juillet une demande de libération conditionnelle à laquelle le parquet ne s'oppose pas. Le 15 octobre, celle-ci est accordée. Libéré après avoir purgé la moitié de sa peine, il s'engage à se soumettre à des mesures de contrôle judiciaire et d'assistance psychologique pendant un délai d'un an6 et à ne pas s'exprimer publiquement sur l'affaire Trintignant. La mère de la victime, Nadine Trintignant, s'est opposée à cette libération par l'envoi d'une longue lettre au juge d'application des peines, ainsi qu'au Figaro, dans laquelle elle déplore « un signal négatif » donné à l'opinion publique en matière de violences faites aux femmes.

Le 29 juillet 2010, son contrôle judiciaire prend fin, sa condamnation étant entièrement purgée.



  Affaire Trintignant: pas qu'une gifle et une chute
 Canoë d'après Le Monde.fr et Associated Press
Fin tragique pour Marie Trintignant. Depuis six jours dans un coma profond à la suite d'une violente
dispute avec son compagnon Bertrand Cantat.
     Le rapport d'autopsie remis à la juge Française en charge de l'affaire, Nathalie Turquey, révèle que
    Marie Trintignant a souffert de blessures beaucoup plus graves qu'une simple gifle ayant entraîné une
 chute.
   L'actrice a eu le nez cassé et des lésions au cerveau similaires à celle du syndrôme du «bébé secoué».
      En plus du nez cassé et des lésions cérébrales importantes, la dépouille de l'actrice comportait de
 nombreux traumatismes au visage.
 Toujours selon le rapport, les fractures des os du nez concordent avec un violent choc frontal, tel un coup
        de poing ou de tête.
  Les lésions cérébrales, particulièrement importantes aussi, incluaient une hémorragie des nerfs optiques.
   Ces lésions sont d'autant plus importantes que Marie Trintignant n'avait pas une constitution fragile —
1,66m pour 60kg (5'5'' et 132 lbs) selon le rapport d'autopsie.
    Les photos prises à l'hôpital de Vilnius ont également révélé que son visage était gravement tuméfié,
            incluant une arcade sourcillère ouverte, des hématomes sur tout le côté droit du visage.
    De nombreuses marques sur les bras et les mains sont concordantes avec une violente lutte
— elle se  serait donc défendue.
  Un extrait du rapport, dans Le Monde.fr, résume ainsi ses conclusions: «L'aspect d'ensemble évoque des
    lésions cérébrales dues à des secousses multiples et violentes, des traumatismes de la face par coups
                          directs, et des lésions, dans les bras, de prise et de défense»
  Outre les marques beaucoup plus importantes que ce qu'aurait suggéré la version de Bertrand Cantat, le
   rapport conclut également que l'absence d'une fracture du crâne contredit aussi la version du chanteur.
    La tête de l'actrice présentait bel et bien une ecchymose «compatible avec une lésion de chute» mais
   «sans plaie cutanée et sans fracture crânienne». Conclusion: Marie Trintignant est tombée, mais il est
                           très improbable que l'impact à la tête ait pu causer la mort.

Dans une entrevue réalisée en 1998, elle disait toujours trouver des excuses aux gens.
Marie était une femme sensible, aimante et simple.

Fille de Jean-Louis Trintignant et Nadine Trintignant.
Marie Trintignant a grandi sur les plateaux de cinéma, où elle apparaît avec son père dès l'âge de 4 ans dans Mon amour, mon amour, film réalisé par sa mère. Celle qui voulait plutôt se diriger vers une carrière de vétérinaire, continue pourtant dans le 7ème Art avec notamment Série noire en 1978.
Dotée, à ses débuts, d'une timidité maladive, elle décide de prendre des cours de théâtre. En 1988, Claude Chabrol, qui l'a connue enfant, lui propose de participer à Une affaire de femmes puis lui offre le rôle principal de Betty en 1992. Deux ans auparavant, elle avait déjà tenu le rôle titre de Nuit d'été en ville.
Habituée à incarner des personnages marginaux, notamment dans Cible emouvante, Les Marmottes, Les Apprentis, où elle joue aux côtés de son mari François Cluzet, ou encore Comme elle respire, elle confie au Nouvel Observateur : "J'aime les monstres, défendre des personnages indéfendables." Pourtant, elle se diversifie en 2000, avec un film d'horreur (Promenons-nous dans les bois), un film d'aventure (Le Prince du Pacifique) ou encore un rôle de journaliste de guerre dans Harrison's Flowers. En outre, elle prête son timbre de voix si particulier au personnage de la Comtesse Seminova dans le long-métrage d'animation Corto Maltese, la cour secrète des arcanes.

 Enfant, elle jouait dans les films de sa mère, mais ces tournages lui apparaissait plutôt comme une
     récréation. L'actrice a souffert parce que ce métier est dur; "maintenant je vais très bien, je suis
   heureuse" dit-elle. Elle parle de la fragilité des acteurs qui doivent se mettrent à nu pour entrer dans
  leur rôle; elle parle du plaisir qu'elle a de jouer sous la direction de nouveaux réalisateurs qui, la plupart
       de temps, portent leur premier film à l'inérieur d'eux- mêmes depuis des années; elle parle des
         réalisateurs avec qui elle a aimé travailler; elle affirme aussi sa fascination pour le théatre.
   À la lumière des derniers évènements, certaines de ses déclarations pourraient donner à penser qu'elle
 connaissait l'avenir. Elle déclare: "Quand on joue quelqu'un, même la pire des saloperies, même le pire des
   assassins, il faut le comprendre, lui trouver des excuses, l'aimer. Autrement, on ne peut pas le jouer.
   Nous on défend son personnage[...[. Moi je trouve toujours des excuses aux gens quand ils se conduisent
  assez mal. C'est à cause ce ça...Ce n'est pas leur faute. Puis, les gens qui ont le mal de vivre, ils sont
 souvent attachants, hypersensibles.
 Marie Trintignant parle aussi du droit à la différence: "J'aime déffendre les gens qu'on juge hors norme."

  "Les enfants avant le métier"

Marie Trintignant a donné naissance à quatre garçons, de quatre pères différents :

Roman, né en 1986, avec le batteur du groupe Téléphone Richard Kolinka ;
Paul, né en 1993, avec l'acteur François Cluzet ;
Léon, né en 1996, avec Mathias Othnin-Girard ;
Jules, né en 1998, avec le réalisateur metteur en scène Samuel Benchetrit.



     Ce qui nous frappe dans l'entrevue diffusée par Télé-Québec, c'est l'amour inconditionnel que Marie
  Trintignant porte à ses enfants
( mere de quatre enfants ,Roman, 17 ans, est le fils de Richard Kolinka, ancien du groupe Téléphone. Paul, 15 ans, est celui du comédien François Cluzet. Samuel Benchetrit, metteur en scène, est le père des deux derniers, Léon (7 ans) et Jules (5 ans). )  qui viennent de perdre
  leur maman, comme dans le film arrache-coeur Ponette, dans lequel elle interprétaitjustement la mère).
  Marie Trintignant se livre:"Moi, j'ai plutôt choisi la vie de mes enfants qu'une carriere. Parce que je ne
   veut pas aller tourner 3 mois en Italieet les laisser pendant trois mois. Et je ne veut pas non plus leur
                          imposer ma vie et les trimballer. C'est une question de choix".
  Quand on demande à l'actrice comment elle voit la mort, c'est à ses enfants qu'elle pense: "J'ai peur de
        la mort, amis de la mort des autres, Pas de la mienne. De ma mort par rapport aux enfants".
   Et elle y va de cette déclaration: "Quand on est une mère ou un père, mais davantage une mère, parce
   qu'on est plus responsable-on est comme une espèce de sauvegarde animale-, on est très obsédé par la
    mort. Je n'ai pas le droit de mourrir, parce que les enfants ont besoin de moi. Jusqu'au moment où il
     n'aurront plus besoin de moi, c'est-à-dire vers l'âge de 40-50 ans."
     Maintenant, l'actrice est décédée. Qu'arrivera-t-il à celui à qui elle aurait sans doute trouvé des
                     excuses? L'enquête n'est pas terminée. Quarrivera-t-il à ses enfants?
  (article tirée du magazine 7 Jours par Marthe Martel)
 Le réalisateur Samuel Benchetrit, est le père des deux plus jeunes enfants
 François Cluzet est le père du premier fils de l'actrice.
 L'actrice et sa mère travaillaient ensemble lorsque le drame est arrivé.

Filmographie:
Films et Séries TV
2003 Les Marins perdus de Claire Devers 
2003 Le Beau sexe de Yvon Marciano
Ce qu'ils imaginent (2002), de Anne Théron  Juliette 
2002 Total Kheops  Alain Bévérini
2002 Petites misères  de Philippe Boon 
Janis et John (2002), de Samuel Benchetrit  Brigitte Sterni
2001 Una Lunga lunga lunga notte d'amore Une longue, longue, longue nuit d'amour ) 
Les Marins perdus (2001), de Claire Devers  Mariette
Corto Maltese, la cour secrète des arcanes (2001), de Pascal Morelli
Voix de la Duchesse et de Bouche Dorée
Total Khéops (2001), de Alain Bévérini  Lole, Lole à vingt ans
Petites misères (2001), de Philippe Boon  Nicole
2000 Les lancs
Harrison's Flowers (2000), de Elie Chouraqui  Cathy
Le Prince du Pacifique (2000), de Alain Corneau  Moeata
Promenons-nous dans les bois (2000), de Lionel Delplanque  La mère
Comme elle respire (1997), de Pierre Salvadori  Jeanne
La Famille Sapajou (TV) (1997), de Elisabeth Rappeneau  Marianne
Le Cousin (1996), de Alain Corneau  le juge Lambert
Portraits chinois (1996), de Martine Dugowson  Nina
Les Démons de Jésus (1996), de Bernie Bonvoisin  Levrette
Ponette (1996), de Jacques Doillon
Ce film est projeté dans 1 salle(s)  La mère
Le Cri de la soie (1996), de Yvon Marciano  Marie Benjamin
Des nouvelles du bon Dieu (1995), de Didier Le Pêcheur  Evangile
Les Apprentis (1995), de Pierre Salvadori  Lorette
Fugueuses (1995), de Nadine Trintignant  Marina
Les Marmottes (1993), de Elie Chouraqui  Lucie
Cible émouvante (1993), de Pierre Salvadori  Renée Dandrieux
Betty (1992), de Claude Chabrol  Betty Etamble
L'Instinct de l'ange (1992), de Richard Dembo
Contre l'oubli (1991), de Patrice Chéreau  Elle-même
Alberto Express (1990), de Arthur Joffé  Clara
Nuit d'été en ville (1990), de Michel Deville  Elle
Marat (TV) (1989), de Maroun Bagdadi  Charlotte Corday
Les Amants du Pont-Neuf (1988), de Leos Carax  Voix off
Une affaire de femmes (1988), de Claude Chabrol  Lulu
La Maison de Jeanne (1987), de Magali Clement  Jeanne
Noyade interdite (1987), de Pierre Granier-Deferre  Isabelle
L'Eté prochain (1985), de Nadine Trintignant  Sidonie
Eaux profondes (1981), de Michel Deville
Un matin rouge (1981), de Jean-Jacques Aublanc  Marie
Série noire (1978), de Alain Corneau  Mona
Défense de savoir (1973), de Nadine Trintignant  La petite fille
Ca n'arrive qu'aux autres (1971), de Nadine Trintignant
Mon amour, mon amour (1967), de Nadine Trintignant

Elle a été nominée 5 fois aux Césars:
1999 Comme elle respire (meilleure actrice)
1998 Le cousin (meilleur second rôle féminin)
1997 Le cri de la soie (meilleure actrice)
1994 Les Marmottes (meilleur second rôle féminin)
1989 Une affaire de femmes (meilleur second rôle féminin)
 
2000 Membre du jury au festival de Deauville
2001 Marie Trintignant et son pére Jean louis Trintignant complicité sur les planches "CONVERSATION SUR UN QUAI DE GARE" De Samuel Benchetrit Théâtre Hébertot   
 
"Journal du Dimanche".
Mercredi 6 aout le dernier adieu à Marie Trintignant a réuni mercredi à Paris un millier d'anonymes au Père-Lachaise après une émouvante veillée au théâtre Edouard VII.
Jean-Jacques Aillagon, Le ministre de la Culture a souligné devant le cercueil blanc de l'actrice, que sa disparition "souligne la force et la nécessité du combat pour l'avènement complet de l'égalité entre hommes et femmes".
Jean-Louis Trintignant, La voix brisée par l'émotion et les sanglots,a lu ensuite l'un des messages de sympathie reçus depuis le drame
Jacques Higelin,a dit On est heureux d'être ensemble,la vie c'est vachement important, après il est trop tard. Marie méritait la vie, c'est pour ça qu'on est en colère.
Lambert Wilson a dit un poème de Ronsard, tiré des "Amours de Marie", autre jeune femme arrachée trop tôt à l'amour des siens..
Jorge Semprun a dit sur la scène : "Notre colère s'apaisera dans la sérénité de notre âme et les larmes de nos yeux".
200 invités, dont Catherine Deneuve, Patrice Chéreau, Claude Lelouch et Marie-José Nat, ont repris en choeur "La complainte de la butte".aussi present Lionel Jospin ,
Au Père-Lachaise, des militantes du réseau "Encore féministes!", en guerre "contre la violence machiste", arboraient un ruban blanc, symbole de leur combat.


Jean-Louis Trintignant La mort de Marie fut la plus grande souffrance de ma vie. Il était impossible d'imaginer un jour sans entendre sa voix, sans voir son sourire. Rien au monde n'aurait pu m'atteindre davantage. Pendant deux mois, je suis resté prostré. Un mort-vivant, incapable du moindre mouvement. Deux mois pratiquement sans ouvrir la bouche, sans émettre le moindre jugement. La vie autour de moi passait sans que je m'en aperçoive. Au bout de ce long temps, j'ai décidé de vivre. De revivre. La poésie est venue à mon secours. Déjà, avec Marie, nous avions travaillé Apollinaire. Il me fallait suivre ce chemin. La poésie est devenue plus importante qu'elle ne l'était auparavant. Elle fut pour moi un refuge qui représentait une vie différente.

2012:

LE GRAND COMÉDIEN SE CONFIE. A 81 ans, dans un livre d'entretiens avec André Asséo, Jean-Louis Trintignant parle de son retour au cinéma

avec Michael Haneke, de la poésie et de la mort de sa fille Marie

La pudeur a toujours été son métier. Et pourtant, il a tenu les plus belles femmes dans ses bras, de Brigitte Bardot à Romy Schneider. Il a tourné avec Rohmer, Bertolucci, Vadim, Robbe-Grillet, Patrice Chéreau ou Jacques Audiard, en s'offrant le luxe de dire non merci à Coppola et Spielberg du temps où ils étaient encore de grands cinéastes. Il a joué Hamlet avec une jambe dans le plâtre, et décroché le prix d'interprétation à Cannes, en 1969, pour son rôle dans «Z», de Costa-Gavras.

La «timidité» a toujours été son «principal défaut», dit-il. Mais face aux questions de son ami André Asséo, Jean-Louis Trintignant ne s'est pas dérobé: ce passionné de Shakespeare, de course automobile et d'huile d'olive est longuement revenu sur son impressionnante carrière, ses racines provençales, ou les spectacles qu'il a eu le bonheur de monter avec sa fille Marie.

C'était en 2002, juste avant la tragédie de Vilnius d'août 2003. Un premier livre était alors sorti. Et puis dix ans plus tard, Asséo est revenu «du côté d'Uzès», où vit Trintignant, pour reprendre et compléter cette conversation inachevée. Le résultat est un post-scriptum inédit, une leçon de dignité où le grand comédien se confie, comme il ne l'a jamais fait, sur la douleur qui le mine et la manière dont la poésie l'a sauvé


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