

Sa
Majesté la Reine Mère
(Lady
Elizabeth Bowes-Lyon)
née
le 4 août 1900 et
décédé
le 30 mars 2002 à l'âge de 101 ans
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Mariage
au duc d'York (plus tard le roi Georges VI) : 26 avril 1923
Née
avec le siècle le 4 août 1900, Elizabeth Bowes-Lyon est issue
d'une vieille famille écossaise, descendant de Macbeth, roi d'Ecosse
du 11ème siècle. Fille du comte de Strathmore et Kinghorne,
elle est élevée au château de Gladis. Quand celui-ci
est transformé en hôpital pendant la Première guerre
mondiale, la jeune fille est chargée de veiller au bien-être
des blessés.
En 1923, elle épouse en l'abbaye de Westminster le timide et réservé Albert, duc d'York, futur George VI, dont elle aura deux filles : Elizabeth, née en 1926, actuelle reine d'Angleterre, et Margaret, née en 1930. A l'époque, elle ne pouvait savoir que son mari deviendrait roi. Ses goûts simples, sa vivacité et son charme apportent une bouffée d'air frais dans une famille royale très guindée et la presse la surnomme "la duchesse souriante".
(SES DEUX FILLES)
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A Londres pendant la guerre
En décembre 1936, c'est le traumatisme national causé par l'abdication d'Edouard VIII, contraint de renoncer à la couronne pour épouser une divorcée, Wallis Simpson. Le duc et la duchesse d'York accèdent au trône le 11 décembre 1936 et leur couronnement a lieu le 12 mai suivant. A la veille de la Seconde guerre mondiale, les souverains effectuent deux visites d'Etat en France, en juillet 1938 et en mai-juin 1939. La reine, qui parle couramment français depuis l'âge de dix ans, séduit encore la presse et un journaliste américain note alors : "le voyage du roi a été le triomphe de la reine".
Mais c'est pendant le "blitz" de Londres durant l'été 1940, quand les bombardiers allemands pilonnent la ville, qu'Elizabeth gagne définitivement le coeur et l'admiration de ses sujets. Elle refuse de s'exiler au Canada, comme on l'en presse : "mes enfants ne partent pas sans moi, je ne pars pas sans le roi et le roi ne partira jamais". Quand Buckingham Palace est bombardé, elle a ce mot : "maintenant, je peux regarder les gens de l'East End dans les yeux". Ce quartier, l'est de Londres, avait été été victime de bombardements quelques jours plus tôt, causant de nombreux morts.
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Egratignée
Devenue
veuve en 1952, à 51 ans, elle reste une proche conseillère
de sa fille Elizabeth, avec laquelle elle partagera sa passion des chevaux
et des chiens dans des conversations téléphoniques quotidiennes.
Six fois arrière-grand mère, elle conservera jusqu'au bout
un calendrier officiel très chargé, centré notamment
sur ses nombreuses activités caritatives, où elle apparaissait
immuablement souriante, vêtue de ses éternelles tenues pastel
et de chapeaux à voilette assortis. Les célébrations
de son centenaire, en août 2000, avaient permis de mesurer la popularité
de Queen Mum, qui au fil des ans semblait être devenue l'ultime symbole
d'une certaine idée de la monarchie héritée de la
splendeur victorienne, stable et prestigieuse, à défaut d'être
moderne.
Sur
la fin de sa vie, l'image de la "grand-mère préférée
des Britanniques" a été écornée par des documentaires
dressant le portrait d'une femme de pouvoir, très à droite
et plutôt égoïste. Ses affinités avec le premier
ministre Neville Chamberlain, partisan d'une politique d'apaisement avec
Hitler, ont notamment été pointées par plusieurs historiens.
La presse lui prêtait également un goût certain pour
le gin, un train de vie dispendieux et une ferme opposition à toute
modernisation de la monarchie.
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LONDRES (AP) - Sous le regard de centaines d'admirateurs et de curieux silencieux, le cercueil de la reine mère Elizabeth a quitté mardi le château de Windsor pour gagner le palais St James de Londres où le corps reposera jusqu'à son transfert vendredi à Westminster.
Le cercueil, recouvert de l'étendard personnel de la reine mère et d'une couronne de camélias roses, a parcouru les 40 kilomètres du trajet dans un corbillard noir escorté par des motards de la police. Les serviteurs de la Queen Mum accompagnaient le corps.
A son arrivée au palais St James, le cercueil a été placé dans la Chapelle de la Reine, une élegante chapelle du 17e siècle de style palladien.
De petits groupes de curieux se tenaient le long du parcours entre Windsor et Londres. Dans la capitale, des centaines d'admirateurs étaient massés le long du Mall, un large boulevard, tandis que d'autres étaient rassemblés devant les portes du palais de Buckingham. Au passage de la procession, certains inclinaient la tête et d'autres applaudissaient.
La reine Elizabeth II d'Angleterre, elle, est restée mardi au château de Windsor où elle a fait une promenade dans le Grand Parc de Windsor avec sa fille, la princesse Anne.
Dans les prochains jours, les membres de la famille royale doivent venir s'incliner au palais St James devant la dépouille de la reine mère, décédée samedi à Windsor à l'âge de 101 ans. Puis, vendredi, lors d'une procession solennelle, le cercueil traversera la capitale pour être transférée dans le Hall de Westminster, situé dans les édifices du Parlement, où le corps sera exposé au public jusqu'aux funérailles fixées au mardi 9 avril.
Le ministère britannique de la Défense a annoncé mardi que 1.700 militaires de l'Armée de terre, de la Marine et de la Royal Air Force prendraient part à la procession funèbre. Le cercueil sera posé sur un affût de canon des Troupes montées royales. AP
Ce
lundi de Pâques marquait le début de la période de
deuil officiel de la Reine-mère Elizabeth, décédée
samedi après-midi à l'âge de 101 ans. Ce deuil ne prendra
fin que le 9 avril prochain, date des funérailles.
Des
milliers de Britanniques se sont rassemblés sur les routes mardi
pour assister au retour dans la capitale du cercueil de la reine-mère,
visible en public pour la première fois depuis sa mort samedi, lors
d'une cérémonie sobre mais empreinte de dignité...
Son
Altesse Royale
la
princesse Margaret,
comtesse
de Snowdon
1930-2002
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Son
Altesse Royale
la
princesse Margaret,
Comtesse
de Snowdon
Naissance
: 21 août 1930
Mariage
à Anthony Armstrong-Jones (plus tard comte de Snowdon) : 6 mai 1960
Divorce
: 5 juillet 1978
Décès
: 9 février 2002
Enfants
: Le vicomte Linley
Naissance
: 3 novembre 1961
Mariage
à l'honorable Serena Stanhope : 8 octobre 1993
et
Lady
Sarah Armstrong-Jones
Naissance
: 1 mai 1964
Mariage
à Daniel Chatto : 14 juillet 1994
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Enfance
La
princesse Margaret est née le 21 août 1930 au château
de Glamis, en Écosse, la demeure ancestrale de son grand-père
maternel, le comte de Strathmore.
Elle
est la seconde fille d'Albert, duc d'York (futur roi George VI) et d'Elizabeth,
duchesse d'York née Elizabeth Bowes-Lyon, dite The Queen-Mum.
Elle
est baptisée dans la chapelle privée du palais de Buckingham
et a pour parrain son oncle le prince de Galles, futur Édouard VIII
et pour marraine la princesse Ingrid de Suède, reine du Danemark
quelques années plus tard.
En
1936, son oncle Edward VIII abdique et le père de Margaret devient
roi. Durant toute son enfance, elle est éduquée avec sa sœur
par des précepteurs. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle reste
au château de Windsor en dépit des nombreux bombardements
à Londres et dans sa banlieue.
En
1952, son père décède et Margaret devient la sœur
de la nouvelle Élisabeth II.
Amour
et raison d'État
En
1953, sa sœur Élisabeth II est couronnée. C'est à
cette époque que la princesse Margaret fait la connaissance du capitaine
Peter Townsend. Quoique roturier, l'homme est officier à la RAF,
et écuyer de l'ancien roi Georges VI et de la reine Élisabeth
II. Il est donc admis à Buckingham Palace et dans le cercle de la
famille royale. Cependant, il est divorcé et père de famille,
ce qui rend tout projet de mariage impossible avec la princesse Margaret :
la religion anglicane, religion d'État ne permet pas le mariage
d'une personne divorcée.
Pour
se marier avec le capitaine, la princesse Margaret aurait dû, conformément
aux règles de la cour, attendre d'avoir 25 ans, et de renoncer à
son titre royal, et à sa liste civile.
Au
bout de plusieurs années de romance reprise par les journaux de
l'époque, Margaret annonce publiquement sa rupture avec Peter en
raison de "ses devoirs envers son pays".
Mariage
Margaret
devient une figure de la jet-set londonienne et la cible des paparazzi
de l'époque, en raison de son physique avantageux et de ses fréquentations
inhabituelles pour un membre de la famille royale. Après plusieurs
aventures, notamment avec John Turner qui devient par la suite premier
ministre canadien, elle épouse le 6 mai 1960 Antony Armstrong-Jones,
photographe de métier, anobli et titré à cette occasion
comte de Snowdon et vicomte Linley. Ce mariage est considéré
comme le premier mariage moderne de la famille royale car parmi les invités,
on compte de nombreux artistes et chanteurs à la mode.
De
ce mariage naissent deux enfants :
David
Amstrong-Jones, vicomte Linley, né le 3 novembre 1961.
Lady
Sarah Amstrong-Jones, née le 1er mai 1964.
Mais en 1978, en raison des infidélités supposées de la princesse, le comte et la comtesse de Snowdon divorcent.
Une
vie d'excès
Très
vite surnommée la « princesse rebelle » en raison de
ses fréquentations et de ses excès, la princesse Margaret
devient une habituée des clubs londoniens et se montre volontiers
en compagnie de rockeurs à la mode[Qui ?], verre d'alcool et long
fume-cigarette à la main. [réf. souhaitée] Elle s'installe
une partie de l'année sur l'île Moustique, où elle
possède une villa. À partir des années 80, elle connait
de nombreux ennuis de santé en raison de son tabagisme et son alcoolisme
(la presse déclare qu'elle fume 60 cigarettes par jour et boit plusieurs
bouteilles de gin); elle doit subir l'ablation partielle d'un poumon.
En
2002, elle décède après plusieurs crises d'apoplexie.
Selon ses dernières volontés, ses funérailles sont
célébrées dans l'intimité au château
de Windsor et son corps est incinéré.
Elle
a été toute sa vie la cible favorite des paparazzi.
En
2005, un téléfilm, Princess Margaret, a love story, retrace
la vie de la princesse Margaret, en lui imputant toutes les rumeurs dont
la presse l'a accusée durant sa vie : consommation de drogues, amours
tumultueuses avec des hommes et aussi des femmes.
Titulature
Son
Altesse Royale la princesse Margaret d'York (1930?1936)
Son
Altesse Royale la princesse Margaret de Grande-Bretagne et d'Irlande du
Nord (1936?1961)
Son
Altesse Royale la princesse Margaret de Grande-Bretagne et d'Irlande du
Nord, comtesse de Snowdon (1961?2002)
Comme
ce fut le cas pour Lady Diana, Princesse de Galles et Sarah Ferguson, duchesse
d'York, la princesse portait toujours officiellement le titre de comtesse
de Snowdon après son divorce, mais sans l'utiliser.
Vente
successorale
Pour
acquitter auprès du trésor britannique les frais de succession
déjà payés pour un montant de 4 M£ sterling,
soit 40% d'une succession estimée à 10 M£, ses enfants,
Lord Linley et Lady Sarah Chatto, ont confié à Christie's
de Londres le soin de disperser aux enchères un certain nombre d'objets
souvenirs personnels de la princesse défunte.
Plus d'un millier de collectionneurs du monde entier, auxquels il faut ajouter plus de cinq mille enchérisseurs, ont participé à cette vente aux enchères exceptionnelle quant au nombre — 596 lots — et à la qualité des objets proposés. Le produit total de la vente s'est monté à 9,57 M£.
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