

Luciano
Pavarotti
Né
le 12 octobre 1935
il
est décédé le 6 septembre 2007
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ÂGÉ
DE 71 ANS
Décès
de Luciano Pavarotti
06-09-2007
| 01h18
Luciano Pavarotti est mort, a déclaré à l'Associated Press l'agent du ténor italien. Le chanteur âgé de 71 ans souffrait d'un cancer du pancréas.
Fils de Fernando Pavarotti, un boulanger chanteur à ses heures, et d'Adele Venturini, employée d'usine, Luciano Pavarotti a une sœur, Gabriella.
Il
laisse quatre enfants : de sa première femme, Adua Veroni, il a
trois filles (nées en 1962, 1964 et 1976) ; de sa deuxième
épouse Nicoletta Mantovani, première assistante et secrétaire
qu'il épouse fin 2003, une fille naît, le 14 janvier 2003,
Alice.
Il
est aussi devenu grand-père en avril 2002.
Ces
dernières années, le chanteur avait dû compter avec
une santé devenue plus fragile.
Déjà
opéré d'une tumeur en juillet 2006, hospitalisé à
nouveau le 9 août 2007, il décède dans la nuit du 5
au 6 septembre d'un cancer du pancréas dans sa villa de Modène
où il a voulu revenir[7].
Ses obsèques sont célébrées le 8 septembre en la cathédrale de Modène en présence de 800 personnes proches de la famille et de nombreux officiels, dont le président du conseil Romano Prodi, le vice-président Francesco Rutelli, les ministres Ricardo Franco Levi, Arturo Parisi, Giulio Santagata et Serafino Zucchelli, le maire de Modène George Pighi et le président de la région Émilie-Romagne, Vasco Errani, l’ambassadeur des États Unis Ronald Déshabilles, l’ambassadeur de Monaco Philippe Blanchi, l'ancien secrétaire-général de l'ONU Kofi Annan, le directeur-général du FAO Jacques Diouf, le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, et des chanteurs au nombre de ses amis, Bono, Caterina Caselli, Jovanotti, Luciano Ligabue, Gianni Morandi et Zucchero, le ténor Andrea Bocelli, la soprano Mirella Freni, auxquels il faut ajouter le réalisateur Franco Zeffirelli, la danseuse Carla Fracci et le directeur du Metropolitan Opera de New York Joe Volpe.
Plusieurs
personnalités dont le prince Albert II de Monaco et la soprano Montserrat
Caballé, ont envoyé des couronnes de fleurs déposées
dans la cathédrale. La cérémonie a été
présidée par l'archevêque Benito Cocchi, qui a notamment
lu un message du pape. La soprano bulgare Raina Kabaivanska, visiblement
émue, a interprété l' Ave Maria. À la fin de
l'office, Andrea Bocelli a entonné l' Ave Verum Corpus.
La star de l'opéra avait subi un opération chirurgicale en juin 2006 dans un hôpital new-yorkais. Pavarotti n'était plus apparu en public depuis. Il envisageait alors de reprendre sa tournée d'adieu à la scène.
Pavarotti était soigné à son domicile par les médecins de l'hôpital de Modène où il avait séjourné deux semaines en août pour une forte fièvre.
Le porte-parole de l'hôpital, Alberto Greco, avait simplement confirmé que le chanteur était chez lui alors que les médias italiens faisaient état d'une dégradation rapide de son état de santé dans la journée de mercredi.
Le
cancer du pancréas est l'une des formes les plus graves de cette
maladie, même si les médecins estiment que l'opération
effectuée a amélioré les chances de survie de la vedette
italienne.
Luciano Pavarotti est un ténor italien né à Modène le 12 octobre 1935 et mort dans la même ville le 6 septembre 2007. Souvent cité comme le plus grand et le plus populaire chanteur d'opéra depuis Enrico Caruso [1],[2], il a chanté les plus grands airs classiques, notamment ceux de Verdi et Puccini, et a également collaboré avec des artistes venus de divers univers musicaux, comme U2 ou les Spice Girls [3].
En plus de quarante ans de carrière, il a contribué à populariser la musique classique [4] au cours de nombreux concerts télévisés, particulièrement lors des séries de représentations des Trois Ténors. Le nombre total de ses albums vendus est estimé à environ 100 millions [5],[6].
Pavarotti a également usé de sa popularité pour le succès d'actions de charité, à l'occasion de concerts à l'issue desquels sont récoltés des fonds (aide aux réfugiés et à la Croix-Rouge).
LUCIANO
PAVAROTTI est né le 12 octobre 1935 à Modène, petite
ville industrielle de la province italienne où son coeur et ses
racines le ramèneront toujours, même lorsque sa carrière
faisait de lui un Américain plus de la moitié de l'année.
Son père, Fernando, boulanger, a éveillé son amour
du chant. Il était lui-même doté d'une bonne voix de
ténor et taquinait volontiers son fils, alors au faîte de
la gloire internationale : « Ah, Luciano, si tu avais eu ma voix,
imagine la carrière que tu aurais faite »... Sa mère,
ouvrière à la manufacture de tabac, ne pouvait l'allaiter,
son lait n'étant pas d'assez bonne qualité. Elle le confia
donc à une nourrice qui lui donna le sein en même temps qu'à
un autre bébé dont la mère était confrontée
au même problème : Mirella Freni. Ainsi, lorsque, trente ans
plus tard, Pavarotti et Freni furent réunis sur scène pour
leur première Bohème de Puccini, devenant aussitôt
le Rodolphe et la Mimi par excellence, c'est plus qu'une complicité
artistique qui les liait : ils avaient, au sens propre, bu le même
lait !
Il
commence le chant à dix-neuf ans avec un professeur, Arrigo Pola,
qui insiste avant tout sur le bagage technique. Il lui fait faire des vocalises
sur des voyelles pendant six mois pour lui ouvrir les mâchoires et
le soumet aux exercices les plus rébarbatifs. Lorsque son élève
craque, il lui lance : « Je peux le faire et je suis un humain, alors
toi qui es un animal tu le peux aussi. » Ce qui en dit long sur le
phénomène que Pola était conscient d'avoir entre les
mains.
Études
d'instituteur
Pavarotti
fait pourtant des études d'instituteur et se destine à exercer
ce métier lorsqu'il remporte en 1960 un concours permettant aux
gagnants de participer à une production de La Bohème avec
orchestre et mise en scène, au Théâtre de Reggio Emilia.
Fin 1960, le maestro Sabbioni réunit les lauréats pour un
mois de répétitions avec piano, avant de les laisser entre
les mains de la grande cantatrice Mafalda Favero pour le travail scénique.
La représentation a lieu en 1961. Dans l'assistance, des impresarios,
parmi lesquels Alessandro Ziliani, qui avait fait le déplacement
dans le but d'entendre un autre chanteur, Dmitri Nabokov, fils du romancier
américain, qui ne fit jamais carrière. Il ne laisse pas échapper
Pavarotti, qui obtient ses premiers engagements dans de petits théâtres,
à Lucques, et dans sa ville natale de Modène. Mais, en 1962,
se produit un tournant décisif. Il chante alors Rigoletto à
Dublin lorsqu'il attire l'attention de l'agent Joan Ingpen. Covent Garden
a besoin d'une doublure pour le grand ténor Giuseppe di Stefano,
qui doit chanter La Bohème à Londres. Pavarotti assure les
répétitions à la place de son illustre collègue,
et l'inattendu arrive : di Stefano annule la première, ainsi que
sa participation à l'émission télévisée
de grande écoute Saturday Night at the Palladium, les deux revenant
au jeune ténor de 27 ans. Sa carrière internationale est
lancée.
Roi
de la publicité
En
1963, outre Barcelone et Amsterdam, ce sont ses débuts à
l'Opéra de Vienne, dont il sera l'une des guest stars préférées
pour les décennies à venir : une fois de plus, c'est dans
La Bohème, son oeuvre fétiche, qu'il s'y fait connaître
du public, avec pour Mimi la grande Sena Jurinac, la mozartienne de l'après-guerre
avec Schwarzkopf et Seefried. En 1964, il se produit au Festival de Glyndebourne
dans l'un de ses seuls emplois mozartiens, Idamante dans Idoménée,
opéra dont il chantera le rôle-titre dix-huit ans plus tard.
1965 marque tout à la fois ses débuts américains à
Miami et sa première apparition à la Scala de Milan, encore
dans la légendaire Bohème, mise en scène par Zeffirelli
et dirigée par Karajan, avec cette fois sa soeur de lait, Mirella
Freni, pour partenaire. Toujours en 1965, il chante pour la première
fois son autre rôle fétiche, Nemorino, dans L'Élixir
d'amour, de Donizetti, à Melbourne.
Rome
et Florence suivent en 1966, San Francisco en 1967, date à laquelle
l'Américain Herbert Breslin devient son agent exclusif : ce roi
de la publicité fera de lui une vedette des médias comme
seuls les acteurs de Hollywood ou les rock stars l'avaient été.
1968 marque ses premiers pas sur la scène du Metropolitan Opera
de New York, ville où il donne son premier récital en 1973,
année de ses débuts à Chicago, une fois de plus dans
La Bohème, ouvrage dans lequel il se présente pour la première
fois au public parisien en 1974. Il reviendra à Paris en 1984 pour
une Tosca restée mythique, non seulement parce qu'il y chanta divinement,
mais... parce que le tabouret sur lequel il devait s'asseoir céda
sous son poids ! L'Opéra Bastille le verra en 1993 dans Un bal masqué.
À
mesure que sa voix évolue, il élargit progressivement son
répertoire, y ajoutant des rôles comme Cavaradossi dans Tosca
(Chicago, 1976) et surtout Calaf dans Turandot (San Francisco, 1977), dont
l'air « Nessun Dorma » conclura désormais tous ses récitals.
Il tente même quelques incursions dans des emplois dramatiques que
l'on pouvait trouver trop lourds pour sa voix : avec succès dans
le cas de Radamès d'Aida, où il débute en 1981, à
San Francisco, avant de le reprendre à Vienne et Milan. Expérimentation
sans lendemain dans le cas d'Otello, tenté une seule fois en 1991
à Chicago sans que l'on puisse parler d'échec. En revanche,
le public de la Scala le hue en 1992 pour son premier Don Carlo, qui sera
aussi son dernier, ce qui ne l'empêche d'ajouter à sa liste
Paillasse, en 1994, et André Chénier, en 1996.
Sa carrière à l'opéra débute concrètement le 29 avril 1961 avec le rôle de Rodolfo dans La Bohème, en Émilie-Romagne. Dès ce triomphe, Luciano Pavarotti commence à se faire un nom dans toute l'Europe. Les choses évoluent très vite lorsque, un certain soir de 1963, on lui propose de remplacer au pied levé le ténor Giuseppe Di Stefano : le public du Royal Opera House à Covent Garden (Londres) est sous le choc. Luciano Pavarotti a relevé le défi de main de maître. La Scala de Milan lui ouvre ses portes en 1965 grâce au chef d'orchestre Herbert von Karajan à qui il dit tout devoir.
Il
fait ses débuts aux États-Unis en février 1965 avec
le Great Miami Opera aux côtés de Joan Sutherland. Peu de
temps après, le 28 avril, il fait ses débuts à la
Scala de Milan dans La Bohème, mais aussi dans Rigoletto un opéra
où il campe le « duc de Mantoue », grand séducteur
de femmes, rôle qu'il reprendra à de nombreuses reprises durant
sa carrière. Après une tournée élargie jusqu'en
Australie, il retourne à la Scala où il ajoute « Tebaldo »
à son répertoire, le 26 mars 1966, avec Giacomo Aragall en
« Roméo ». Son premier « Tonio » prend place
au Covent Garden, le 2 juin 1966. Le 20 novembre 1969, il triomphe dans
I Lombardi alla prima crociata à Rome : c'est aussi son premier
opéra enregistré et mis en vente par la suite ; il comprend
aussi des airs de Donizetti et de Verdi. Sa notoriété éclate
aux États-Unis le 17 février 1972, avec La Fille du régiment,
au Metropolitan Opera de New York. Le maestro parvient à enchaîner
avec une facilité déconcertante les neuf contre-uts de l'air
« Ah! mes amis, quel jour de fête! ». Cette interprétation
lui valut dix-sept rappels, ce qui est exceptionnel dans le monde lyrique.
Dès lors, ce succès au Metropolitan Opera est une référence
dans la carrière de Luciano Pavarotti et l'opéra est de nombreuses
fois retransmis par la télévision. Ainsi sa diffusion, en
mars 1977, dans Live from the Met telecat crée la plus grande audience
jamais obtenue pour un opéra télévisé. Pavarotti
gagne, parallèlement à ce succès, de nombreux Grammy
Awards et disques d'or.[réf. nécessaire]
Années 1980-1990
Au début des années 1980, il crée « The Pavarotti International Voice Competition » pour les jeunes chanteurs, et, à l'issue de chaque concours, il donne un récital où il chante avec les gagnants. Ainsi, en 1982, il chante sur des extraits de La Bohème et Un ballo in Maschera. Pour célébrer ses vingt-cinq ans de carrière, il invite les gagnants des concours en Italie pour un récital où il interprète des airs tirés de La Bohème, à Modène et à Gênes et ensuite, en Chine ; il termine cette tournée au Great Hall of the people à Pékin devant 10 000 personnes et reçoit un standing ovation pour les neuf contre-ut effectués avec aisance. Le troisième concours, en 1989, s'effectue sur des airs de l'Elisir d'Amore et Un ballo in maschera. Le vainqueur du cinquième concours accompagne Pavarotti dans un récital à Philadelphie en 1997.
Pour Luciano Pavarotti, l'année 1990 représente un tournant de sa reconnaissance internationale ; cela débute lors de la coupe du monde de football en 1990 en Italie, l'air « Nessun dorma » de l'opéra Turandot de Puccini devient l'air officiel du championnat mondial. Tout au long des années 1990, Pavarotti se produit dans de nombreux concerts « en plein air » ; ainsi, le concert de Hyde Park à Londres attire une audience record de 150 000 spectateurs. En juin 1993, plus de 500 000 spectateurs et plus d'un million de téléspectateurs assistent au spectacle du maestro en direct de Central Park à New York.
Cependant, l'ascension de Luciano Pavarotti vers la célébrité n'est pas sans difficultés. Il gagne très vite dans le monde de l'opéra, le sobriquet de « roi des annulations » : en effet, de par sa santé relativement fragile, Luciano Pavarotti est amené a décommander certains opéras. Cela provoque des problèmes avec certaines maisons d'opéra, comme le Lyric Opéra of Chicago avec lequel il entretient de très mauvaises relations.
Années 2000
En 2002, Pavarotti se sépare de celui qui a été son manager pendant 36 ans, Herbert Breslin. La séparation, virulente, est suivie, en 2004, de la publication d'un livre de Breslin intitulé Le Roi et Moi, vu par beaucoup[précision nécessaire] comme une œuvre en grande partie critiquable. Son habileté à lire la musique et à apprendre les rôles, sa conduite personnelle sont remises en question. Le 12 septembre 2005, dans une interview en 2005 avec Jeremy Paxman sur la BBC [8], Luciano Pavarotti rejette l'idée selon laquelle il ne pourrait pas « déchiffrer » la musique, bien qu'il reconnaisse qu'il a parfois des difficultés à suivre les orchestres lorsqu'il interprète des rôles.
Il reçoit le Kennedy Center Honors en 2001 et détient actuellement deux records Guinness : un pour avoir reçu le plus de rappels (soit 165) et le deuxième, pour les meilleures ventes mondiales d'albums classiques (concert des trois ténors/record partagé avec Placido Domingo et José Carreras).Pavarotti commence sa tournée d'adieu en 2004, à l'âge de 69 ans, en chantant, pour la dernière fois à travers le monde, les airs les plus connus et précieux de l'opéra. Pavarotti donne son dernier concert à l'opéra au Metropolitan Opera le 13 mars 2004 : il reçoit douze minutes d'ovation [9] dans le rôle du peintre « Mario Cavaradossi » (Tosca de Puccini). Le 1er décembre 2004, il choisit les quarante villes dans lesquelles il effectuera sa tournée d'adieu, produite par Harvey Goldsmith.
Le 10 février 2006, Pavarotti interprète Nessun Dorma à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver de 2006 à Turin en Italie ; c'est sa dernière apparition publique sur une scène. L'acte final de la cérémonie d'ouverture lui est réservé, sa performance reçoit ainsi la plus longue et la plus importante ovation de la nuit, par un public venu du monde entier. Cependant, notons que l'air avait dû être transposé un ton plus bas, vu son âge.
Mais,
déjà, la scène lyrique n'est plus une priorité,
et le tenorissimo ne se produit presque plus que lors de récitals
lucratifs, donnés avec micro dans des stades ou des palais des sports.
Il est vrai qu'il n'avait jamais brillé par son talent d'acteur,
sauf en Nemorino, avec lequel il ne faisait qu'un. Même ses adieux
à la scène, prévus au Met dans Tosca, en 2004, sont
annulés au dernier moment, pour la plus grande déception
du public. Sa voix, elle, semblait inentamée, tout comme sa musicalité
naturelle, faisant de lui à jamais l'un des plus grands artistes
de toute l'histoire du bel canto.
Quelques anecdotes sur sa vie
Alors qu'il n'était encore qu'adolescent, Luciano Pavarotti part pour l'Irlande avec son père et remporte alors son premier concours de chant, concours qui fera naître en lui l'ambition de devenir ténor. A peine âgé de 26 ans, il remporte d'autres concours et chante bientôt 'La Traviata' sur la scène de Belgrade. Pendant les années suivantes, son ascension est étonnante : New York, Paris,[...]
Bien que beaucoup de personnes attribuent la réussite de Pavarotti à sa bonne étoile, on peut aussi remarquer que sa vie fut souvent jalonnée d'obstacles. Dès l'âge de douze ans, Luciano Pavarotti a frôlé la mort : il avait attrapé le tétanos et était dans le coma. Lorsqu'il raconte cette anecdote, il dit que lorsqu'il a repris conscience, il a entendu des gens discuter autour de son lit. Ils disaient qu'il avait déjà reçu les derniers sacrements à trois reprises, que le prêtre reviendrait le lendemain, mais que, selon les médecins, il ne passerait pas la nuit.
Il y a eu ensuite tous ses problèmes de poids qui le complexaient fréquemment. Il est depuis l'âge de trente ans victime de surpoids, ce qui l'oblige à faire constamment des régimes à base d'eaux minérales et de fruits. Ces conditions lui posent souvent des problèmes. Ainsi, il a dû à plusieurs reprises subir des opérations aux genoux et au dos.
Luciano Pavarotti était réputé pour être un très bon cuisinier et lorsqu'on lui parle de nourriture, il dit qu'il doit tout cela à son enfance et notamment à sa mère surnommée « la Mamma ». Aussi, pour l'anecdote, lorsque Luciano Pavarotti se rendait dans des hôtels, il demandait à remballer la nourriture qu'il n'avait pas consommée. Quand on le lui rappelait, il qualifiait cette réaction « d'habitude de pauvres ».
La superstition est aussi une croyance qui occupait une partie de la vie de Luciano Pavarotti ; ainsi, lorsqu'il voyait un chat noir traverser la rue, il essayait de se persuader qu'il était blanc. Ses proches ont souvent confié aux médias que, lorsque Pavarotti arrivait sur scène, il avait un clou tordu en poche qu'il avait préalablement déniché sur la scène ou auprès des machinistes.
Le « maître des contre-ut » n'aurait jamais su déchiffrer de partitions de musique bien qu'il arrivait à suivre les orchestres. Il se justifiait en disant que, sans les partitions, il ne faisait qu'écouter les autres prestations (souvent par Enrico Caruso dont il a toujours admiré la voix exceptionnelle) et pouvait ainsi avoir une plus grande liberté d'interprétation sur scène et vocalement.
Il avait une autre passion : les chevaux et l'équitation. Cavalier jusqu'à ce qu'il se juge trop gros, il a créé une école équestre et fut l'instigateur d'un concours de saut d'obstacles, le Pavarotti international CSIO San Marino, qui s'est tenu pendant plus de dix ans[10].
Enfin, un élément incontournable : son écharpe. Il s'agit certainement de « l'outil de travail » auquel il tenait le plus car, pour lui, cette écharpe faisait partie de sa vie depuis le début de sa carrière. Elle accompagnait donc le maestro à toutes les représentations.
Carlos Kleiber, chef d'orchestre, a dit de lui : « Quand Luciano Pavarotti chante, le soleil se lève sur le monde. »
Une
star controversée
Beaucoup
se sont pourtant gaussés du grand ténor. “Il ne sait pas
lire une partition”, “Il annule tous ses concerts”, “Il est capricieux”,
“Il ne voyage pas sans ses cuisiniers”. Dans ‘Le Roi et moi’, livre au
vitriol d’Herbert Breslin, celui qui fut le manager de Pavarotti pendant
36 ans va jusqu'à dire de son ancien patron qu’il a “quelque chose
d'un guignol”. Certes, Pavarotti n’est pas musicien. Il le dit lui-même
: “Apprendre la musique en lisant des ouvrages s’y rapportant est comme
faire l’amour par courrier.” Bien sûr, Karl Lagarfeld doit encore
faire des cauchemars à cause de cette écharpe bariolée
que le maestro ne quittait jamais, même en portant le smoking. C’est
vrai, faire des duos avec les Spice Girls, Ricky Martin ou Boyzone n’améliore
que très moyennement son image. Mais Pavarotti permet au chant lyrique
de rester dans les charts.
La
musique comme lien
La
vision de Pavarotti, c’est le chant comme moyen de partage. Au début
des années 1980, il crée ‘The Pavarotti International Voice
Competition’, sorte de ‘Popstar’ sauce opéra avant l’heure. Roberto
Alagna sera l’un des premiers vainqueurs du concours. Notre ténor
national avoue considérer Pavarotti comme un “mentor et un prophète”.
Aider les autres grâce à la chanson revient comme une obsession
chez Pavarotti. De 1992 à 2002, il organise des concerts au profit
du Guatemala, du Kosovo, du Tibet, du Liberia, de l’Irak... Des stars de
la pop se joignent à lui pour ces manifestations intitulées
‘Pavarotti and Friends’. Une initiative qui lui vaudra d’être qualifié
de “vrai ami de l’ONU” par le secrétaire général des
Nations unies Ban Ki-moon.
Les
Trois Ténors
C'est le 7 juillet 1990 que Pavarotti rejoint les ténors espagnols Plácido Domingo et José Carreras pour former les Trois Ténors, le trio lyrique le plus connu au monde.[précision nécessaire] Ainsi, pour fêter la coupe du monde de football qui se déroule en Italie, les trois ténors interprètent, devant les anciennes Thermes de Caracalla à Rome, les airs d'opéra les plus connus, sous la direction du chef d'orchestre Zubin Mehta. Ce concert est devenu le support audio lyrique le plus vendu au monde.En 1994, les trois ténors se rejoignent à nouveau, toujours pour la Coupe du monde de football, cette fois à Los Angeles, devant plus d'un million de spectateurs et téléspectateurs, toujours sous la baguette du chef d'orchestre Zubin Mehta.
Et
puis en 1998, année où la Coupe du monde de football s'est
établie en France, les trois ténors choisissent la tour Eiffel
pour leur concert, sous un décor signé par le producteur
Tibor Rudas. Ce concert se fait sous la direction du pianiste et chef d'orchestre
James Levine. Ils sont en direct devant un public cent fois plus important
que celui de Rome, soit deux milliards de téléspectateurs
dans le monde entier.
Pavarotti and Friends
Son tour de chant ne s'arrête pas aux concerts des trois ténors. Luciano Pavarotti voue une grande partie de son temps aux concerts de charité et aux actions humanitaires. Ainsi, de 1992 à 2002, on peut compter jusqu'à sept concerts à portée humanitaire appelés Pavarotti and Friends. Tous ces concerts ont eu lieu en direct de la Piazza Grande de sa ville natale, Modène.
Cependant ces derniers concerts n'ont pas qu'une portée caritative ; ils permettent aussi à Pavarotti de s'exprimer dans un autre domaine que le sien : la variété ; il a chanté avec les plus grandes voix de ce monde Elton John, Céline Dion, Joe Cocker, Sting, etc., en tout, plus de 100 chanteurs, de tous horizons (jazz, gospel, rap, variété, et bien sûr, opéra). Par le biais de ces concerts, Pavarotti a permis à des millions de personnes d'entendre pour la première fois quelques-uns des plus grands airs d'opéra. Luciano Pavarotti est reconnu comme le premier ténor au monde à avoir réussi à si bien démocratiser l'opéra auprès du grand public.
Ces
concerts sont aussi pour Pavarotti une invitation au monde extérieur
à venir dans sa ville natale : il disait qu'il aimait transformer
sa ville en « Hollywood italien ».
Sans
forcément l’avoir entendu chanter, tout le monde sait qui est Luciano
Pavarotti. Sorte de père Noël en costard pour les uns, dieu
du lyrisme ou imposteur pour les autres, il fait partie de ces vedettes
que tout le monde connaît, de 7 à 77 ans. Sa vie, il l’a faite
en grand. Beaucoup de concerts, de voyages... Il trouve même sa place
dans le Guinness Book des records à deux reprises. Une fois à
la page “Rappels” (165 lors d’une représentation en 1988, soit plus
d’une heure d’applaudissements) et une autre à celle “Meilleure
vente mondiale d’album classique” pour le disque des Trois Ténors
avec Placido Domingo et José Carreras.
Des
foules colossales se rendent à ses concerts. Il reçoit même
le prix de l’Excellence culturelle fraîchement créé
en Italie. Le petit instituteur fils de boulanger a fait du chemin... De
doublure de ténors fameux, il devient référence incontournable
du chant lyrique du XXe siècle. Se produisant devant des foules
monstres, il est capable d’entraîner des stades de foot entiers sur
des airs d’opéra : cela résume parfaitement la carrière
de l’éternel optimiste Luciano Pavarotti. Sans rien perdre de son
talent ni tomber dans le style bal populaire, il s’attache à démocratiser
l’art lyrique. Car si Pavarotti se révèle débonnaire
et peu élitiste, il n’en a pas moins une voix d’exception.
“Il
n’y a pas de petite ni de grande musique, il y a juste la bonne et la mauvaise.”
La
soprano Joan Sutherland se souvient de la première fois qu’elle
entend le maestro : “C’était absolument phénoménal
: une résonance fabuleuse, la couverture du son, et quelle tessiture,
quelle sûreté !” Invité dans les plus grandes salles,
Pavarotti enchaîne avec facilité les contre-ut. Plus de 400
représentations au Metropolitan Opera de New York, de nombreuses
prestations à la Scala de Milan. Dans sa volonté d’ouvrir
le plus grand nombre au style musical qu’il affectionne, l’Italien donne
aussi des concerts en plein air. Les rues de Buenos Aires se remplissent
de plus de 300.000 personnes lors d’une de ses représentations.
Pavarotti avait l’impression de chanter devant une marée humaine.
Mieux encore, 500.000 spectateurs et un million de téléspectateurs
profiteront du ténor lors d’un concert à Central Park et
plus d’un milliard de personnes regarderont sa prestation avec les Trois
Ténors lors de la Coupe du monde de football en 1998.
La
musique comme lien
La
vision de Pavarotti, c’est le chant comme moyen de partage. Au début
des années 1980, il crée ‘The Pavarotti International Voice
Competition’, sorte de ‘Popstar’ sauce opéra avant l’heure. Roberto
Alagna sera l’un des premiers vainqueurs du concours. Notre ténor
national avoue considérer Pavarotti comme un “mentor et un prophète”.
Aider les autres grâce à la chanson revient comme une obsession
chez Pavarotti. De 1992 à 2002, il organise des concerts au profit
du Guatemala, du Kosovo, du Tibet, du Liberia, de l’Irak... Des stars de
la pop se joignent à lui pour ces manifestations intitulées
‘Pavarotti and Friends’. Une initiative qui lui vaudra d’être qualifié
de “vrai ami de l’ONU” par le secrétaire général des
Nations unies Ban Ki-moon.
Une
star controversée
Beaucoup
se sont pourtant gaussés du grand ténor. “Il ne sait pas
lire une partition”, “Il annule tous ses concerts”, “Il est capricieux”,
“Il ne voyage pas sans ses cuisiniers”. Dans ‘Le Roi et moi’, livre au
vitriol d’Herbert Breslin, celui qui fut le manager de Pavarotti pendant
36 ans va jusqu'à dire de son ancien patron qu’il a “quelque chose
d'un guignol”. Certes, Pavarotti n’est pas musicien. Il le dit lui-même
: “Apprendre la musique en lisant des ouvrages s’y rapportant est comme
faire l’amour par courrier.” Bien sûr, Karl Lagarfeld doit encore
faire des cauchemars à cause de cette écharpe bariolée
que le maestro ne quittait jamais, même en portant le smoking. C’est
vrai, faire des duos avec les Spice Girls, Ricky Martin ou Boyzone n’améliore
que très moyennement son image. Mais Pavarotti permet au chant lyrique
de rester dans les charts.
“J’ai
ouvert les portes de la musique à tout le monde. Ma voix rend heureux,
c’est ma fierté, ma responsabilité.”
On
pourrait débattre des heures de la qualité de telle ou telle
chanson. Peut-être n’a-t-il pas fait les choix musicaux les plus
audacieux, contrairement à son ami et collègue Placido Domingo.
Néanmoins, nous avons tous, quelque part caché parmi nos
disques, une chanson qui nous mettrait terriblement dans l’embarras s’il
venait à se savoir qu’elle était là. Pourtant, cette
chanson de la honte, c’est celle qui nous rend toujours le sourire. Peut-on
du coup lui reprocher son manque de substance technique ou d’originalité
? Le but de la musique est de prendre du plaisir, en la faisant ou en l’écoutant.
Pavarotti a plus que rempli cette mission. Haro sur ceux qui lui reprochent
ses choix artistiques. Oui, Mariah Carey n’est pas la Callas, mais les
concerts ‘Pavarotti and Friends’ ont attiré des milliers de personnes.
Comme l’a dit de façon plus poétique le chef d’orchestre
Carlos Kleiber : “Quand Luciano Pavarotti chante, le soleil se lève
sur le monde.”
Au
XXe siècle, l’opéra a vécu grâce à Caruso,
la Callas et Pavarotti. Ce dernier a réussi à démocratiser
l’art lyrique, l’extrayant de son carcan de musique désuète
“réservée aux riches”. On a eu beau le railler, Pavarotti
a accompli quelque chose d’exceptionnel, sa célébrité
agissant comme un moteur pour une musique classique marginalisée
au XXe siècle. Espérons que l’engouement pour la musique
classique ne s’éteindra pas avec lui.
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