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Décès
de "The man in Black" ( l'homme en noir)
Biographie: page 1 // suite page 2 J.Cash avec sa femme Vivian Liberto et leurs 4 filles: Rosanne, Kathy, Cindy et Tara Un
mois après sa démobilisation, le 7 août 1954 à
l'église catholique Sainte-Anne à San Antonio au Texas, il
épouse Vivian Liberto (née le 23 avril 1934 à San
Antonio et décédée le 24 mai 2005 à Ventura
en Californie), qu'il avait rencontrée au cours de sa formation
militaire. Ils auront quatre filles : Rosanne (née le 24 mai 1955),
Kathy (née le 16 avril 1956), Cindy (née le 29 juillet 1958)
et Tara (née le 24 août 1961 mais leur mariage ne résistera
pas à la vie mouvementée de Cash, à ses problèmes
d'alcool et de drogue et à son infidélité. Ils divorceront
le 18 août 1966.
En 1968, 13 ans après leur première rencontre dans les coulisses du Grand Ole Opry, Johnny Cash demande la chanteuse de country June Carter en mariage au cours d'un concert live à London dans l'Ontario pendant l'interprétation de leur duo Jackson, chanson qui obtiendra, le 29 février 1968 le Grammy Awards du Meilleur duo. Ils se marièrent le 1er mars 1968 à Franklin, dans le Kentucky. Il l'avait déjà demandé en mariage à plusieurs reprises, mais elle avait toujours refusé. De cette nouvelle union naîtra leur unique fils, John Carter Cash, né le 3 mars 1970. Ils ont continué à travailler ensemble pendant 35 ans, jusqu'au décès de son épouse le 15 mai 2003. Johnny Cash est mort quatre mois plus tard des suites de complications dues au diabète. June Carter a co-écrit un de ses plus grands succès, Ring of Fire, et ils ont remporté deux prix Grammy Awards pour leur duo.
Dépendances et désintoxication Au début des années 1960, Cash commence à consommer de grandes quantité d'alcool et de drogues, notamment pour tenir lors des longues et difficiles tournées (comptant pas moins de 300 spectacles par an, souvent dans des lieux très éloignés qu'il faut rejoindre en voiture). Il devient rapidement dépendant des amphétamines et des barbituriques, qui affectent grandement son comportement. Pendant quelque temps il partage un appartement à Nashville avec le chanteur country Waylon Jennings, lui aussi dépendant des amphétamines. Cash affirmera plus tard avoir essayé « toutes les drogues qu'on pouvait essayer ». Bien que perdant peu à peu tout contrôle sur sa vie, Cash reste très productif et les succès continuent : en 1963 sort le titre Ring of Fire, chanson écrite par June Carter et Merle Kilgore et décrivant le « cercle de feu » entourant le chanteur, référence à sa dépendance à l'alcool et à la drogue. Avec son arrangement original de cuivres dans le style des mariachis, une idée de Cash, la chanson atteint la 1re place des charts country, et entre au Top 20 des ventes de disques Pop. En juin 1965, le camion qu'il conduit prend feu, provoquant un vaste feu de forêt qui détruit plusieurs kilomètres carrés de bois dans le parc national de Los Padres en Californie, dévastant trois montagnes et tuant 49 des 53 condors espèce protégée qu'abritait le parc. Ne montrant guère de remords au cours de son procès, Cash est condamné à une amende de 125 172 dollars, dont il finira par payer 82 000. Cash affirmera être la seule personne jamais poursuivie par le gouvernement américain pour avoir déclenché un feu de forêt. En 1965 il est arrêté à El Paso (au Texas) par la brigade des stupéfiants, qui le soupçonne de transporter de l'héroïne depuis le Mexique, mais il est rapidement relâché, on ne trouve, cachés dans son étui de guitare, que des amphétamines et barbituriques légaux, pour lesquels il dispose d'une ordonnance. Il est néanmoins condamné à une peine avec sursis. Il est à nouveau arrêté le 11 mai 1965, à Starkville, Mississippi, pour s'être introduit en pleine nuit dans un jardin privé dans le but d'y cueillir des fleurs. Ce sera la source de sa chanson Starkville City Jail. Malgré ces incidents, Cash ne passera jamais plus d'une nuit en prison, ce qui ne l'empêchera pas de cultiver une image romantique de détenu endurci, de nombreux fans croyant réellement qu'il a passé des années au pénitencier de Folsom.
Au milieu des années 1960, Cash sort plusieurs albums concept, dont Bitter Tears en 1964, sur le thème des indiens d'Amérique, et Ballads of the True West en 1965, disque expérimental qui mêle chansons traditionnelles du Far West et interventions parlées. C'est la pire période de ses problèmes de drogue, et son comportement erratique provoque son divorce d'avec sa première femme et de nombreuses annulations de concerts. Ce qui ne l'empêche pas d'obtenir en 1967 un Grammy Award, avec June Carter, pour la chanson Jackson. En
1968, Cash parvient à se sevrer de la drogue. Il affirmera dans
son autobiographie avoir eu une révélation surnaturelle après
une tentative de suicide sous l'influence de la drogue. Il serait descendu
dans une caverne pour y mourir, mais le souffle de Dieu l'aurait poussé
à en sortir et à recommencer sa vie. Il vit cet épisode,
réel ou fantasmé, comme une véritable seconde naissance.
Plus prosaïquement, il reçoit l'aide de June Carter et de sa
famille (dont sa mère Maybelle Carter), qui s'isolent chez lui pendant
un mois pour s'occuper de sa désintoxication. Cash redécouvre
sa foi religieuse, célébrant l'évènement par
une cérémonie dirigée par le Pasteur Jimmy Rodgers
Snow, fils du célèbre musicien country Hank Snow. Il demande
la main de June Carter, qui a promis de l'épouser quand il serait
« clean », sur scène au cours d'un concert au Londons
Garden, à London au Canada, le 22 février 1968 )
Impressionné en Allemagne par le film documentaire Inside the Walls of Folsom Prison (1951), Johnny Cash s'est intéressé au sort des détenus, inspirant son célèbre morceau Folsom Prison Blues, et son image romantique de prisonnier. A la fin des années 1960, il commence à se produire pour les pensionnaires de diverses prisons des États Unis. En résulteront deux célèbres albums live, At Folsom Prison (1968) et At San Quentin (1969). A noter que l'album At Folsom Prison fut originellement édité dans une version censurée, débarrassée des diverses grossièretés proférées par Cash et le public au cours du concert. Les rééditions sur CD présentent l'intégralité du spectacle et des échanges entre les chansons, bien qu'une partie des réactions du public soient en fait des sons enregistrés en studio et ajoutés au mixage. L'album At Folsom Prison figure dans le National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès, et a été classé dans la liste Les 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone.En 1969, Gordon Jenkins accuse Cash d'avoir plagié sa chanson Crescent City Blues sortie en 1954 avec ''Folsom Prison Blues (en effet les deux premiers et deux derniers vers sont identiques) et décide de le poursuivre. Un accord à l'amiable sera trouvé en 1969 moyennant un dédommagement de 75 000 dollars. A l'occasion des concerts à la prison de Folsom, Cash rencontre le détenu Glen Sherley, lui-même chanteur country, dont il interprète la chanson Greystone Chapel, qui figure sur l'album live. La partition (musique) lui avait été donnée la veille seulement par le pasteur de la prison. Cash prendra ensuite fait et cause pour Sherley, parvenant à faire démarrer sa carrière de chanteur et même à le faire libérer de prison. Mais Sherley supportera mal la liberté et la vie de musicien célèbre, retombera dans l'anonymat dans les années 1970 avant de se suicider en 1978. Cet échec n'empêchera pas Cash de continuer à s'engager politiquement pour améliorer le sort des prisonniers aux États-Unis. S'ajoute
à ces albums « de prison » le disque På Österåker,
enregistré en 1972 dans la prison suédoise de Österåker.
On peut notamment y entendre Cash parler en suédois, ce qui avait
beaucoup impressionné les détenus.
De 1969 à 1971, Johnny Cash présente sa propre émission de télévision, enregistrée au Ryman Auditorium de Nashville : The Johnny Cash Show, sur la chaîne américaine ABC. Il y reçoit régulièrement la Carter Family ou Carl Perkins, mais aussi des artistes plus contemporains, souvent assez éloignés des goûts de son public le plus conservateur : Neil Young, Louis Armstrong, Kenny Rogers and The First Edition, James Taylor, Ray Charles, Eric Clapton (au sein du groupe Derek and the Dominos), Kris Kristofferson et Bob Dylan. Cash avait rencontré Dylan au milieu des années 1960. Admirateurs de longue date l'un de l'autre, ils étaient devenus amis alors qu'ils étaient voisins à Woodstock, dans l'État de New York, à la fin des années 60. Cash a contribué à relancer la carrière de Dylan après les années de réclusion de celui-ci suite à son accident de moto de 1966, chantant en duo avec lui sur l'album Nashville Skyline et en rédigeant les notes de pochette, pour lesquelles il obtiendra un Grammy Award. Kris Kristofferson, quant à lui, commençait à se faire un nom en tant qu'auteur-compositeur lorsque son passage au Johnny Cash Show donna à sa carrière un sérieux coup de pouce. Cash refusa en effet, contre l'avis des cadres de la chaîne, de lui faire changer les paroles de la chanson Sunday Mornin' Comin' Down, qui comprenait une allusion à la drogue : « On a Sunday morning sidewalk / I'm wishin', Lord, that I was stoned » (« Sur ce trottoir le dimanche matin / Mon Dieu, que j'aimerais être défoncé »). Au début des années 1970, Cash est connu comme « The Man in Black » (« l'Homme en Noir ») à cause de ses tenues de scène noires, qui contrastent fortement avec les tenues de scènes des autres groupes country de l'époque, généralement vêtus de chapeaux de cow-boys et de costumes bariolés, mais aussi car il portait également du noir en dehors de la scène, dans sa vie quotidienne. En 1971, Cash écrit la chanson Man in Black, renforçant encore cette singulière image. Aujourd'hui encore, on en trouve des traces dans la culture américaine : ainsi les uniformes noirs de la marine des États-Unis sont surnommés des « Johnny Cashes ». Au milieu des années 1970, la popularité de Cash commence à décliner, ainsi que ses ventes de disques. Il enregistre alors notamment des pièces d’auteurs progressistes tels que Bob Dylan, Kris Kristofferson et Nick Lowe. Ces collaborations ne sont pas sans prix : de nombreuses stations de radio country boycottent ce nouveau style à la faveur d’artistes au son plus populaire. Cash se lance alors dans la rédaction de son autobiographie, intitulée The Man in Black, qui est publiée en 1975 et se vend à plus d'1,3 millions d'exemplaires. En collaboration avec son ami Billy Graham, il produit The Gospel Road (Le Sentier de l’Évangile), un film sur la vie de Jésus Christ dont il est le narrateur et le co-scénariste. La foi prenant de plus en plus de place dans sa vie, il participe également à plusieurs reprises aux manifestations religieuses organisées par Graham. Cash se produit aussi toujours à la télévision : il présente notamment une soirée de Noël sur CBS tout au long des années 1970, avant d'apparaître occasionnellement dans les séries Columbo (dans l'épisode « Le chant du cygne »), La Petite Maison dans la prairie (dans l'épisode « The Collection »), ainsi que dans la mini-série de 1985 Le Nord et le Sud (North and South), sur le thème de la Guerre de Sécession. Il y joue le rôle de John Brown. D'autre
part, Cash continue à intervenir en politique, et est familier de
tous les présidents américains à partir de Richard
Nixon, qu'il rencontre en 1972 à la Maison Blanche. Prié
par le président de chanter les morceaux Okie from Muskogee, de
Merle Haggard, et Welfare Cadillac, de Guy Drake, qui se moquent respectivement
des manifestants anti-guerre et de l'État-providence, il refuse
et les remplace notamment par The Ballad of Ira Hayes, chanson à
propos d'un vétéran natif américain de la Seconde
Guerre mondiale maltraité à son retour dans le Sud. Il affirmera
plus tard n'avoir fait ce choix que par manque de temps pour apprendre
les chansons demandées par Nixon. Cash deviendra par la suite un
ami très proche du président Jimmy Carter.
En 1980, Cash devient le plus jeune lauréat vivant du Country Music Hall of Fame. Ses années 1980 sont toutefois assombries par des problèmes de santé, un succès discographique amoindri et la fin de son association avec Columbia Records. Cash continue tout de même à parcourir l’Amérique à bord de son bus de tournée, tant en solo qu’avec ses amis Waylon Jennings, Willie Nelson et Kris Kristofferson, au sein du supergroupe The Highwaymen. Formé au milieu des années 80, le quatuor réalisera avec succès deux albums. Il continue de plus à apparaître à la télévision et au cinéma, remportant de bonnes critiques pour sa prestation dans les films The Pride of Jesse Hallam en 1981 et Murder in Coweta County en 1983, où il joue le rôle d'un shérif. Il intervient également en tant que « very special guest star » dans un épisode de 1981 du Muppet Show. En 1983, il retombe momentanément dans ses problèmes de dépendance aux drogues, suite à l'absorption d'analgésiques à l'hôpital, où il est soigné après avoir été blessé par un animal dans sa ferme. De retour à l'hôpital pour des problèmes de cœur en 1988, Cash refuse cette fois l'usage d'anti-douleurs, bien que devant subir un double pontage ! La carrière de Cash, ainsi que ses relations avec l'establishment de la musique country à Nashville, sont au plus bas dans les années 1980. Vexé par la passivité de Columbia Records, qui ne fait à cette époque plus aucun effort de promotion à son égard, il enregistre une chanson et une vidéo auto-parodiques, Chicken in Black (Le Poulet en Noir), dans laquelle son cerveau est transféré dans le corps d'un poulet, tandis qu'on lui transplante l'encéphale d'un braqueur de banques. L'effet ne se fait pas attendre, et son contrat avec Columbia est rapidement rompu. En
1986, Cash retourne aux studios Sun, où il a fait ses débuts,
pour enregistrer avec Roy Orbison, Jerry Lee Lewis et Carl Perkins l'album
Class of '55. La même année, il publie son unique roman, Man
in White (L'Homme en Blanc), qui raconte la vie de l'apôtre Paul.
Une veine religieuse qu'il poursuit en enregistrant Johnny Cash Reads The
Complete New Testament (Johnny Cash lit le Nouveau Testament) en 1990.
En 1992, Johnny Cash est nommé au Rock and Roll Hall of Fame et devient ainsi la seule personne à avoir été introduite à la fois au Rock and Roll Hall of Fame, au Country Music Hall of Fame et au Songwriters Hall of Fame. La fin du millénaire prend ensuite une tournure inattendue, avec la rencontre du producteur Rick Rubin. Après avoir quitté Columbia Records, Cash avait en effet signé avec Mercury Records en 1987, mais cet accord se voudra être un échec, avec des ventes d'album diminuant. Au cours des années 1990, il redevient malgré tout populaire, notamment auprès d’un public jeune, pourtant en général peu attiré par la musique Country. Il chante notamment sur l’album de U2 Zooropa en 1993, puis signe sur le label American Recordings de Rick Rubin, habituellement spécialisé dans le Rap et le Metal (y figure notamment le groupe System of a Down). Sous la direction de Rubin, il enregistre en 1994 son premier album sur ce label, simplement intitulé American Recordings 1. Seul dans sa chambre avec sa guitare, Cash y interprète des reprises d’artistes contemporains sélectionnés par Rubin. Le succès commercial est au rendez-vous et l’album remporte le Grammy Award du meilleur album folk contemporain (Best Contemporary Folk Album). Cash se produit notamment en 1994 au Festival de Glastonbury, où il est accueilli triomphalement. Il écrira plus tard que cet accueil constitue pour lui l’un des sommets de sa carrière. Suivra une série de cinq albums supplémentaires dits American Recordings, le cinquième et sixième parus de manière posthume. Ces albums représentent pour beaucoup le renouveau artistique de Johnny Cash ; ils contiennent de nombreuses reprises d’artistes d’horizons très variés comme Depeche Mode, U2, Leonard Cohen, Nick Cave, Soundgarden ou Nine Inch Nails. En 1996, le second album Amercan Recordings, Unchained, remporte à nouveau un grand succès, et est couronnée d’un Grammy pour « meilleur album country » (Best Country Album). On peut notamment y entendre Cash accompagné par Tom Petty and the Heartbreakers. Parmi
les autres activités de Cash au cours des années 1990, on
trouve notamment des apparitions dans la série télévisée
Docteur Quinn, femme médecin avec sa femme June, ainsi que dans
le dessin animé Les Simpsons, dans lequel il prête sa voix
à un coyote de l’espace qui guide Homer Simpson dans une quête
spirituelle à la suite d’un abus de piment provoquant des hallucinations
(épisode « Le Mystérieux Voyage d’Homer »). En
1997, il sort une seconde autobiographie, intitulée Johnny Cash :
the Autobiography.
Tombe
de Johnny Cash.
Le 15 mai 2003, June Carter décède d’une complication chirurgicale, à l’âge de soixante-treize ans. Suivant le vœu de son épouse, Cash continue à travailler, se produisant notamment en concert avec la Carter Family. Il donne son ultime concert le 5 juillet 2003 et décède à son tour le 12 septembre 2003, au Baptist Hospital de Nashville, seulement quatre mois après son épouse. Johnny Cash est inhumé avec June Carter près de leur maison, au Memorial Gardens de Hendersonville, Tennessee. La famille n'a pas voulu de fleurs pour la tombe, à la place, elle a appelé à faire des dons à SOS Villages d'Enfants Etats-Unis. Parmi les premières réactions à son décès, il y eut beaucoup de chanteurs, parmi lesquels Mick Jagger des Rolling Stones et Elvis Costello. Le président des États-Unis George W. Bush a salué une légende de la musique en disant : « Sa voix et sa compassion humaine avaient gagné les coeurs et les âmes de plusieurs générations ». Le 4 juillet 2006, Rick Rubin sort l’une de ses dernières collaborations avec Johnny Cash, l’album posthume American V: A Hundred Highways. La suite, American VI: Ain’t no grave, sortie le 23 février 2010, trois jours avant la date qui aurait marquée le 78e anniversaire de Johnny Cash.
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