Décès  de  "The man in Black" ( l'homme en noir)
Johnny Cash
Le monde de l'industrie pleure la mort de ce grand homme.
Né le 26 février 1932, décédé le 12 septembre

Johnny Cash en 1999
(Amazon.fr)
À soixante-dix balais, Johnny Cash a passé l'âge des simulacres. Et c'est devant Dieu et personne d'autre qu'il consent à s'expliquer. C'est bien le ton de la confession qu'il a adopté dans ses albums depuis American Recordings en 1994. La série, toujours produite par Rick Rubin, comporte désormais ce quatrième volet. Mais "The Man Comes Around" sous ses allures de chant du cygne (noir) montre en même temps une irrésistible force de survie face à la maladie. Alors il multiplie les messages ("We'll Meet Again"). Il livre aussi les visions de l'au-delà qui le hantent, comme s'il était passé de l'autre coté pour revenir chez les vivants raconter ce qu'il a vu ("The Man Comes Around"). Il reprend à son compte "Hung My Head" de Sting, et réclame pardon ("Personal Jesus" la chanson de Depeche Mode, qui devient autobiographique). La puissance de l'interprétation vous percute et par moments, même, c'est le Cash le plus déterminé qui se fait entendre ("Sam Hall"). On ne s'étonne plus dès lors de trouver "I'm So Lonesome I Could Cry" de Hank Williams côte à côte avec "Hurt" de Nine Inch Nails. L'homme en noir montre plus que jamais avec cet album pourquoi toute sa vie il a porté son propre deuil. --José Ruiz 


Johnny Cash en 1997

Le chanteur est mort à l'âge de 71 ans, vendredi 12 septembre, à Nashville (Tennessee).  Johnny est décédé de complications résultant d'un diabète, qui ont entraîné une détresse respiratoire', a précisé son manager Lou Robin dans un communiqué diffusé par l'hôpital baptiste de Nashville.  L'homme en noir souffrait aussi d'une forme de neuropathie, une maladie du système nerveux, qui l'exposait à la pneumonie. 

Le chanteur est décédé à l'hôpital à 1h du matin (5h00 GMT). Il avait quitté l'établissement mercredi après deux semaines d'hospitalisation pour un problème à l'estomac. Son timbre de baryton et sa gravité existentielle en firent une des voix les plus singulières de la chanson américaine.
"J'espère que les amis et les fans de Johnny vont prier pour la famille Cash, afin qu'ils trouvent le réconfort dans cette période difficile" a ajouté le manager. 

    Plusieurs vedettes de la musique, dont le chanteur des Rolling Stones Mick Jagger et Elvis Costello, ont fait part vendredi de leur tristesse après le décès du légendaire chanteur de country Johnny Cash. 

"L'homme en noir" a aussi eu droit à l'hommage du président George W. Bush, qui a salué en lui une légende de la musique. Sa voix et "sa compassion humaine avaient gagné les coeurs et les âmes de plusieurs générations", a souligné le chef de la Maison Blanche dans un communiqué.

"Son influence s'est étendue sur plusieurs générations auprès de gens différents", a observé de la même façon Mick Jagger. "Je l'adorais en tant qu'auteur et en tant que compositeur. Je me souviens qu'il y a de nombreuses années, une partie de notre répertoire comprenait deux de mes chansons favorites de Johnny Cash: 'I Walk The Line' et 'Ballad Of A Teenage Queen'".


Elvis Costello, qui écrivit pour lui "Hidden Shame" en 1990, l'a qualifié de "grand, grand homme". "Il m'a toujours chaleureusement accueilli chez lui et je n'oublierai jamais ça", a-t-il dit.
«Sa présence illuminait la pièce et on va le regretter», a commenté l'acteur George Clooney lors de l'émission Today sur NBC.
 

Marty Stuart, qui avait autrefois fait partie du groupe de Johnny Cash et qui a épousé sa fille Cindy, a estimé que le chanteur "ne répondait à personne d'autre qu'à lui-même, qu'à ce qu'il entendait dans son coeur, dans son esprit et dans son âme".

"Apprendre que Johnny était intéressé par le fait de reprendre ma chanson a été un moment déterminant dans mon travail", a confié Trent Reznor, du groupe Nine Inch Nails, en référence au titre "Hurt". "Le résultat m'a vraiment rappelé combien la musique peut être belle, touchante et puissante. Le monde a véritablement l'un de ses grands artistes".

"Je sais que les anges chanteront aujourd'hui et le paradis est un meilleur endroit avec l'arrivée de Johnny Cash", a de son côté déclaré le chanteur de country George Jones, un ami de longue date. "Je sais qu'il est plus heureux, maintenant qu'il est avec sa bien-aimée June (son épouse, la chanteuse June Carter, décédée au printemps dernier)".

Dolly Parton a pour sa part estimé que Cash ne "mourrait jamais. Il deviendra seulement plus important dans cette industrie au fil du temps".


Quant au chanteur Kenny Chesney, il a jugé que "l'homme en noir" était l'un des seuls artistes dont la musique était universelle. "Qu'on en ai eu conscience ou non, nous étions directement ou indirectement influencés par Johnny Cash", a-t-il dit. "Le rock 'n' roll, la country, le gospel: la musique de Johnny franchissait toutes les frontières qui se dressaient devant lui".

"Johnny Cash n'était pas seulement un géant dans le monde de la musique, mais il fait partie de ces gens qui sont devenus une icône culturelle en Amérique", a réagi Ed Benson, directeur général de l'Association de la musique country au micro de WTVF-TV à Nashville.

"Sa présence illuminait la pièce et on va le regretter", a pour sa part commenté l'acteur George Clooney lors de l'émission "Today" sur NBC. AP

Johnny Cash était né le 26 février 1932 à Kingsland, en Arkansas et avait 6 frères et soeurs. 

On le surnommait "l'homme en noir", mais c'est Nashville, qui ne l'appréciait guère - et réciproquement -, et le monde de la country music qui portent le deuil aujourd'hui. Avec Johnny Cash disparaît une des personnalités les plus sulfureuses de ce genre englué depuis longtemps dans les bluettes sucrées et, tout simplement, une des plus grandes voix de la chanson américaine. 

 Il a vendu 50 millions d'albums, enregistré plus de 1 500 chansons et en a composé plus de 400 pendant les quarante-cinq années d'une carrière qui aura exploré le country & western et le bluegrass bien sûr, mais aussi le folk, le rockabilly et le gospel. Sa notoriété a rapidement traversé les frontières du pays et du genre.

Johnny Cash, qui terminait un album de chansons écrites avec sa femme June, morte en mai, était le père de sept enfants. Parmi eux, sa fille Rosanne est une chanteuse renommée de country.

La gravité fut la marque de cet artiste cultivant les paradoxes. Gravité de son timbre de baryton, entre crooner et conteur, invariablement posé sur une basse continue de guitare. Gravité des thèmes qu'il a abordés, à mille lieux des paroles parfois lénifiantes de la country : chronique sociale (la condition des ouvriers, des paysans, des routiers, des taulards) et bigotisme religieux, légende dorée du Far West et défense des Indiens - comme dans la Ballad of Ira Hayes, histoire d'un GI indien qui brandit la bannière étoilée après la bataille d'Iwo Jima, se heurte au racisme à son retour et finit par se noyer dans l'alcool. Il proteste contre la guerre du Vietnam et ne cache pas sa fascination pour les armes à feu, chante l'éternité des grands sentiments et s'abîme dans le désamour et la déchéance individuelle. Les Sudistes peuvent être compliqués.

Et la vie de Johnny Cash ne fut pas de tout repos. Né à Kingsland (Arkansas), le 26 février 1932, J.R. Cash (il optera pour Johnny à l'armée) était issu d'une famille de métayers baptistes comptant sept enfants, qui bénéficiera des programmes sociaux du New Deal. Il découvre le hillbilly, la musique des Appalaches, et commence, à 12 ans, à composer des chansons. A cet âge, il perd son frère aîné de deux ans, malheur qu'il considérait comme l'origine probable de son incurable mélancolie.

En 1950, il est incorporé dans l'US Air Force qui l'envoie en Allemagne. Il y écrit de futurs classiques, notamment Folsom Prison Blues, inspiré par le sinistre pénitencier californien. Il retourne aux Etats-Unis en 1954, pour y épouser une jeune fille de 17 ans. Vendeur en porte à porte à Memphis, capitale musicale du Sud, Cash trouve deux accompagnateurs, les Tennessee Two (le guitariste Luther Perkins et le bassiste Marshall Grant) et rencontre Sam Phillips, producteur de Sun Records, l'homme qui a découvert Elvis Presley, avec lequel il grave ses premiers titres, Hey Porter, Cry, Cry, Cry, Get Rhythm, puis I Walk the Line et Ballad of a Teenage Queen. Son ascension est fulgurante. Les portes du Grand Ole Opry, spectacle et émission de radio emblématiques de la country, lui sont ouvertes. Tout de noir vêtu, il y fait sensation avec son franc-parler et ses mauvaises manières.

En 1958, Johnny Cash quitte Sun pour Columbia, continue de collectionner les tubes et commence à mener une vie en rapport avec son statut de vedette. Harassé par des tournées interminables, il ne tient le coup qu'avec une consommation effrénée d'alcool, d'amphétamines et de poudres diverses. Précurseur des caprices des rockstars, il se taille une solide réputation de démolisseur de chambres d'hôtel. En 1965, on l'arrête à la frontière mexicaine avec le contenu d'une pharmacie caché dans la caisse de sa guitare, épisode qui lui vaut d'être banni du Grand Ole Opry. Victime d'un accident de voiture puis d'une surdose, il passe une année à Nashville avec Waylon Jennings, autre "hors-la-loi" notoire, à tester des substances variées.

La rédemption le touche à la mi-temps des années 1960. Il divorce en 1966 pour épouser deux ans plus tard June Carter, une des filles de Maybelle Carter (chanteuse de The Carter Family, formation historique de la country). Sous son influence, il s'oriente vers une voie plus "paisible", empreinte de religiosité fondamentaliste, ce qui l'amènera plus tard à soutenir le prêcheur Billy Graham. Curieusement, ce virage ne le dessert pas artistiquement, puisqu'en 1968 et 1969 il publie coup sur coup deux chefs-d'œuvre, Live at Folsom Prison et Live at San Quentin Prison, qui dopent ses ventes.



Johnny Cash et son épouse 
June Carter Cash

(June Carter Cash est décédé le 15 mai  2003. (AP Photo/Mark )
Au début des années 1970, Johnny Cash est devenu une superstar. Il anime une émission de télévision sur la chaîne ABC, "The Johnny Cash Show" et y invite des artistes aussi divers que Bob Dylan - ami de longue date, qui l'avait lui-même convié sur son album Nashville Skyline -, Louis Armstrong, les Who ou Stevie Wonder, affichant ainsi son éclectisme et son refus de se laisser enfermer dans une chapelle. Cash tourne aussi dans des westerns vite oubliés, s'offre un musée consacré à sa personne, publie en 1975 une autobiographie gentiment mégalomane, Man in Black, et façonne son image de voyou ami de Richard Nixon.


A la fin des années 1970, les vieux démons refont surface. Son mariage bat de l'aile en même temps qu'il erre de studio en cure de désintoxication. Des histoires impossibles circulent : ses admissions à l'hôpital seraient dues à l'attaque d'une autruche, à une piqûre d'insecte, à une rage de dents...

Miné de l'intérieur, esclave des calmants, le solitaire trouve refuge dans l'amitié virile, en fréquentant d'anciens condisciples rescapés des gouffres : il publie en 1981 The Survivors, avec Carl Perkins et Jerry Lee Lewis, puis Class of 55, avec les mêmes et Roy Orbison, participe en 1985 au groupe The Highwaymen, aux côtés de Kris Kristofferson, Waylon Jennings et Willie Nelson. Projets sympathiques mais passéistes, qui révèlent surtout l'impasse artistique de Cash. On l'oublie lorsque paraît, en 1993, le premier volume de la série American Recordings, splendeur crépusculaire cousine du Nebraska de Bruce Springsteen, qui marque sa renaissance artistique.

Alors que sa santé l'avait obligé à arrêter les tournées et contraint à des hospitalisations répétées, Johnny Cash était toutefois apparu en avril 2001 lors d'un concert en son honneur réunissant Willie Nelson, Kris Kristofferson et Sheryl Crow. Ses relations avec Nashville étaient devenues exécrables depuis longtemps. Poussé vers la sortie par une industrie ingrate - malgré la statue qu'elle lui a édifiée au Country Music Hall of Fame de Nashville -, Johnny Cash s'était retiré dans la Virginie pastorale et enregistrait en Californie. En 1998, il avait profité d'une récompense aux Grammy Awards (l'équivalent des Victoires de la musique) pour s'offrir une pleine page dans le magazine Billboard.

Armé d'une guitare, manches retroussées, il pointait un majeur vengeur en direction de l'objectif, avec cette adresse : "American Recordings et Johnny Cash remercient l'establishment de Nashville et ses radios pour leur soutien." Dernier baroud d'honneur d'un homme blessé, amer et malade, qui avait toujours en mémoire le destin de Hank Williams, chassé du Grand Ole Opry et mort d'ivresse et de froid le jour de l'an 1953. Du génie foudroyé de la country music, Johnny Cash fut le plus flamboyant héritier, par ses paroles et par ses actes.


Compilations

Elles sont innombrables. Une des plus récentes, complètes et aisément disponibles en France est Man in black: The Very Best of Johnny Cash (2 CD Columbia/Sony, 2001).

Albums originaux

Columbia a réédité une douzaine d'albums dans sa collection Legacy, en les remastérisant et en les augmentant de bonus.

Parmi eux : Songs of Our Soil (1959), Hymns by Johnny Cash (1959), Ride this Train (1960), Orange Blossom Special (1965), Ballads of the True West (1965), Live at Folsom Prison (1968), Live at San Quentin (1969).

Les quatre albums chez American Recordings sont : American Recordings (1994), Unchained (1996), Solitary Man (2000) et The Man Comes Around (2002).

Album-hommage

Kindred Spirits (Columbia/Sony, 2002) : ses chansons sont reprises par une pléiade de stars, dont Bob Dylan, Bruce Springsteen, Little Richard, Dwight Yoakam ou Emmylou Harris.

08/07/2006 - 04h00
Après le décès de sa chère June
Johnny Cash a eu besoin d’enregistrer jusqu’à la fin
Canoë 

Johnny Cash et June Carter-Cash en 1999   Devenu presque aveugle à cause du diabète, Johnny Cash devait se déplacer en chaise roulante. Pour lui, la perte de son épouse, June, fut une épreuve écrasante. Néanmoins, en y réfléchissant, le producteur Rick Rubin ne fut pas étonné d’entendre la requête de Johnny Cash au lendemain de la mort de June Carter Cash en mai 2003. 

Il avait besoin de travailler. Il devait travailler afin de pouvoir lui-même continuer. Pour satisfaire à la demande de Johnny Cash, Rick Rubin aménagea un studio d’enregistrement dans une chambre à coucher de la propriété du chanteur au Tennessee, et désigna un ingénieur «sur appel» qui demeura de service presque jusqu’à la fin des jours de Johnny Cash. Cette légende de la chanson populaire américaine mourut quatre mois après son épouse. 

«Des sessions d’enregistrement étaient prévues tous les jours, se souvient Rubin, et si Johnny se sentait assez bien au réveil, il téléphonait et disait “ça fonctionne pour aujourd’hui”. S’il ne se sentait pas suffisamment en forme, il disait “on continuera demain”». 

Les résultats de certaines de ces sessions d’enregistrement s’avèrent éloquents à l’écoute du titre paru récemment American V: A Hundred Highways, le cinquième et dernier en date d’une série de disques réalisés par Rubin et qui couronnent la fabuleuse carrière de Johnny Cash. Cette dernière production constitue la réflexion musicale la plus émouvante sur la condition mortelle des humains depuis le dernier album de Warren Zevon avant sa défaite contre le cancer. 

Autrefois caverneuse et puissante, la voix de Johnny Cash tremble et s’étiole ici dans une enfilade de chansons empreintes de chagrin et de spiritualité. «Oh, Lord, help me to walk another mile, just one more mile, de chanter Cash sur la première plage du disque, I'm tired of walking all alone». 

Parmi la douzaine de chansons, l’on retrouve Like the 309, le tout dernier poème écrit par Johnny Cash, dans lequel il est question d’un train, thème tout à fait approprié pour l’homme qui autrefois avait chanté pour un détenu dont les seuls échos du monde lui parvenaient par le sifflet d’un train de nuit. 

Au cours de ce que furent les derniers mois de Johnny Cash, Rubin faisait régulièrement parvenir à Cash des mandats pour travailler sur des chansons. Cash suggérait ses propres idées, et son fils l’encouragea même à endisquer Further On (Up the Road) de Bruce Springsteen. 

Le producteur pressentait combien il était important de stimuler et de maintenir chez Johnny Cash son esprit créatif et son engagement artistique. 

18/04/2006 - 04h00
Archives de Johnny Cash
Découverte de chansons inédites
Canoë

June Carter Cash et Johnny Cash en 1985   Parmi des babioles de toutes sortes conservées dans une salle d'entreposage située derrière son studio d'enregistrement, Johnny Cash gardait des centaines de bandes. Parmi ces trouvailles, un ensemble identifié «Personal File», qui s'est avéré un véritable trésor auditif. 

Sur ces enregistrements solo, réalisés pour la plupart dans les années 1970, l'icône de la musique country interprète un peu de tout, comme le décrit le producteur Greg Geller: des ballades de salon de fin de 19e aux succès country du 20e siècle, Cash a choisi des chansons variées qui lui rappelaient des événements et des expériences de sa vie, des chansons de foi et d'inspiration.» 

Les admirateurs de Cash auront un avant-goût de ce matériel intimiste le 23 mai, à la parution de Personal File. Ce coffret de deux CD Columbia/Legacy offrira 49 extraits, la plupart comprenant des réflexions de Cash servant d'introduction aux pièces. 

Parmi les chansons publiées, mentionnons My Mother Was a Lady, The Way Worn Traveler, What Is Man, Louisiana Man, Saginaw, Michigan et une interprétation de la chanson traditionnelle irlandaise Galway Bay. 

Quelques semaines avant l'émergence publique de Personal File, Columbia/Sony Wonder/Legacy republiera le classique The Johnny Cash Children's Album. Le fils de l'artiste défunt, John Carter Cash, a contribué à la rédaction de nouvelles notes d'accompagnement au coffret, qui sera publié le 9 mai avec quatre pistes inédites ajoutées à l'édition originale. 

Le fils de Cash est le sujet d'une des nouvelles chansons de l'album, I Got a Boy and His Name Is Cash, Cash, June Carter John. On y trouve également des pièces comme Old Shep, One and One Makes Two et Nasty Dan. Cash a interprété une version de cette chanson pour Oscar the Grouch dans le cadre de l'émission Sesame Street, qui figure sur le coffret de 2003, Songs of the Street: 35 Years of Music. 


 

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