(mise à jour le 26 avril, 2015)

"L‘ÉTOILE DE CE MOIS‘‘

‘‘CLINT EASTWOOD"
(LE 31 MAI 1930)

suite de sa biographie
Album Photos de Clint Eastwood


 

Né le 31 mai 1930 à San-Francisco
Père : comptable itinérant, mère au foyer
Diplômé de mécanique.
Travaux exercés : mécanicien, métallurgiste, maître nageur, bûcheron,barman, pianiste dans un bordel.
A suivi des cours d'art dramatique au Los Angeles City Collège
Maire de Carmel de 1986 à 1988
Il a une sœur : Jean.
Il a été marié deux fois. Il a eu cinq filles et deux garçons, avec cinq femmes différentes :
 Kimber (née en 1964), avec Roxanne Tunis ;
De 1976 à 1988, Clint Eastwood a vécu avec l'actrice Sondra Locke.
 Kyle (né le 19 mai 1968) et Alison (née le 22 mai 1972), avec sa première épouse Maggie Johnson ;
 Scott Reeves (né le 21 mars 1986) et Kathryn (née le 2 février 1988), avec Jacelyn Reeves (hôtesse de l'air) ;
 Francesca Ruth (née le 7 août 1993), avec Frances Fisher, actrice dans Impitoyable ;
 Morgan (née le 12 décembre 1996), avec sa femme actuelle Dina Ruiz.

Acteur et réalisateur américain, Clint Eastwood est né le 31 mai 1930 à San Francisco, Californie (Etats-Unis) à St. Francis Hospital, San Francisco, Californie, USA.
Né d'un père comptable, le jeune Clinton mène avec ses parents une vie de nomade. Il passe son adolescence à Oakland et ne pense pas du tout à devenir acteur. Il fait des petits boulots sans grande conviction. Puis il part à l'armée où il fait des rencontres décisives. Après son service militaire, il se rend à Hollywood en 1954, signe un contrat avec la Universal et épouse Maggie Johnson. Il fait sa première apparition en 1955 dans La Revanche de la créature (Arnold) puis enchaîne les petits rôles dans une dizaine de films où personne ne le remarque véritablement.
Il rencontre Robert Sparks de la CBS qui l’engage pour la série télévisée "Rawhide", dans laquelle il jouera le bras droit d'un convoyeur de bétail, et ce dans 250 épisodes de janvier 1959 à février 1966 ! Il apprend ainsi son métier d'acteur en jouant aussi dans quelques films sans importance.
Au printemps 64, la chance lui sourit une seconde fois : il est engagé par une petite compagnie pour tourner en Espagne un western dirigé par un Italien qui se fait appeler Bob Robertson, Sergio Leone. Il devient "l'homme sans nom", l'étranger, dans Pour une poignée de dollars. Alors qu'il repart aux États-Unis et retrouve la télévision, le film connaît un succès sans précédent en Italie et en Europe. Rappelé par la production, il tourne, en Espagne à nouveau, les deux autres volets de la trilogie de Leone : Et pour quelques dollars de plus et Il était une fois dans l’Ouest.
Il tourne encore en Italie avec Vittorio De Sica un film à sketch, Les Sorcières et retourne aux Etats-Unis où Ted Post lui offre son premier grand film américain en 1968, un western ( !) : Pendez-les haut et court. La même année naissent son fils Kyle Clinton et sa maison de production Malpaso. Du jour au lendemain, Clint Eastwood devient une superstar milliardaire sans toutefois qu’Hollywood le considère comme un grand acteur ! En 1970, il est second après Paul Newman au hit-parade des acteurs les plus populaires; premier en 1971; et second à nouveau en 1972, derrière John Wayne !
Eastwood profite de cette notoriété naissante pour réaliser en 1971 Un frisson dans la nuit, où il se dirige lui-même. Ce premier long métrage n'est pas couronné de succès, contrairement à L’Inspecteur Harry de Don Siegel. Son rôle de flic violent ne lui attire pas que des sympathies. Il est accusé de fascisme, de machisme... Une partie de la critique le boudera pendant plusieurs années. Breezy son deuxième long métrage, dans lequel il ne joue pas, n’a pas plus de succès. Affecté par cet échec, il attendra quinze ans (Bird) avant de réaliser un autre film dont il n'est pas l'acteur principal.
Dès lors, il alterne westerns et films policiers avec le célèbre rôle de l'inspecteur Harry, souvent sous la houlette de Don Siegel (quatre films) qui l’imposera définitivement à Hollywood.
La troisième décennie de la carrière de Clint Eastwood est marquée de profonds changements, tant sur le plan personnel que professionnel. En 1978, il divorce de Maggie Johnson et entame une collaboration de plus de dix ans avec Sondra Locke, sa compagne dans la vie et sa partenaire dans bon nombre de films.
D'autre part, son activité de producteur devient primordiale, lui permettant d'avoir la haute main sur les films dont il est le metteur en scène et/ou l'interprète et d'initier des projets qui lui tiennent à coeur, comme Thelonious Monk : Straight No Chaser (1988, documentaire de Charlotte Zwerin sur l'un de ses musiciens de jazz favoris).
Il commence aussi à s'interroger sur les rôles de cow-boys et de policiers qui ont, jusque-là, assuré sa renommée. S'il ajoute un quatrième et un cinquième épisode à la saga de son personnage fétiche, l'inspecteur Harry Callahan (Le retour de l’inspecteur Harry et La dernière cible), il en dénonce la face obscure dans La Corde raide où le flic-justicier qu'il interprète présente de troublantes analogies avec le criminel qu'il poursuit.
Même revirement dans le domaine du western : Impitoyable (qui lui vaut, entre autres, l'Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film) est une réflexion amère sur l'inanité de la violence et l'envers de la légende de l'Ouest.
Mais il révèle aussi d'autres aspects plus intimes de sa personnalité, comme sa passion pour la musique country (Honkytonk Man, où il incarne un obscur chanteur-compositeur réussissant à enregistrer un unique disque avant de mourir de la tuberculose) et pour le jazz (Bird, biographie fulgurante de Charlie Parker).
Ayant d'autres intérêts que le cinéma, il est élu maire de sa ville Carmel en Californie en 1986 pour deux ans. En 1992, c'est la consécration avec Impitoyable, un western crépusculaire qui remporte quatre Oscars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur.
Dans ces années quatre-vingt-dix, séparée de Sondra Locke, il se lie avec Frances Fisher (sa partenaire dans Impitoyable). Ils ont une petite fille en 1993, Francesca Ruth. En mars 1996, il épouse la présentatrice de télévision Dina Ruiz, dont il aura un garçon, Morgan.
A 65 ans, Eastwood joue son premier rôle romantique dans son film Sur la route de Madison (1995). Les critiques applaudissent et le public suit. Il enchaîne avec l’intrigant Minuit dans le jardin du Bien et du Mal (dans lequel il fait jouer sa fille Alison).

En 2000, à 70 ans, il aborde pour la première fois la science-fiction avec l’ironique et pathétique Space Cowboys, où il partage l'affiche avec trois compères proche de sa génération: James Garner, Donald Sutherland et Tommy Lee Jones.
En 2003, Clint Eastwood signe un drame déchirant (Mystic River) magnifiquement interprété par Sean Penn, Tim Robbins et Kevin Bacon. Il est présenté à Cannes, gagnant ainsi sa quatrième participation au grand festival après Pale Rider en 1985, Bird en 1988 et Chasseur blanc, cœur noir en 1990. En 2005, avec le tragique Million Dollar Baby, le cinéaste obtient une nouvelle consécration en remportant, douze ans après Impitoyable, l'Oscar du Meilleur film et du Meilleur réalisateur, ses comédiens Hilary Swank et Morgan repartant, pour leur part, avec les statuettes de La Meilleure actrice et du Meilelur second rôle masculin.

Connu comme: Harry Callahan "Dirty Harry" (1971)
Il a servi dans l'armée américaine .
Il appartient le Inn Mission Ranch, Carmel, Californie, USA.
Clint Eastwood a porté un poncho, sans jamais le lavé,
 dans ses trois films western "man with no name" .
Lorsque Don Siegel tomba malade durant la production du film  "Dirty Harry" (1971), Eastwood l'a remplaçé comme directeur.
En (1971) il se mérita un Golden Globe Award - World Film Favorite - Male.
1985 : Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par Jacques Toubon, Adjoint à la Culture à la Mairie de Paris.
(1986) Elu maire de sa ville  Carmel-by-the-Sea, CA.

"Récompenses"
1988) aIl a gagné un Golden Globe Cecil B. DeMille Award.
(1989)  Golden Globe Award - comme Meilleur Directeur - Motion Picture pour: "Bird" (1988).
(1993) Meilleur Directeur Oscar pour "Unforgiven" (1992).
(1993) Golden Globe Award - Meilleur Directeur - Motion Picture
pour: "Unforgiven" (1992).
1994 : Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres par Jacques Toubon, Ministre de la Culture.
(1995) Academy Awards, USA - gagne  Irving G. Thalberg Memorial Award.
(29 Fév. 1996) American Film Institute Life Achievement Award.
(Octobre 1997)  #2 sur la liste dans Empire (UK) magazine's "The
Top 100 Movie Stars of All Time"
(1998) Reçu un  César d'honneur  à Paris, en France pour son travail. .
2000 Festival de Venise Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière
Le prix a été décerné lors de la cérémonie d'ouverture du festival. L'acteur a reçu un lion d'honneur 36 ans après sa première venue en Italie. Clint Eastwood venait alors en inconnu pour tourner avec Sergio Leone dans un western-spaghetti intitulé Pour une poignée de dollars. L'histoire veut que Sergio Leone ne s'était même pas donné la peine d'aller chercher Eastwood à l'aéroport. La récompense a été suivie de la projection en avant première européenne de Space Cowboys.
 25 avril 2001 : Festival international du film de San Francisco : Prix Akira Kurosawa
 Lors de ce festival, fûrent projetés : L'Homme des Hautes Plaines, Bronco Billy, Pale Rider, Bird et Chasseur blanc, cœur noir
 2003 : National Society of Film Critics : Meilleur réalisateur pour Mystic River
 2003 : Los Angeles Film Critics Association : Meilleur réalisateur pour Mystic River
 2003 : Cérémonie des Césars : Meilleur film étranger pour Mystic River.
 2003 : Screen Actors Guild Awards (SAG Awards) : Récompense l'acteur pour l'ensemble de sa carrière
 2004 : Director's Guild of America : Meilleur réalisateur pour Million Dollar Baby.
 2004 : Chicago Film Critics Association : Meilleur réalisateur pour Million Dollar Baby.
 10 janvier 2005 : National Society of Film Critics Awards : Meilleur film de l'année 2004 pour Million Dollar Baby. De plus Hilary Swank, l'héroine principale de ce film à été honorée du titre de meilleur actrice
 2005 : Golden Globe : Meilleur réalisateur pour Million Dollar Baby
 2005 : Cérémonie des Oscars : pour Million Dollar Baby,
 Oscar du meilleur film de l'année 2004 (producteur: Clint Eastwood)
 Oscar du meilleur réalisateur pour Clint Eastwood
 Oscar de la meilleure actrice pour Hilary Swank
 Oscar du meilleur second rôle pour Morgan Freeman
29 janvier 2006 : Director Guild Award : reçoit le Directors Guild of America Lifetime
AchievementAward (pour l'ensemble de la carrière)
 25 février 2006 : Cérémonie des Césars : Meilleur film étranger pour Million Dollar Baby.
 12 août 2006 : Botte d'Or : Il s'est vu remettre son prix samedi 12 août 2006 lors de la
24e cérémonie des bottes d'or du Motion Picture & Television Fund, qui récompense chaque année les acteurs, cascadeurs, producteurs et réalisateurs ayant pérennisé la tradition du western au cinéma et sur le petit écran
 Novembre 2006 : Stanley Kubrick Award pour l'ensemble de la carrière
 6 décembre 2006 : Grands Californiens Eastwood est distingué par le gouverneur de Californie :
Arnold Schwarzenegger et fait son entrée parmi les treize "dirigeants, visionnaires et légendes" de l'état
( sont ainsi distingués dans un "hall de la gloire de Californie" du musée d'histoire, des femmes et des arts de la capitale administrative Sacramento, à 150 km à l'est de San Francisco)
 7 décembre 2006 : National Board of Review : Le récent film de Clint Eastwood Lettres d'Iwo Jima a obtenu le prix du meilleur film de l'année décerné par l'Association américaine des critiques
 12 décembre 2006 : Los Angeles Critics Association : Lettres d'Iwo Jima, le second film de Clint Eastwood sur la bataille d'Iwo Jima, en 1945, a reçu la récompense du meilleur film de l'Association des critiques de films de Los Angeles
 16 janvier 2007 : Golden Globe : Meilleur film en langue étrangère pour Lettres d'Iwo Jima
 2007 : Chevalier de la Légion d'honneur le 17 février par le président Jacques Chirac.
6 février 2007 : Oscar Humanitaire : Oscar humanitaire Jack Valenti pour « la bonté de l'esprit qui émane de ses films ». Pour Dan Glickman, le Président de la MPAA, les films de Clint Eastwood « montrent le véritable pouvoir qu'ont les films pour raconter l'Histoire et aider les nations à communiquer. »
 11 février 2007 : Clint Eastwood a encore reçu une récompense, le Berlin Camera pour
l'ensemble de sa carrière.
 25 mai 2008 : Prix du 61ème Festival de Cannes pour l'ensemble de sa carrière (avec Catherine Deneuve)
 26 février 2009 : Clint Eastwood reçoit une Palme d'Or pour sa carrière (il est le deuxième de l'histoire après Ingmar Bergman à reçevoir cet honneur)
8 Mai 2009: Meilleur film étranger pour Gran Torino
Prix David di Donatello (équivalent de nos Césars Français)
17 Octobre 2009 à Lyon:  Prix Louis-Lumière pour l'ensemble de son œuvre
13 novembre 2009 à Paris:  Commandeur dans l'ordre de la Légion d'Honneur
(par le Président Nicolas Sarkozy


Il est un des propriétaires du Pebbles Beach Golf Country Club à Monterey Peninsula, Californie.
Le 12 décembre 1996, une fille "Morgan" est née de son union avec Dina Ruiz.

Il est le père de  Alison Eastwood et de  Kyle Eastwood.
de ses compagnes: Frances Fisher: Francesca Ruth Eastwood.
un autre enfant de  Roxanne Tunis: Kimber Eastwood (né en 1964).
Père de deux autres enfants de  Jacelyn Reeves: Kathryn (né le 2 fév.1988)  et Scott (né le 21 mars, 1986).
Partenaire avec  Sondra Locke de 1975 à 1988 et habitat avec de: 1977-1988.
En 1999 il est marié à Dina Ruiz


Son salaire:
Paint Your Wagon (1969)  $500,000
Where Eagles Dare (1969)  $800,000
Per un pugno di dollari (1964)  $15,000
Hang 'em High (1967)  $400,000
Buono, il brutto, il cattivo, Il (1966)  $250,000
Per qualche dollaro in più (1965)  $50,000
Lorsqu'il approcha la soixantaine, sa popularité a commencé à baissé mais il continua de surprendre. Il dirigea Bird (1988)
 il joua aussi dans  Black Heart (1990)  The Rookie (1991) avec Charlie Sheen). Ensuite Unforgiven (1992), un Western qui lui mérita un Academy Award pour le meilleur film et meilleur directeur et a très bien classé dans les box-office. En 1993, il joua sa meilleure performance dans le rôle d'un agent secret: In the Line of Fire. Encore en l993, il se joint à Kevin Coster et dirigea dans le film: A Perfect World. En 1995, Eastwood se mérita le
" Academy's Irving Thalberg Award". Il dirigea  et joua ensuite avec Merryl Streep dans The Bridges of Madison County


Année Titre Titre original Titre québécois Profession(s) Box-office Budget
Acteur Réalisateur Producteur Compositeur
1955 Allen in Movieland (téléfilm) Allen in Movieland
Oui


- -
1955 La Revanche de la créature Revenge of the Creature
Oui


- -
1955 Francis in the Navy Francis in the Navy
Oui


- -
1955 Madame de Coventry Lady Godiva of Coventry
Oui


- -
1955 Tarantula ! Tarantula
Oui


- -
1956 Death Valley Days (téléfilm) Death Valley Days
Oui


- -
1956 West Point West Point
Oui


- -
1956 Highway Patrol (téléfilm) Highway Patrol
Oui


- -
1956-1965 Rawhide (série télévisée) Rawhide
Oui


- -
1956 Ne dites jamais adieu Never Say Goodbye
Oui


- -
1956 La corde est prête Star in the Dust
Oui


- -
1956 Away All Boats Away All Boats
Oui


- -
1956 La VRP de choc The First Traveling Saleslady
Oui


- -
1957 Escapade au Japon Escapade in Japan
Oui


- -
1958 Navy Log (téléfilm) Navy Log
Oui


- -
1958 C'est la guerre Lafayette Escadrille
Oui


- -
1958 Ambush at Cimarron Pass Ambush at Cimarron Pass
Oui


- -
1959 Maverick (série télévisée) Maverick
Oui


- -
1962 Le jour le plus long The longest day
Non crédité


- -
1964 Pour une poignée de dollars Per un pugno di dollari
Oui


États-Unis :
 14 500 000 $
-
1965 Et pour quelques dollars de plus Per qualche dollaro in più Pour quelques dollars de plus Oui


États-Unis :
15 000 000 $

-
1966 Le Bon, la Brute et le Truand Il Buono, il brutto, il cattivo Le Bon, la Brute et le Truand Oui


États-Unis :
25 100 000 $
-
1966 Les Sorcières Le Streghe
Oui


- -
1968 Pendez-les haut et court Hang ’Em High
Oui


États-Unis :
 11 000 000 $
-
1968 Un shérif à New York Coogan’s Bluff Un shérif à New York Oui


États-Unis :
 3 110 000 $
-
1968 Quand les aigles attaquent Where Eagles Dare
Oui


États-Unis :
 7 100 000 $
-
1969 La Kermesse de l’Ouest Paint Your Wagon
Oui


États-Unis :
14 500 000 $

-
1970 Sierra torride Two Mules for Sister Sara
Oui


États-Unis :
 5 050 000 $
-
1970 De l'or pour les braves Kelly’s Heroes
Oui


États-Unis :
5 200 000 $
-
1970 Les Proies The Beguiled
Oui


États-Unis :
1 100 000 $
-
1971 Un frisson dans la nuit Play Misty for Me
Oui Oui

États-Unis :
10 600 000 $
-
1971 L'Inspecteur Harry Dirty Harry
Oui


États-Unis :
 35 976 000 $
-
1972 Joe Kidd Joe Kidd
Oui


États-Unis :
 6 330 000 $
-
1973 L'Homme des Hautes Plaines High Plains Drifter
Oui Oui

États-Unis :
15 700 000 $
-
1973 Breezy Breezy
Caméo Oui

- -
1973 Magnum Force Magnum Force À coups de magnum Oui


États-Unis :
39 768 000 $
-
1973 Le Canardeur Thunderbolt and Lightfoot
Oui


États-Unis :
21 700 000 $
-
1975 La Sanction The Eiger Sanction
Oui Oui

États-Unis :
 14 200 000 $
-
1976 Josey Wales hors-la-loi The Outlaw Josey Wales
Oui Oui

États-Unis :
 31 800 000 $
-
1976 L'inspecteur ne renonce jamais The Enforcer
Oui


États-Unis :
 46 236 000 $
-
1977 L'Épreuve de force The Gauntlet
Oui Oui

États-Unis :
26 414 658 $
-
1978 Doux, dur et dingue Every Which Way But Loose
Oui


États-Unis :
85 196 485 $
-
1979 L'Évadé d'Alcatraz Escape from Alcatraz
Oui


États-Unis :
43 000 000 $
-
1980 Bronco Billy Bronco Billy
Oui Oui

États-Unis :
 24 265 659 $
5 000 000 $
1980 Ça va cogner Any Which Way You Can
Oui


États-Unis :
 70 687 344 $
-
1982 Firefox, l'arme absolue Firefox L'arme absolue Oui Oui Oui
États-Unis :
46 708 276 $
-
1982 Honkytonk Man Honkytonk Man
Oui Oui Oui
États-Unis :
 4 484 991 $
-
1983 Le Retour de l'inspecteur Harry Sudden Impact
Oui Oui Oui
États-Unis :
 67 642 693 $
-
1984 La Corde raide Tightrope
Oui
Oui
États-Unis :
48 143 579 $
-
1985 Haut les flingues City Heat
Oui


États-Unis :
38 348 988 $
-
1985 Pale Rider, le cavalier solitaire Pale Rider Le cavalier solitaire Oui Oui Oui
États-Unis :
 41 410 568 $
-
1986 Le Maître de guerre Heartbreak Ridge
Oui Oui Oui
États-Unis :
42 724 017 $
-
1988 Bird Bird

Oui Oui
États-Unis :
2 181 286 $
-
1988 La Dernière cible The Dead Pool Les enjeux de la mort Oui


États-Unis : 37 903 295 $ -
1988 Thelonious Monk: Straight, No Chaser Thelonious Monk: Straight, No Chaser


Oui
- -
1989 Pink Cadillac Pink Cadillac
Oui


États-Unis :
12 143 484 $
-
1990 Chasseur blanc, cœur noir White Hunter Black Heart
Oui Oui Oui
États-Unis :
 2 319 124 $
-
1990 La Relève The Rookie La recrue Oui Oui

États-Unis :
21 633 874 $
-
1992 Impitoyable Unforgiven Impardonnable Oui Oui Oui
M : 159 157 447 $ -
1993 Dans la ligne de mire In the Line of Fire Sur la ligne de feu Oui


M : 176 997 168 $ 40 000 000 $
1993 Un monde parfait A Perfect World Un monde idéal Oui Oui Oui
M : 135 130 999 $ -
1994 A Century of Cinema A Century of Cinema
Oui


- -
1995 Sur la route de Madison The Bridges of Madison County
Oui Oui Oui
M : 182 016 617 $ 24 000 000 $
1995 Casper Casper
Oui


M : 287 928 194 $ -
1995 The Stars Fell on Henrietta The Stars Fell on Henrietta Le ciel sourit à Henrietta

Oui
- -
1996 Les Pleins Pouvoirs Absolute Power Pouvoir d'exécuter Oui Oui

États-Unis : 50 068 310 $3 -
1997 Minuit dans le jardin du bien et du mal Midnight in the Garden of Good and Evil

Oui Oui
États-Unis :
25 105 255 $
35 000 000 $
1999 Jugé coupable True Crime
Oui Oui Oui
États-Unis :
16 649 768 $
55 000 000 $
2000 Space Cowboys Space Cowboys Les pionniers de l'espace Oui Oui Oui Oui M : 128 884 132 $ 65 000 000 $
2002 Créance de sang Blood Work
Oui Oui Oui
M : 31 794 718 $ 50 000 000 $
2003 Mystic River Mystic River

Oui Oui Oui M : 156 822 020 $ 25 000 000 $
2004 Million Dollar Baby Million Dollar Baby La fille à un million de dollars Oui Oui Oui Oui M : 216 763 646 $ 30 000 000 $
2004 Épreuves d'artistes - - Oui


- -
2005 Budd Boetticher: A Man Can Do That (téléfilm) Budd Boetticher: A Man Can Do That


Oui
- -
2006 Mémoires de nos pères Flags of Our Fathers

Oui Oui Oui M : 65 900 249 $ 90 000 000 $
2007 Lettres d'Iwo Jima Letters from Iwo Jima

Oui Oui Oui M : 68 673 228 $ 19 000 000 $
2007 Grace Is Gone Grace Is Gone Adieu Grace


Oui M : 1 066 141 $ -
2008 L'Échange Changeling L'Échange
Oui Oui Oui M : 113 020 256 $ 55 000 000 $
2009 Gran Torino Gran Torino Gran Torino Oui Oui Oui Oui M : 269 958 228 $ 30 000 000 $
2009 Invictus Invictus Invictus
Oui Oui
M : 122 233 971 $ 60 000 000 $
2010 Au-delà Hereafter

Oui Oui Oui M : 105 197 635 $ 50 000 000 $
2011 J. Edgar J. Edgar J. Edgar
Oui Oui Oui M : 84 606 030 $ 35 000 000 $
2012 Une nouvelle chance Trouble with the Curve Retour au jeu Oui
Oui
M : 48 963 137 $ -
2014
Jersey Boys

oui
oui

M: 67 347 015$
40,000,000$

American Sniper American Sniper Tireur d'élite américain
oui
oui

M: 541 242 467 $ 58 800 000$
2016
Sully
Sully


oui
oui



Le prochain film de Clint Eastwood, baptisé Sully, sera un biopic sur Chesley Sullenberger, d'après l'autobiographie de ce dernier : Highest Duty: My Search for What Really Matters (en). Ce commandant de bord fut considéré comme un héros après le vol 1549 US Airways du , où il réussit un amerrissage forcé sur l'Hudson River à New York, sans aucun décès. L'acteur Tom Hanks est pressenti pour incarner le rôle de Chesley Sullenberger. Son tournage débute fin 2015 pour une sortie prévue le .


A la télévision
 1985 : Histoires fantastiques (Amazing Stories) saison 1 épisode 12 : Vanessa "Vanessa in the Garden" (avec : Sondra Locke)
 2003 : Le Blues (The Blues, A Musical Journey) (épisode Piano Blues)
 
 
 

Ce que l'on dit de lui:
Laurence Fishburne chez Eastwood
En bref, 03 Juillet 2002
Laurence Fishburne (rendu célèbre par son rôle de Morpheus dans Matrix) est en négociations pour rejoindre Sean Penn et Kevin Bacon dans Mystic River, le prochain projet de Clint Eastwood pour Warner Bros. Il interpréterait le rôle du coéquipier d'un policier enquêtant sur un meurtre liant trois vieux amis. Par ailleurs, l'adaptation du roman dont est tirée cette histoire, a été confiée à Brian Helgeland (scénariste de L.A. Confidential et réalisateur de Payback) qui a déjà collaboré avec Clint Eastwood sur Blood work (actuellement en cours de tournage et attendu en France le 23 octobre). Variety

Clint Eastwood récompensé par la SAG
En bref, 13 Novembre 2002
La fin de l'année approchant, les traditionnelles récompenses décernées outre-Atlantique vont fleurir. Actuellement sur les plateaux de Mystic river, Clint Eastwood s'est ainsi vu récompensé pour l'ensemble de sa carrière par la puissante Screen Actors Guild (SAG), le syndicat des acteurs américains. "Sa carrière prolifique comme acteur et réalisateur montre un contrôle total d'un média qui lui a apporté l'admiration de ses pairs, de l'industrie et du public" a notamment expliqué la comédienne Melissa Gilbert, présidente de la SAG. Clint Eastwood recevra son prix le 9 mars prochain, à l'occasion des Screen Actors Guild Awards. AFP


Cannes 2003 : un "Carrosse d'Or" pour Clint Eastwood
En bref, 13 Mai 2003
L'acteur et réalisateur américain Clint Eastwood se verra remettre un "Carrosse d'Or" le 23 mai prochain à l'occasion du 56e Festival de Cannes, où il sera présent pour présenter Mystic river, sa dernière réalisation, en compétition. Chaque année, la Société des Réalisateurs de Films (SRF) remet cette récompense à l'un des pairs. Clint Eastwood sera honoré pour "l'ensemble de son oeuvre et pour ses qualités d'innovation, de singularité et d'indépendance".

Rencontre autour de "Mystic river"
Célébrités, 14 Octobre 2003
Conférence de presse vidéo en présence de Clint Eastwood et ses comédiens Tim Robbins et Laurence Fishburne, entretien avec le scénariste Brian Helgeland : rencontres autour du drame "Mystic river" en salles ce 15 octobre.
Une tragédie américaine pour Clint Eastwood. Présenté en compétition officielle à Cannes, Mystic river conte une sombre histoire survenue au coeur d'une petite communauté irlandaise de Boston. Un meurtre sauvage qui réunit trois amis d'enfance, dont les chemins se sont séparés après l'enlèvement et le viol de l'un d'eux. Un drame humain, porté avec sobriété par une distribution solide réunissant Sean Penn, Tim Robbins, Kevin Bacon, Laurence Fishburne, Marcia Gay Harden et Laura Linney. A l'occasion de la sortie du film ce 15 octobre, AlloCiné s'est entretenu avec le scénariste Brian Helgeland. Réalisateur de Payback et Chevalier, il revient sur sa vision du film et sa collaboration avec Clint Eastwood. En bonus, notre reportage vidéo autour de la conférence de presse londonienne réunissant Clint Eastwood et ses comédiens Tim Robbins et Laurence Fishburne...

La rumeur court à Hollywood...
Tournages, 04 Décembre 2003
Clint Eastwood et Katie Holmes face à Batman, "Bilbo le Hobbit" par Peter Jackson, des nouvelles de "Alien 5" : un point sur les rumeurs du moment à Hollywood.
La rumeur court à Hollywood. Fondés ou totalement surréalistes, les bruits de couloirs font désormais partie de la vie courante dans les studios hollywoodiens, notamment depuis la montée en puissance du web. Chaque semaine, AlloCiné fait le point sur les rumeurs du moment, certaines à prendre bien entendu au très large conditionnel...
 Clint Eastwood maire de Gotham ? Après avoir tenu la mairie de Carmel à la ville, le comédien pourrait diriger à l'écran celle de Gotham City dans le très attendu Batman 5 de Christopher Nolan.


Million dollar baby
Réalisation, Production, Distribution, CastingRéalisation, production, distribution
Réalisateur Clint Eastwood  Scénariste Paul Haggis  Producteur Clint Eastwood
Distribution Warner Bros. France, France
Acteur(s): Hilary Swank,  Clint Eastwood,  Morgan Freeman
Une histoire d'amour tragique et platonique entre une boxeuse et un vieil entraîneur de trente ans son aîné.
Tournages, 31 Mars 2004
Clint Eastwood se mettra en scène aux côtés de Morgan Freeman et Hilary Swank dans "Million dollar baby", une romance se déroulant dans le milieu de la boxe.
Retour à la romance pour Clint Eastwood. Le réalisateur et interprète de Sur la route de Madison reviendra derrière et devant la caméra non pas pour se mettre en scène dans un nouvel épisode de L'Inspecteur Harry mais dans une love story intitulée Million dollar baby. Il y sera entouré de Hilary Swank et Morgan Freeman qu'il avait déjà côtoyé pour les besoins du western crépusculaire Impitoyable.
Amour sur le ring
Hilary Swank y interprétera une boxeuse entamant une histoire d'amour tragique et platonique avec un vieil entraîneur de trente ans son aîné, qu'incarnera Clint Eastwood. Cette romance, retravaillée par Paul Haggis, le réalisateur du projet Crash, est basée sur deux nouvelles de la collection Rope burn écrites par F.X. Toole. Produit et distribué par Warner Bros, Million dollar baby devrait entrer en phase de tournage en juin prochain à Los Angeles.

américains, l'égal des John Ford, Howard Hawks et Anthony Mann mais aussi un acteur mythique. L'homme sans nom, L'Inspecteur Harry. Des héros immortels, à jamais imprimés dans l'histoire du cinéma. Une gueule, doublé d’un regard acéré qui s’attendrit avec l’âge
Presque octogénaire, déjà honoré de partout, par crainte de le louper de son vivant et pourtant son cinéma garde toujours la même vitalité : mieux il s’améliore film après film, approfondissant ses thèmes, épurant son style, effleurant le sublime.
L'histoire de Clint Eastwood commence par un conte de fée. Il rêvait d'une carrière d'acteur, gagnant sa vie en multipliant les petits boulots - mécanicien, bûcheron ou bien métallurgiste - qui formeront son caractère en acier trempé. Lors de son service militaire, sa caserne est choisie par les Studios Universal pour être le lieu d'un film. Il y a de bonnes étoiles ailleurs que sur le Walk of Fame. Il se lance alors dans l'aventure. Entre la fin des années 50 et le début des années 60, il a participé à de nombreux films où son nom ne figure même pas au générique, et des épisodes épars dans des séries comme « Maverick », sans omettre les inévitables séries Z comme Tarantula. Il est choisi pour un rôle de cow-boy dans la série TV "Rawhide" produit par Universal. Un hit country et moraliste où il défendait les marginaux contre les méchants. Mi-réac, mi-gaucho. Mais 217 épisodes au compteur.
Pour quelques films avec Sergio Leone
1964. Ne pouvant pas avoir Henry Fonda ou Charles Bronson, Sergio Leone l'engage pour un Western d'un genre nouveau ; Pour une poignée de dollars. Le teint buriné, le regard limpide, le sourire au coin des lèvres, Clint Eastwood fabrique le mythe avec de l’ironie. C’est lui qui créé le style du personnage : le jean’s noir acheté sur Hollywood Boulevard, le chapeau et les cigares ébènes coupés en trois… Le western-spaghetti a le mérite de propulser le compositeur Ennio Morricone, l’acteur Clint Eastwood, et un style visuel au rang de célébrité. Il incarnera le western dans sa phase finale : de son ère moderne, ou post-classique, jusqu'à son crépuscule avec Impitoyable, en 92. Il aura même essayé de travailler avec John Wayne, qui refusa car il détestait la vision violente et cynique qu’Eastwood faisait de l’époque des pionniers. Trente peu glorieuses années pour le genre où il en aura été la seule star. Il enchaînera avec le « lion » Leone Pour quelques dollars de plus, avec Gian Maria Volontè et Klaus Kinski. Le film attire encore plus de spectateurs que le précédent. En 1966, Leone signe son œuvre maîtresse : Le bon, la brute et le truand, avec Eli Wallach et Lee Van Cleef. Eastwood a gardé son poncho à travers cette trilogie et s’est bâti une image. Cependant, sans Leone, l’acteur semble égaré dans un cinéma en pleine ébullition, de la Nouvelle vague française à la renaissance du cinéma anglais en passant par l’émergence d’un cinéma indépendant américain. On remarquera quand même Quand les aigles attaquent, film noir dans l’ombre du régime nazi, avec Richard Burton.
En 1968, il fonde sa société de production Malpaso et rencontre Don Siegel, début d’une fructueuse collaboration et d’une longue amitié. Las des rôles de Marshal, Lieutenant, Shériff ou détective, peu convainquant dans la comédie (même musicale avec La kermesse de l’Ouest) ; il se « donne » à Don. Car Siegel deviendra son véritable mentor. Après trois premières collaborations anecdotiques avec le réalisateur Siegel (Un Shérif à New York, Sierra Torride avec Shirley MacLaine, Les proies, avec Geraldine Page), Eastwood passe derrière la caméra en 1971. Son premier film. Un Frisson Dans La Nuit (Play Misty for Me). Un thriller urbain très éprouvant et terriblement efficace. La star arbore un brushing proche de la banane de rocker. Mais surtout, ayant eu toute liberté pour faire son film en échange d’une diminution de salaire en tant qu’acteur, Clint acheva son film avec quatre jours d’avance et 50 000 dollars en dessous du budget.
Un mois plus tard, Siegel et lui vont créer un nouveau héros de légende : l'Inspecteur Harry Callahan. Le comédien fait lui-même ses cascades et réalisera deux scènes en remplacement de Siegel, malade. C’est ici que se fonde le profond malentendu avec la critique qui n'y voit qu'un policier aux méthodes expéditives et contestées, pour ne pas dire barbares. Les critiques américaines et européennes identifient Clint Eastwood à son personnage de flic machiste, homophobe et réac' et le désignent comme l'icône du «néofascisme nixonien ». Le personnage a le malheur de refléter la société trop crûment : une Amérique violente, des WASP menacés dans leur domination et paranos, un Empire vulnérable, des Républicains en déclin.
Le Western dans la peau
Ce Dirty Harry en série est un hit au Box Office mondial, à l’instar des Delon ou des Branson. L’épaisseur en plus. Cela le propulse aux mêmes niveaux que Burt Reynolds, Robert Redford ou encore Al Pacino, lui permettent de financer, avec intelligence, des projets plus personnels. Toujours dans le cadre du Grand Ouest, Clint Eastwood enchaîne les relectures du Western ? du très controversé L’homme des hautes plaines à l'excellent Josey Whales Hors La Loi - et des films en demi-teinte remplies d'émotion. S'il figure au générique de ces premières oeuvres à l'exception de Breezy, il ne glorifie pas son image jouant souvent la carte de l'auto dérision comme dans Bronco Billy.
Il enquille les Harry et alterne avec des films radicalement différents. Forme de schizophrénie qui s’arrêtera en 1993 avec Dans la ligne de mire, dernier film où il fera l’acteur (justicier) pour un autre et se consacrera à ses propres réalisations. Dans Magnum Force il choque avec des scènes sexuelles avec une jeune asiatique. La réponse à des milliers de lettres « chaudes » de fans venant d’Asie… Le script est réécrit par Michael Cimino (grande époque) qui du coup, convainc Eastwood d’être la star de son prochain film, Le canardeur.
Eastwood signe en 1976 son premier grand film, Josey Whales hors-La-Loi. Il remplace au pied levé Philip Kaufman, ce qui entraîne l’ire de la Director’s Guild of America. La guilde en profite pour établir une règle protégeant la position du réalisateur, qui ainsi ne peut plus être remplacé par un membre de l’équipe artistique ou technique, la « règle Eastwood». Dans le film, le cinéaste explore un peu plus l’humanisme qui va devenir sa marque de fabrique. Comme dans tous ses Westerns, non seulement il ne tue aucun Indien, mais surtout il pactise avec eux, 15 ans avant Danse avec les loups.
Devant la caméra, gagnant ses galons, il change progressivement de registre et notamment, prisonnier dans le dramatique L’évadé d’Alcatraz, le cinquième film avec Siegel ; il est aussi boxeur en obtenant un rôle taillé pour Burt Reynolds et s’amusera dans une comédie de gangster avec le même Reynolds dans City Heat.

Les premières marches vers le sacre
Derrière comme devant, la star peaufine son personnage, et varie les plaisirs. Les années Reagan vont amorcer celles de son ascension. Il ne lui reste que deux Harry Callahan à faire, héros d’un autre temps, qui n’est plus en phase ni avec son créateur, ni avec les spectateurs, préférant les gros bras (Stallone, Schwarzzy) ou les polars qui font rire (Le flic de Beverly Hills, L’arme fatale).
Bronco Billy, l’un de ses films favoris, mélange ainsi une part d’idéalisme et des contradictions humaines qui soutient toute son œuvre. Eastwood a du flair. Il manipule Hollywood à merveille, continuant de proposer des productions populaires pour avoir la paix avec des films plus intimistes. Ainsi il tourne Firefox, passablement dépassé désormais par cette guerre froide qui a pris un coup de chaud si peu de temps après. Cela lui permet de s’essayer aux effets spéciaux. Le film est un gros succès et anticipera le carton de Space Cowboys. Ce dernier confirme le chemin parcouru par le cinéaste en moins de vingt ans, passant d’un spectacle efficace et binaire à une magnifique virée dans l’espace nostalgique, tendre et drôle où l'amitié et les rêves de gosse se confrontent au vieillissement et à la mort.
Honkytonk Man, portrait touchant d'un chanteur de country atteint de tuberculose, migrant vers Nashville accompagné d'un enfant interprété par son propre fils Kyle, futur musicien reconnu. La critique (re)découvre l’auteur, et l’estime à nouveau malgré le flop financier. Les cinéphiles français en font une star à part, tandis que les Américains semblent déboussoler : trop auteurisant, pas assez star. Aussi reprend-il le costard de flic, se compromettant dans de médiocres polars. En 1985, pour la première fois, Clint Eastwood est sélectionné au Festival de Cannes avec un western, Pale Rider. Il est célébré en tant que grand conteur américain et la critique française l’intronise quelques années avant son premier Oscar. Le film, sans être un hit, rencontre son public.

Les couleurs inspirantes de l’amertume
De nouvelles tonalités s’emparent de son cinéma. Sans doute plus en confiance, il prend une liberté à chercher des sujets loin de ses premiers films et surtout de son genre de prédilection. Il continue ainsi de fureter au sein des mythes américains, que ce soit le jazz ou le cinéma des années 50, sa référence. En tant qu’acteur le plaisir s’atténue. Il ne jouera que dans un film tous les deux ans quand il en réalise un par an.
En 1988, avec Bird, il rend hommage à sa musique de prédilection - il signera un album de jazz dix ans plus tard - retraçant la vie du saxophoniste Charlie Parker, incarné parfaitement par Forest Whitaker qui obtient le prix d'Interprétation à Cannes. Cette ode en forme de blues le fait rentrer définitivement dans la cour des grands avec un Golden Globe du meilleur réalisateur. En 1990, il poursuit son voyage dans les origines de l’Empire américain en remontant les traces du tournage d'African Queen de John Huston avec Chasseur Blanc, Coeur Noir. Méconnu, il revisite sa jeunesse et ses passions, l'exigence et la détermination d'un réalisateur tout en décrivant une époque colonialiste. Contesté par Katharine Hepburn dans ses faits, le film, présenté à Cannes, est un fiasco.
Eastwood, encensé par la critique et considéré comme un maître du classicisme, ne trouve pas le sujet pour parachever son oeuvre. La critique ferme poliment les yeux sur ces baisses de forme et salue le fils spirituel des plus grands cinéastes américains, ceux du cinémascope et du grand angle, des paysages sauvages et des visages sans émotion. Sa carrière prend alors une nouvelle perspective avec deux périodes : l'âme américaine et la société américaine, le désespoir et l'idéalisme.

Avec l’Oscar dans le viseur
Hollywood le couronne (enfin) en 1992. Unforgiven (Impitoyable) qui aurait dû être traduit par impardonnable, obtient en effet les Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur. Western sombre et sable, requiem dédié à Don Siegel et Sergio Léone, ces deux pygmalions, il s’agit incontestablement d’un très grand film sur la violence et la rédemption, ferman le ban à ce qui l’aura façonné. Magistral, le film noircit son personnage, humanise son caractère et lui rend cette liberté tant recherchée depuis que l’inspecteur Harry lui avait volée.Serein, il tourne une dernière fois un film dans l’air du temps, Dans la ligne de mire, qui sera aussi un blockbuster. Désormais, Eastwood est une légende.
Serein, il se mue en vieux héros fatigué et parfois sage, défendant la veuve et l’orphelin, prodiguant sa philosophie où le pardon n’est possible que si la justice l’est aussi. La foi et la balance. Il se donne alors ses plus beaux rôles : flic plein de compassion et d’intelligence dans A Perfect World, émouvant et absolu, photographe romantique, séduisant et solitaire dans Sur la route de Madison, mélo sensible, mémorable et subtil, ou quelques années plus tard, coach boxeur plein de ferveur dans l’ascension de sa muse et effondré par sa paralysie dans . Mais patiemment Eastwood construit une oeuvre et analyse cliniquement l'Amérique sous tous les genres : drame, polar, film noir, comédie... Il utilise les outils d'Hollywood pour offrir sa propre vision de la société, des services de santé à la conquête spatiale, de la corruption politique à l'homosexualité, de l’immigration latino à la seconde guerre mondiale.
L’incorruptible Ainsi Sur La Route de Madison, filmé dans la ville natale de John Wayne, est l'une des plus belles histoires d'amour de ces vingt dernières années. Tout en silences et en frôlements, en regards et en sourires, Clint Eastwood et Meryl Streep se renvoient l'image d'une passion amoureuse et apaisée, mature et rajeunissante. Eastwood avait un temps pensé à Deneuve pour le rôle, après leur co-présidence cannoise... où il avait désigné Tarantino pulp-vainqueur!
En une vingtaine de films, ce soit-disant réactionnaire aura filmé un plaidoyer contre la peine de Mort (Jugé Coupable), l'amitié entre un criminel et un enfant (Un Monde Parfait), les préjugés contre un riche homosexuel (Minuit Dans Le Jardin Du Bien et Du Mal), les frasques sexuelles du Président américain (Les Pleins Pouvoirs, prémonitoire), une justification de l’euthanasie (Million dollar baby), un hymne à la paix des peuples et une charge anti-guerre dans son diptyque Mémoires de nos pères / Lettres d’Iwo Jima, film miroir renvoyant américains et japonais à l’atrocité de leurs actes.
Il fouille ainsi les symptômes de la civilisation américaine, dessinant un portrait sans concession de son pays qu'il aime tant, avec ses maux et ses fantasmes. Sa méfiance des institutions et sa confiance dans les contre-pouvoirs, sa défiance à l'égard de l'opinion de masse et sa chance d'atteindre le grand public le poussent à toutes les audaces, avec panache. Il observe méticuleusement une civilisation en quête d'un idéal facile à corrompre, à entacher ou à détruire. Et affiche ouvertement des convictions tolérantes (ses castings sont plus que métissés et variés) et parfois conservatrices (le regret d'une dignité perdue), mais sans aucun rapport avec son image héroïque de ses débuts.

Le « misfit » Mystic qui conduisit au « Million »
Clint Eastwood est un prototype unique dans le paysage cinématographique mondial. Certes d'autres acteurs passent parfois derrière la caméra avec succès et ampleur (Mel Gibson avec Braveheart, Kevin Costner avec Danse Avec Les Loups, Sean Penn avec Into the Wild) mais personne ne peut se targuer d'une telle et si belle longévité, d'une si belle constance.
Même si l’on considère un hit comme Space Cowboy comme un film mineur dans sa filmographie de par son genre, il n’y aura eu aucune faute de goût depuis son premier Oscar. Cannes passe cependant à côté de l’excellent Mystic River : Oscars pour Penn et Robbins, quatre nominations en plus. Avec ce film noir digne des œuvres des années 30 et 40, il mélange un sujet très moderne et une style très traditionnel. Parce que le film, selon lui, n’a pas été vu à sa juste valeur, et sans doute encouragé par son très joli succès en salles, il s’attèle à un autre projet encore plus casse-gueule : Million dollar baby où il est au cœur d’une double histoire. Une amitié complice avec un vieil homme noir et un lien affectif père et fille avec une jeune fille voulant boxer. Il s’agit de son vingt cinquième film. Mais aussi son deuxième Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. Freeman et Swank emportent aussi la statuette, confirmant son grand talent de directeur d’acteur. Sa mise en scène est élégante, sûre, raffinée, jamais ostentatoire, jouant des pénombres et des lumières du jour. L’Inspecteur Harry a un talent indéniable pour faire pleurer le spectateur. Il le confirmera avec Lettres d’Iwo Jima, très grande œuvre où il cherche à défendre l’ennemi, obligeant l’Amérique à voir un autre discours, une autre vérité. Comme il le cite dans Minuit dans le jardin du bien et du mal, « La vérité comme l'art est dans l'oeil du spectateur».
Aujourd'hui sa mise en scène dépouillée, ses éclairages soignés, ses cadrages sobres, sa caméra toujours bien posée et une musique servant de ponctuation à la perfection, est mise au service de thèmes forts et d'histoires simples souvent tragiques. Enraciné dans un âge d’ôr révolu, Eastwood est sous l’emprise dune nostalgie qui a déteint avec le temps. Le sang est délavé et les sentiments davantage exacerbés. Comme un vieil air de jazz un soir, près de Carmel, on se laisse emporter par ses musiques du cœur et de la raison.

Musique
Il s'intéresse également beaucoup à la musique de jazz, comme le prouve le film Bird qui retrace la vie du jazzman Charlie Parker.
Il est également le producteur de Straight no Chaser (1989), un documentaire sur Thelonious Monk.
Il a aussi réalisé un épisode de la série de films sur le blues, produit par Martin Scorsese Presents, intitulé Piano Blues (2003)
 

suite de sa biographie
Album Photos de Clint Eastwood

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