(Mise à jour le 30 mars 2006)
 
 


La vedette du mois d'avril:
Barbre Streisand
 (24 avril 1942)


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Son incroyable carrière discographique prend littéralement son envol le 25 février 1963 avec la sortie de son premier album " The Barbra Streisand Album ". BS : " L’aspect le plus important à propos de ce premier contrat était la close me donnant le droit de choisir mon propre ‘matériel’. C’était la seule chose à laquelle je tenais. Malgré les pressions de Columbia pour inclure des chansons plus ‘pop’, plus contemporaines, j’insistais pour inclure des titres qui représentaient quelque chose pour moi. ". On retrouve sur l’album : " Cry Me A River " de A. Hamilton, deux chansons co-écrites par Tom Jones, " Come to the Supermarket (In old Peking) " de Cole Porter et " A Sleepin’ Bee " qui est la première chanson enregistrée par Streisand écrite par Harold Arlen. HA : " Cette jeune dame a un futur prometteur. Restez à l’écoute et continuer à regarder, souvenez-vous en, je vous le dis. ". L’album remporte les Grammy Awards de l’Album de l’Année (à 21 ans, elle devient alors pour l’époque la plus jeune artiste toute catégorie à être honorée par ce prix), de la Meilleure Performance Vocale par une Artiste Féminine et de la Meilleure Couverture. " Happy Days Are Here Again " est également nommé pour le Grammy Award du Meilleur Enregistrement de l’Année et devient rapidement incontournable dans son répertoire. De plus, l’album est un énorme succès commercial ! Il est certifié disque d’or par la Recording Industry Association of America (RIAA). L’album reste 101 semaines dans le Billboard (top officiel des ventes de disques aux Etats-Unis), atteint la 8ème place et est certifié disque d’or par la RIAA.

Orchestré par la même équipe, Mike Berniker à la production et Peter Matz aux arrangements et à l’orchestration, " The Second Barbra Streisand Album " sort fin août 1963. L’album est un florilège de chansons reprises de ses différentes prestations night-clubesques deux ans plus tôt, avec e.a. : " Any Place I Hang My Hat Is Home "," Gotta Move " spécialement écrite par Peter Matz et " Lover Come Back To Me " d’Oscar Hammerstein II. Ce 2ème album est meilleur que son prédécesseur par le choix des chansons et surtout l’interprétation plus contrôlée. Mais son travail ne s’arrête pas juste à cela. Elle épouse la chanson, en capture l’essence, engage un dialogue avec ses auteurs et se donne entièrement au service de la musique et des mots. Et comme l’écrit Jule Styne (auteur de " Funny Girl ") : " Je me considère chanceux d’avoir écrit pour les deux plus grands chanteurs de notre époque : Frank Sinatra et Barbra Streisand. Ils ont tous les deux un phrasé exceptionnel. Barbra possède en plus un sens musical impeccable, c’est un génie ! ". Premier album à se voir décerner un disque d’or de la RIAA et à atteindre le top 5 du Billboard (n°2) !

Jamais deux sans trois, " The Third Album " est édité en février 1964 presque un an jour pour jour après son premier album. L’album contient une superbe composition de Leonard Bernstein :" Just In Time ". A noter également " As Time Goes By " et le superbe " It Had To Be You ". Egalement disque d’or, il s’installe dans le Billboard pour plus d’un an et demi et grimpe jusqu’à la 5ème position. Pour anecdote, la couverture est une photo prise par Roddy McDowall lors du " The Judy Garland Show ".

S’ensuit l’enregistrement ‘live’ de Broadway de " Funny Girl ", " Funny Girl - Original Broadway Cast Recording " enregistré une semaine après la première en avril 1964. Prolongeant le succès de la scène, l’album campe la 2ème position du Billboard pour n’en sortir qu’un an plus tard (!) et devient disque d’or.

Son quatrième album studio intitulé " People ", chanson phare de " Funny Girl ", sort en septembre 1964. ‘People/People Who Need People/Are The Luckiest People/In the World’ devient vite un hymne et la chanson de Barbra Streisand, la signature Streisand (n°5 top single). L’album reprend de nombreux morceaux issus de comédies musicales et le superbe " Don’t Like Goodbyes " d’Harold Arlen. Point culminant de sa jeune carrière, le disque s’installe durant 5 semaines à la tête du Billboard (premier opus de Barbra Streisand à s’établir comme n°1) et n’en ressort qu’après y être resté pendant 84 semaines avec un disque d’or à la clef. L’album reçoit 3 Grammy Awards : Meilleure Performance Vocale par une Artiste Féminine, Meilleur Arrangement pour Vocaliste ou Instrumentale (" People ") et Meilleure Couverture. L'album sort en avril 2002 avec un tout nouveau son (il a été remasterisé) et bénéficie d'un excellent bonus: "I'm Woman" dans sa version single (parue en 1964) !

Son premier show télévisé " My Name Is Barbra " étant un grand succès télévisé, il donne naissance à deux albums :  " My Name Is Barbra " en mai 1965 qui est entièrement issu du show avec " My Name Is Barbra " de Leonard Bernstein, " I Can See It " de Tom Jones, " Someone To Watch Over Me " des Gershwin et " My Man " -chanson de " Funny girl "-. Barbra Streisand reçoit cette année-là encore, et ce pour la troisième année consécutive, le Grammy Award de la Meilleure Performance Vocale par une Artiste Féminine !

Et en octobre " My Name Is Barbra…Two " pour lequel toutes les chansons ont été ré-enregistrées, à l’exception toutefois du medley final. Notons la sensibilité de " He Touched Me " et " I Got Plenty Of Nothin’ " des Gershwin. Ils atteignent tous les deux la 2ème place dans le Billboard à quelques mois d’intervalle et se voient remettre un disque d’or et même un disque de platine en 1986 pour " My Names Is Barbra…Two ".

 ?1963, 64’, 65’, 66’.

L’aventure télévisuelle continue avec la diffusion de son deuxième show " Color Me Barbra " sur CBS-Television en mars 1966. L’album du même nom voit la première participation de Michel Legrand avec Streisand sur " C’est si Bon " et " Non C’est rien " de Michel Jourdan. Elle rend encore hommage aux Gershwin et à ColePorter avec un medley de leurs chansons et interprète " What’s New Pussycat ? " de Burt Bacharach. L’album est disque d’or et se classe 3ème dans le Billboard. L’album est nommé pour le Grammy Award de l’Album de l’Année et Streisand pour la Meilleure Performance Vocale par une Artiste Féminine.

Le respect et l’admiration de Barbra Streisand pour l’homme et l’œuvre d’Harold Arlen, la fait participer à son album " Harold sings Arlen (with friends) ". Un album où il interprète ses propres oeuvres avec différents invités, dont Streisand qui y reprend " House of Flowers ". BS : " ‘House of Flowers’ vient de la comédie musicale du même nom…d’Harold Arlen. Son album m’a donné la chance de chanter avec l’homme qui, selon mon opinion, est le plus grand compositeur américain après George Gershwin ". HA : " La version de Barbra d’ " House of Flowers " est la plus émouvante et excitante des reprises que l’on puisse imaginer. Je lui suis reconnaissant et redevable de mon admiration. ".

L’osmose entre Streisand et Michel Legrand, deux génies musicaux indéniables, est à la base du nouvel album de Streisand : " Je M’appelle Barbra " parut en octobre 1966. Accouplement de deux albums, l’un enregistré en français, l’autre en français/anglais, celui-ci est un recueil de classiques du répertoire de la chanson française. Tel que" Speak To Me of Love " (" Parlez-moi d’Amour ") de Jean Renoir, " I Wish You Love " (" Que Reste-t-il De Nos Amours ? ") de Charles Trenet dans une version jazz, " Autumn Leaves " (" Les Feuilles Mortes ") de Jacques Prevert, un très jazzy " What Now My Love " (" Et Maintenant ") de Gilbert Becaud seule chanson de l’album à ne pas être orchestrée/arrangée par Michel Legrand, " Clopin Clopant " de Bruno Coquatrix, " Once Upon A Summertime " (" La valse des Lillas "), " Love AndLearn " (" Qui Es-tu ? ") de Michel Legrand et Eddy Marnay et " Martina " (" Les Enfants Qui Pleurent ") de Michel Legrand. Deux chansons de l'album sont entièrement interprétées en français : " Ma Première Chanson ", premier effort de Streisand en tant que compositrice (elle demande à Eddy Marnay d’en écrire les paroles et devient alors très pudiquement " Ma Première Chanson ") et " Le Mur " de Charles Dumont originellement écrite pour Edith Piaf. La force de cette chanson réside dans son texte (‘Ils Ont Construit/Un Grand Mur Gris/Couleur De Pluie/Couleur Malheur/Pour Nous Cacher /Nous Bâillonner/Nous Etouffer/Nous Faire Taire’) et dans l’interprétation qu’en fait Barbra Streisand. Maurice Chevalier écrit : " Barbra Streisand est l’un de ces miracles qui n’arrivent qu’une seule fois…elle est pleine de talent et est douée plus qu’il ne devrait être permis. Cette jeune Américaine enchante le monde entier avec un talent artistique nouveau, impulsif et incroyable. On s’incline " grande petite madame " et on vous embrasse ". L’album termine sa course à la 5ème place du Billboard mais est le premier à ne pas obtenir un disque d’or lors de sa sortie. Il obtient un disque d'or le 24/04/2002, le jour de son 60ème anniversaire.

En cette fin d’année 1967, deux albums sont édités : " Simply Streisand " et " A Christmas Album ". Le premier est composé de 12 chansons dont six sont issues du répertoire des plus grands auteurs-compositeurs de Broadway. On ne peut pas ne pas évoquer à nouveau son incroyable qualité d’interprétation sur ces morceaux. Elle leurs donne une dimension unique, devenant ainsi des références du genre ! Mais Richard Rodgers, célèbre auteur-compositeur de Broadway, l’explique beaucoup mieux : " Personne ne possède assez de talent pour apporter les rires, les larmes, pour chanter avec la profondeur d’un violoncelle ou la légèreté d’un oiseau. Personne, excepté Barbra. Elle fait de notre monde musical un endroit plus heureux qu’il ne l’était avant. ". Les titres tels que " My Funny Valentine ", " When Sunny Gets Blue "," Lover Man " et " More Than You Know " sont de réels bijoux. On en oublie Broadway ! Il atteint la 12ème place du top album et comme son prédécesseur n’obtient pas de disque d’or lors de sa sortie mais est certifié disque d'or par la RIAA le 24/04/2002.

Le second album est lui aussi très réussi ! On lui reconnaît la même qualité que " Simply Streisand ". Mais il s’agit ici de chants de Noël dont les Américains sont particulièrement friands. Pourtant l’album se distingue par le choix surprenant des titres et l’interprétation qu’en fait Barbra Streisand. Les titres " The Best Gift ", " My Favourite Thing ", " O Little Town of Bethlehem ", " I Wonder as I Wander " et " The Lord’s Prayer " prennent et donnent un tout autre sens à cette période de l’année. On est loin du mercantilisme développé à outrance en cette saison aux Etats-Unis. C’est ce qui paradoxalement en fait son succès : " A Christmas Album " obtient un disque d’or en 1976 (10 ans après sa parution) mais est surtout le premier album de Noël à atteindre le statut de quintuple disque de platine en 1999 pour un artiste solo aux USA ! !

Accompagnant la sortie du film (1968) " Funny Girl - Original Soundtrack Recording ", la première bande originale de film de Barbra Streisand, reprend les grands moments musicaux de " Funny Girl " avec le superbe " I’d Rather Be Blue "," People " et " My Man ". L’album est disque de platine et reste 108 semaines dans le top album américain en grimpant jusqu’à la 30ème position. De plus il est nommé dans la catégorie Meilleure Performance Vocale Pop-Contemporaine (!) des Grammy Awards. L'album remasterisé ressort en avril 2002, avec en bonus le version single de " I'd Rather Be Blue ".

La sortie, en septembre 1968, de " Barbra Streisand : A Happening In Central Park " suit la diffusion du show du même nom (son 4ème) pour CBS-Television. C’est aussi le premier ‘live’ de Streisand, version écourtée du concert de 2 heures donné devant 135.000 personnes dans Central Park (la plus grosse foule enregistrée dans Central Park pour l'époque). A noter " Love Is Like A New Born Child " et le sublime " Natural Sounds ". L’album n’obtient un disque d’or qu’en 1990 mais lors de sa sortie s’installe tout de même à la 30ème place du Billboard.

Pour son prochain opus Barbra Streisand adopte un son plus contemporain, plus pop. On a du mal à croire qu’il s’agit de la même artiste entendue sur ses trois précédents albums. Elle joue les contraste et sa voix paraît plus mure. Mais surtout, elle s’interroge sur son époque. BS : " Cet album est dédié aux jeunes qui se battent contre l’indifférence, écrasent la médiocrité, demandent un avenir meilleur et qui écrivent et chantent les chansons d’aujourd’hui. ". " What About Today ? " (juillet 1969) voit une nouvelle collaboration avec Michel Legrand qui fait un superbe travail sur " Alfie " de Burt Bacharach, elle reprend " Honney Pie ", " With A Little Help Of My Friends " (arrangé par Michel Legrand) et " Goodnight " écrites par Lennon/McCartney. Mais " Little Tin Soldier " et " The Morning After " traduisent le sentiment de Streisand et des Américains en général, de plus en plus divisés par rapport à l’engagement de l’armée américaine dans la guerre du Viêt Nam. A noter également " What About Today ? " qui ouvre l’album et " That’s A Fine Kind Of Freedom ". L’album reste 40 semaines dans le Billboard et grimpe à la 31ème place (sans disque d’or).

Sortie de " Hello Dolly ! - Original Motion Picture Soundtrack", BO du film. Le seul fait marquant de cette bande originale est le duo avec Louis Armstrong (une autre légende) sur " Hello, Dolly ! ". BS : " Cela a été un rare privilège de travailler avec Louis Armstrong sur le tournage et pendant l’enregistrement. " Tout comme le film la BO connaît un succès mitigé (49ème dans le Billboard et pas de disque d’or).

Cinq ans à peine après son premier album et 9 ans après sa première apparition à la télévision, parait " Barbra Streisand’s Greatest Hits " (1970). Reprenant ses plus grands succès de 1963 à 1968 dont " People ", " Second Hand Rose ", " My Man "," He Touched Me ", " Happy Days Are Here Again " et le magnifique " Free Again " de Michel Jourdan présent sur " Je M’appelle Barbra ". Il atteint la 32ème position du top album et est certifié double disque de platine en 1986.

Les BO de ses deux long métrage " On A Clear Day You Can See Forever " et " The Owl And The Pussycat " sortent respectivement en juin 1970 et janvier 1971. La première inclut les morceaux du film avec " On A Clear Day You Can See Forever " qui devient un classique dans le répertoire de Streisand, la deuxième quant à elle est composée uniquement de musique instrumentale. Elles se classent toutes deux 108ème et n’obtiennent pas de disque d’or.

Engagée sur un nouvelle voi(x)e depuis " What About Today ? ", Barbra Streisand expérimente la tendance pop-rock pour " Stoney End ", son nouveau disque. L’album est produit par Richard Perry et constitué d’une reprise de Carole King " No Easy Way Down ", de Joni Mitchell " I Don’t Know Where I Stand ", de deux chansons de Randy Newman " Let Me Go " et " I’ll Be Home " - sur lesquelles il accompagne Streisand au piano, au clavier ou aux cordes -, ainsi que trois titres de Laura Nyro dont le hit " Stoney End " (n°6 du top single) et le très beau " Maybe " de Harry Nilsson. L’album est réussi, Barbra Streisand rentre dans une nouvelle décennie avec un nouveau son et la preuve de l’immense diversité de son talent ! L’album atteint le top 10 du top album US et obtient un disque de platine.

Avec " Barbra Joan Streisand ", également produit par Richard Perry, elle continue son exploration pop-rock avec toutefois plus de difficulté, certainement dû au fait qu’elle n’est pas auteur de ses propres chansons. Le résultat n’est pas à la hauteur de ses espérances mais est la preuve d’une grande diversité et démontre qu’elle n’a pas peur de se remettre en question, d’expérimenter de nouveaux styles, de nouveaux sons. Les tentatives de Streisand de donner une dimension plus dramatique à " Mother " de John Lennon échouent (mais la chanson reste un bijoux). Par contre sa reprise délicate de " Love " du même auteur est une merveille. " Where You Lead " de Carole King, " I Mean To Shine " de Donald Fagen et " Since I Fell For You " sont les moments forts de L’album. A noter une nouvelle chanson de Michel Legrand/Alan et Marilyn Bergman " The Summer Knows ". Il grimpe jusqu’à la 11ème place du Billboard et est disque d’or.

L’album " Live Concert At The Forum " (produit par Richard Perry) fait suite au concert donné le 15 avril 1972 au Forum de Los Angeles devant 18.000 personnes dans le but de récolter des fonds pour la campagne de McGovern - homme politique. Streisand est au meilleur de sa forme et paraît plus à l’aise devant un public. Elle opère un savant mélange entre la Streisand des années 60’ avec " People ", " My Man " et ses nouvelles ‘orientations’ " Stoney End " et " Sweet Inspiration/Where You Lead ". Un concert mémorable ! Elle est d'ailleurs nommée pour le Grammy Award de la Meilleure Performance Vocale par un Artiste Féminine. Se maintient dans le top 20 et est disque de platine.

" Barbra Streisand…And Other Musical Instruments " est issu de son 5ème et dernier show pour CBS-Television (diffusé le 2 novembre 1973). BS : " L’idée était d’incorporer des instruments et des styles musicaux du monde entier. (avec des musiciens du Ghana, d’Inde, d’Irlande, de Turquie,…) ". Elle accommode ses classiques et interprète de nouvelles chansons : " I Got Rythm " des Gershwins, " Johnny One Note/One Note Samba ", " Lied : Auf Dem Wasser Zu Singen " tout un programme ! Le public s’y perd entre une Barbra Streisand des sixties, pop-rock et maintenant s’amusant avec des rythmes du monde entier !

La bande originale du film " The Way We Were - Original Soundtrack Recording " ne renferme qu’une seule chanson, le reste de l’album étant composé de morceaux instrumentaux. Il s’agit de " The Way We Were ", chanson écrite par Alan et Marilyn Bergman, composée par Marvin Hamlisch et interprétée par Barbra Streisand. N°1 du top single pendant trois semaines consécutives, la chanson remporte même l’Oscar de la Meilleure Chanson de Film. L’album quant à lui se voit attribuer l’Oscar de la Meilleure Musique de Film (Original Dramatic Score) et le Grammy Award de la Meilleure Musique Originale de Film. Il n’obtient un disque d’or qu’en 1998.

Une semaine plus tard sort son album également intitulé " The Way We Were " soigneusement arrangé par Marty Paich et Nick DeCaro. Surfant sur le succès de la chanson (" The Way We Were " qui entre-temps s’est vu décernée le Grammy Award de la Chanson de l’Année !), l’album s’installe à la tête du top album américain pour deux semaines. Barbra Streisand réunit des chansons d’horizons différents, elle reprend " Being A War With Each Other " de Carole King, " Something So Right " de Paul Simon, " All In Love Is Fair " de Stevie Wonder et deux nouvelles compositions de Michel Legrand " Pieces of Dreams " et " What Are You Doing The Rest Of Your Life ? " sur des textes du couple Alan/Marilyn Bergman. L’album est double disque de platine. Lui aussi est remasterisé et sort dans sa 'nouvelle' version en avril 2002. Avec en bonus une autre version de " The Way We Were ".

" Butterfly " est l’une des plus belles réussites discographiques de Streisand. L’album est un bijoux de la première plage à la dernière. Sa voix est encore plus chaude et envoûtante. Les morceaux sont interprétés de manière impeccable et magistrale. " Guava Jelly " de Bob Marley est un régal, des rythmes tropicaux (congas, steel drums ! !) divinement arrangés par Tom Scott, même sa reprise de " Life On Mars " de David Bowie est à couper le souffle. Streisand se fait funk-soul sur " Grandma’s hands ", intimiste sur le délicat " Simple Man ", totalement soul sur " Love In The Afternoon " (qui contient des allusions sexuelles explicites) et même r’n’b sur " Let’s The Good Time Roll ". Son incroyable qualité d’interprétation et son génie musical ne sont plus à prouver. Un album éclectique à découvrir et à écouter d’urgence. L’album atteint la 13ème place du Billboard et (n’)obtient (qu’)un disque d’or. Critique du Billboard magazine 1974 : " Probablement le meilleur LP de Barbra Streisand jusqu’à présent (1974). Comme toujours elle utilise parfaitement sa voix, l’adaptant à chaque chanson, la faisant sienne tout en gardant l’esprit de la chanson aux yeux de l’auditeur. Messieurs les disquaires : avertissez les gens qu’il existe. "

Une nouvelle BO vient étoffer l’année 1975 avec " Funny Lady - Original Soundtrack Recording ",suite (7 ans après) de " Funny Girl ". L’album est nommé pour le Golden Globe de la Meilleure Bande Originale de Film. Tandis que " How Lucky Can You Get " remporte les suffrages du public et des professionnels puisqu’elle est nommée pour l’Oscar et le Golden Globe de la Meilleure Chanson de Film. N°6 du top album, il reçoit un disque d’or et est réédité en 1998.

Sortie la même année de " Lazy Afternoon ", un album produit (orchestré et arrangé) par Rupert Holmes où l’on se laisse emporter par la vague Streisand. Plus particulièrement sur le langoureux " Lazy Afternoon " (cette chanson est rappelée à Barbra Streisand par Francis Ford Coppola lors d’un dîner autour d’un sukiyaki, plat traditionnel japonais, anecdote quand tu nous tient !), mais aussi sur " By The Way " dont la musique est composée par Barbra Streisand, " You And I " un bijoux d’interprétation d'une nouvelle reprise de Stevie Wonder et le magnifique " A Child Is Born ". Rupert Holmes écrit " My Father’s Song " spécialement pour Barbra. RH :" Elle est la personne la plus facile à produire, la plus facile aussi longtemps que vous lui permettez de faire ce qu’elle sent être son meilleur travail. Par exemple, elle peut chanter une chanson et vous dites ‘génial’ ! Puis elle dit :’je pense que je peux faire mieux’ - ‘Es-tu sûr ? Parce que tu ne peux pas faire mieux !’ Et elle dit :’J’en fais encore une’. Et c’est encore mieux ! ! Alors vous passez pour un génie en secouant la tête de haut en bas ! ". Première participation de David Foster, au piano électrique, sur un album de Barbra Streisand. L’album atteint la 12ème place dans le Billboard et est certifié disque d’or.

A ce stade de sa carrière Barbra Streisand s’est imposée comme l’une des plus grandes interprètes de Broadway, de folk et de ballades. Mais son éclectisme et son génie musical l’ont poussé a flirté avec le pop-rock, le r’n’b, le reggae, la soul, le funk et le jazz avec un certain succès ! Touchée par le classique, elle veut essayer une nouvelle sensibilité, un nouveau style (!) et entreprend donc le projet le plus difficile au point de vue vocal de sa carrière en enregistrant " A Classical Album " en 1976. Figure sur cet album des morceaux de Claude Debussy (" Beau Soir "), Gabriel Fauré (" Pavane (Vocalise) " et " Après Un Rêve "), George Frideric Handel (" Lascia Ch’io Pianga " et " Dank Sei Dir, Herr ") et de Robert Schumann (" Mondnacht ") ainsi qu’une composition de Claus Ogerman (" I Loved You ") qui produit l’album et conduit l’orchestre Symphonique de Columbia Records. Effet vocal et album surprenant qui reste un mois n°1 du Billboard classique et se hisse même à la 46ème position du Billboard traditionnel. Cerise sur le gâteau, sa prestation est nommée pour la Meilleur Performance Vocale Classique par une Artiste Solo aux Grammy Awards. L’album bénéficie de deux critiques de choix. Glenn Gould, pianniste : " Je suis un grand fan de Streisand. A l’exception d’Elizabeth Schwarzkopf, aucune autre chanteuse ne m’a apporté autant de plaisir. Pour moi la voix de Streisand est un miracle de la nature, un instrument d’une diversité infinie. " et Leonard Bernstein, compositeur : " Le talent naturel de Barbra Streisand à faire de la musique l’a amené, avec une aisance extraordinaire vers le classique. Il est clair qu’elle aime ces chansons. Avec cette simple, délicate et énorme émotion de sa performance, elle nous a donné une expérience musicale exceptionnelle. ". Il n’est certifié disque d’or qu’en 1999.

" A Star Is Born (Une Etoile Est Née) ", BO du 10ème film de Streisand connaît un succès semblable à celui du film. La majorité des titres de l’album proviennent d’un concert donné au Sun Devil Stadium devant 70.000 personnes. Pour les besoins du film Barbra Streisand apprend la guitare, ce qui lui permet de reprendre une mélodie écrite quelques années plus tôt. Cette mélodie devient " Evergreen ", LA chanson du film ! Et du public : n°1 du top single pendant 3 semaines. Le disque contient trois titres interprétés par Kris Kristofferson, cinq par Streisand et deux duos : " Lost Inside Of You " et la superbe reprise d’ " Evergreen ". Barbra Streisand devient avec cette chanson la première femme compositrice de l’histoire à remporter l’Oscar de la Meilleure Chanson Originale de Film ! Elle se voit également auréolée de 2 Grammy Awards (ceux de la Meilleure Performance Vocale par une Artiste Féminine, de la Chanson de l’Année et est nommée pour le Meilleur Enregistrement de l’Année - remporté par les Eagles grâce à " Hotel California ") et du Golden Globe de la Meilleure Chanson Originale de Film. L’album gagne le Golden Globe de la Meilleure BO de Film et est nommé pour le Grammy Award de la Meilleure BO, remporté par John Williams pour " Star Wars ". Album produit par Barbra Streisand et Phil Ramone, il squatte la tête du top album durant six semaines consécutives et est certifié quadruple disque de platine. Il est également la BO la plus vendue aux USA en 1977 et 1978 (NARM). Bande originale vendue à plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde dont 600.000 copies en France. L'album se voit offrir une nouvelle jeunesse en avril 2002 grâce à une remasterisation réussie et un bonus, la version espagnole de " Evergreen".

Avec " Streisand Superman " (juin 1977) Streisand re-flirte avec le courant pop-rock. La couverture de l’album est légèrement différente de la version utilisée par le magazine" Playboy " en octobre 1977. L’album renferme quelques bijoux, à commencer par" New York State Of Mind " de Billy Joel, " Don’t Believe What You Read " co-écrite par Streisand, et " I Found You Love " toutes influencées pop. Quelques belles ballades pop elles aussi : " My Heart Belongs To Me " qui grimpe jusqu’à la 4ème place du top single, " Superman " et " Lullaby For Myself " de Rupert Holmes. A noter le très sexy " Baby Me Baby ". L’album, très réussi, est produit par Gary Klein, n°3 du top album et obtient un double disque de platine.

" Songbird " (mai 1978) est composé de chansons d’amours tendres, passionnées, parfois interprétées de manière désabusée. L’album est produit par Gary Klein, James Newton Howard signe l’arrangement, conduit l’orchestre et joue au piano sur " A Man I Loved ". Il est aux claviers cette fois sur " Deep In The Night ". David Foster est au piano sur " Love Breakdown ". A noter la présence de la version solo de " You Don’t Bring Me Flowers " écrite par Neil Diamond et le couple Alan/Marylin Bergman qui est nommée pour le Grammy Award de la Meilleure Performance Vocale par une Artiste Féminine. 12ème du top album, il est disque de platine.

Enregistrement de " Prisoner " (n°21 au top single et superbe morceau pop-rock) chanson originale du film " Les Yeux De Laura Mars ", thriller produit par John Peters, réalisé par Irvin Kershner (" Up The Sandbox ") et avec Faye Dunaway.

Grâce à l’idée géniale d’un DJ de mixé les versions solo de Neil Diamond et Barbra Streisand de " You Don’t Bring Me Flowers ", ceux-ci décident d’entrer en studio et d’en faire un duo. Le succès est instantané, deux semaines n°1 et est nommé pour les Grammy Awards de l’Enregistrement de l’Année et de la Meilleure Performance Vocale pop (duo ou groupe). Elle se retrouve sur le deuxième best of de Barbra Streisand " Barbra Streisand’s Greatest Hits, Volume 2 " qui inclus ses derniers succès (1970 à1978) : " Prisoner ", " The Way We Were ", " My Hearts Belongs To Me "," Superman ", " Sweet Inspiration/Where You Lead " et " Stoney End ". L’album se maintient à la première place du top album durant trois semaines consécutives, n’en ressort qu’après y être resté 86 semaines et s’avère être l’un des plus gros succès US de Streisand. Album le plus vendu par une Artiste Féminine en 1979 (NARM) il se voit attribuer un quintuple disque de platine.

" The Main Event - Music From The Original Motion Picture Soundtrack " ne renferme qu’une seule chanson de Streisand, " The Main Event ". Nous sommes à la fin des années 70’, les années disco, il était donc ‘impensable’ que Barbra Streisand ne s’essaye pas à ce courant musical. Cette chanson arrangée et produite par Bob Esty devient alors son premier hit disco (n°3 du top single). L’album monte jusqu’à la 20ème place et est disque d’or.

" Wet " qui sort en 1979 est déjà son 35ème album. Il s’agit ici d’un album conceptualisé (ils le sont presque tous) autour du thème de l’eau, des pleurs et de la pluie et est produit par Gary Klein. Elle interprète " Come Rain Or Come Shine " d’Harold Arlen, " After The Rain " de Michel Legrand et le couple Bergman et " Niagara " une composition de Marvin Hamlisch, l’un des plus beau morceau de l’album. Suite au succès de " The Main Event ", Barbra Streisand tente à nouveau l’aventure disco avec la reine de cette catégorie : Donna Summer. Elles enregistrent " No More Tears (Enough Is Enough) ", éditée en trois versions après avoir nécessité plus d'une centaine d'heure d’enregistrement et de mixage. La chanson est un énorme hit (deux semaines n°1 du top single et 1.5 millions d'exemplaires vendus uniquement aux Etats-Unis) ! L’album s’installe dans le top 10 (n°7) et est disque de platine.
 
 

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