"1er Mai: Fête des Travailleurs" 

<Dans une société il n'y a ni homme, ni femme ; il n'y a que des travailleurs.>
[Hugues Jarreault]

" Le travail est pour moi la chose la plus sacrée!!...... c'est pour ca que j'y touche pas!!!"

" Travailler dur n'a jamais tué personne, mais pourquoi prendre le risque? "
(Edgar Bergen)



 


La fête des travailleurs
Historique

Dans l’après-midi du dimanche 1er mai 1955, recevant à Rome, sur place Saint-Pierre, le congrès des Associations chrétiennes des travailleurs italiens, Pie XII leur déclara : « Nous avons le plaisir de vous annoncer notre détermination d’instituer - comme, de fait, nous instituons - la fête liturgique de Saint Joseph Artisan, en la fixant précisément au premier mai. » Les textes de la messe et de l’office de Saint Joseph Artisan (double de première classe) furent publiés le 24 avril
 

Le 1er mai 1472...

Le roi Louis XI a ordonné que toutes les églises du royaume sonneraient leurs cloches chaque jour à midi pour inviter le peuple à la récitation de trois Ave Maria. Les prières ont eu lieu pour la première fois dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, au son de la grosse cloche, et à l'issue d'une procession générale pour la paix, le 1° mai 1472.

Le Premier mai ou journée internationale des travailleurs est une fête internationale instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail à une journée de huit heures. Cette revendication fut satisfaite lors de l'entre-deux-guerres dans la plupart des pays européens industrialisés.

La fête du Premier mai devint alors une journée de célébration des combats des travailleurs et des travailleuses.

Elle est célébrée dans de nombreux pays du monde et est souvent un jour férié ; le 1er mai est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier.

Histoire

Les origines ouvrières et anarchistes

Article détaillé : Massacre de Haymarket Square.

La fête internationale tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXe siècle.

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de lancer leur action le 1er mai, date du moving day parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l'ouvrier devant déménager (d'où le terme de moving day) pour retrouver du travail. La grève générale du 1er mai 1886, impulsée par les anarchistes, est largement suivie. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.

À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.

C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort (Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel, August Spies et Louis Lingg) ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou « vendredi noir ») malgré l’inexistence de preuves, le dernier (Louis Lingg) s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité. En 1893, ces anarchistes furent innocentés et réhabilités par le gouverneur de l'Illinois, qui confirma que c'était le chef de la police de Chicago qui avait tout organisé, et même commandité l'attentat pour justifier la répression qui allait suivre.

Juste après la diffusion de la nouvelle de l'assassinat d'anarchistes de Chicago, en 1888, les habitants de Livourne se retournèrent d'abord contre les navires américains ancrés dans le port, puis contre le siège de la police, où on disait que le consul américain s'était réfugié.

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies :
« Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui »
Le combat pour une journée de travail de huit heures

Articles détaillés : Journée de huit heures et Fusillade de Fourmies.

 La fusillade de Fourmies
En 1889, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, à l'occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.

Sous l’impulsion de Jules Guesde et du PO qu'il dirige, (Guesde inventera le terme de « fêtes du travail » en 18901) et sur une proposition de Raymond Lavigne, cette Internationale décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Le jour symbolique (1er mai) est choisi en référence aux événements du Haymarket Square de Chicago trois ans plus tôt (débutés un 1er mai, voir paragraphe précédent).

À l'époque, la durée de la journée de travail est de 10 h, voire plus, dans la plupart des pays industrialisés.

Le 1er mai 1890, l'événement est ainsi célébré, pour la première fois, dans la plupart des pays, avec des participations diverses7.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la troupe tire sur la foule, dix personnes sont tuées, dont deux enfants de onze et treize ans8 (voir la Fusillade de Fourmies et affaire de Clichy). Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens. Les militants épinglent une églantine écarlate (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé et en référence à Fabre d'Eglantine.

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

De la revendication à la commémoration

Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai 1919 une journée chômée.

En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs.

La seconde guerre mondiale

En Italie, la fête a été supprimée au cours de la période fasciste — qui a préféré célébrer la Fête du travail italien (Festa del lavoro italiano) le 21 avril, soit à la date de la Natale di Roma, jour supposé de la fondation de Rome — mais a été restaurée peu après la fin de la guerre, en 1945.

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes. À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Cette fête disparaît à la Libération.

L’institutionnalisation

En France, en avril 1947 sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est ré-institué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale (mais il n’est pas officiellement désigné comme fête du Travail). Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

En 1947, la célébration a été marquée à Portella della Ginestra (PA), lorsque la bande de Salvatore Giuliano a tiré sur un cortège d'environ deux mille travailleurs au sein du parti, tuant onze personnes et faisant cinquante blessés. Cet événement est connu sous le nom de « massacre de Portella della Ginestra ».

Journée des travailleurs et Fête du Travail

Article connexe : Fête du Travail.

Aux États-Unis, le Labor Day (ou Fête du Travail) n'est pas directement lié aux fameuses journées de mai 1886 à Chicago dites Haymarket affair.

En 1885, alors que d'autres syndicats avaient déjà appelé à chômer le 1er mai, le Central Labor Union déclara le premier lundi de septembre de chaque année Labor Day et décida que ce jour sera observé comme jour de repos. Cette proposition resta tout d'abord sans effet.

En 1894, après les émeutes qui suivirent la répression par la troupe de la Grève Pullman, les représentants syndicaux réussirent à faire passer la proposition d’un jour chômé pour honorer les travailleurs. Le président lui-même signa le projet de loi instaurant officiellement le Labor Day le premier lundi de septembre.

Aux États-Unis et au Canada, la fête du Travail (Labour Day) est depuis célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié et chômé qui n'a pratiquement plus de signification politique particulière.

La fête des Travailleurs du 1er mai, n'est quant à elle pas fériée ; elle est essentiellement célébrée par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisations de gauche. Elle est vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière. Traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

Les fleurs du premier mai
Article connexe : Arbre de mai.
 L'églantine ou Rosa rubiginosa
Le 1er mai, avant d'être la journée des travailleurs, était célébré en Europe pas les coutumes de l'arbre de mai. Il en subsiste quelque chose dans certains des premiers défilés.

La coutume d'offrir du muguet en France, ce jour-là, remonte à la Renaissance. Le roi Charles IX en offre, en effet à chaque printemps, à partir des années 1560 aux dames de sa cour en leur disant : « Qu'il en soit fait ainsi chaque année15. »

Au XIXe siècle, une des jeunes filles victimes de la fusillade de Fourmies, Marie Blondeau, participait à cette manifestation en robe blanche, portant des branches d'églantine et c'est en son honneur qu'en France, les manifestants du 1er mai portaient à la boutonnière la fleur d'églantine (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), remplaçant le triangle rouge des premiers défilés.

En Allemagne, on porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail (Tag der Arbeit). Cette tradition remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l'appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance.

En 1907, à Paris, le muguet, remplace l'églantine. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge16. Au début du XXe siècle, il devient habituel, à l'occasion du 1er mai, d'offrir un brin de muguet, symbole du printemps en Île-de-France. Une tradition parisienne voulait que les forts des Halles portent le muguet au président de la République au palais de l'Élysée le matin de chaque premier mai17,18. Aujourd'hui, une tolérance de l'administration fiscale dans certaines communes permet aux particuliers et aux organisations de travailleurs de vendre les brins de muguet sans formalités ni taxes sur la voie publique19 en respectant toutefois les autres obligations légales (il s'agit par exemple de muguet du jardin ou des bois et non pas de muguet acheté, sinon ce serait de la revente).

Points de vue religieux
Catholicisme

Le pape Pie XII institua en 1955 la fête de saint Joseph artisan, célébrée le 1er mai, afin de christianiser cette fête des travailleurs.

Cette fête reprenait l'initiative du pape Léon XIII qui en 1889 avait fait de saint Joseph le « saint patron des pères de famille et des travailleurs » afin de donner un pieux modèle aux travailleurs.

Islam

Dans le monde arabe, elle est appelée fête des ouvriers ('eid al-'umâl) ; en Tunisie le parti Ennahdha fut le premier parti islamiste à la célébrer.

Dans le monde

Amérique du Nord
 Affichette pour un rassemblement anticapitaliste le 1er mai à Montréal (2011).
En Amérique du Nord, à la suite de la distinction entre fête du Travail et fête des Travailleurs, le 1er mai n’est pas férié, bien qu'il soit très largement célébré par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisations de gauche ; cette fête est vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière.

Au Québec, les grandes centrales syndicales ainsi que quelques partis et organisations de gauche manifestent le 1er mai. Plus récemment, les institutions syndicales québécoises ont tendance à célébrer la Fête des travailleurs par des rassemblements festifs le samedi ou le dimanche précédent ou suivant le 1er mai, plutôt que la journée même lorsque celle-ci tombe un jour ouvrable. Malgré cette nouvelle tendance, des manifestations sont scrupuleusement organisées le 1er mai de chaque année par des collectifs et organismes anticapitalistes.

En République dominicaine, la « Fête des travailleurs » est célébrée le 1er mai et est un jour férié. En vertu de la loi du 19 juin 1997, sa célébration est reportée au lundi le plus proche lorsque le 1er mai tombe entre le mardi et le vendredi.

À Cuba, el día del trabajadores est célébré le 1er mai et est un jour férié. Durant ce jour, de nombreux défilés de travailleurs ont lieu dans les rues du pays.

En Europe

En France:
Des manifestations syndicales, voire intersyndicales ou unitaires (selon les années, les revendications et les mouvements sociaux en cours), ont lieu dans les grandes villes de France le 1er mai, les plus importantes d'entre elles ayant traditionnellement lieu à Paris

En Allemagne:
En Allemagne, le 1er mai est chômé. On porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail (Tag der Arbeit). Cette tradition remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l'appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance.

Plutôt délaissé en République fédérale d'Allemagne, ce symbole était très utilisé en République démocratique allemande, entre autres par les organisations de jeunesse.

En certains endroits, comme à Stuttgart, les enfants profitent de la nuit précédant le 1er mai pour faire des farces d’une façon qui rappelle Hallowee.

En Suisse:

En Suisse, le 1er mai n'est chômé que dans certains cantons (Bâle, Jura, Neuchâtel, Schaffhouse, Soleure, Tessin, Thurgovie, Zürich) ou districts. Les syndicats organisent des défilés dans l'après-midi ou en fin de journée, dans les cantons où ce jour n'est pas chômé.

En Italie:

Parmi les premiers documents de la fête filmés en Italie, le producteur de films Cataldo Balducci présente le documentaire Un magnifique événement pour le 1er mai 1913 à Andria convoqué par les classes laborieuses, qui rend compte de la fête en sept plans, et l'on peut ainsi voir le cortège serpentant à travers les rues bondées de la ville : les hommes portant tous leur chapeau, suivent avec quelques drapeaux la fanfare qui joue.

Depuis 1990, les syndicats italiens CGIL, CISL et UIL, en collaboration avec la municipalité de Rome ont organisé un concert annuel pour fêter le 1er mai de chaque année en présence de centaines de milliers de personnes.


La fête du travail est un jour férié qui commémore un premier mai de 1886 où les syndicats américains appelèrent plus de 400 000 travailleurs à manifester pour l'obtention de la journée de huit heures. Depuis, le premier mai est traditionnellement la journée dédiée aux revendications sociales et aux défilés. C'est aussi la journée idéale pour se réjouir des acquis sociaux et faire la grasse matinée !

‘‘St-Joseph:  Patron des Travailleurs(ses)"
Pour accéder à la page de St-Joseph; cliquez sur le lien


CLIN D‘OEIL À TOUS LES CORPS DE MÉTIERS
 <Le travail est l'activité vitale propre au travailleur,
l'expression personnelle de sa vie.>
[Emmanuel Kant]

La Fête des travailleurs, en l’honneur d’une lutte continue !

À travers le monde, on célèbre la Fête des travailleurs et travailleuses le 1er mai. Ainsi, en Europe, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, des millions d’hommes et de femmes marcheront dans les rues pour célébrer. En Amérique du Nord, nous serons beaucoup moins nombreux.
 

En Amérique du Nord, le 1er mai n’a pas la même ampleur que dans le reste du monde, en raison, entre autres, de la confusion entretenue avec la fête du Travail, célébrée le premier lundi de septembre. Mais, dans les deux cas, c’est le 1er mai 1886 que tout aurait réellement commencé. Les syndicats américains font alors pression en faveur de la journée de travail de huit heures. Un vaste mouvement de grèves se déclenche aux États-Unis. La première grève fait trois morts parmi les ouvriers de la société McCormick, à Chicago. Le lendemain, les choses tournent mal : une bombe explose, tuant sept policiers et en blessant plus de 70 autres. Huit leaders ouvriers sont condamnés malgré des preuves incertaines. Quatre d’entre eux sont pendus.

Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste, réunie à Paris, déclare le 1er mai jour chômé, en l’honneur des événements de Chicago.

Cependant, pour les syndicats américains, le 1er mai sera dès lors associé à une fête socialiste. La Fédération américaine des travailleurs (FAT) choisira donc en 1884, le 1er septembre (fête du Travail) plutôt que le 1er mai (Fête des travailleurs). Au Québec (plus que dans le reste du Canada), même si nous fêtons la fête du Travail en septembre, le 1er mai est également souligné, mais non chômé, depuis 1970, à l’instigation du Conseil central de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) de Montréal.

La Fête des travailleurs rappelle l’importante contribution sociale des mouvements ouvriers. Ils sont montés au front, non seulement pour obtenir de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés, mais aussi pour l’élimination du racisme et de la discrimination. Ils ne l’ont pas fait seulement pour leurs membres, mais aussi pour la société dans son ensemble. Le 1er mai est donc un moment où l’on prend le temps de s’arrêter pour constater et apprécier les innombrables victoires sociales depuis l’ère industrielle. Sans oublier de continuer la lutte...


Connaissez-vous... ?
  L'origine de la fête du travail À Rome, le 1er mai était consacré au culte de la déesse des parcs et jardins : Flore. Puis au Moyen Age, on fêtait la fin de l'hiver et le retour du printemps.
C'est à la fin du XIXè siècle qu'à Chicago, un 1er mai, des heurts violents entre policiers et manifestants entraînèrent la mort d'un ouvrier. Cet événement devint un symbole des luttes ouvrières, puis une fête légale sous le gouvernement du Front populaire en 1937.

 La tradition du brin de muguet Elle semble venir de l'antique coutume païenne consistant à déposer cette fleur au temps d'Hermès, dieu du commerce (Mercure chez les Romains), fils de Maïa à qui ce mois était consacré. Le mois de mai est depuis le XVIIIè siècle dédié à la Vierge Marie, mère de Jésus. Une autre
 explication voudrait que le nom de ce mois vit la célébration des "Majores", des  anciens dont le culte était fort suivi à Rome.

Les rogations Les Rogations sont les trois jours, lundi, mardi et mercredi, qui
 précèdent l'Ascension. C'est Saint-Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné, qui, en 474, demanda aux fidèles d'organiser pendant ces trois jours des processions dans les campagnes, pour demander à Dieu de bénir les travaux des champs et d'écarter  des hommes et des animaux les maladies contagieuses.

‘‘Semer du bonheur à pleines mains, c‘est encore le pain qui manque
le plus sur notre pauvre terre.‘‘
"Tout travail mérite salaire"

<Les machines semblent avoir été inventée pour nous éviter les fatigues, mais tous les travailleurs travaillent beaucoup plus depuis qu'ils s'en servent.>
[Jean Paulhan]


Le 1er Mai dans le monde
Le 1er Mai, fête de l'Amour
1er mai 1886 : une grève pour la journée de 8 heures
20 juin 1889 : le 1er mai voué à la journée de 8 heures

Labor Day aux États-Unis
    Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail.


"Réflexion"
‘‘JE TE SOUHAITE DU TEMPS‘‘

Prends le temps de penser, C‘est la source du pouvoir.
Prends le temps de jouer, C‘est le secret de la jeunesse.
Prends le temps de lire, C‘est la source du savoir.
Prends le temps d‘aimer et d‘etre aimer,  C‘est la grâce de Dieu.
Prends le temps de te faire des amis,  C‘est la voie du bonheur.
Prends le temps de rire,  C‘est la musique de l‘ame.
Prends le temps de donner,  C‘est le role de l‘adulte.
Prends le temps de travailler,  C‘est le prix du succès.
Prends le temps de prier,  C‘est la force de l‘homme et de la femme.


« Les travailleurs manuels sont licenciés en doigts. »

"Si tu as envie de travailler, assieds-toi et attends que ça passe"
(Proverbe Corse)

"Le travail d'équipe est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre."

"Le cerveau est un merveilleux organe. Il démarre au moment où vous vous levez
et ne s'arrête qu'au moment ou vous arrivez au bureau."
(Robert Frost)

« L'heure tourne lentement pour les oisifs,
rapidement pour les travailleurs. »
[Anonyme]

"L'homme n'est pas fait pour travailler, la preuve c'est que cela le fatigue" (Voltaire)


Une revendication nationale

Au cours du IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons
une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là
 leur année comptable.

Arrive le 1er mai 1886. Beaucoup de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction de leur employeur. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000,
doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée,
 tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.
C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines.
 
 
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : "Le jour viendra où notre silence sera
plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui" .

Manifester pour la journée de 8 heures

Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française.

Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il est habituel de travailler
 dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la durée de la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays
et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail
 et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888
tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot
tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc
et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.

Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

L'horizon paraît s'éclaircir après la première guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247 «l'adoption de la journée
de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».

Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses.

La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays
 (dont la France en... 1941).


Ceux qui travaillent ont tous le:
S: salaire
  I: inchangé
    D: depuis des
A: Années
 
 


 
 

‘‘RIONS UN PEU‘‘

     Trois femmes se promenent. Parmi ces femmes l'une d'elles est une superbe créature de rêve dotée d'une grande intelligence.
La seconde qui n'est pas moins charmante a un Q.I. qui ne dépasse pas les 50.  Quant à la troisième elle est laide comme un poux mais par contre c'est un cerveau
(genre Einstein mais alors en jupe avec des boucles d'oreille).
   Soudain l'une d'elles ramasse une lanterne du genre de celle qu'on voit dans Aladin et la lanterne magique et se met à l'astiquer.  Et là aussitôt apparaît un grand génie.
    Ce dernier leur dit : "Vous venez de me libérer de ma prison où j'était enfermé depuis plus de deux mille ans. Pour vous remercie, j'exercerai un voeu pour chacune d'entre vous"
        La femme qui est belle mais bete comme ses pieds dans un éclair d'intelligence lui dit :
"j'aimerai devenir intelligente" et aussitôt son Q.I. fait un bon de 130 points.
  La seconde qui est très intelligente mais laide répond à son tour: "j'aimerais devenir belle" et aussitôt, elle se transforme en une superbe créature à faire palir de jalousie les plus beaux tops models du moment.
  Enfin la dernière qui elle n'a besoin de rien demande: "J'aimerai devenir encore plus belle et encore plus intelligente" et aussitôt elle devient un homme.
 

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