"PÊCHE SUR LA GLACE"
"PETITS POISSONS DES CHENAUX"
"LE POULAMON"



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NOUS TENONS À RENDRE HOMMAGE
À LA VILLE DE STE-ANNE-DE-LA PERADE
POUR LEUR BELLE INITIATIVE;
afin de promouvoir la pêche sur glace,
un sport très apprécié et accessible à toute la famille.



"A MEDITER:"

Les gens qui vivent dans les cabanes à pêche l'hiver, où vivent-ils l'été?

"Définition du mot poisson:"
Animal dont la croissance est excessivement rapide entre le moment où il est pris
et le moment où le pêcheur en fait la description à ses amis.


RUE AU MILIEU DE LA RIVIERE EN GLACE

Carte d'identité du poulamon:
Petit poisson des chenaux (prononcer "chno"):
Poulamon, ou petite morue, semblable à l'éperlan, que l'on pêche sous la glace
des rivières gelées. 
Noms scientifiques : Poulamon atlantique, Microgadus, tamcod (Walbaum)
Nom populaires : Petit poisson des chenaux, poisson de Noël, loche, Tommy cod.

Longeur moyenne (male) 150 millimètres
 Longévité
 moyenne 3 ans
Longeur moyenne (femelle) 185 millimètres maximal 8 ans
Longeur maximal 381 milimètres Fécondité moyenne 8600 oeufs
Poids moyen 45 grammes minimum 8600 oeufs
maximun 570 grammes maximal 8600 oeufs
Poulamon d'Atlantique et Microgadus Tomcod (Walbaum) sont les noms scientifiques de ce poisson. Dans le langage populaire toutefois,
on l'appelle plutôt petit poisson des chenaux, poisson de Noël, petite morue, loche ou encore Tommy cod.

La longueur moyenne de cette espèce est d'environ 150 millimètres pour la femelle. Certains peuvent atteindre une longueur maximale de 381 millimètres mais il s'agit là d'exceptions.
 Son poids moyen est de 45 grammes et de 570 grammes au maximum.

Ordinairement, le poulamon a une vie très courte, il a une longévité moyenne de 3 ans et maximale de 8 ans.
 Il produit annuellement une moyenne de 8600 œufs, minimale de 1000 œufs et maximale de 46 000 œufs ce qui explique leur abondance dans la rivière Sainte-Anne.
 Bon an, mal an, les pêcheurs récoltent localement entre 300 et 400 tonnes de poulamons d'Atlantique, 20% allant aux pêcheurs commerciaux.
 Malgré son ampleur apparente, cette exploitation demeure minime par rapport à la quantité de poulamons présents dans le secteur.
L'ensemble des captures représente à peine un à trois pourcent de la population revenant frayer dans la rivière Sainte-Anne.


VILLAGE DE PECHE SUR LA GLACE


LES ORIGINES DU PETIT POISSON DES CHENAUX:

Les Iroquois avaient certainement découvert le poulamon ou petit poisson des chenaux bien avant nous, puisque des fouilles effectuées le long des rives du Saint-Maurice,
 au Nord des Trois-Rivières permettaient de découvrir des ossements de ce gadidé. Ce village indien datait de l'an 1 000 ou 1 100 de notre ère.

Par la suite les Européens posèrent pieds sur cette terre qu'il  fût convenu de désigner du nom de Nouvelle-France. En 1677, les colonisateurs de la famille Turcotte étaient
 établis le long des rives de la rivière Champlain, où selon les documents d'archives Jacques Turcotte capturait ce poisson à l'époque des Fêtes, d'où son nom de "manne de Noël".

En 1757, le célèbre Bougainville en faisait mention en ces termes : "Il arrive ce poisson avec les réjouissances du jour de l'An, il a sa place dans nos mœurs et coutumes.
S'il ne se fait pas valoir dans la littérature, c'est qu'il est muet comme doit l'être un poisson. À nous de parler de lui! Que de gens il a régalés qui n'ont jamais songé à faire son éloge, ou même se demander s'il descendait de noble ou de vulgaire lignée! Je vous le présente. Tout me porte à croire qu'un aimable commerce s'établira entre vous et lui."

En 1757, l'écrivain A.N. Montpetit en faisait mention de cette façon : "On les ramasse à la pelle et on en charge des voitures, qui sont entourées de planches; cette courte visite est incroyable. Au mois de janvier, j'ai vu Théophile Pratte en prendre quatre cents minots en quatre-vingt heures. On estime à quinze mille minots ce qui se prend chaque année."

Dans le journal Le Canada du 23 décembre 1890, on pouvait lire ce qui suit : "Il va venir, il vient, il arrive, ponctuel comme toujours, juste cinquante heures avant la messe de minuit."

À la même époque, ce journal faisait à nouveau mention du poulamon en ces termes : "Apprécié de tout le monde; venant nous voir au temps des Fêtes; d'une digestion facile;
inoubliable aux estomacs reconnaissants; préfère être cuit à l'étouffée; fréquente de préférence cette région, parce que c'est un pays de gourmets."

Quand à son nom de poulamon, il serait originaire des Micmacs, ces derniers fréquentant la côte Est. Cette lettre écrite à Benjamin Sulte, par Pascal Poirier de Shédiac au Nouveau-Brunswick, le confirmait le 26 décembre 1890.
"Mon cher Sulte:,
Vous cherchez un nom grec ou latin pour en baptiser le Petit-poisson, et vous proposez Poisson de Noël. Cela m'étonne de la part d'un homme qui connaît toutes les sources de notre histoire. Avez-vous oublié que les Acadiens sont de toute éternité les ancêtres des Trifluviens, et que ceux-ci, dans toutes les graves questions qui les agitent, devaient d'abord, quand ils cherchent la lumière, tourner les yeux du côté de l'Orient, c'est-à-dire de l'Acadie? 

Eh bien, le nom de poisson que vous cherchez est poulamon, vous n'en trouverez pas d'autres.
"(Pascal Poirier) 

Trois siècles auparavant, c'est-à-dire en 1616, le père Billiard S.J. en faisait mention sous le nom de "ponamo" dans certains documents provenant d'Acadie.
 Ce mot signifiant poissons d'hiver.

Il fut longtemps pêché sur les eaux du fleuve St-Laurent à la hauteur de La Pérade, mais surtout dans la région de Trois-Rivières. d'où il tire son nom de "poisson des chenaux".
 En effet, à l'embouchure de la rivière St-Maurice. à l'endroit ou la rivière rejoint le fleuve St-Laurent, des îles divisent le St-Maurice en trois parties, d'où le nom des Trois-Rivières.
 Le poulamon était alors capturé dans le chenal de chaque branche du St-Maurice, d'ou le surnom "poisson des chenaux".

Les régions de Batiscan et particulièrement de Ste-Anne de la Pérade devinrent alors des endroits privilégiés pour assurer le renouvellement de l'espèce. 
L'histoire plus récente du poulamon à Ste-Anne-de-la-Pérade commence plutôt à l'hiver 1939. 

Un Péradien travaillait un jour à couper des blocs de glace pour les glacières de ce temps lorsqu'il aperçu quelques poissons folâtrant sur le fond de sable.
Au fil des ans, plusieurs gens construisirent quelques cabanes. 

 Dans les années 1960, l'accès routier amélioré facilita l'accessibilité. La renommé dépassa les frontières et depuis les années 1980, on parle de la
 "Capitale mondiale du poisson des chenaux" partout dans le monde.

Le soir, c'est tout un spectacle que de voir, du haut du pont qui enjambe la rivière Ste-Anne, ce village de petites maisonnettes multicolores étalées sur la rivière
 sur une distance d'un demi kilomètre. Si on se rapproche on voit s'activer, par les fenêtres, les mordus de cette pêche ou des personnes en quête de divertissements.
 Dans le silence de la campagne, on entend le rires, les exclamations de joie, c'est la fête. 

Les filets de fumées qui s'échappent de chaque chalet, les automobilistes qui circulent lentement, les gens qui déambulent par plaisir et qui visitent d'autres pêcheurs,
les enfants qui profitent des patinoires aménagées et de la glissoire, l'omniprésence de la neige et de la glace, sont d'autant d'éléments qui composent un décor unique
et créent un effet magique incomparable. Cette scène de soirée d'hiver sur la rivière Ste-Anne, qui tient un peu de l'irréel, saisit le visiteur d'une impression réconfortante,
 se croyant pour un instant l'observateur privilégié d'un tableau imaginaire animé.

Sources:  Association des pourvoyeurs de Ste-Anne-de-la-Pérade.
Le Nouvelliste
La Presse
L'écho de Louisseville
Le Soleil

 Hier, aujourd'hui et demain
Qu'arrivera-t-il de cette ressource incomparable? Hé bien, si le passé est garant de l'avenir, nos enfants et mêmes nos petits enfants pourront continuer à profiter de ce contact privilégié avec la nature.

Les Péradiens furent écologiques avant l'heure, depuis les tout débuts, ils furent respectueux de leur rivière. Ils la protègent et s'assurent que tout développement riverain la respecte. 
Ils partagent avec le public ce trésor, mais avant tout, les pourvoyeurs sont des amants de cette ressource, des gens admirables qui avec un travail acharné, perpétuent cette tradition.

N'hésitez pas à venir partager ce plaisir avec eux.


PECHE DE NUIT

Les photos ont été prises sur le site de:

CENTRE DE PÊCHE
Jean-Louis Tessier & Fils
Pourvoyeurs
Chalets de pêche à louer
adresse internet:  http://www.cybershack.qc.ca/tessier/
 

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