Le 23 avril: 
  Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

Le secret de la liberté, c'est la librairie.
  [Bernard Werber]

Ne prêtez pas vos livres : personne ne les rend jamais. Les seuls livres que j'ai dans ma bibliothèque sont des livres qu'on m'a prêtés.
  [Anatole France] 

Les livres peuvent se diviser en deux groupes : les livres du moment et les livres de toujours.
  [John Ruskin] 


20e Journée mondiale du livre et du droit d'auteur 2015

L’histoire du mot écrit se confond avec celle de l’humanité.

La capacité des livres de contribuer à l’épanouissement personnel et de déclencher des changements sociaux est sans égale. Fusionnant ce qui relève de l’intime et un ancrage social profond, les livres ouvrent des possibilités de dialogue très diversifiées entre les individus, au sein des communautés et entre les époques.

Comme l’a déclaré Malala Yousafzai, l’écolière pakistanaise blessée par balle par les Taliban pour s’être rendue en classe, à la tribune des Nations Unies :

Saisissons-nous de nos livres et de nos stylos, ce sont nos armes les plus puissantes.

En cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, l’UNESCO invite toutes les femmes et tous les hommes à se rallier à la cause du livre et de tous ceux qui en écrivent et en produisent. Cette journée est l’occasion de célébrer ces livres dans lesquels s’expriment la créativité humaine et le désir d’échanger idées et connaissances, mais aussi celui de promouvoir la compréhension et la tolérance.

Le monde est en pleine évolution et les livres n’y font pas exception - développement des supports numériques, transition vers le partage de connaissance en libre accès.

Message de la Directrice générale de l'UNESCO


"Un(e) libraire est un commerçant qui vend des livres. Il travaille le plus souvent dans une librairie. Il conseille et renseigne le client pour qu’il trouve le livre qu’il cherche mais peut aussi lui faire découvrir de nouveaux auteurs."

En célébrant cette journée dans le monde entier, l'UNESCO s'efforce de promouvoir la lecture, l'industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d'auteur. Le message du Directeur général, l'affiche et les informations sur les activités de la Journée seront disponibles bientôt.

La Journée mondiale du livre et du droit d’auteur a été célébrée par avance le jeudi 5 mars au Royaume-Uni et en Irlande. Approximativement 13 millions de coupons pour l’achat de livres ont été distribués dans les écoles et les écoles maternelles afin de promouvoir la lecture.


Le 23 avril 2014 : Affichez-vous avec votre livre!
En ce 23 avril, Affichez-vous avec votre livre! Portez-le fièrement partout où vous allez, au travail, dans le transport en commun, à l’école, dans la pratique de vos loisirs, lors devotre rendez-vous chez le dentiste ou de votre visite au musée, au cinéma, au restaurant… Parlez des livres que vous aimez, faites connaître vos auteurs favoris, profitez de cette journée pour acheter un livre. Le 23 avril, le livre s’expose!

Depuis 1996, l'UNEQ participe au Comité de coordination dirigé par l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), composé de représentants d'organismes du milieu du livre.

Près de 200 écrivains participent chaque année, à travers le Québec, à la programmation de l'UNEQ. Des lectures et des rencontres sont organisées dans divers lieux : de la librairie à la prison en passant par la bibliothèque, l'hôpital, la maison de la culture, le centre communautaire, etc.

Journée mondiale du livre (23 avril )
 
Afin de maintenir une tradition ancienne, il est de mise, le 23 avril de chaque année, d’offrir une rose à tous les abonnés qui empruntent des documents.
Cette date est historique, car c’est en 1995 que l’UNESCO a proclamé le 23 avril « Journée mondiale du livre et du droit d’auteur ». La légende raconte que depuis le Moyen Âge, on célèbre, en Espagne, la fête de la Saint-Georges, la Sant Jordi, le patron des Catalans, le 23 avril.
Une légende veut que le chevalier Jordi ait délivré une princesse des griffes d’un dragon. Il trancha la tête de l’animal et une pluie de roses s’en écoula.
Quelques siècles plus tard, en 1926, un éditeur de Barcelone voulut perpétuer cette tradition et décida de créer une fête en hommage à Cervantes, le célèbre auteur de Don Quichotte. Il choisit le 23 avril, jour de la mort de l’écrivain, pour commémorer l’évènement.
De l’association de ces deux fêtes naquit la Journée du livre et de la rose, tradition maintenant célébrée dans quelque 80 pays.
Au Québec, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur se fête le 23 avril depuis 1996.
Site Web : http://www.jmlda.qc.ca


Livres, traduction, lecture et droit d'auteur

En célébrant cette journée dans le monde entier, l'UNESCO s'efforce de promouvoir la lecture, l'industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d'auteur. 
Le 23 avril 1616, disparaissaient Cervantes, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l’Inca. Ce 23 avril marque aussi la naissance, ou la mort d’éminents écrivains comme Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo.

La traduction est le premier pas vers le rapprochement des peuples, elle est aussi une expérience du décentrement qui est une école de la diversité et du dialogue. La traduction est l’un des principes moteurs de notre diversité créatrice, qui enrichit chaque langue du contact de toutes les autres.

Irina Bokova, Directrice Générale

C’est pourquoi, cette date ô combien symbolique pour la littérature universelle, a été choisie par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel.
L’idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne (Espagne) où il est de tradition d’offrir une rose pour l’achat d’un livre.
Le succès de cette initiative dépend essentiellement du soutien que peuvent lui apporter les milieux intéressés : auteurs, éditeurs, libraires, éducateurs et bibliothécaires, institutions publiques et privées, organisations non gouvernementales et médias.

Ils sont mobilisés dans chaque pays par l'intermédiaire des Commissions nationales pour l'UNESCO, les associations, centres et clubs UNESCO, les réseaux d'écoles et de bibliothèques associées et tous ceux qui se sentent motivés pour participer à cette fête mondiale.

En octobre 1995, l'UNESCO proclamait le 23 avril,

« Journée mondiale du livre et du droit d'auteur »

« Jour anniversaire de la disparition de Cervantes, de Shakespeare et de l'Inca Garcilaso de la Vega, la même année (1616), et aussi de la naissance ou de la mort d'autres éminents écrivains comme Maurice Druon, K.Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo, le 23 avril, date symbolique pour la littérature universelle, a été choisi par la Conférence générale de l'UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à l'auteur et d'encourager chacun et en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l'irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel. L'idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne où il est de tradition que le 23 avril (jour de la Saint Georges) une rose soit offerte avec l'achat de chaque livre.

Le succès de cette initiative dépend essentiellement du soutien que peuvent lui apporter les milieux intéressés (auteurs, éditeurs, libraires, éducateurs et bibliothécaires, institutions publiques et privées, organisations non gouvernementales et médias) qui sont mobilisés dans chaque pays par l'intermédiaire des Commissions nationales pour l'UNESCO, les Associations, Centres et Clubs. »

                                                                         
               

La légende

Depuis le Moyen Âge, le 23 avril, on célèbre en Espagne la fête de la Saint-Georges, la Sant Jordi, 
                                                 le patron des Catalans.

   Une légende veut que le chevalier Jordi ait délivré une princesse des griffes d'un dragon.
                     Il trancha la tête de l'animal et une pluie de roses s'en écoula.

Quelques siècles plus tard, en 1926, un éditeur de Barcelone décida de créer une fête en hommage à Cervantes, le       célèbre auteur de Don Quichotte.
           Il choisit le 23 avril, jour de la mort de l'écrivain,  pour commémorer l'événement.

De l'association de ces deux fêtes naquit la Journée du livre et de la rose, tradition maintenant célébrée dans quelque 80 pays.

  Au Québec, la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur se fête, le 23 avril, depuis 1996.


 


Historique:
La librairie de Pieter Meijer Warnars de Johannes Jelgerhuis Rienksz (1820).
Avant la Révolution, les libraires devaient tous demeurer dans les quartiers de l’Université et ils ne pouvaient occuper qu’un seul magasin, fermé le dimanche. Ils ne pouvaient éditer qu’après en avoir obtenu la permission du lieutenant général de police, l’approbation des censeurs et les lettres du grand sceau.

Les libraires étaient forcés, sous peine d’amende, que partageait l’imprimeur, de mettre sur les ouvrages qu’ils éditaient leur nom et leur demeure. Cinq exemplaires devaient être déposés par eux, deux à la bibliothèque du roi, un au cabinet du Louvre, un au garde des sceaux et un au censeur qui lisait l’ouvrage. Les libraires seuls avaient la faculté de décrire les livres et faire les ventes de bibliothèque, mais sans publicité par voie d’affiche. Une librairie ne pouvait être transmise sans la permission du lieutenant de police.

La Révolution établit la liberté entière pour l’exercice de la profession de libraire. Ceux-ci ne furent plus soumis qu’à la condition d’avoir une patente. La Convention, par décret du 19 juillet 1793, maintint les droits des auteurs, mais n’apporta aucune restriction à l’exercice du commerce de la librairie. Le 18 ventôse an II, elle décréta la prohibition de la sortie des livres précieux et des manuscrits que les étrangers essayaient de s’approprier.

La librairie continua de s’exercer librement jusqu’en 1810, époque à laquelle un décret impérial vint la réglementer et imposer à ceux qui l’exerçaient des obligations qui n’étaient guère qu’un renouvellement de celles de l’Ancien Régime.

Jusqu’au début du XIXe siècle, les libraires étaient également éditeurs, achetant les manuscrits aux auteurs, les faisant imprimer et les débitant dans leur boutique. Ce n’est qu’au XIXe siècle que la division des tâches imposera la séparation entre les professions de « libraire » et d’« éditeur ».

Travail de l’assortiment
Intérieur d'une librairie.
Le libraire se tient au courant des parutions à venir
(environ deux à trois mille nouveautés par mois)

 par les canaux d’information professionnels que constituent, entre autres, la revue Livres-Hebdo et la base de données Électre.
 en recevant les représentants des maisons d’éditions, qui lui présentent les livres et prennent note de ses commandes, ou à défaut en travaillant à partir de documents de présentation.
Ces commandes concernant les nouveautés s’appellent l’office, qui constitue l’un des modes d’approvisionnement de la librairie. Le libraire choisit aussi de remettre ou non en commande les livres vendus, cela s’appelle le réassort. Il décide avec les représentants de mettre en place des opérations promotionnelles, généralement autour d’une collection. Enfin, il travaille son fonds pour proposer un choix de livres moins récents adapté à sa clientèle, mais reflétant aussi plus profondément ses goûts personnels.
Les retours sont les invendus des nouveautés. Ils sont choisis, retirés des rayons, saisis et mis en colis pour être renvoyés au fournisseur.

 Réception et mise en place des livres
Le libraire catalogue les nouveautés (en créant des fiches correspondantes dans le logiciel de gestion du magasin), réceptionne les livres (en mettant le stock à jour) et leur attribue une place dans le magasin (présentation sur table, vitrines, mises en avant.

Vente
La vente revêt plusieurs aspects :

 La mise en avant consiste à présenter les livres de façon ordonnée et attractive. Les éditeurs fournissent parfois du matériel (affiches, présentoirs,...) dit de publicité sur le lieu de vente.
 Le conseil est la partie la plus sympathique du métier. Le libraire aide le client à choisir un livre, en le questionnant pour formuler sa demande de manière précise et en le renseignant sur les livres susceptibles de répondre à son attente.
 La vente, généralement combinée avec le conseil, consiste à convaincre le client d’acheter un ou plusieurs livres, en mettant en avant les raisons pour lesquelles ils répondent à ses attentes, ou plus simplement en les lui proposant.
 L’encaissement est la vente proprement dite; le système informatique retire les livres vendus du stock tout en faisant office de caisse enregistreuse. Le libraire propose au client un sac pour transporter ses achats et si nécessaire un emballage cadeau.

 Qualités nécessaires
Le libraire doit tout d’abord aimer lire, pour connaître ses produits, et par conséquent conseiller ses clients. Il doit suivre l’actualité littéraire pour présenter les nouveautés.

Outre l’aspect littéraire important dans ce métier, un libraire doit avant tout être un bon gestionnaire. En effet, il est amené à gérer un stock à la fois au niveau de sa quantité mais aussi et surtout au niveau de sa qualité.

Une donnée importante du métier de libraire est aussi d’être un animateur culturel.

Si vous envisagez de devenir libraire, il faut savoir que c’est aussi un métier physique (les livres arrivent dans des cartons et ils ne se portent pas tout seuls), relationnel (le libraire s’occupe de clients tout autant que de livres) et que les hauts salaires ne sont pas répandus dans la profession.

 Histoire
Une bibliothèque publique est une bibliothèque ouverte au grand public, permettant la lecture sur place et, en général, le prêt à domicile.

 Les premières bibliothèques
Étant donné les changements culturels apparus depuis l'invention de l'écriture, il est difficile d'assigner une origine précise au concept de bibliothèque publique. Il existe depuis l'antiquité des archives, des collections de manuscrits privées, et des collections semi publiques, accessibles à une minorité de lettrés comme la mythique bibliothèque d'Alexandrie. Les premiers lieux de lecture publique décentralisés sont peut-être les thermes publics grecs et romains, avec des pièces réservées où les visiteurs peuvent librement consulter des manuscrits, ainsi la bibliothèque des Thermes de Caracalla.

Au Moyen Orient et en Afrique du nord existent également dès le IXe siècle des "maisons de la science" gérées par des communautés religieuses islamiques. Ces centres sont ouverts au public. Certains pratiquent le prêt, mais dans des conditions très restrictives. La plupart des visiteurs sont censés consulter les ouvrages sur place.
A partir du moment où sont fondées les premières universités européennes, elles possèdent des bibliothèques qui ne sont ouvertes qu'aux membres de l'université.

 Les précurseurs
 Grande-Bretagne
Bibliothèque municipale de Manchester

Depuis la réforme anglicane de 1538, il était entendu que les fidèles devaient avoir accès à la lecture de la Bible. Thomas Cranmer ordonna qu'un exemplaire de la traduction de Myles Coverdale soit placé dans toutes les églises, où il devait être enchaîné à la chaire. Des lecteurs pouvaient en faire la lecture aux analphabètes. Plus tard, le livre de John Foxe, Book of Martyrs, sera également disponible (mais enchaîné) dans de nombreuses églises du royaume pour l'édification des fidèles. L'idée est posée que l'ensemble des sujets du roi doivent avoir librement accès à ce qui forme le socle incontournable de l'éducation chrétienne, la Bible, le livre par excellence.

Au début de l'âge baroque, de nombreuses bibliothèques voient le jour dans les villes de Grande-Bretagne, soit à l'initiative d'institutions ou de sociétés savantes, soit à celle d'éléments de la petite bourgeoisie urbaine désireux de parfaire leur instruction. La bibliothèque de Norwich ouvre ses portes en 1608, six ans après la fondation de la bibliothèque ouverte à la "république des savants" par Thomas Bodley, la Bodleian Library, et cent quarante-cinq ans avant la fondation du British Museum. Cette bibliothèque pourrait être la première institution de ce genre placée sous l'autorité d'une municipalité provinciale, titre qui lui est disputé par la bibliothèque Francis Trigge de Saint-Wolfram à Grantham, dans le Lincolnshire, dont la fondation précède de dix ans celle de Norwich puisqu'elle est créée en 1598 par le recteur de la localité voisine de Welbourne. Les livres y sont enchaînés comme l'étaient la Bible et le Livre des martyrs.

On peut citer parmi les autres bibliothèques publiques britanniques des débuts celles de Ipswich (1612), de Bristol (fondée en 1613 et inaugurée en 1615) et enfin de Leicester (1632). L'école de Shrewsbury ouvre également ses portes aux résidents de la ville.

D'autres municipalités revendiquent l'honneur d'avoir été parmi les premières à ouvrir des bibliothèques au grand public. C'est le cas de Bristol, avec la bibliothèque des Kalendars ou Kalendaries, association de clercs et de laïcs rattachés à l'église de Tous-les-Saints. Les archives indiquent qu'en 1464, des dispositions avaient été prises pour construire une bibliothèque sur le site de la maison des Kalendars. Référence est faite à un acte notarié de l'époque indiquant que "tous ceux qui le souhaitent pour l'amour de l'instruction doivent avoir entrée et accès libre à certaines heures du jour".

De nombreux libraires et éditeurs pratiquent également le prêt à Londres et dans les grandes villes de province, par exemple Bath où réside un public cultivé prêt à s'acquitter d'un droit pour pouvoir emprunter des ouvrages. La librairie de prêt payante, appelée circulating library, devient extrêmement populaire, mais elle est réservée à une certaine classe sociale.
Au milieu du XIXe siècle, l'Angleterre possédait 274 bibliothèques qui fonctionnaient avec un système d'abonnement, et l'Écosse 266.

 États-Unis
Bates Hall, salle de lecture de la bibliothèque de Boston
Bibliothèque municipale d' Altona, Illinois

Dans un ouvrage très peu conventionnel, The Tribes and the States, William James Sidis affirme que la bibliothèque publique est une institution d'inspiration américaine et que la première bibliothèque municipale a ouvert ses portes à Boston en 1636. La Boston Public Library est toujours en activité [6]. Par ordre d'ancienneté viendraient ensuite la bibliothèque provinciale du presbytère de St. Philipp, à Charleston (1698), et la bibliothèque de Philadelphie fondée par Benjamin Franklin et ses amis en 1731. Elle est constituée en société et instaure le prêt aux abonnés. Ceux-ci achètent une participation à la bibliothèque sous forme d'actions, l'argent ainsi récolté servant à enrichir le fonds. Tout abonné où actionnaire a le droit d'utiliser les ressources de la bibliothèque. La compagnie de la bibliothèque de Philadelphie existe toujours aujourd'hui. C'est une société à but non lucratif, qui fonctionne comme bibliothèque de recherches indépendante.

Parmi les bibliothèques notoires aux États-Unis, on peut encore citer la bibliothèque publique de Franklin, Massachusetts, constituée à partir d'une dotation de livres faite par Benjamin Franklin pour remercier la municipalité d'avoir donné son nom à la ville [8]; la bibliothèque de Scoville, à Salisbury, Connecticut, qui date de 1803 et pratique le prêt gratuit pour la première fois dans l'histoire américaine; la première bibliothèque construite avec un financement public à Peterborough, dans le New Hampshire en 1833.


 Révolution des mentalités au début du XIXe siècle

Après la révolution américaine et la révolution française, les revendications de justice et d'égalité se posent également dans le domaine de l'instruction et de l'accès à la culture. Une grande partie de la population mondiale est encore totalement illettrée, et il faudra attendre le milieu du XIXe siècle pour que les progrès de l'instruction publique soient accompagnés d'une véritable démocratisation de l'accès au livre par l'ouverture de bibliothèques due à l'initiative publique mais parfois aussi à l'action privée de philanthropes. L'Angleterre et les États-Unis font encore figure de précurseurs dans ce domaine.

En Grande Bretagne, le début d'un réseau national de bibliothèques publiques proprement dites remonte à une loi cadre de 1850 [11]. Avant cette date, les musées municipaux de Warrington et de Salford avaient ouverts leurs locaux à une bibliothèque, dans le cadre de la loi sur les musées de 1845[12]. Manchester fut la première ville à ouvrir une bibliothèque de prêt gratuit, sans frais d'inscription, en 1852[13]. Norwich est la première municipalité à avoir eu recours à la loi sur les bibliothèques de 1850 qui autorisait la perception d'une taxe d'un demi penny dans toutes les agglomérations de plus de 100.000 habitants afin de subventionner la construction de bibliothèques publiques, mais non l'achat des livres. Mais la bibliothèque de Norwich n'ouvre qu'en 1857, en onzième position derrière des municipalités telles que Winchester, Manchester, Liverpool, Bolton, Kidderminster, Cambridge, Birkenhead et Sheffield.

Une salle d'étude de la bibliothèque municipale de New York
La bibliothèque municipale de New York, dont la construction commence en 1849 se termine en 1901, devient une des plus importantes aux États-Unis. Le gouverneur Samuel J. Tilden (1875) était un bibliophile. Il pensait que les américains devraient avoir accès à la lecture et à l'instruction gratuitement.

Le millionnaire et philanthrope américain Andrew Carnegie finance le développement du nombre des bibliothèques publiques dans le monde anglo-saxon à partir de la fin du XIXe siècle. Dans les Pays-Bas, les premières bibliothèques publiques qui ouvrent au début du XXe siècle sont également le résultat d'initiatives privées.

Cependant il faudra attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour que l'Europe dans son ensemble se voit dotée d'un réseau de bibliothèques publiques et de gros progrès restent à accomplir dans de nombreux pays pauvres.

"Pour rire"
Un romancier, couronné par un prestigieux prix littéraire, est formel:
- Jamais plus je n'accepterai de faire une séance de signatures dans un supermarché.
La seule fois où je me suis livré à cet exercice, on m'a tendu à dédicacer douze paquets de lessive, quinze savonnettes, cinq boîtes de céréales, un bocal de cornichons et un seul livre :
celui de mon rival pour le Goncourt.

Au Salon du Livre, une dame tend un roman à son auteur en lui demandant de le lui dédicacer.
- Je dois vous avouer, lui dit-elle, que ce livre, je ne l'ai pas acheté.
En fait, je l'ai volé dans le stand de votre éditeur.
- En ce cas, fait, d'un air sévère, l'écrivain, vous comprendrez que, pour vous manifester ma réprobation, je ne fasse suivre ma dédicace que de mes seules initiales.

Chez un libraire, un adolescent tient à la main le numéro un d'Hara-Kiri.
- C'est une pièce rarissime que les amateurs s'arrachent à prix d'or, 
lui dit le marchand.
Je vous le laisse à 2000$.
- Mais...j'ai retrouvé ça au grenier.
C'est mon père qui avait dû l'acheter et je voulais vous le vendre.
- Ah !
fait le marchand, d'un air dégoûté.
Il n'y a pas de demande, pour ce genre de vieillerie.
Je vous en donne 50$.

- Je vous offre 5,000$ d'à-valoir, dit un éditeur à un chercheur qui vient d'obtenir le Prix Nobel de physique, pour votre autobiographie.
- Mais, proteste le lauréat, ma vie est sans intérêt.
- Vous croyez cela mais, quand un de mes meilleurs rewriters aura mis en forme vos souvenirs, d'après vos confidences, votre vie vous paraîtra si excitante, que vous regretterez de ne pas l'avoir vécue.

Depuis six mois, dit une dame à son mari, j'ai repéré un livre, Comment cesser d'être timide, à la bibliothèque municipale.
Mais, jamais, je n'ai osé l'emprunter.

La femme d'Emile appelle son mari.
- Emile ?
- Ouais ! Qu'est ce que tu me veux encore ?
- L'autre jour, j'ai acheté un livre et je ne le retrouve plus.
Tu te souviens, il s'appelait "l'art de devenir centenaire". Qu'est ce que tu en as fait ?
- Je l'ai jeté.
- Tu as du culot, je l'avais payé avec mon argent ! Pourquoi l'as-tu jeté ?
- Parce que j'ai vu que ta mère commençait à le lire !

C'est un belge qui doit prendre le train pour partir en vacances. Dans la librairie, comme il ne sait pas quoi choisir, il demande conseil : 
- Je voudrais acheter un livre SVP
Le vendeur :
- Oui, bien sur, de quel auteur ?
- N'importe, pourvu qu'il rentre dans le wagon !

Un homme chez le libraire:
- Je voudrais un livre... 
- Oui, un ouvrage sérieux ou quelque chose de plus léger ? 
- Peu importe, je suis venu en voiture.
 


"Citations"

Si vous aviez une entière confiance dans les livres, il vaudrait mieux ne pas avoir de livres du tout.
  [Meng-Tsen]

Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.
  [Bernard Werber]

Dire qu'un livre est moral ou immoral n'a pas de sens, un livre est bien ou mal écrit c'est tout.
  [Oscar Wilde]

Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
  [Michel Bouthot]

Le chiffre d'affaires des librairies est un fichu baromètre pour la société.
  [Denis Guedj]
 

    RETOUR: INDEX:
 Avril  Accueil

Vous voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez sur le logo:







 



 

annuaire