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Le décès de Notre Saint Père
le Pape Jean-Paul 11
Le 2 avril 2005
Les cloches de la basilique Saint-Pierre de Rome ont retenti samedi pour annoncer aux millions de catholiques du monde entier le décès du pape Jean-Paul II.

Après une longue agonie, le souverain pontife s'est éteint au Vatican, entouré de son entourage immédiat et accompagné par les prières de milliers de fidèles réunis sur la place Saint-Pierre.

Aux quatre coins de la planète, les catholiques, habitués de voir le Pape se relever de ses problèmes de santé, retenaient leur souffle depuis jeudi soir dans l'espoir de recevoir des nouvelles encourageantes du Vatican. En vain.

Le souverain pontife est décédé à 14h37, heure du Québec, laissant dans le deuil des millions de catholiques. À 14h53 minutes, le Vatican a annoncé la triste nouvelle sur la place Saint-Pierre. Âgé de 84 ans, Jean-Paul II a été le chef de l'Église catholique pendant 26 ans.

La santé du Saint-Père s’était aggravée rapidement au cours des dernières 24 heures.

Jeudi soir, le Vatican annonçait que le souverain pontife souffrait d'une forte fièvre en raison d'une infection urinaire.

Son état de santé semblait toutefois s'être stabilisé après une réaction positive aux antibiotiques.

Au cours de la nuit dernière, Jean-Paul II a cependant été victime d’un malaise cardiaque et souffrait de septicémie.
 

Vers midi, le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls, a annoncé que la respiration du Saint-Père était très faible et que ses reins ne fonctionnaient plus.

Le Saint-Père, qui avait pourtant été informé de la gravité de son état plus tôt ce matin, avait refusé d'être hospitalisé. Il préférait mourir en toute dignité au Vatican.

Karol Wojtyla est devenu Pape en 1978, à l’âge de 58 ans. Né à Wadowice, en Pologne, il était le premier non-Italien à accéder à la tête de l’Église en près de 500 ans.

Infatigable défenseur des droits de la personne, il aura été un des grands artisans de l'effondrement des régimes communistes, avec comme première cible son propre pays.

Cet homme charismatique a aussi beaucoup voyagé à l'étranger, comme aucun autre Pape avant lui.

Il était d'ailleurs venu au Canada, à l'automne de 1984, visite qui a marqué les Québécois et les Canadiens. Un Jean-Paul II encore jeune - il n'avait que 64 ans - avait alors sillonné le pays pendant 12 jours.

Des centaines de milliers de personnes avaient acclamé le Saint-Père à Montréal, Québec et Ottawa et aussi à Toronto et dans l'ouest canadien. Un voyage historique au cours duquel il a fait la promotion de la paix et de la justice dans le monde.

Sportif et énergique, le Saint-Père a fait preuve d'une combativité exceptionnelle tout au long de son pontificat, malgré ses nombreux problèmes de santé.

Jean-Paul II a modernisé la fonction pontificale, mais paradoxalement il laisse en héritage une Église plus conservatrice qu'avant son long règne.

Il s'est en effet montré intransigeant devant tous ceux qui ont voulu révolutionner l'église catholique.

Les grandes dates du pontificat de Jean-Paul II

1978
-16 OCTOBRE: élection de Karol Wojtyla, premier pape polonais de l'histoire de l'Eglise, sous le nom de Jean Paul II. Il succède à Jean Paul Ier, mort prématurément après 33 jours de pontificat.
1979
-2 JUIN: première visite du pape dans sa Pologne natale. Jean Paul II prie au camp d'extermination nazi d'Auschwitz.
-29 SEPTEMBRE: Jean Paul II prend la parole à la tribune de l'ONU à New York.
-30 NOVEMBRE: Le pape rencontre en Turquie le patriarche orthodoxe de Constantinople Dimitrios 1er.
1981
-13 MAI: le pape est grièvement blessé dans un attentat commis par un extrémiste turc, Mehmet Ali Agca, sur la place Saint-Pierre.
-15 SEPTEMBRE: encyclique «Laborem exercens» («C'est par le travail»), consacrée aux travailleurs et au syndicalisme.
1982
-MAI-JUIN: Visite pastorale en Grande-Bretagne, puis en Argentine pour essayer de stopper le conflit des Malouines.

-SEPTEMBRE: Jean Paul II rencontre le leader de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat, au Vatican. Onze autres rencontres suivront.
1983
-4 MARS: Visite en Amérique centrale où le pape parle des droits de l'homme. Au Nicaragua, il est hué par les activistes du régime sandiniste (marxisant).
-16 JUIN: Deuxième visite en Pologne, alors sous état de siège.
-28 DECEMBRE: Jean Paul II visite en prison à Rome son agresseur Ali Agca.
1984
-29 NOVEMBRE: signature au Vatican du Traité de paix entre l'Argentine et le Chili, conclu grâce à la médiation du Saint-Siège.
1985
-2 JUILLET: encyclique «Slavorum Apostoli» («Les apôtres des Slaves»), appel en faveur de la liberté religieuse.
1986
-3 FEVRIER: le pape rencontre mère Teresa à Calcutta.
-13 AVRIL: Jean Paul II se rend à la synagogue de Rome. Il est le premier pape à prier dans une synagogue.
-18 MAI: encyclique «Dominum et vivificantem» («Il est le Seigneur et il donne la vie»), consacrée à la défense de la foi contre le matérialisme.
-27 OCTOBRE: le pape préside une journée mondiale de prière pour la paix, à Assise, avec les représentants de religions du monde entier.
1987
-AVRIl: Jean Paul II se rend au Chili et rencontre le général Augusto Pinochet.
-7 DECEMBRE: déclaration commune du pape et du patriarche orthodoxe de Constantinople, Dimitrios 1er, sur le dialogue oecuménique.
1989
-1ER DECEMBRE: Mikhaïl Gorbatchev au Vatican, premier face-à-face du chef de l'Eglise catholique et du chef du Kremlin.
1991
-15 AOUT: plus d'un million de jeunes à Czestochowa (Pologne) avec le pape pour les Journées mondiale de la jeunesse.
1992
-12 JUILLET: Jean Paul II est opéré d'une tumeur bénigne à l'intestin.
1993
-4-10 SEPTEMBRE: le pape se rend pour la première fois en ex-URSS en visitant la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie.
-9 MAI: Réquisitoire contre la mafia en Sicile.
-6 AOUT: encyclique «Veritatis splendor» («La splendeur de la vérité») réaffirmant les positions de l'Eglise sur les questions de morale et d'éthique.
-30 DECEMBRE: signature d'un accord fondamental entre le Saint-Siège et Israël, premier acte juridique entre les deux Etats.
1994
-29 AVRIL: nouvelle hospitalisation du pape pour une fracture du fémur suite à une chute dans sa salle de bains.
-25 OCTOBRE: établissement de relations officielles entre le Saint-Siège et l'OLP.
1995
-12 JANVIER: Journées mondiales de la jeunesse à Manille, plus de 4 millions de personnes acclament le pape (la plus grande foule de son pontificat).
-25 MARS : encyclique «Evangelium vitae» («L'Evangile de la vie»), condamnant l'avortement et l'euthanasie.
1996
-7 OCTOBRE: Jean Paul II est hospitalisé pour une appendicectomie.
1997
-24 AOUT: Jean Paul II préside les Journées mondiales de la jeunesse à Paris, qui rassemblent près d'un million de personnes.
1998
-JANVIER: Jean Paul II rencontre Fidel Castro à Cuba.
-12 MARS: Le pape signe le document «Souvenons-nous: une réflexion sur la Shoah».
-14 SEPTEMBRE: encyclique «Fides et ratio» sur les rapports entre foi et raison.
2000
-12 MARS: Jean Paul II demande pardon à Dieu pour les fautes et les erreurs passées de l'Eglise, notamment contre les Juifs.
-MARS: Pèlerinage en Terre Sainte, 36 ans après Paul VI. Il renouvelle sa demande de pardon à Dieu à l'égard des fautes commises par l'Eglise envers les Juifs.
2001
-MAI: Signature en Grèce d'une déclaration commune avec le patriarche orthodoxe d'Athènes. Visite de la mosquée des Omeyyades à Damas.
-JUIN: Visite pastorale en Ukraine, en dépit des protestations du patriarcat de Moscou.

2002
-24 JANVIER: le pape convoque un sommet inter-religieux de prière à Assise pour «éloigner les nuages du terrorisme et des conflits».
-11 FEVRIER: Jean Paul II crée quatre nouveaux diocèses en Russie. Le patriarcat de Moscou dénonce cette décision comme une «action inamicale».
Du 23 au 28 juillet 2002, la ville de Toronto accueille des centaines de milliers de jeunes catholiques du monde entier aux 17es Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). La grande vedette de l'événement, le pape Jean-Paul II, livre à la foule un message d'amour, de paix et d'engagement dans le monde.

2003
-FEVRIER: Jean Paul II affirme que la guerre en Irak «peut être évitée» et développe une intense activité diplomatique pour éviter une intervention militaire.
-17 AVRIL: il publie sa 14ème encyclique, «Ecclesia de eucharistia», pour inviter les catholiques à respecter à la lettre la tradition du sacrement de l'eucharistie.
-JUIN : Voyage en Croatie (5-9 juin), le 100ème de son pontificat, puis en Bosnie.
-SEPTEMBRE: Visite en Slovaquie. Le pape apparaît très affaibli. Des prélats commencent à évoquer publiquement la perspective de sa mort.
-OCTOBRE: Cérémonies du 25ème anniversaire du pontificat et béatification de mère Teresa.
2004
-14 MARS: Le pontificat de Jean Paul II devient le troisième de l'histoire de l'Eglise catholique par sa durée. Seuls le premier des papes, Saint-Pierre, et Pie IX ont régné plus longtemps.
-5-6 JUIN: Jean Paul II se rend en Suisse.
-14-15 AOUT: Pèlerinage à Lourdes à l'occasion du 150ème anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie.
2005
-1ER FEVRIER: hospitalisation d'urgence pour des problèmes respiratoires.
-24 FEVRIER: trachéotomie au cours d'une nouvelle hospitalisation.
-1ER AVRIL: l'état de santé du pape est d'une «gravité évidente», même si le souverain pontife est conscient, déclare le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls.
-2 AVRIL: le pape est décédé à 21H37 dans son appartement privé au Vatican, annonce le porte-parole du Vatican.

Qui est Jean Paul II ?

 Un adorateur, presque idolâtre, de la Vierge Marie ("Totus tuus", tout à toi, telle est sa devise), plus particulièrement de la Vierge Noire de Czestochowa et accessoirement de celle de Fatima. Peu rancunière, cette dernière aurait détourné la balle qui le visait lorsqu'il a été victime d'un attentat le 13 mai 1981.

 Un stakhanoviste de la canonisation avec près de 500 saints à lui tout seul, soit beaucoup plus que tous ses prédécesseurs réunis. La plus petite communauté a maintenant son saint, au point de se demander si ce n'est pas une tentative de réintroduire le paganisme et les lares, dieux protecteurs du foyer domestique.

 Une star mondiale, à la tête d'une entreprise - Eglise de spectacle, en tournée quasi permanente, avec ses fans-clubs et sa claque.

 Un PDG oecuménique qui lança, en vain, plusieurs tentatives d’OPA (Offre Publique d'Achat) sur d’autres religions chrétiennes, orthodoxes notamment.

Le pourfendeur du communisme, qui, dit-on dans les milieux bien-pensants, a fait tomber la muraille de fer, grâce aux coups de boutoir portés par sa carrure d'athlète.
 En allié tacite, voire plus, des U.S.A., il a été beaucoup plus discret et silencieux face aux régimes répressifs d'Amérique latine : San Salvador, Chili (il a fait l'honneur de sa bénédiction à Pinochet). Au Nicaragua, il s'est abstenu de condamner les actions terroristes des "Contras" et a relevé de leurs fonctions quatre prêtres qui soutenaient le gouvernement sandiniste.

 Un pape intransigeant et rétrograde en matière de morale, notamment sur l'usage du préservatif, en pleine campagne de lutte contre le SIDA. Ce qui lui a valu de sévères critiques de la part de catholiques progressistes.

 Un grand ré-évangélisateur, portant la bonne parole de la religion dite "universelle" aux quatre coins du monde.

 Un confiscateur de la jeunesse, omettant, avec la complicité de la presse et surtout de la télévision, le C de Catholique qu'il convient d'ajouter aux JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse... Catholique).

Malade et fatigué, il poursuit sa mission en forçant l'admiration.
Pourquoi ne prend-il pas une retraite bien méritée ?
Est-ce pour mettre toutes les chances de son côté en vue d'une canonisation plus rapide ?
Est-ce pour donner l'exemple à un clergé vieillissant qui ne se renouvelle plus ?
Est-ce pour retarder l'éclatement d'une Eglise catholique tiraillée par de multiples courants ?

Abus sur mineurs commis par des prêtres

Plusieurs observateurs ont relevé que le Saint-Siège avait tardé à réaliser l’ampleur du problème des abus sexuels commis par des prêtres. Ces dossiers étaient traités, la plupart du temps, dans les diocèses, ce qui a pu empêcher une prise en compte globale de ce phénomène. Pour Bernard Lecomte, Jean-Paul II, sans être indifférent, a pu être négligent sur ce problème. Les accusations en 1998 contre le père Marcial Maciel Degollado, fondateur des Légionnaires du christ, n'ont pas été traitées avec suffisamment de moyens et de rapidité. Cette confiance excessive dans la personne du père Marcial Maciel constitue, d'après George Weigel, une erreur de gouvernement du pape. Les allégations d'abus sexuels contre le cardinal Hans Hermann Groër, n'ont pas non plus donné lieu à une enquête immédiate. L'habitude de traiter les affaires de mœurs dans la discrétion, une certaine culture du silence qui prévalait sur ces sujets, n'ont pas favorisé l'émergence de la vérité et la reconnaissance publique des souffrances subies par les victimes. Pour plusieurs vaticanistes, un tournant est pris en 2001, avec le motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela de Jean-Paul II et la lettre De Delictis Gravioribus (Les délits les plus graves), envoyée par le cardinal Ratzinger, imposant aux évêques de faire remonter les dossiers d'abus sexuels à Rome. Une plus grande transparence est alors préconisée. En avril 2002, alors que le scandale des abus sexuels de prêtres américains sur des enfants vient d'éclater, Jean-Paul II convoque onze cardinaux, tous venus des États-Unis. À cette occasion, il déclare : « les gens ont besoin de savoir qu’il n’y a pas de place dans la prêtrise et dans la vie religieuse pour ceux qui feraient du mal aux jeunes. » Il ajoute être « profondément peiné » et tient à exprimer sa « solidarité aux victimes des violences sexuelles et à leurs familles, où qu’elles soient ».

Article connexe : Abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique.

Béatifications et canonisations

Articles détaillés : Liste des béatifications par Jean-Paul II et Liste des canonisations par Jean-Paul II.

Il a redonné une impulsion au culte des saints, en célébrant 1 338 béatifications et 482 canonisations dont 402 martyrs. Il réforme les exigences de la canonisation, en ne demandant qu'un miracle au lieu de deux pour canoniser. La volonté du Pape était de montrer l'universalité de la sainteté, le Concile Vatican II affirmant que tous les chrétiens étaient appelés à la sainteté. Jean-Paul II voulait donc revivifier la dévotion aux saints qui avait été un peu oubliée après le Concile Vatican II, la vie des saints étant souvent considérée comme exceptionnelle et éloignée de la réalité quotidienne. II a recherché par ces nombreuses béatifications et canonisations à démontrer que tous les catholiques étaient appelés à devenir des saints, et ceci quels que soient leurs pays, leurs cultures et leurs origines, montrant par là même l'universalité de l'Église. Ainsi il béatifia de nombreuses personnes, tant laïcs que prêtres et religieux, montrant que tous les états de vies, le mariage comme la vie religieuse, étaient des formes possibles de la sainteté.

Catéchisme de L'Église catholique

Article détaillé : Catéchisme de l'Église catholique.

En octobre 1986, il décide de constituer une commission de cardinaux et d’évêques pour préparer un projet de catéchisme universel romain et en confie la présidence au cardinal Ratzinger. Le cardinal autrichien Christoph Schönborn en sera l’un des principaux rédacteurs. Le Catéchisme de l'Église catholique est approuvé officiellement, le 11 octobre 1992, par le pape qui le considère comme un acte majeur de son pontificat57.

La publication du catéchisme de l'Église catholique avait pour objectif de montrer que le catholicisme pouvait rendre compte de la foi, de l'amour qui sont à la base de la vie chrétienne. Dans cet ouvrage sont expliquées la doctrine et la tradition de l'Église catholique. Il place au cœur de l'enseignement de l'Église l'enseignement de la Vérité.

Liturgie et spiritualité

Le pape a commencé son pontificat par l'écriture de deux encycliques, Redemptor Hominis et Dives in Misericordia, recentrant la foi catholique sur la personne du Christ rédempteur et invitant à approfondir le mystère de la miséricorde de Dieu. En 1986, il complète cette trilogie par l'encyclique Dominum et vivificantem, consacrée à l'Esprit-Saint.
Il a institué dans le calendrier liturgique, à partir de l'an 2000, le
dimanche de la divine miséricorde. Celui-ci a lieu une semaine après le dimanche de Pâques.

Il a ajouté, en octobre 2002, 5 nouveaux mystères à la prière populaire du
rosaire. Il s'agit des mystères lumineux : le baptême au Jourdain, les noces de Cana, l’annonce du Royaume de Dieu, la Transfiguration, l’institution de l’Eucharistie.

Questions scientifiques

Cas de Galilée

Article détaillé : Repentance de l'Église catholique.

Le 10 novembre 1979, à l'occasion de la commémoration du centenaire de la naissance d'Albert Einstein, il exprime le désir que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l'examen du cas Galilée. Le 3 juillet 1981, il désigne une commission d'étude chargée de réexaminer l'affaire Galilée, afin de reconnaître les erreurs commises par l'Église. Le 31 octobre 1992 il reconnaît les erreurs de la plupart des théologiens dans la condamnation de Galilée en 1633.

Théorie de l'évolution

Le 22 octobre 1996 il reconnaît dans un message à l’Académie pontificale des sciences que la théorie de l’évolution est « plus qu’une hypothèse », faisant allusion au qualificatif qu'avait employé Pie XII dans son encyclique de 1950, Humani Generis. Il précise en revanche que les théories qui verraient « l'esprit comme émergeant des forces de la matière vivante ou comme un simple épiphénomène de cette matière sont incompatibles avec la vérité de l'homme » et « incapables de fonder la dignité de la personne ».

Rapport entre la foi et la raison

Le 14 septembre 1998, il promulgue l’encyclique Fides et Ratio sur les rapports entre la foi et la raison.

Reconnaissance posthume

Béatification

Article détaillé : Processus de canonisation de Jean-Paul II.

Lors de ses funérailles présidées par le cardinal, doyen du collège cardinalice, Joseph Ratzinger, le 8 avril 2005, la foule avait scandé en italien « Santo subito! » « saint tout de suite », appuyant la demande par des calicots écrits en grandes lettres rouges.

Le cardinal Camillo Ruini, vicaire de l'évêque de Rome, demande que la cause de Jean-Paul II soit introduite sans attendre la fin du délai de 5 ans après sa mort. Le 13 mai 2005, seulement 41 jours après sa mort, le jour du 24e anniversaire de l’attentat accompli contre lui place Saint-Pierre (le 13 mai 1981) le pape Benoît XVI, élu le 19 avril, dispense la cause en béatification de Jean-Paul II du délai de cinq ans avant son ouverture.

Jean-Paul II avait lui-même ramené de trente ans (code de droit canonique de 1917) à cinq ans après la mort du candidat le délai requis pour l’ouverture d’une cause. Mais il avait aussi fait une exception à cette règle en autorisant, en 1999, l'ouverture du procès diocésain de Mère Teresa, deux ans seulement après sa mort. Antoine de Padoue a été canonisé un an après sa mort, mais depuis que le pape Sixte Quint a instauré, en 1588, la procédure moderne de canonisation, jamais aucune cause n’a été ouverte aussi vite.

Le postulateur de la cause en béatification de Jean-Paul II est Monseigneur Slawomir Oder. Début 2010, 271 cas de guérisons avaient été soumis aux autorités vaticanes chargées de l'authentification des miracles de Jean-Paul II. Le diagnostic de la maladie de Parkinson dont aurait été atteinte puis guérie une religieuse du diocèse d'Aix-en-Provence, Sœur Marie Simon-Pierre, restait à confirmer66.

Quelques théologiens sont opposés à ce processus de canonisation. En octobre 2007, onze théologiens parmi lesquels le jésuite espagnol Jose Maria Castillo et l'italien Giovanni Franzoni, ont relevé sept points d'opposition qui incluent les dernières considérations de Jean-Paul II sur la contraception et le rôle des femmes au sein de l'Église catholique. On relève également des critiques concernant la couverture des affaires de pédophilie de prêtres catholiques, les négociations financières opaques avec la banque Ambrosiano et les sanctions à l'encontre d'une centaine de théologiens catholiques68.

En novembre 2009, la congrégation pour les causes des saints valide « l'héroïcité des vertus » du défunt pape. Le 19 décembre 2009, le pape Benoît XVI a proclamé le décret reconnaissant son prédécesseur comme vénérable.

Le 14 janvier 2011, le Vatican annonce sa décision de béatifier Jean-Paul II. La béatification a lieu le 1er mai 2011, place saint Pierre, à l'occasion du dimanche de la divine miséricorde célébré par Benoît XVI devant plus d'un million de fidèles, parmi lesquels beaucoup de polonais72. Le cercueil de Jean-Paul II, retiré de la crypte vaticane le 29 avril 2011 pour être exposé au public dans le chœur principal de la basilique Saint-Pierre de Rome, est ré-inhumé, le 2 mai 2011, dans la chapelle Saint-Sébastien de cette basilique, à la place précédemment occupée par Innocent XI. La canonisation de Jean-Paul II aura lieu si une autre guérison miraculeuse, postérieure à la béatification, est authentifiée.

Autres reconnaissances

Avant son enterrement la crypte du Vatican recevait 1 000 visites par jour. Depuis, le chiffre approche des 2 000.

La place du Parvis-Notre-Dame de Paris s’appelle désormais « parvis Notre-Dame - place Jean-Paul-II » par décision du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë76

Il en va de même pour le parvis des cathédrales de Metz, Nancy (visitées toutes les deux par le pape en 1988) et de Cambrai et celui de l'église Notre-Dame des Mineurs à Waziers. La place jouxtant la cathédrale d'Évry (qu'il avait visitée le 22 août 1997) initialement appelée « Clos de la Cathédrale » porte le nom de « Square Jean-Paul II ».

Une statue en bronze de 9 mètres de haut, du pape Jean-Paul II, a été offerte à la ville de Ploërmel, Morbihan, par l'artiste russe Zurab Tsereteli, nommé citoyen d'honneur de la ville. Cette œuvre d'art, installée au centre-ville, place Jean-Paul II, a été inaugurée le dimanche après-midi 10 décembre 2006 en présence de 2 000 personnes. La subvention du Conseil général du Morbihan pour ce monument a été annulée par le tribunal administratif de Rennes, à la suite d'un recours de membres de la Libre Pensée du Morbihan.

Une autre statue en bronze de 3 mètres et de 7 tonnes de Jean-Paul II a été érigée le 5 octobre 2011 sur le parvis de la basilique de Fourvière à Lyon en mémoire de son passage le 5 octobre 1986. Elle a été intégralement financée par le mécénat et la fondation Fourvière à hauteur de 200 000 €.

La maison où il se rendait d'habitude en été pour ses vacances, aux Combes d'Introd, en Vallée d'Aoste, est devenue aujourd'hui un musée. Elle témoigne de son amour pour la montagne, qu'il considérait être l'endroit idéal pour la réflexion et la prière.

À Nice, depuis le 23 octobre 2010 la place sise devant le monastère franciscain de Cimiez porte le nom de Jean-Paul II et est ornée d'un buste le représentant.

Divers

Le père Stanisław Dziwisz fut le secrétaire personnel de Jean-Paul II pendant tout son pontificat. Le pape le nomma en 1998 évêque et préfet adjoint de la maison pontificale, puis en septembre 2003 archevêque titulaire de San Leone en Calabre (diocèse qui n’existe plus).
La béatification du père
Jacques-Désiré Laval, né à Croth en Normandie, fut la première de Jean-Paul II. Il plaça son pontificat sous la protection de cet humble missionnaire.

Selon un article de
février 2002 du New York Post, Jean-Paul II a procédé personnellement à trois exorcismes pendant son pontificat. Le premier exorcisme qu’il a conduit a eu lieu en 1982 sur une femme qui se convulsait sur le sol. Le deuxième a eu lieu en septembre 2000 quand il a pratiqué le rite sur une femme de 19 ans qui était devenue furieuse sur la place Saint-Pierre. Un an plus tard, en septembre 2001, il a exorcisé une femme de 20 ans.

Jean-Paul II avait été
créé cardinal par le Pape Paul VI en 1967. À sa mort, il était donc le prélat le plus ancien ayant reçu la dignité cardinalice, aucun autre cardinal n’ayant alors autant d’ancienneté.

Le quotidien
le Monde, comme le faisait le Vatican au début du pontificat, écrit Jean Paul II, sans trait d’union. Il peut s’agir d’un latinisme, car le latin ne connaît pas le trait d’union, pas même lorsqu’il est employé par l’Église catholique d’aujourd’hui en tant que langue officielle.

Sans doute, lorsque les journaux titreront "Jean Paul 2 est mort", il paraîtra comme le duc de Guise, encore plus grand que vivant. 

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