Notre nouveau Pape:
François 1er




Liste de tous les papes
Origine de la Garde Suisse

Les catholiques ont un nouveau pape le 13 mars 2013 : l'Argentin Jorge  Mario Bergoglio.
 Il s'appellera François 1er.

Les catholiques ont ainsi pour la première fois un pape non-européen.
Le cardinal français Jean-Louis Tauran est apparu au balcon qui surplombe la place Saint-Pierre, au Vatican, pour clamer le rituel «  Habemus papam  » et présenter le
nouveau pape au monde.
 Le 266e chef de l'Église catholique a ensuite prononcé son premier discours du balcon de la place Saint-Pierre.
François 1er a ensuite demandé à la foule de fidèles de prier pour lui. « Je vous demande une faveur, je vous demande à vous de prier le seigneur pour qu'il me bénisse :
la prière du peuple qui demande la bénédiction pour son évêque ».



L'élection a été rapide, puisque le nouveau pape a été élu dès la deuxième journée de conclave. De la fumée blanche s'est échappée de la cheminée de la chapelle Sixtine peu
après 14 h (17 h, heure du Vatican) et les cloches ont résonné à la basilique Saint-Pierre. La foule en liesse, reconnaissant les signes de l'élection papale, a brandi des
drapeaux et lancé des cris de joie.
Après avoir accepté son élection à la chapelle Sixtine, le nouveau pape a revêtu sa soutane blanche et tous les cardinaux se sont approchés de lui, un par un, pour lui jurer obéissance.
Le nouveau chef de l'Église a ensuite choisi le nom par lequel il souhaite désormais être appelé.

Le nouveau pape a pris le nom de François Ier, comme Saint François d'Assise: en ces temps de crise mondiale et d'indignés de tous bords, la papauté se dote d'un évêque de Rome sensible aux misères du peuple et attaché à la pureté de sa foi. Ce n'est pas un signe anodin. "Amour", "fraternité", ont été les premiers mots du nouveau pontife, aussi modeste que son prédécesseur et aussi attaché à l'évangile. La spiritualité devrait donc tenir dans ce pontificat aussi une place majeure.
François Ier parviendra-t-il à réformer l'Eglise?


Âgé de 76 ans, Jorge Mario Bergoglio est né en Argentine.
Il est connu pour son mode de vie humble et sa lutte contre la pauvreté. Il soutient une doctrine conservatrice, particulièrement en ce qui concerne l'avortement et
l'euthanasie, le contrôle de la natalité, l'homosexualité et l'ordination des femmes prêtres.
 Il était jusqu'ici archevêque de Buenos Aires, depuis 1998.

Le nouveau pape succède à Benoît XVI, qui a officiellement quitté ses fonctions le 28 février dernier en invoquant notamment des raisons de santé.
Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, est né le 17 décembre 1936 dans la capitale argentine, d'un couple d'immigrés italiens.
Il fuit les journalistes autant que les hommes politiques de son pays.
 Sa formation est celle d'un ingénieur chimiste. Mais il est entré très tôt dans la Compagnie de Jésus. Prêtre depuis 1969, il a toujours lié sa carrière ecclésiastique à
l'expérience de la réalité sociale de son pays. Dès 1992, il était évêque auxiliaire de Buenos Aires, promu archevêque en 1998. Dans un pays où la moitié de la
population vit sous le seuil de pauvreté, ses homélies, ­ sans être révolutionnaires, ­ lui valent une grande popularité auprès des déshérités et d'une classe moyenne appauvrie.
 
Peu bavard, il ne mâche pourtant pas ses mots pour dénoncer la corruption de la classe politique et la crise des valeurs de la société argentine. Jorge Mario Bergoglio est
connu pour la vie simple qu'il a menée à Buenos Aires, voyageant en métro et en bus, passant ses week-ends dans les paroisses défavorisées, au contact des prêtres des
bidonvilles. Cet homme au parcours peu commun souffre toutefois d'une santé fragile : il vit avec un seul poumon depuis une opération à l'âge de 20 ans.Il est cardinal depuis 2001.



La communauté internationale salue le nouveau pape, François Ier, élu mercredi 13 mars pour succéder à Benoît XVI à la tête de l'Eglise catholique.
L'Union européenne a félicité, mercredi soir, le nouveau pape, François 1er, lui souhaitant un pontificat "long et béni", afin qu'il puisse "défendre et promouvoir les
valeurs fondamentales de paix, de solidarité et de dignité humaine".

 "Nous sommes convaincus que votre Sainteté continuera avec force et détermination le travail de votre prédécesseur en
rapprochant les peuples et les religions du monde", ont écrit dans un communiqué les présidents du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Commission
européenne, José Manuel Barroso. Le président de la République français, François Hollande, a adressé dans un communiqué ses salutations et ses vœux :

"J'adresse au pape François Ier mes félicitations les plus chaleureuses et mes vœux très sincères pour la haute
mission qui vient de lui être confiée à la tête de l'Eglise catholique pour faire face aux défis du monde contemporain."
"La France, fidèle à son histoire et aux principes universels de liberté, d'égalité et de fraternité qui fondent son action dans le monde, poursuivra le
dialogue confiant qu'elle a toujours entretenu avec le Saint-Siège, au service de la paix, de la justice, de la solidarité et de la dignité de l'homme", a ajouté le
président de la République.
 
En Espagne, Jorge Fernandez Diaz, ministre de l'intérieur, a également tenu à saluer le pape à la radio.
Dans la cathédrale de Buenos Aires, l'élection de Jorge Mario Bergoglio a provoqué un tonnerre d'applaudissements.
 Le président colombien, Juan Manuel Santos, a salué le premier pape sud-américain.
Le jésuite Jorge Mario Bergoglio était le chef d’une Eglise argentine contestée
La surprise est totale. Même les catholiques latino-américains qui estimaient le moment venu d’avoir un pape
originaire du Nouveau Monde, ne le croyaient plus dans la course. Jorge Mario Bergoglio était arrivé en deuxième
position après Joseph Ratzinger lors du précédent conclave. Mais entre-temps, l’archevêque de Buenos Aires avait vieilli, il a 76 ans, et on pensait qu'il était hors-course.
 Le favori était le Brésilien Odilo Scherer, archevêque de São Paulo.
 Contre tous les pronostics, les partisans de Jorge Bergoglio ont donc convaincu cette fois une majorité de cardinaux. Ce choix est historique, car pour la première
fois l’Eglise romaine se dote d’un pape qui n’est pas un Européen. L’Amérique latine est une région où le catholicisme est encore en expansion, contrairement à
l’Europe où l’Eglise perd de l’influence. C’est comme si le sommet de l’Eglise devenait pour la première fois vraiment universel.
 
Cela dit, l’Eglise d'Argentine, dont Bergoglio était le primat avant de devenir le nouveau pape, est une des plus contestées d’Amérique latine pour sa passivité, voire sa
complicité, à l’égard de la dernière dictature militaire (1976-1983). Le national-catholicisme était l’idéologie dominante des forces armées, qui comptaient avec la
bénédiction de la hiérarchie de l’Eglise.
 Contrairement aux Eglises du Brésil et du Chili, qui ont joué un rôle capital dans la défense des victimes de la répression et dans la lutte pour les libertés, la
hiérarchie argentine a montré une indifférence coupable face aux horreurs commises.
Elle fermait la porte aux proches des victimes et refusait de s’impliquer dans des démarches humanitaires. Les religieux et religieuses solidaires des Mères de la place de Mai étaient des
francs-tireurs, qui n’étaient pas soutenus par leurs supérieurs, et qui ont payé parfois avec leur vie leur
compassion et leur fraternité.
 Deux fois président de la Conférence des évêques d’Amérique latine (CELAM), Jorge Mario Bergoglio, lui, n’a pas été personnellement mis en cause dans les crimes commis par les
militaires argentins. A l’époque, il était le provincial des jésuites, c'est-à-dire le responsable d'un ordre dont la priorité a toujours été l’éducation, qui est très
respecté pour ses lycées et universités.
 Sa famille était d’origine italienne, comme la majeure partie des ressortissants de la capitale. Il a maintenu un profil bas, même après avoir été porté à la tête du diocèse. Il aime la lecture, le football et le tango.

Jorge Bergoglio a occupé des fonctions à la curie, mais n'en fait plus partie; une curie, entachée par les nombreux scandales de ces dernières années. Nul scandale de pédophilie n'a éclaté dans l'église brésilienne. Sera-t-il à même de réformer le gouvernement de l'Eglise et de mettre en oeuvre une vraie collégialité en son sein, lui qui a la réputation d'être un homme d'écoute? Son âge relativement avancé indique toutefois qu'il a peut-être été choisi pour incarner une transition vers une modernité plus grande - dans la forme, du moins - incarnée par de nombreux autres cardinaux - l'Américain Timothy Dollan ou le Philippin Luis Antonio Tagle par exemple. Un peu comme Joseph Ratzinger en son heure, Jorge Bergoglio semble s'être dévoué aujourd'hui pour remettre à flots la barque abîmée de l'Eglise. 

Reste à savoir quel bras droit Jorge Mario Bergoglio choisira. On parlait beaucoup ces derniers jours à Rome d'un "ticket": un pape non européen et un secrétaire d'Etat italien, ou du moins très au fait de la curie. Il faudra donc suivre avec attention les prochaines nominations. Depuis sa retraite, gageons que Benoît XVI apprécie ce soir le choix des cardinaux électeurs.


Rencontre historique entre François 1er et Benoit XVI

Le pape François est arrivé en hélicoptère, samedi, au palais pontifical de Castel Gandolfo afin de rencontrer son « frère » et prédécesseur, Benoît XVI, qui l'a accueilli sur la piste d'atterrissage avant de l'accompagner jusqu'à sa bibliothèque, où les deux hommes ont partagé un repas.

Cette rencontre historique entre les deux hommes confronte l'Église catholique à une situation inusitée, potentiellement problématique.

Le pape François et Benoît XVI ont échangé une chaleureuse accolade sur l'aire d'atterrissage de l'hélicoptère de Castel Gandolfo, résidence d'été pontificale où l'ancien pape, devenu « pape émérite » s'est installé depuis sa démission, le 28 février.

Premier souverain pontife à quitter ses fonctions en 600 ans, Benoît XVI a révélé qu'il prévoyait passer les dernières années de sa vie à prier et à demeurer « invisible » au reste du monde. Depuis l'élection de son successeur, Benoît XVI a clairement indiqué qu'il considérait François comme son successeur légitime, tandis que ce dernier a fait valoir qu'il considérait son prédécesseur comme un frère.

Lors du trajet en voiture entre la piste d'atterrissage au palais, le pape François s'est assis à la droite du véhicule, place traditionnellement réservée au pape, alors que Benoît XVI a pris place à gauche.

Lorsqu'ils ont pénétré à l'intérieur de la chapelle pour prier, Benoît XVI a dirigé François vers l'agenouilloir papal, mais celui-ci a refusé. « Non, nous sommes frères », aurait lancé l'ancien archevêque de Buenos Aires à son prédécesseur, selon ce qu'a rapporté le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. Le pape François souhaitait prier en compagnie de Benoît XVI, alors un agenouilloir a été placé à ses côtés.

François a également offert un présent à Benoît VXI, une icône de la vierge Marie, lui précisant qu'il s'agissait de la « Vierge de l'humilité ». « J'ai pensé à vous, a lancé François à Benoît XVI. Vous avez montré tellement de signes d'humilité et de gentillesse pendant votre pontificat. »




Jeudi saint inédit:
Le pape François lave les pieds de détenus
Après avoir exhorté les prêtres à redynamiser leur sacerdoce et à se rendre à la rencontre des plus pauvres de leurs ouailles, le pape François a prêché par l'exemple en se rendant dans un centre de détention jeudi pour effectuer le rituel du lavement des pieds.
Il a ainsi doublement rompu avec la tradition en effectuant ce rituel à l'extérieur d'une basilique et en lavant les pieds de deux jeunes femmes, l'une Italienne et catholique, et l'autre Serbe et musulmane.
Tout comme le Christ dans l'Évangile, qui lave les pieds de ses disciples le jour de la dernière Cène, le pape de 76 ans a choisi de l'imiter en lavant les pieds de 12 détenus au centre de détention Casal del Marmo, en banlieue de Rome.
La prison accueille 46 jeunes hommes et femmes, dont plusieurs sont des gitans ou des migrants nord-africains.
Au risque d'irriter les traditionalistes, le pape observe une simplicité fidèle à celle de Saint-François-d'Assise, qui lui a inspiré son nom de pape. En plus de laver les pieds de détenus, il a déjà renoncé à porter la mosette rouge de pape, gardé sa croix d'archevêque en fer et refusé la voiture officielle du Vatican.
De plus, il réside toujours à la résidence Sainte-Marthe, là où demeuraient les cardinaux pendant le conclave, plutôt que dans l'appartement pontifical, plus luxueux.

Secouer les « bons pasteurs »
Avant de procéder au rituel du lavement des pieds, le pape a profité de la messe du Jeudi saint - qui sert traditionnellement à inculquer les grandes orientations de l'Église - pour inviter les prêtres à redynamiser leurs offices religieux.
Devant 1600 prêtres réunis à la basilique Saint-Pierre, François a fustigé ceux qui se transforment en « gestionnaires ». Il a déploré que certains prêtres « finissent par être tristes et convertis en collectionneurs d'antiquités ou de nouveautés » et les a tenus responsables de la sécularisation massive de la société.
« Le prêtre qui ne sort pas de lui-même, au lieu d'être un médiateur, se convertit peu à peu en intermédiaire, en gestionnaire », a déclaré Sa Sainteté. « Nous connaissons la différence. Les intermédiaires, les gestionnaires ne paient pas d'eux-mêmes, ni de leur coeur et ne reçoivent pas non plus un merci affectueux qui vient du coeur. »
Élu il y a deux semaines pour succéder au pape démissionnaire Benoit XVI, le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio a exhorté les prêtres à reprendre un rôle de guide, insistant pour qu'ils « soient des pasteurs pénétrés de l'odeur de leurs brebis, pasteurs au milieu de leur propre troupeau ».
Recourant ainsi à la métaphore du bon berger de l'Évangile, il a insisté sur le rôle que les prêtres doivent jouer dans la société. À l'image du berger qui s'occupe de chacune de ses brebis, le « bon pasteur » doit se rendre à la rencontre de chacune de ses ouailles, et ce, même dans les milieux hostiles où les gens « n'ont rien de rien ».
Le pape souhaite ainsi juguler la « crise d'identité sacerdotale qui, a-t-il dit, nous menace tous ». Il a invité les prêtres à ne pas se déconnecter du monde : « Nos fidèles apprécient l'Évangile  lorsqu'Il arrive jusqu'à leur vie quotidienne, lorsqu'Il illumine les situations limites, où le peuple fidèle est exposé à l'invasion de ceux qui veulent saccager sa foi ».
Le pape a célébré la messe du Jeudi saint, la première des sept cérémonies pascales. Les célébrations prendront fin avec la bénédiction
 « Urbi et orbi », le dimanche de Pâques.

Jorge Mario Bergoglio est le successeur de Benoît XVI élu par les cardinaux du conclave. La fumée blanche est sortie de la cheminée sur la chapelle Sixtine, mercredi 13 mars, et la foule a clamé "habemus papam": c'est le nouveau chef de l'Eglise catholique et son 1,2 millard de fidèles.

Popularité du Pape François 1er:

Le pape François a conquis les Français. Selon un sondage BVA pour Le Parisie/Aujourd'hui en France, 85% d'entre eux ont une bonne opinion de lui, un score supérieur à celui dont ils créditent ses prédécesseurs et qui transcende tous les clivages.

Depuis son élection en mars, les Français éprouvent un véritable coup de coeur pour le souverain pontife, 85% en ayant une bonne opinion, seulement 12% une mauvaise, pour seulement 3% de sans opinion. Jean Paul II est lui crédité de 80% (contre 14%) et Benoit XVI, le prédécesseur de François, de 43% (contre 52%). Les qualificatifs élogieux à l'égard de celui-ci sont nombreux: proche des gens et sympathique (86%), simple (85%), honnête (84%), modeste (83%), généreux (82%), courageux (81%), tolérant (79%), convaincant (77%), visionnaire (58%).

Le pape François "personne de l'année" 2013 pour Time Magazine
 le 11/12/2013 

Le successeur de Benoît XVI, élu en mars 2013 à la tête de la papauté, succède à Barack Obama.


Au Vatican, cette vaste entreprise de moralisation prend une saveur toute particulière. François a reçu de Benoît XVI, qu'il consulte régulièrement, plusieurs dossiers épineux. "Le vrai problème de la curie, ce n'est pas sa taille excessive, ce sont ses prélats corrompus et incompétents, glisse un observateur très informé. François le sait bien, tout comme le savent les cardinaux qui l'ont élu." Première urgence: l'Institut pour les oeuvres de religion (IOR). La justice resserre l'étau sur "banque du Vatican", soupçonnée depuis longtemps de blanchiment et de détournements de fonds, dont le vice-président et le directeur général ont démissionné cet été. François lui-même a créé une commission d'enquête et n'écarte pas l'idée de fermer l'établissement, ce qui nuirait évidemment aux intérêts de quelques indélicats. Mais il y a d'autres boîtes noires. Depuis juin dernier, Nunzio Scarano, chargé de la comptabilité de l'Administration du patrimoine du siège apostolique (Apsa) - les biens du Saint-Siège - prie pour son salut. Ce prélat, surnommé "Monsignor Cinquecento" en raison de son goût des grosses coupures, est soupçonné d'évasion fiscale au profit d'une riche famille d'armateurs italiens. Le tout sur fond de rumeurs faisant état d'un lobby gay au Vatican. A ce tableau à la Jérôme Bosch s'ajoute la réforme interne de la curie, sur laquelle une commission de huit cardinaux livrera ses propositions le 1er octobre, et dans laquelle certains perdront sans doute un poste et pas mal de plumes, rationalisation oblige. Cela fait plus d'un mécontent sur le chemin caillouteux du pape François...

Pour le moment, les attaques restent feutrées. La presse italienne a révélé le passé sulfureux d'un monseigneur homosexuel que le pape venait de nommer comme prélat de l'IOR, mais les critiques ouvertes ne fusent que sur les sites des cathos "tradi". L'évêque de Rome y est présenté comme un populiste, irréaliste et naïf, qui désacralise la fonction papale. Derrière ses airs bonhommes, François est pourtant un "rusé" qui sait "manoeuvrer", comme il l'avoue lui-même. A bon entendeur... Il est aussi un orfèvre de la communication. En juillet, lors d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramène du Brésil après les JMJ, il confirme qu'il a une stratégie - présenter l'Eglise sous son meilleur jour - coupant ainsi l'herbe sous le pied de ceux qui pourraient l'accuser de cacher son jeu. A propos du lobby gay au Vatican, il évite la polémique et élève le débat à la façon des jésuites, par une phrase d'une indéniable puissance évangélique : "Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je, moi, pour la juger ?"

Jeté dans la fosse aux lions à l'âge où d'autres regardent pousser leurs rosiers, Jorge Mario Bergoglio, 76 ans, n'a donc pas le choix : il doit soigner ses alliés pour réaliser vite et bien son projet. Son meilleur appui reste le secrétaire d'Etat qu'il vient de nommer, le "jeune" diplomate Pietro Parolin, 58 ans, aux remarquables états de service. Benoît avait payé cher ses erreurs de casting ; François a compris la leçon. A la miséricorde, son grand mot, il en a ajouté un autre: la prudence. 

Un an après son élection:
Le pape François donnerait l'impression de vouloir célébrer le premier anniversaire de son pontificat loin des projecteurs en suivant une semaine de retraite spirituelle. Mais c'est un simple effet de calendrier! Car, tous les ans, depuis 1929, les papes se retirent une semaine par an pour pratiquer ce type d'exercice spirituel. Le thème choisi cette année est «la purification du cœur». La retraite est prêchée par un curé de paroisse romain, le père Angelo De Donatis.

D'abord fixée pendant l'avent, le mois qui précède Noël, ce temps a été déplacé par Paul VI, en 1963, à la semaine qui suit le mercredi des Cendres. Donc à la première semaine de carême. Il se trouve tout simplement, en 2014, que l'anniversaire de la première année de l'élection du pape François, le 13 mars, tombe pendant cette retraite qu'il suit avec 83 membres de la curie romaine, selon l'usage.

L'année prochaine, cette semaine de retraite tombera d'ailleurs lors de la dernière semaine de février. Le Pape, sauf engagement particulier, sera ainsi au Vatican pour le second anniversaire de son pontificat. Présenter ce retrait du monde comme une façon d'échapper aux caméras pour son anniversaire d'élection est une déformation de la réalité dont le Pape n'est évidemment pas responsable mais qui alimente une sorte de «légende dorée» qu'il fustige. Il a dû, par exemple, démentir récemment la rumeur tenace selon laquelle il sortait la nuit pour soigner des clochards.

Beaucoup soulignent que François a effectivement choisi de ne pas faire cette retraite de carême dans le palais pontifical du Vatican, comme tous ses prédécesseurs depuis quatre-vingts ans. Mais, refusant d'y habiter, il y a une certaine cohérence. La seule nouveauté vient de sa volonté de quitter le Vatican en bus collectif pour accomplir cette retraite dans une maison religieuse proche de Rome. Et du fait que le Pape ne suit pas les méditations assis à une place à part, mais qu'il est au milieu des autres prélats.

L'autre nouveauté, soulignée par le Vatican, est que chacun des participants, y compris le Pape, réglera aux religieux qui les accueillent les frais d'hôtellerie. On parle un peu moins, en revanche, des interrogations montantes de dizaines de petits personnels du Vatican qui travaillent, le moral en berne, à entretenir des palais vides que ce pape ne veut décidément pas occuper. Cette question revient régulièrement au Saint-Siège car le personnel ne voit pas l'économie réalisée, surtout cette semaine, au palais pontifical de Castel Gandolfo, d'où l'on aperçoit, depuis les fenêtres, de l'autre côté du lac, la maison religieuse dépouillée où le Pape séjourne cette semaine.


Visites en Italie

Le 8 juillet 2013, le pape se rend sur l'île italienne de Lampedusa située au large de la Tunisie, porte d'entrée en Europe pour de nombreux migrants africains. Cette visite, décidée quelques jours auparavant en réponse à une recrudescence d'arrivée de migrants, se déroule avec un protocole très allégé, sans représentant du gouvernement italien ni représentant de l'épiscopat italien autre que l'évêque du lieu. Elle a pour objectif d'attirer l'attention du monde sur la situation des migrants et fustiger « La culture du bien-être » qui rend les hommes « insensibles aux cris d'autrui (...) et aboutit à une globalisation de l'indifférence ».

Le 5 juillet 2013 c'est à nouveau une région pauvre de l'Italie méridionale, le Molise, qu'il visite. Ce déplacement est motivé notamment par l'ouverture de l’année jubilaire célestinienne, en mémoire du pape Célestin V dont on célèbre le huit-centième anniversaire de la naissance et qui est resté dans l'histoire pour avoir renoncé à la charge pontificale.

Le 22 septembre 2013, le pape effectue une visite pastorale à Cagliari en Sardaigne. Les questions liées à la dignité humaine face aux épreuves que constituent la maladie, le chômage ou la précarité sont au centre de ce voyage dans une région durement frappée par la crise économique.

Quelques jours plus tard, le 4 octobre 2013, en la fête de Saint François, le pape reprend son bâton de pèlerin et se rend à Assise, pour un déplacement à portée plus spirituelle sur les traces de celui dont il a pris le nom.

Le 21 juin 2014, le pape se rend en visite pastorale en Calabre dans le diocèse de Cassano all'Ionio, diocèse dont l'évêque n'est autre que Nunzio Galantino, secrétaire général de la CEI. Dans cette région marquée par la la puissance de la 'Ndrangheta, la mafia calabraise, le pape est allé à la rencontre des détenus de la prison de Castrovillari, puis a rencontré le clergé du diocèse à la cathédrale avant de célébrer une messe devant 250 000 fidèles au cours de laquelle il déclare « La Ndrangheta est ceci : adoration du mal et mépris du bien commun. [...] Ceux qui dans leur vie suivent cette voie du mal, comme le sont les mafieux, ne sont pas en communion avec Dieu : ils sont excommuniés ». Cette excommunication intervient trois mois après la veillée à Rome avec les victimes de la mafia italienne au cours de laquelle il avait imploré les mafieux à changer de comportement.


1er voyage : Brésil (du 22 au 28 juillet 2013)

 Le Pape François à Rio
Le pape François se rend aux Journées mondiales de la jeunesse à Rio de Janeiro qui se sont déroulées du 26 au 28 juillet 2013. Il s'agissait du premier voyage du pape François.

Article détaillé : Journées mondiales de la jeunesse 2013.

Beaucoup de pays d'Amérique latine ont invité le Saint-Père lors de son voyage au Brésil. L'Argentine qui est le pays d'origine du pape, ne sera pas visité lors de son voyage au Brésil, mais seulement après un vote qui aura lieu dans le pays.

2014

2e voyage : Israël, Palestine et Jordanie

Le voyage a été annoncé lors de l'Angélus du 5 janvier 2014. Le pape a accepté l'invitation de la part d'Israël et de la Palestine. Ce voyage en Terre sainte commémorait le 50e anniversaire de la rencontre de Paul VI et d'Athénagoras, patriarche orthodoxe de Constantinople. Le voyage comportait des étapes en Jordanie à Amman puis à Béthanie lieu supposé du baptême du Christ, en territoires palestiniens à Bethléem où une messe a été célébrée sur la place de la mangeoire et en Israël, à Jérusalem.

À l'image du voyage de Paul VI en 1954, le voyage de François était principalement placé sous le signe de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux. Mais surtout, il a rencontré le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée avec qui il s'est recueilli au Saint-Sépulcre et a signé une déclaration faisant le point sur la démarche œcuménique. Il a effectué également des visites au mur des Lamentations, au grand-Rabbinat d'Israël mais également sur l'esplanade des Mosquées.

Ce voyage a eu également une forte dimension politique qui s'est manifesté par l'appel à la paix et à la coexistence de deux états. Lors de ses rencontres avec les chefs d'états israéliens et palestiniens, le pape François les a invité à venir prier ensemble, pour la paix, au Vatican, proposition que l'un et l'autre ont accepté4.

Le voyage a été également marqué par une visite au mémorial de Yad Vashem et une messe au cénacle en présence des ordinaires catholiques des différents rites présents à Jérusalem.

3e voyage : Corée du Sud (13 au 18 août 2014)
Le voyage avait été annoncé le 10 mars 2014 par la salle de presse du Saint-Siège, cette invitation est faite par le diocèse de Daejeon.

Le pape François arrive le 14 août à la base aérienne de Séoul pour commencer sa visite de cinq jours en Corée du Sud à l'occasion de la sixième journée des jeunes d'Asie. Il est accueilli dès son arrivée par le président de la République Sud-Coréen Park Geun-hye. Il rencontre ensuite les familles des victimes de l'accident du Sewol7.

4e voyage : Albanie (21 septembre 2014)
Le pape se rend en Albanie pour son premier voyage en Europe en dehors de l'Italie8 Il va a la rencontre de ce peuple qui fut persécuté pour sa foi chrétienne sous le régime communiste. Le principal message de ce voyage apostolique a été l'encouragement.

5e voyage : Institutions européennes à Strasbourg en France (25 novembre 2014)

 Le pape François au Parlement européen de Strasbourg le 25 novembre 2014.
Le pape se rend au Parlement européen à Strasbourg pour y prononcer un discours, puis au conseil de l'Europe où il prononce également une allocution9.

6e voyage : Turquie (28 au 30 novembre 2014)

Le pape s'est rendu en Turquie à l'invitation du patriarcat orthodoxe et du président turc. Cette visite est l'occasion d'une nouvelle rencontre entre le pape et le patriarche œcuménique Bartholomée Ier de Constantinople à Istanbul à l'occasion de la fête de Saint André. La première journée à Ankara est principalement protocolaire et politique avec la visite au mausolée d'Atatürk, une rencontre avec le président Recep Tayyip Erdoğan, un entretien avec le premier ministre puis avec le président du Diyanet, le conseil des affaires religieuses turc.

La suite du voyage, qui se déroule à Istanbul les 29 et 30 novembre est placée sous le signe du dialogue interreligieux et de l'œcuménisme. Le samedi, il visite notamment l'ancienne basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue et célèbrera la messe à la cathédrale catholique d'Istanbul. Le lendemain, en la fête de la Saint André, il assiste à la célébration de la Divine Liturgie en l'église patriarcale Saint-George, liturgie présidée par le patriarche Bartholomoée.

2015

7e voyage : Sri Lanka et Philippines (13 au 19 janvier 2015)

 Logo du voyage papal au Sri Lanka
Le pape arrive au Sri Lanka le 13 janvier. Il y prend part à une rencontre inter-religieuse et procède à la canonisation du bienheureux Joseph Vaz, apôtre de Ceylan. Il prie aussi au sanctuaire marial de Notre-Dame de Madhu.

Le 15 janvier, il se rend aux Philippines. Le 16 janvier, il effectue une visite hors-programme dans un centre de l'association ANAK-Tnk, où il salue 300 enfants des différents centres de la fondation qui lui avaient envoyés précédemment de nombreux courriers d'invitation à les visiter. À l'occasion de cette visite il rappelle que « Ces enfants pauvres parmi les pauvres sont le trésor de notre Église, ils sont nos maîtres »11. Le 17 janvier il effectue un aller-retour à Tacloban, archipel qui a été dévasté par un typhon quatorze mois auparavant ; cette visite a par ailleurs dû être écourtée en raison de l'arrivée d'une tempête tropicale12. Le 18 janvier il célèbre à Manille une messe devant plus de 6 millions de personnes ce qui représente la plus grande messe de toute l'histoire, la dernière étant celle de Jean-Paul II au même endroit en 1995.


Voyages futurs
2015
Bosnie-Herzégovine : le pape se rendra le 6 juin en visite à Sarajevo.

États-Unis : du 22 au 27 septembre 2015, le pape devrait se rendre à Philadelphie pour la prochaine rencontre mondiale des familles. Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, a exprimé le souhait que pape François vienne à l'ONU à New York. Il sera en outre le premier pape à s'adresser au Congrès.

Équateur, Bolivie et Paraguay : voyage projeté du pape pour juillet.

République centrafricaine et Ouganda : voyage prévu du pape vers la fin de l'année.

France : visite en France, annoncée comme probable pour 2015 ou 2016 par Mgr Jean-Pierre Grallet le 26 septembre 2014, celle ci est confirmée par le Bureau de presse du Saint-Siège le 7 octobre 2014 à l'occasion de l'annonce du programme de la visite du Pape aux institutions européennes à Strasbourg, que le Pape ferait une visite pastorale en France en 2015.

2016

Philippines : Congrès eucharistique de Cebu.

Argentine, Chili, Uruguay : voyage prévu du pape dans le courant de l'année 2016.

Pologne : Le pape s'y rendra pour célébrer les Journées mondiales de la jeunesse 2016.

2017

Brésil : Lors des JMJ 2013, le pape a fait savoir aux fidèles rassemblés à Aparecida, vouloir retourner au Brésil en 2017 pour le 300e anniversaire de la découverte de la statue de Notre-Dame d'Aparecida.




Le pape François "personne de l'année" 2013 pour Time Magazine

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Le successeur de Benoît XVI, élu en mars 2013 à la tête de la papauté, succède à Barack Obama. 


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Jorge Mario Bergoglio est le successeur de Benoît XVI élu par les cardinaux du conclave. La fumée blanche est sortie de la cheminée sur la chapelle Sixtine, mercredi 13 mars, et la foule a clamé "habemus papam": c'est le nouveau chef de l'Eglise catholique et son 1,2 millard de fidèles. 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/francois-nouveau-pape-elu-au-vatican_1231566.html#SVyfprBIG0iVVDaJ.99
Jorge Mario Bergoglio est le successeur de Benoît XVI élu par les cardinaux du conclave. La fumée blanche est sortie de la cheminée sur la chapelle Sixtine, mercredi 13 mars, et la foule a clamé "habemus papam": c'est le nouveau chef de l'Eglise catholique et son 1,2 millard de fidèles.
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