Notre nouveau pape Benoît XV1 élu le 19 avril 2005
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Biographie:
Joseph
Ratzinger est né le 16 avril 1927 à Marktl Am Inn, un village
de la Basse-Bavière, en Allemagne. Ce fils de gendarme issu d’une
vieille famille d’agriculteurs passe son adolescence dans la ville de Traustein,
où il sera, quoique brièvement, membre des tristement célèbres
« Jeunesses hitlériennes ».
En 1943, alors que la Seconde Guerre mondiale bat son plein en Europe, le jeune Ratzinger, âgé de 16 ans, est mobilisé au sein d’une unité de lutte antiaérienne chargée de défendre une usine BMW. Plus tard, en 1944, il est transféré à l’infanterie et envoyé à la frontière austro-hongroise pour y ériger des défenses antichars. Selon un article de la revue américaine National Catholic Reporter, Joseph Ratzinger profitera d’un transfert de son unité en Bavière, dans les derniers mois de la guerre, pour déserter. Il sera interné, en 1945, dans un camp de prisonniers de guerre américains.
Au sortir de la guerre, le jeune homme de 18 ans entre au séminaire de Freising pour y étudier la théologie et la philosophie. Il poursuivra ses études à l’université de Munich et, le 29 juin 1951, sera ordonné prêtre.
Un
enseignant brillant
En
1953, Joseph Ratzinger soutient une thèse de doctorat en théologie
ayant pour titre « Peuple et maison de Dieu dans la doctrine de l’Église
de saint Augustin ». Il obtiendra, quatre ans plus tard, une maîtrise
en enseignement en déposant une étude exhaustive de la théologie
de l’histoire de saint Bonaventure.
Dès lors, en 1957, il entamera une brillante carrière d’enseignant qui, tout au long des vingt ans qu’elle durera, le conduira dans les facultés de théologie des universités de Bonn, Münster, Tübingen, et Ratisbonne.
De 1962 à 1965, Ratzinger, qui est alors considéré comme théologien progressiste, participera au Concile Vatican II en tant qu’expert. C’est aussi lors de ce fameux Concile, qui marquera profondément le visage de l’Église, que l’universitaire allemand se lie d’amitié avec un autre brillant religieux, originaire de Pologne celui-là, Karol Wojtila.
1968
: Le virage conservateur
Il semblerait, d’après de nombreux proches et observateurs de la scène catholique, que si Joseph Ratzinger est aujourd’hui considéré comme le chef de file des conservateurs au sein de l’Église catholique, il n’en a pas toujours été ainsi.
Ce ne serait, en effet, qu’à partir de 1968 que Ratzinger, témoin des grandes manifestations étudiantes en Europe en en Amérique, se radicalise et prend le parti de défendre la tradition contre ce qu’il considère être le chaos.
Selon lui, le mouvement étudiant du printemps 1968 est annonciateur des graves dérives modernes que sont le nihilisme et le relativisme.
Une
main de fer dans un gant de velour.
Nommé
archevêque de Munich en 1977 et promu cardinal trois mois plus tard
par Paul VI, Ratzinger se voit toutefois obligé de quitter le grand
diocèse bavarois pour Rome en 1981, ayant été nommé
par le nouveau pape, Jean-Paul II, à la tête de la Congrégation
pour la doctrine de la foi.
C’est à la tête de cette Congrégation, naguère appelée « Inquisition », que Joseph Ratzinger, qui peut compter sur l’appui indéfectible de Jean-Paul II, entreprend de mater tout ce qui lui semble s’écarter de la voie doctrinaire.
Les « Théologiens de la libération », qui représentent un courant de gauche fort populaire en Amérique latine, se voient durement pris à partie par le cardinal Ratzinger. Du même souffle, il dénonce prestement l’homosexualité (qu’il décrit comme « une moralité intrinsèquement diabolique ») les mariages gais et ferme la porte aux revendications des femmes pour accéder à la prêtrise.
Plus récemment, le cardinal Ratzinger s’est attiré de nombreuses critiques en refusant de dénoncer, et ce, malgré son apparente rigueur morale, le scandale des prêtres pédophiles aux États-Unis, n’y voyant qu’une conspiration des médias.
Il s’est aussi, en 2000, mis à dos les communautés protestantes qui avaient pourtant entrepris de se rapprocher de Rome en affirmant la suprématie de l’Église catholique romaine et en dépeignant les Églises anglicanes ou luthériennes comme « déficientes ».
Quelques
jours avant d’être nommé pape, Joseph Ratzinger prononçait
une homélie que plusieurs ont perçue comme un véritable
programme politique. Peu de temps après, celui qui deviendra Benoît
XVI s'est livré à une véritable charge contre la « dictature
du relativisme », sorte de poison des sociétés modernes.
En
déclarant que « les modes populaires ne sont rien, comparées
à la véritable foi », le futur Benoît XVI laissait
entendre ce qui pourrait fort bien être le credo du premier pontificat
du XXIe siècle.
Inauguration
de Benoît XVI
Un
pontificat sous le signe de l'unité, entrevoit le cardinal Turcotte
(D'après
PC) ? Le pontificat du pape Benoît XVI a été officiellement
inauguré, dimanche matin, sur la place Saint-Pierre, lors d'une
cérémonie à laquelle ont assisté plus de 350
000 personnes, dont le cardinal Jean-Claude Turcotte.
L'archevêque
de Montréal se dit de plus en plus impressionné par les actes
du nouveau pape Benoît XVI. Mgr Turcotte dit entrevoir un pontificat
sous le signe de l'unité pour le Pape. Ce dernier a adressé
dans son homélie des paroles «affectueuses» aux chrétiens
des autres confessions et aux juifs qu'il a appelés «chers
Frères».
Mgr
Turcotte, qui assistait au Vatican à cette messe d'inauguration
du nouveau souverain pontife, se dit privilégié d'avoir participé
à cette cérémonie et surtout d'avoir côtoyé
le nouveau Pape. Il a souligné le caractère remarquable du
message de Benoît XVI. Selon le cardinal Turcotte, le nouveau Pape
continuera l'oeuvre de Jean-Paul II.
Il
dit reconnaître en Benoît XVI l'homme qu'il connaissait. Même
si le cardinal Ratzinger avait une image sévère dans les
médias, Mgr Turcotte soutient qu'il est un homme d'une douceur et
d'une écoute remarquables. «Ceux qui pensaient que c'était
un homme sévère découvrent je pense un homme très
bon,» a mentionné le cardinal Turcotte.
Après
la cérémonie, le Pape s'est promené dans la foule
à bord d'un véhicule, saluant les milliers de fidèles
qui ont répondu par des acclamations. Mgr Jean-Claude Turcotte est
d'avis que Benoît XVI se fera très proche des gens durant
son pontificat.
Gouvernement
québécois
Le
Québec était représenté à cette cérémonie
par la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay,
qui espère que le pape Benoît XVI saura composer avec une
société aussi moderne que le Québec.
«C'est
un grand privilège pour moi de représenter le Québec,
a-t-elle souligné. Le Pape s'est montré très ouvert,
très rassurant. Il appartient maintenant à l'Église
de trouver des solutions adaptées à la société
moderne.»
La
ministre a réaffirmé l'espoir du gouvernement québécois
de voir Benoît XVI assister au Congrès eucharistique mondial,
à Québec, en 2008, événement qui coïncidera
avec le 400e anniversaire de la ville.
Pierre
Cantin s'entretient avec le cardinal Jean-Claude Turcotte et avec la ministre
Monique Gagnon-Tremblay.
Benoît
XVI célèbre sa messe inaugurale
Mise
à jour le dimanche 24 avril 2005
Benoît
XVI
.Le
pape Benoît XVI a prononcé dimanche matin, à la place
Saint-Pierre, la messe qui inaugure son pontificat devant 350 000 fidèles
et un parterre de personnalités venues du monde entier.
La messe s'est déroulée en latin et des prières ont été prononcées en plusieurs langues, allant de l'allemand au chinois et à l'arabe.
.Benoît XVI a aussi reçu les emblèmes de son autorité: l'anneau du pêcheur, représentant Saint-Pierre, et le pallium, un châle de laine blanc frappé de six croix noires.
Son homélie a constitué le point culminant de l'office de deux heures, qui a débuté à 10 h, heure locale. Benoît XVI a notamment affirmé que « l'Église porte en elle l'avenir du monde » et a appelé à l'unité des chrétiens. Il a également repris, à l'intention des jeunes, le « N'ayez pas peur! » du début du pontificat de Jean-Paul II.
.Après
la messe, le pape a fait le tour de la place Saint-Pierre à bord
d'une voiture ouverte, et non dans la « papemobile » dans laquelle
circulait Jean-Paul II. Il doit aussi rencontrer les officiels et tenir,
lundi, une audience destinée aux pèlerins allemands.
Forte
délégation allemande
Des
dizaines de personnalités du monde entier, mais moins nombreuses
que lors des obsèques de Jean-Paul II, ont fait le déplacement.
Les États-Unis étaient représentés entre autres
par Jeb Bush, le gouverneur de la Floride et frère de George W.
Bush, un catholique.
La
gouverneure-générale du Canada, Adrienne Clarkson, y assistait
aussi.
.L'Allemagne
était présente en force, avec le président Horst Koehler,
le chancelier Gerhard Schroeder, une importante délégation
bavaroise (région d'origine de Joseph Ratzinger) et le frère
aîné du pape, Georg Ratzinger.
D'après
les médias allemands, 100 000 compatriotes du nouveau pape ont fait
le voyage, en autobus, en avion ou en train.
Le
roi Juan Carlos d'Espagne et la reine Sofia ont également asisté
à la messe, de même que le premier ministre français
Jean-Pierre Raffarin, et le président colombien Alvaro Uribe.
Rome sous haute sécurité
320
prêtres et diacres ont donné la communion
.Les
autorités italiennes ont prévu des mesures semblables à
celles utilisées lors des obsèques de Jean-Paul II pour assurer
la sécurité des visiteurs et des dignitaires étrangers.
L'espace
aérien au-dessus de Rome a été interdit dimanche.
De plus, l'aéroport civil et militaire de Ciampino est resté
fermé à tous les avions, à l'exception des vols officiels
ou d'urgence, entre samedi après-midi et dimanche après-midi.
Un
avion radar Awacs, des chasseurs et des hélicoptères ont
patrouillé le ciel romain et quelque 7000 membres des forces de
l'ordre ont été mobilisés.
Des écrans géants ont été installés à plusieurs endroits de la capitale italienne afin de permettre aux fidèles, qui n'avaient pas accès à la place Saint-Pierre, de suivre la messe inaugurale du cardinal Ratzinger, élu pape mardi sous le nom de Benoît XVI.
Vatican: Benoît XVI rencontre les cardinaux
Le
pape Benoît XVI a rencontré ses cardinaux, ce matin, au Vatican,
dans la salle Clémentine du palais apostolique.
Tous
les cardinaux ont tour à tour salué le nouveau souverain
pontife, y compris les Québécois Marc Ouellet et Jean-Claude
Turcotte.
La
cérémonie a eu lieu deux jours avant la messe d'inauguration,
qui aura lieu dimanche.
Près
de 500 000 fidèles sont attendus à la place Saint-Pierre.
À cette occasion, Benoît XVI recevra le pallium et l'anneau
du pêcheur, insignes de sa fonction.
Le
pallium est une sorte de large collier de tissu que le pape porte pendant
les célébrations liturgiques. L'anneau du pêcheur,
une bague portant l'image de Saint-Pierre jetant son filet de pêche,
servait autrefois à sceller les actes pontificaux.
Par
ailleurs, c'est dimanche que sera célébrée la messe
inaugurale du pontificat de Benoît XVI.
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